Passer au playerPasser au contenu principal
  • il y a 8 heures
Malgré les difficultés politiques et d’organisation de la primaire de la gauche « unitaire », une campagne s’organise, et même une campagne sur le fond. Un meeting commun a lieu ce mardi 5 mai pour relancer l’initiative. Que peut-on en attendre ? Le point avec Rachel Garrat-Valcarcel de la rubrique politique, au micro de Théo Bourrieau.

Soutenir l'Humanité avec un don https://www.humanite.fr/don
Accéder aux contenus exclusifs https://abonnement.humanite.fr/

Instagram https://instagram.com/lhumanitefr
Twitch https://twitch.tv/lhumanitefr
TikTok https://tiktok.com/@lhumanitefr
Twitter https://x.com/humanite_fr
Bluesky : https://bsky.app/profile/humanite.fr
Threads https://www.threads.net/@lhumanitefr
Facebook https://www.facebook.com/humanite.fr

Catégorie

🗞
News
Transcription
00:01Est-ce le début d'une remontada ou un barou d'honneur de la primaire de la gauche ?
00:04Ce soir, mardi 5 mai, les partisans de la primaire unitaire organisent un meeting pour relancer leur initiative.
00:10Quel candidat ? Quel programme ? Surtout, c'est à ces questions que vont devoir tenter de répondre
00:14Lucie Castex, Clément Tinotin, Marine Tandelier, François Ruffin et finalement les autres promoteurs de l'Union de la gauche.
00:19Donc pour en parler avec nous, Rachel Gara-Valcarcel, journaliste politique de l'humanité.
00:24Donc je le disais, ce soir, meeting à la Bellevilloise dans le 20ème.
00:27Tout à fait.
00:29À quoi on peut s'attendre de ce meeting ?
00:33Est-ce qu'on peut s'attendre au début d'un commencement, d'une ébauche, d'un programme, d'un
00:38projet politique
00:39où c'est un petit peu trop en demander ?
00:41C'est possible.
00:45Non, c'est sûr qu'ils ont besoin d'un coup de fouet.
00:51Mais je pense que, comment dire, ils ont surtout besoin d'événements extérieurs qui leur soient favorables, qui aujourd'hui
00:59ne leur sont clairement pas.
01:01Néanmoins, ils ne peuvent pas juste attendre qu'il se passe un truc positif.
01:05Donc effectivement, ce soir, il y a ce meeting.
01:07Bon, un meeting, c'est aussi fait pour essayer de remobiliser les troupes.
01:10Regardez, on est là, on est ensemble.
01:12Regardez, on est là, on existe, on est ensemble.
01:14A priori, même si hier, ce n'était pas encore très très clair sur quelle forme précise ça prendrait,
01:20il devrait y avoir des annonces d'une série de mesures communes à tous.
01:27Parce qu'évidemment, chacun dans la primaire essaie de porter ses propres mesures, c'est logique aussi.
01:32On va revenir un peu après sur les différentes grandes lignes des différents candidats déjà.
01:37Donc voilà, ce soir, a priori, il devrait y avoir quelques mesures défendues par toutes et tous.
01:44Maintenant, je n'ai pas très bien compris si on resterait sur des choses extrêmement générales,
01:49genre on est contre le chômage et contre la guerre,
01:52ou est-ce que quand même il y aura des trucs un petit peu plus précis ?
01:55Ça, ce n'était pas très clair encore hier, on verra ce soir.
01:59C'est vrai que pour l'instant, c'est d'ailleurs ce qui est souvent reproché à cette dynamique,
02:03c'est qu'on parle plus de tête et moins de programme et de projet politique.
02:08On recevait Lucie Castet à la fin du mois d'avril, le 22 avril, sur cette chaîne,
02:13justement pour parler de l'état de la primaire, de l'union de la gauche,
02:16et elle-même disait qu'elle était un peu en mauvaise posture.
02:19Et c'est vrai qu'un truc qui revient, c'est, ok, nous on est ok pour s'unir,
02:23mais derrière quelle idée, quel projet politique, quelle grande conquête sociale ?
02:27Et c'est vrai que pour l'instant, on a un peu du mal à le voir.
