00:00Bonjour.
00:01Bonjour. J'en profite pour préciser que l'ESE UNSA fait partie de la fédération UNSA Éducation.
00:06Voilà exactement. Alors le ministre de l'éducation justement, Marie Lamoureux, a annoncé en fin de semaine dernière l'arrivée
00:12imminente de 3000 remplaçants,
00:14là où il y a des besoins les plus urgents. Alors où sont-ils ? Est-ce qu'ils sont
00:19arrivés dans Lyon à votre connaissance ?
00:21Alors moi j'ai pas eu de nouvelles de leur arrivée dans Lyon, mais une chose très simple que je
00:26voudrais dire,
00:27c'est que 3000 enseignants qui sortent du chapeau comme ça de but en blanc et qui apparemment ne faisaient
00:33rien, ça me surprend fortement.
00:37Au niveau de l'UNSA et de l'interfédéral, nous avons rencontré le ministre en visio vendredi dernier.
00:43On s'interroge vraiment sur le respect des distances.
00:46C'est-à-dire qu'un professeur qui va faire une heure le matin, une heure le soir, on va
00:50dire deux heures dans la journée, parfois pour deux heures de cours.
00:53Certains ont été avertis pour être le lendemain même dans un établissement.
00:57Sachant que normalement les remplaçants ont un temps de préparation.
01:00Et au-delà de cela, pour enseigner parfois des matières qui ne sont pas les leurs.
01:04Et j'ajoute une chose qui n'a pas été citée, qui est quand même très très importante,
01:08c'est qu'il y a une petite partie de ces remplaçants qui devrait rester remplaçant.
01:13Qu'est-ce qu'on va faire cet hiver pour remplacer les enseignants malades ?
01:16Donc en fait, on prend un pansement d'un côté pour le coller de l'autre.
01:19En tout cas, ils vont servir à quoi ? Ils vont être devant les élèves pour faire cours, normalement, ces
01:25professeurs ?
01:25Alors, en principe, ils doivent être devant les élèves pour faire cours.
01:29Il faut savoir que la loi nous impose d'aller là où on nous demande d'aller.
01:33C'est-à-dire que sinon, c'est un refus de poste, une désertion de poste.
01:36Donc on n'a absolument pas le droit de désobéir.
01:39Nous sommes fonctionnaires de l'État.
01:42Être devant les élèves, oui.
01:43Si ce n'est pas leur matière, on peut imaginer d'autres interventions.
01:46C'est-à-dire des temps de présence auprès des élèves pour organiser du travail, des ateliers,
01:53pour que les élèves ne soient pas en salle de permanence.
01:56Mais si c'est leur matière, en principe, ils l'enseignent.
01:59D'accord.
02:00Revenons au mouvement lycéen, si vous le voulez bien.
02:02Bien sûr.
02:03L'idée initiale lancée par le gouvernement face à cette colère
02:06a été de créer une plateforme pour obtenir leur doléance.
02:11Cette idée a été beaucoup critiquée.
02:14Qu'est-ce que vous en pensez, vous ?
02:15Moi, ce que j'en pense, c'est que c'est une pratique habituelle.
02:18Qu'on le fasse avec les lycéens, avec les professeurs, avec les représentants du personnel,
02:23ou avec les fonctionnaires de l'État au niveau de la santé,
02:25dont on est totalement solidaire,
02:27et tous les autres domaines de la fonction publique qui sont dans le besoin.
02:30Pour moi, c'est un gain de temps.
02:32Bien sûr qu'il faut que les lycéens s'expriment.
02:34Ils se sont exprimés dans la rue, qu'ils s'expriment ailleurs, c'est une très bonne chose.
02:38Il existe déjà des instances dans les lycées, ce n'est pas une nouveauté.
02:42Il existe des instances avec les représentants du personnel, ça fait des années.
02:47On sait très bien ce qui ne va pas.
02:48Les problèmes de bâti, les problèmes d'effectifs,
02:53les problèmes d'emploi du temps, les problèmes d'absence de professeurs,
02:57ce n'est pas une nouveauté.
02:59Donc, se remettre autour d'une table pour redire les choses,
03:02pour nous c'est gagner du temps, et c'est aussi un leurre.
03:05Parce que les moyens actuellement concernant les lycées,
03:07sur les problèmes de bâti, sur les problèmes d'effectifs,
03:10sur les problèmes de professeurs,
03:11c'est le gouvernement qui a les clés en main,
03:13et aussi la région.
03:15Parce qu'on sait que le bâti, ça dépend de la région.
03:18Il y a aussi la suppression de Parcoursup qui est réclamée.
03:22Votre syndicat est-il aligné, lui, sur cette revendication, finalement ?
03:28Alors, on n'a pas une position de suppression de non-radicale.
03:33C'est notre fonctionnement habituel.
03:36Ce qu'on veut, c'est qu'on tire les sons de ce qui ne fonctionne pas.
03:39Tout ce qui ne fonctionne pas a été cité.
03:41Donc, il y a deux solutions.
03:42Soit on arrive à revoir cet outil correctement,
03:44pour que ce soit un outil équitable qui fonctionne.
03:48Dans ce cas-là, si cet outil peut rapidement être fonctionnel
03:51et donner des résultats positifs qui répondent aux attentes et aux besoins,
03:55on le garde.
03:56Si on ne peut pas le revoir, on le supprime.
03:59C'est simple.
03:59Dernière chose, rapidement, il y a un budget 2027
04:02avec comme axe principal des économies à réaliser.
04:04Dans ce contexte, vous pensez sérieusement
04:06que le gouvernement donne suite aux revendications ?
04:09Alors là, je trouve que c'est de la provocation.
04:11J'ai entendu encore une économie de 54 milliards,
04:14suppression de 1500 postes.
04:16Donc là, on balance 3000 remplaçants
04:18et on annonce la suppression de 1500 postes d'enseignants.
04:21D'autre part, on parle de faire discuter les élèves dans des instances,
04:26mais le problème du bâti,
04:28quelle réponse à ton donné ?
04:29Rien du tout.
04:31Le problème des effectifs,
04:33quelle réponse à ton donné ?
04:34Rien du tout.
04:34Le problème des emplois du temps,
04:36rien du tout.
04:37Merci Marie Lamoureux.
04:38Je rappelle, secrétaire départementale du syndicat
04:40et ce, une sa éducation.
04:42Merci d'avoir été avec nous ce matin.
04:43Merci de m'avoir invitée.
04:45C'est avec plaisir, toujours.
04:46Merci.