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Marius Mesnil, co-secrétaire général de l'Union syndicale lycéenne, et Robert Ménard, maire DVD de Béziers, étaient les invités de Sonia Mabrouk ce mercredi 21 octobre. 

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Transcription
00:00Parce que le gouvernement a pensé que s'il attendait jusqu'aux vacances,
00:04le mouvement a laissé souffler et qu'il n'aurait plus à nous répondre.
00:07Et c'est là qu'il s'est trompé.
00:08Il avait largement sous-estimé le 17 octobre, il pensait qu'il y aurait jusqu'à 100 000 personnes.
00:12Finalement, il y avait plus de 800 000 personnes.
00:13Donc en fait, là, ça a montré une chose.
00:15800 000, c'est la jauge haute, mais bon, allez-y.
00:17Il y a eu des gens qui disent qu'il y avait plus d'un million de personnes.
00:19Donc bon, ce que ça a montré, c'est que...
00:22Sur la CGP, il y en avait 3 millions.
00:24Je plaisante, il y a plus de 10 millions.
00:25Non, non, mais ce que ça montre, c'est qu'en fait, il y a une colère sociale, évidemment,
00:28et qu'il y a une détermination très profonde à aller jusqu'au bout.
00:31Et vous disiez, il y a la présidentielle, effectivement.
00:33Mais il y a des choses qui sont urgentes.
00:35C'est-à-dire que là, il y a l'hiver qui approche, des gens vont avoir froid.
00:37C'est cet été, des gens auront trop chaud dans les classes.
00:40Les manques de professeurs, c'est maintenant.
00:42Les manques d'AESH, d'infirmières, de psychologues, c'est maintenant.
00:45Les classes qui sont surchargées, c'est maintenant.
00:46Et donc, il faut des réponses politiques, maintenant.
00:48Par contre, c'est dans quelques mois.
00:49Il faut abroger par contre ce que nous, on le dit depuis le début.
00:52Le gouvernement n'en prend pas du tout le chemin.
00:54Est-ce que sur certains points, vous partagez ces collègues ?
00:56Bien sûr, je pense qu'on partage des revendications.
00:59Mais j'aimerais juste revenir sur le pourquoi on ne réunit pas tout le monde
01:02et on ne discute pas tous ensemble.
01:04Ça a été fait aujourd'hui avec le ministre de l'Enseignement supérieur.
01:07Vos amis étaient présents, d'ailleurs, Marius.
01:09Et qu'est-ce qu'ils ont fait, vos amis ?
01:10J'étais aussi.
01:11Ah oui ? Vous avez participé à ce chaos.
01:13C'est génial.
01:14Parce qu'on ne respecte plus rien, en fait, dans ce mouvement.
01:17C'est top d'être comme ça, en tout cas.
01:18Ils ont bordélisé le ministère.
01:21Si, si, il faut le dire.
01:23Qu'est-ce qu'il s'est passé ?
01:25Il s'est passé qu'ils n'ont pas désiré...
01:28Ces messieurs-dames, de gauche et d'extrême-gauche,
01:30n'ont pas désiré s'exprimer lors de cette pseudo-conférence avec le ministre
01:34parce qu'il y avait un membre de l'Uni, donc un membre de droite.
01:36Vous imaginez discuter avec la droite ?
01:38Non mais vous tombez sur la tête, là.
01:40Et puis pire encore, quand il fallait que ce membre de l'Uni,
01:42qui est Ruben Strachan, le délégué national,
01:45quand il devait s'exprimer dans les médias,
01:47ils se sont tous amusés à se mettre derrière,
01:49donc au sein presque du ministère de l'Enseignement supérieur,
01:53pour crier et hurler des slogans si un mot tout est antifascistique.
01:55Vous ne respectez rien.
01:57Et j'en suis désolée pour vous,
01:58parce que vous avez des revendications qui sont louables,
02:01qu'on peut partager,
02:02mais le mode d'expression, ça par contre,
02:03on ne le partage pas du tout.
02:05Vous bordélisez tout, littéralement tout,
02:07et depuis trop d'années.
02:09Donc je pense qu'il faut arrêter de dire,
02:11non mais je pense qu'il faut arrêter de dire,
02:13on ne nous donne pas la parole, on ne nous écoute pas,
02:14parce que quand on veut vous donner la parole,
02:16vous bordélisez tout en permanence et systématiquement.

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