02:30Tu nous dis que pour l'instant, à part des grandes lignes, on a un peu du mal à voir
02:33où on en est.
02:34Mais quand même, il y a plusieurs personnalités qui incarnent cette primaire,
02:38qui eux, personnellement, en tout cas dans leur partie, dans leur mouvement, proposent des choses.
02:44François Ruffin et son projet de travailliste, notamment.
02:47Est-ce que tu peux nous donner un peu des grandes lignes de ce projet,
02:50où on imagine que ça va pouvoir un petit peu nourrir les échanges et les débats de cette primaire ?
02:54Clairement, François Ruffin, le plus étonnant quand même dans cette affaire de primaire,
02:59qui, on le sait bien, on l'a beaucoup dit déjà dans l'Humain, est très mal embarquée.
03:03Malgré tout, il y a une campagne qui se met doucement en place.
03:08Et même, si on prend la peine d'aller au-delà des questions de bisbis organisationnelles
03:14qui sont réelles et majeures, il y a un truc sur le fond.
03:19Et clairement, à ce jeu-là, c'est quand même François Ruffin, le plus avancé aujourd'hui.
03:24Il a, comme Jean-Luc Mélenchon, mais moins que Jean-Luc Mélenchon, reçu des parrainages.
03:29Mais 120 000, on y a...
03:30120 000 depuis le mois de janvier.
03:33Vu l'organisation de François Ruffin, qui n'est pas celle de la France insoumise,
03:37ce n'est pas tout à fait rien non plus.
03:38En tout cas, ça lui donne une longueur d'avance sur tous les autres dans la primaire.
03:42Parce que là, je crois que Mélenchon, c'était 150 000 aujourd'hui.
03:44Il a fait 150 000 hier, il est déjà bien au-dessus depuis.
03:48Mais voilà, la France insoumise, et c'est l'une de ses grandes forces.
03:50Il a un gros sorgas, il a un gros fichier. Il n'y a pas de surprise.
03:55Et en plus, il a commencé à faire des meetings où il y a quand même un petit peu de
03:58monde.
03:58Il a fait deux meetings sous forme d'entretien d'embauche,
04:01où en fait, il se présente pour le poste de président de la République,
04:04notamment un à Lyon. Il y avait quand même 2 000 personnes en plein air
04:08à la toute fin du mois d'avril.
04:12Et ça a été l'occasion pour ces équipes de présenter un premier livret programmatique sur le travail.
04:20Globalement, le travail, c'est le thème qu'ils veulent mettre en avant.
04:24C'est ce qu'ils veulent prendre comme thème pour se distinguer des autres candidats.
04:30Et en l'occurrence, là, le premier, ça n'étonnera personne si on connaît un peu François Ruffin,
04:35il s'attache beaucoup aux travailleurs et travailleuses essentiels.
04:39Il veut créer plus de protection pour ces travailleurs et travailleuses-là,
04:44avec un statut. Concrètement, ça veut dire contrôler les horaires atypiques,
04:50payer plus le travail avant 8h et après 18h, rendre plus difficiles les journées hachées.
04:58Et puis aussi un truc assez original sur le modèle du pollueur-payeur pour les marais noires,
05:03on s'en souvient. Lui, il veut créer quelque chose de broyeur-payeur.
05:07Ce qu'on comprend, c'est qu'en fait, les entreprises qui envoient beaucoup de gens en arrêt maladie,
05:12à un moment donné, vont bien devoir payer ce que paye l'assurance maladie aussi.
05:16Donc voilà, il y a quand même des propositions qui ne sont pas inintéressantes.
05:20– Et qui vont peut-être servir à alimenter le débat en cours, futur,
05:25on ne sait pas trop où ça en est, sur une base programmatique pour cette primaire.
05:29Une autre qui s'est déclarée candidate et qui a proposé un programme,
05:33en tout cas des lignes programmatiques, c'est Clémentine Autain.
05:35Et la vie meilleure.
05:38Qu'est-ce que défend cette candidate de l'après, on le rappelle ?
05:41– Tout à fait, c'est la candidate officielle de l'après,
05:44donc des anciens députés insoumis.
