00:00Moi je veux l'abroger.
00:01Abroger carrément, allez-y Emmanuel.
00:02Absolument, je veux l'abroger parce que c'est une source d'angoisse et pour les parents, et pour les
00:06élèves, et pour les profs,
00:08que ça crée un sentiment de frustration et d'injustice.
00:12Enfin on a tous autour de nous, on est même tous concernés, on l'a vécu, et on l'a
00:16tous vécu.
00:17Mais au-delà de ça, moi je reviendrai aussi sur la réforme du lycée de 2019, on n'en parle
00:21pas.
00:22Mais vous savez avant il y avait des filières, la filière S pour les maths, la filière S, et elle.
00:27Non mais c'est très important. La réforme a dit, ben non, on va passer aux spécialités.
00:32Donc maintenant il y a 13 spécialités qu'on peut choisir dès la première.
00:36Le problème c'est que ça fait 286 combinaisons, d'accord ?
00:40Ce qui explique que c'est un casse-tête monstrueux pour faire des emplois du temps, pour les personnels de
00:45direction et pour les élèves.
00:47Parce que vous avez vu qu'une des revendications des lycéens, c'est de dire...
00:49C'est la question des horaires avec des journées parfois très très longues et donc beaucoup plus courtes.
00:52Voilà, on a un emploi du temps, on s'en sort pas, parfois il y a des énormes trous, mais
00:56ça c'est lié à la réforme.
00:57La réforme du lycée. Donc moi je la supprime également.
01:01Et puis après, vous dites, moi président, la première des choses, c'est que je fais pas ce que fait
01:06monsieur Macron.
01:07C'est-à-dire ?
01:07Ce qu'il a déjà fait.
01:09C'est-à-dire qu'il attend toujours que ça brûle et que le mouvement prenne de l'ampleur.
01:13Et que les gens commencent à se saisir du problème pour se dire, ben tiens, on va peut-être soit
01:18recevoir les concernés,
01:19soit faire en sorte que le ministre réponde vraiment.
01:21Parce que je rappelle quand même que la première réponse du ministre, monsieur Jeffrey,
01:25c'est de dire on va faire une plateforme, une sorte de numéro vert.
01:28Vous voyez bien que c'est pas ça le souci.