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  • il y a 9 heures
Olivier Faure, premier secrétaire du Parti socialiste, était l'invité de ÇA IRA ! mercredi 17 décembre, en pleine période d’examen budgétaire. L’occasion d’interroger le Premier secrétaire du parti à la rose sur l'élection présidentielle à venir et les différentes hypothèses à gauche.

Cette vidéo est un extrait de l'entretien avec Olivier Faure à voir ici : https://youtu.be/ppZTLJKWgrM

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Transcription
00:01On a quand même vu ces derniers mois, et particulièrement de la part de la Macronie,
00:06ce pointage du doigt sur la LFI, notamment les accusations d'antisémitisme, etc.
00:11Et plein d'autres, il y a une vraie volonté de diaboliser et d'isoler la LFI au sein de
00:17la gauche.
00:17Au-delà de l'analyse qu'on peut faire, de la posture parfois de Jean-Luc Mélenchon, etc.
00:25Est-ce que de participer à la diabolisation de la LFI, ce n'est pas affaiblir l'ensemble de la
00:30gauche ?
00:31Mais je ne participe jamais à la diabolisation de la France insoumise. Je ne suis pas d'accord avec eux.
00:36Mais tout à l'heure, vous avez dit que Jean-Luc Mélenchon n'était pas démocrate.
00:40J'ai dit que ce n'est pas un démocrate dans son propre parti. C'est un constat.
00:45Et quand il s'est retrouvé en situation d'être celui qui était l'ensemble de la gauche,
00:50il ne s'est pas comporté comme quelqu'un qui avait la volonté de préserver la diversité.
00:56Il a tout fait pour, au contraire, chercher à cornaquer les uns et les autres et à dire
01:00« Vous passerez tous sous la toise. Et si vous ne passez pas sous la toise, je vous démolirai. »
01:05Y compris jusqu'au point de se séparer de ceux qui avaient été ses principaux soutiens.
01:10Alexis Corbière, Clémentine Autain, François Ruffin.
01:15Vous voulez encore du programme du Nouveau Front Populaire que vous avez signé ?
01:19Oui, je pense que le programme du Front Populaire, à bien des égards,
01:24il est un programme qui doit bien sûr être toujours réactualisé.
01:27Parce qu'entre le moment où on l'adopte et puis après la vie continue,
01:33il y a des choses qui n'étaient peut-être pas vues à ce moment-là, qu'il faut voir
01:37maintenant.
01:37C'était il n'y a pas si longtemps, vous avez été voté sur des promesses.
01:40Du coup, évidemment, maintenant de se détacher de ce programme, c'est vrai que,
01:44comme on disait tout à l'heure, la toute première phase du programme était
01:47d'être vraiment en rupture avec la politique d'Emmanuel Macron.
01:50Oui, on a s'est battu pour ça.
01:53Mais moi, je ne sais pas...
01:54Mais c'est pour ça qu'aujourd'hui...
01:55Mais est-ce que vous êtes une démocrate ou pas ?
01:57Oui.
01:59Oui, oui, oui.
02:00Un peu, beaucoup, passionnément.
02:02En fait, moi, je suis passionnément démocrate.
02:04Et donc, j'ai une question simple à vous poser.
02:07C'est, est-ce que quand vous avez un Parlement qui est élu avec une participation
02:13qui n'a jamais été aussi élevée depuis 40 ans, est-ce que vous pouvez dire
02:17c'est tout mon programme, rien que mon programme, et le reste fuck ?
02:22Moi, je le prédis et ce n'est pas possible.
02:24Parce qu'à un moment, vous êtes confronté, tout simplement, à un Parlement
02:27qui n'est pas uniquement adepte de ce que vous proposez.
02:31Et donc, moi, je ne suis pas en train de dire que je prononce à ce que je pense.
02:33On soutient les macronistes ? Est-ce que c'est une façon peut-être de...
02:37Mais arrêtez que le soutien des macronistes, c'est un petit peu dérisoire.
02:39Je ne soutiens pas les macronistes, et vous, ne soutenez pas le Front National.
02:42Donc, arrêtons de nous lancer des histoires de cette nature à la figure.
02:46Parce que ça, c'est justement une façon de...
02:48Vous avez voté leur budget.
02:49Vous dites qu'il ne faut pas diaboliser la LFI.
02:51Mais ne diabolisez pas le Parti Socialiste non plus.
02:53Ne faites pas comme si nous étions aujourd'hui dans une situation...