05:47Il y a quand même des militants aussi à l'après, qui viennent de la France insoumise,
05:51mais pas seulement.
05:52François Ruffin, lui, il a décidé d'avoir debout sa propre organisation.
05:59Oui, donc elle a présenté un manifeste début février, Clémentine Autain,
06:06qui s'appelle « La vie meilleure ».
06:08Ce n'est pas hyper précis, on n'a pas trouvé des mesures très précises
06:15sur son site internet pour le moment.
06:19Mais son idée, c'est un truc qui revient beaucoup à gauche,
06:24et pas seulement chez les gens de la primaire,
06:27sur la question de la sécurité, mais sécurité prise au sens très large dans la vie.
06:32C'est-à-dire sécuriser les carrières, sécuriser vis-à-vis du réchauffement climatique, etc.
06:41Évidemment, la sécurité, la sécurité, comme on l'entend, l'insécurité,
06:44mais ce n'est pas le sujet principal de Clémentine Autain ou des autres.
06:48On le voit aussi dans le projet du Parti socialiste, par exemple.
06:51Et d'ailleurs, les sondeurs le disent un peu,
06:54quand les gens disent « on veut de la sécurité »,
06:55ils ne parlent pas que de...
06:56Forcément de plus de police, quoi.
06:58Ils ne parlent pas forcément.
06:59Ils en parlent aussi, il faut être honnête.
07:01Mais ils ne parlent pas que de ça.
07:03C'est beaucoup plus large que ça, et donc elle, elle va apporter une réponse à ça.
07:05Pour l'instant, c'est encore peu précis, il faut bien le dire,
07:09mais c'est la direction dans laquelle elle veut aller.
07:12Troisième candidate officielle de cette primaire, c'est Marine Tondelier.
07:16Et là, pour le coup, elle a dévoilé 21 priorités communes.
07:20Donc là, on est encore plus loin de mesures précises, concrètes.
07:25Alors, ça date un petit peu,
07:26donc peut-être que les gens de chat ont déjà un peu en tête,
07:28mais est-ce que tu peux nous rappeler, globalement, dans les grandes lignes,
07:31de quoi parlent ces 21 priorités communes ?
07:33Bon, alors là, pour le coup, on est encore plus flou.
07:37On a un peu l'impression, elle a fait ça,
07:39je n'ai plus la tête en tête, mais c'était il y a trois semaines,
07:41quelque chose comme ça.
07:44Au fond, Marine Tondelier, elle est un peu agacée,
07:46qu'on n'arrête pas de lui dire qu'elle ne parle jamais du fond,
07:49mais que des modalités de la primaire.
07:52Donc, elle a sorti ça, un peu du chapeau, il faut bien le dire.
07:5821 priorités.
07:59Bon, déjà, 21 priorités, ça fait beaucoup de priorités.
08:02Et puis, ce sont, en vérité, des grands objectifs,
08:08avec lesquels, globalement...
08:10Tout le monde est à peu près d'accord, j'imagine.
08:12Tout le monde à gauche peut être à peu près d'accord.
08:14Il y a peut-être des points de détail,
08:16mais franchement, c'est pas...
08:20Comme je disais tout à l'heure, on est contre le chômage et la guerre,
08:22mais on n'est pas beaucoup plus élaborés que ça, malgré tout.
08:26C'est un peu étonnant, parce que les écologistes,
08:29ils sont quand même aussi en train de faire leur travail programmatique.
08:32On n'a pas encore le résultat, mais en tout cas, on nous dit
08:35qu'ils sont en train de le faire.
08:37Mais là, elle sort ça un peu pour occuper le terrain,
08:40sauf qu'on voit bien que c'est pas grand-chose d'autre
08:42qu'une liste de grands principes assez évidente.
08:50Dernier élément de la primaire, à moitié dans la primaire,
08:52on ne sait plus trop où il en est, c'est le PS.
08:54Boris Vallaud qui a sorti un livre,
08:56« Nos vies ne sont pas des marchandises » aux éditions du Seuil,
08:58qui se veut aussi être une base d'idées
09:03qu'un socialiste pourrait défendre dans cette primaire.
09:05Tout à fait.
09:06Alors, effectivement, Boris Vallaud, lui, il est plutôt contre la primaire.
09:10Il était avec nous ici mercredi, ce m'aiment à Raymond.
09:14Vous pouvez retrouver une interview sur la chaîne YouTube.
09:17Je vois que plus on avance, plus les gens qui viennent en stream
09:20prennent l'habitude de faire la pub pour la vidéo.
09:22Donc c'est génial.
09:23Après, je pense que chacun fait la pub pour ses contenus.
09:27Non, pas du tout.
09:28On est tous dans le même bateau.
09:32Et donc, oui, il est plutôt contre la primaire,
09:35même si, en fait, il demande surtout un vote des militants socialistes.
09:39Et si jamais il votait pour,
09:41c'est pas le pronostic le plus évident,
09:43mais si jamais il votait pour, lui,
09:44éventuellement, ça l'intéresse d'être candidat.
09:48Lui, effectivement, il veut essayer de se distinguer en parlant du fond
09:54et en ayant une proposition, pas globale,
09:57mais en tout cas un axe de travail sur, en fait,
10:00la réduction de la part du marché dans la société.
10:04Et du coup, dans le paysage politique actuel,
10:08ça le place quand même plutôt pas bas la gauche.
10:13Alors certes, on le dit dans l'interview,
10:16il n'y a pas de nationalisation qui sont très peu,
10:19qui sont proposées par Boris Vallaud.
10:21Lui, il veut plutôt donner de l'importance à l'économie sociale et solidaire
10:25et en fait aux privés non lucratifs pour ce qui est des EHPAD,
10:29pour ce qui est du funéraire.
10:32Mais il parle aussi de la gestion de l'eau, de l'énergie,
10:36des terres agricoles.
10:37Il y a beaucoup de choses qui sont incluses dans ce dont il parle,
10:41même si ce n'est pas toujours ultra précis.
10:44Donc oui, ça met une nouvelle chose dans le débat.
10:47Il faut reconnaître que malgré tout, son bouquin fait un peu parler.
10:51Il a plutôt de la presse là-dessus, favorable ou défavorable,
10:55mais vous savez...
10:56– Ou bad buzz et still buzz.
10:57– Oui, bad buzz et still buzz.
11:00Et c'est plutôt quand même assez rare, en vérité.
11:03Je ne suis pas sûr qu'on puisse parler d'idées nouvelles
11:05en ce qui concerne Boris Vallaud,
11:07puisqu'en fait, il met sous le terme ombrelle de démarchandisation
11:11beaucoup de choses, soit qui existent dans les faits,
11:13comme la remunicipalisation de l'eau.
11:15C'est quand même quelque chose qu'on connaît bien.
11:17Ce n'est pas le cas partout,
11:18mais c'est quand même quelque chose qu'on connaît bien
11:19depuis 10 ou 15 ans.
11:21Mais ça peut peut-être permettre d'avoir quelque chose
11:26qui rentre dans l'oreille des gens.
11:27Moi, j'ai l'impression qu'il manque un truc quand même
11:31un peu partout dans cet espace politique-là.
11:34Il manque une grosse mesure concrète.
11:37Il manque un truc genre...
11:38Parce que chez Boris Vallaud, ils n'arrêtent pas de dire
11:40« Oui, on a un mot au but qui ouvre le débat ».
11:42Ce n'est pas tout à fait faux.
11:43Mais je pense qu'il manque la grosse proposition derrière
11:45qui dit « Tiens, il se passe quelque chose »,
11:47genre « Les 35 heures en 1997 »,
11:51genre « Le revenu universel »,
11:52quoi qu'on en pense, il était faux.
11:54Une grande conquête sociale, un grand objectif, finalement.
11:58Et c'est vrai que c'est ça qui manque un petit peu, je trouve.
12:02Mais ce n'est quand même pas si fréquent
12:03qu'un socialiste parle du fond depuis 10 ans,
12:06depuis la campagne de la primaire de Benoît Hamon.
12:10Ça fait longtemps qu'on n'avait pas entendu
12:11quelque chose se passer en partie socialiste.
12:13Mais ce que tu dis, ça me fait penser que
12:16depuis que Saïra existe,
12:17donc l'émission de l'humilité,
12:18ça fait un an et demi, presque deux ans maintenant,
12:20où ça a été un peu quand même un des principes
12:22qu'on s'était donné, c'était de parler de fond
12:24avec nos invités.
12:25Et en fait, force est de constater
12:27que ça fait un an et demi
12:28qu'on a un peu du mal à avoir justement,
12:29ce dont tu parles, une grande mesure,
12:31une grande conquête sociale, un grand objectif.
12:33Quand on recevait Olivier Faure en décembre,
12:36je crois, novembre, décembre, à cet hiver,
12:39eh bien, il n'y en avait toujours pas.
12:41Et je me dis, bon,
12:43il va peut-être falloir commencer à s'activer un peu.
12:45Comment la gauche peut faire rêver
12:48ses électeurs et électrices
12:49sans un objectif, je ne sais pas,
12:51un idéal commun,
12:52même si on savait que ça va être compliqué
12:54de l'attendre, etc.
12:54Mais effectivement, il manque
12:56une grosse conquête sociale.
12:57Je ne sais pas, les 30 heures,
12:59les semaines à 4 jours,
13:00je n'en sais rien, quelque chose.
13:02Et donc, c'est vrai que je partage cette idée
13:03qui nous manque un élément un peu commun
13:05derrière lequel on pourrait se ranger.
13:07Oui, parce qu'on est pris par...
13:12On est un peu tous tétanisés
13:14par l'avancée de l'extrême droite.
13:16Et du coup, c'est vrai que...
13:19Vous avez bien vu les deux dernières élections législatives.
13:21On a un programme qui est fait en 5 jours, 10 jours.
13:25C'est quand même peu.
13:28Et puis, chaque partie,
13:29on ne sait pas toujours trop bien où ils habitent.
13:32Il faudrait qu'au moins ils réussissent
13:34à être un peu plus clair là-dessus.
13:35Je pense qu'il y a aussi un truc très bête de...
13:40Comment dire ?
13:41Comme chacun veut jouer sa carte,
13:43il ne veut pas révéler son jeu trop tôt
13:45et donc révéler sa grande proposition trop tôt.
13:48Si tant est qu'il en est.
13:50Il faut bien se dire ça aussi.
13:53Mais oui, tout à fait.
13:54C'est un vrai sujet.
13:56Je veux dire, il n'y a pas de...
13:57Ça fait partie d'une des raisons
13:59pour lesquelles la gauche est quand même bloquée
14:00à un tiers des voix depuis 10 ans.
14:03Un élément dont on n'a pas encore parlé,
14:06si...
14:07Alors, on ne va pas revenir sur la polémique
14:08des déclarations sur l'immigration de François Ruffin.
14:10On en a parlé avant, etc.
14:13Mais globalement, ça a fait polémique
14:14au sein même de l'après.
14:15Et Clémentine Autain, et Marine Tondelier, etc.
14:17Ont tous dit que globalement,
14:19ils ne comprenaient pas trop,
14:20voire ils étaient franchement opposés
14:22à ce genre de déclaration et de principe.
14:23Ma question est moins sur le fond de cette polémique,
14:26mais plus,
14:27est-ce que ça va avoir un impact
14:29dans le meeting de ce soir ?
14:31Est-ce que le meeting de ce soir
14:32n'est pas aussi un moment de dire
14:34non mais on oublie tout,
14:35finalement on est un peu tous d'accord,
14:38voilà, on fait front commun
14:39et on oublie les querelles.
14:40Ce n'est pas pour dire
14:41que ce genre de sujet est anecdotique.
14:43Mais en tout cas,
14:44en façade,
14:45montrer l'union
14:46après un événement
14:47qui a quand même fracturé,
14:48un gros point de fracture
14:49dans cette primaire,
14:51dans cette union de la gauche.
14:51Alors, pour ce qui est de ce soir,
14:53effectivement,
14:54je suis plutôt d'accord avec toi.
14:55Je pense que personne
14:56n'a réellement intérêt
14:57à montrer qu'il y a une division
14:59dans un truc
14:59qui est déjà trop petit
15:01pour vraiment bien marcher.
15:03Donc, effectivement,
15:04je ne m'attends pas
15:05à ce qu'à la tribune,
15:08il y ait même de gros
15:09sous-entendus
15:11sur attention,
15:13il faut qu'on soit tous d'accord
15:14sur nos valeurs,
15:15les principes.
15:17Après, sur ce qui s'est passé
15:18depuis les déclarations
15:20de François Ruffin...
15:21C'était quoi ?
15:21Trois semaines ?
15:22Ou même moins que ça.
15:23Deux semaines ?
15:24Deux semaines, je pense.
15:26Je pense qu'il faut relativiser
15:28la polémique
15:29dans le sens où
15:30Marine Tondelier a dit
15:31qu'elle était très en colère.
15:34Mais Clémentine Autain,
15:35par exemple,
15:36elle a pris la plume
15:37dans un billet de blog
15:37pour dire
15:39qu'elle avait un des accords
15:40majeurs avec François Ruffin.
15:42Elle sous-entend
15:43un petit peu,
15:44attention,
15:44voilà,
15:45le socle commun
15:46de compartage
15:47de valeurs,
15:48de programmes.
15:50Peut-être que là,
15:50on en sort
15:51un tout petit peu.
15:53Mais elle reste prudente.
15:54Elle n'y va pas non plus
15:55au bazooka
15:56ni au lance-flamme.
15:58Elle a bien conscience
15:59que ce n'est pas possible
16:00de taper trop fort,
16:03en tout cas pour l'instant.
16:05Et ailleurs,
16:06les critiques,
16:07elles sont quand même
16:07beaucoup venues
16:08de gens extérieurs
16:09à la primaire,
16:10en réalité.
16:11Les critiques,
16:13elles sont venues
16:13de la France insoumise
16:16qui accuse régulièrement
16:17François Ruffin
16:19de racisme
16:20ou d'autres choses,
16:21d'islamophobie,
16:22etc.
16:27Mais ça,
16:28chez François Ruffin,
16:28ils ont une réponse
16:29très simple.
16:30Se faire attaquer
16:30par la France insoumise,
16:31ça veut dire
16:32qu'ils pensent
16:32qu'on est dangereux
16:33pour eux,
16:34etc.
16:35Un peu facile,
16:36mais pourquoi pas.
16:36Un peu facile,
16:37mais ça joue.
16:39C'est le jeu.
16:41Je veux dire,
16:42on n'attaque pas
16:42des gens
16:43dont on pense
16:44qu'ils ne sont pas importants.
16:47Et donc voilà.
16:50À voir si,
16:51effectivement,
16:52à se rapprochant
16:53de la date
16:54du 11 octobre
16:55qui est théoriquement
16:56le jour où la primaire
16:57doit avoir lieu,
16:58si ça va failliter
17:00un peu plus fort,
17:01on verra.
17:02Déjà,
17:02on verra
17:03si on avance
17:04effectivement
17:05vers un vote
17:05le 11 octobre.
17:06Mais si ça a lieu,
17:07voilà,
17:07on verra.
17:07Et puis si c'est un vote
17:08sur une tête
17:09ou si c'est aussi
17:10sur un vote
17:11sur un projet politique.
17:12La question va peut-être
17:14aussi se jouer là-dessus.
17:15Mais c'est toujours les deux.
17:16C'est toujours les deux.
17:17L'élection présidentielle,
17:18c'est aussi les deux,
17:19malgré tout.
17:21C'est pas vrai
17:22qu'à la présidentielle,
17:23vous pouvez réussir
17:23avec une personnalité
17:24que les gens adorent
17:25mais un programme
17:26que les gens détestent.
17:27Ou inversement.
17:28C'est toujours un lien
17:30entre une incarnation,
17:32une personnalité,
17:34un ton
17:35et un projet politique.
17:38Plus ou moins développé,
17:39certes,
17:40mais en tout cas,
17:41au moins l'idée
17:41qu'on se fait
17:42du chemin
17:43qu'on nous propose,
17:44quoi,
17:44d'une certaine manière.
17:45Macron 2017,
17:46c'est quand même
17:46exactement ça.
17:50Donc,
17:51c'est toujours un peu ça.
17:52Moi,
17:53je crois pas du tout
17:53au fait qu'il y ait
17:54quelqu'un
17:54qui puisse arriver
17:55à se distinguer
17:56en disant juste
17:57c'est moi.
17:59En fait,
17:59ça existe pas.
18:00Donc,
18:00il faudra forcément
18:01parler à un moment donné
18:02du fond
18:03si cette primaire
18:04va au bout.
18:06Et donc,
18:06finalement,
18:07la question que je posais
18:08au tout début,
18:08que j'ai reprise,
18:09c'est l'accroche
18:10de ton papier.
18:11La question était
18:11est-ce que c'est le début
18:12d'une remontada
18:13ou un barou d'honneur
18:14pour la primaire ?
18:15Selon toi ?
18:16Je pense que c'est le début
18:18d'un pivot,
18:19comme on dit dans la tech,
18:23sur un objectif principal primaire
18:26à...
18:26Enfin,
18:26comment dire ?
18:28Comme je le lis dans le papier,
18:29il y a beaucoup de gens
18:30et Lucie Casté l'a dit,
18:32enfin,
18:33l'a dit d'une certaine manière aussi
18:34en disant
18:35que si on me propose autre chose
18:36que la primaire,
18:37elle est prête à le regarder.
18:39En fait,
18:41les gens sentent
18:42que l'outil primaire,
18:43il est un peu perdu.
18:45Moi,
18:46je pense à titre personnel
18:46pour des mauvaises raisons,
18:47pas tant pour le cas
18:48qui nous occupe,
18:49mais je pense que la primaire
18:50en général,
18:50c'est un bon outil.
18:53Mais qu'il faut sauver l'objectif,
18:55le fond,
18:55le but,
18:57c'est une candidature commune
18:58à côté de Jean-Luc Mélenchon
18:59pour essayer au moins
19:00de figurer quelque part.
19:03Je pense que ça peut être
19:04le début de ça,
19:06éventuellement.
19:08Après,
19:09ça ne plaît pas à tout le monde,
19:10il faut être très clair,
19:10les gens qui ne veulent pas
19:11de la primaire,
19:12ils ne la veulent pas
19:12parce qu'ils pensent
19:13qu'ils ne peuvent pas la gagner,
19:14mais les gens qui veulent
19:15très fort de la primaire,
19:16ils la veulent parce qu'ils pensent
19:17qu'ils peuvent la gagner.
19:18c'est aussi à chaque fois
19:19de mauvaises raisons,
19:20à mon avis,
19:20et de soutenir,
19:21et de ne pas vouloir de la primaire.
19:24Mais voilà,
19:25on verra ce soir,
19:26on verra quelle est l'ambiance,
19:27on verra aussi en coulisses
19:28quelle est l'ambiance.
19:29– Tira, tira,
19:30– J'y serai,
19:31– tâter le terrain.
19:32– J'irai tâter le terrain.
19:34Mais ça peut être le début de ça.
19:37Aujourd'hui,
19:38pour être en lettre,
19:38j'ai beaucoup de mal à croire
19:40à l'existence de cette primaire
19:41le 11 octobre,
19:42et même après,
19:43puisque certains parlent
19:44d'un petit décalage,
19:45puisque vous savez que Marine Tondelier
19:46est enceinte et qu'elle,
19:47a priori,
19:48elle accoucherait à la rentrée,
19:50donc il faudrait peut-être
19:51lui laisser le temps
19:52de faire un petit peu la campagne.
19:54J'ai du mal à croire
19:55qu'elle puisse arriver.
19:57J'ai l'impression
19:57que les difficultés
19:59sont désormais trop grandes
20:00pour s'en relever.
20:02Après, encore une fois,
20:04des événements extérieurs,
20:05entre guillemets,
20:06positifs pour la primaire,
20:07ils peuvent arriver aussi.
20:10Mais voilà,
20:10ils doivent un peu
20:12se reposer sur de la chance.
20:14– Oui.
20:17– Sous-titrage Société Radio-Canada
20:20– Sous-titrage Société Radio-Canada
20:22– Sous-titrage Société Radio-Canada

Recommandations