02:56Vous êtes très critiqué à gauche aussi.
02:58Mais je suis très critiqué à droite, à gauche.
03:01Je vois que Bruno Rutaillot, Laurent Wauquiez, Jordan Bardella me tapent dessus toute la journée
03:06en disant que je serai désormais celui qui dit que ça conduite au Premier ministre.
03:09Après, que les personnes de l'extrême droite soient contre vous, c'est encore heureux, on a envie de dire.
03:14Bon, alors, si à droite et à gauche on me tape dessus, c'est que quelque part, j'ai essayé
03:19de faire quelque chose.
03:19Vous voulez récupérer le ni droite ni gauche ?
03:21Est-ce que j'ai dit ça ?
03:23Je vous pose des questions, c'est tout.
03:24Non, mais moi je vous pose des questions très simples auxquelles vous ne répondez pas.
03:28Comment vous faites dans un Parlement où il n'y a pas de majorité absolue pour malgré tout faire commettre
03:33des avancées ?
03:34Est-ce que vous dites, moi, tant que ce n'est pas tout ce que je veux alors que je
03:37ne suis pas majoritaire,
03:39je considère que rien ne va ?
03:42Ok.
03:43Mais vous faites comment pour que ça avance ?
03:45Moi, j'aimerais bien que vous me disiez, voilà, moi, je suis minoritaire, mais je sais comment ça avance.
03:49Non, mais quand on est minoritaire, quand on a 69 députés, et qu'on arrive à faire ce que nous
03:54avons fait sur le PLFSS,
03:55vous devriez être en train de nous dire, ben merci, parce que vous avez, avec 69 députés seulement, vous avez
04:00réussi à faire quelque chose.
04:01Mais c'est pas... Ben si, pardon, mais enfin, vous avez fait quoi, vous, pendant ce temps-là ?
04:05Non, alors, c'est pas mon métier, moi.
04:06Oui, d'accord, mais enfin, qu'est-ce qu'on fait ceux qui disent simplement non ?
04:09Ben non, ça donne quoi, non ?
04:10Olivier Faure, on vous pose aussi cette question pour bien comprendre, parce que, en jouant, vous avez gagné le Congrès
04:15sur une ligne d'ouverture,
04:17à gauche, face aux anti-LFistes, donc justement, Maillard Rossignol, Gage, et puis Boamran.
04:23Est-ce que vous n'avez pas fini par adopter leur ligne ? C'est ça qu'on vous demande.
04:27Je crois pas, je crois pas que ce soit ma ligne, je crois pas que, enfin, si vous les écoutez,
04:31ils sont pas en train de dire qu'ils sont formidablement heureux de ce que je fais.
04:36Eux, ils disent, pour discuter régulièrement avec eux, ils disent que vous venez sur leur ligne.
04:40Ah, mais qu'ils cherchent à trouver matière, à explication, etc., il n'y a pas de...
04:46J'imagine bien qu'ils sont suffisamment habiles pour essayer de retomber sur leurs pattes.
04:51Mais la réalité, c'est que, en fait, j'ai toujours fait ce que ma conscience me dictait,
04:57et dans le moment dans lequel nous sommes, ma conscience, elle me dicte de faire le maximum de ce que
05:02je peux,
05:02alors même que je ne suis pas majoritaire.
05:04Et que, moi, je veux bien que vous me racontiez que ce serait génial de dire non à tout,
05:09mais si on dit non à tout et qu'on bloque tout, qu'est-ce que vous croyez qu'il
05:12va se passer ?
05:12Est-ce que vous pensez vraiment qu'en fait, on va d'un seul coup avoir...
05:16Enfin, moi, je sais ce qui se passe.
05:18Si on bloque tout, il y aura une demande d'ordre qui s'exprimera immédiatement dans le pays,
05:22et ce ne sera pas nous qui serons ceux qui le représenteront le mieux.
05:25On l'entend bien, l'argument de la responsabilité, parce que c'est celui que vous dites tout le temps
05:29aux partis socialistes.
05:31Mais nous, là, on vous pose la question de l'opposition et de la confrontation des idées.
05:36On ne peut pas en permanence dire, ben oui, mais là, il faut qu'on lâche,
05:40parce que sinon, on ne va pas gagner sur le fond.
05:43Il faut bien le tenir, en fait.
05:45Mais on tient autant qu'il est possible le rapport de force,
05:49et non seulement au Parlement, mais dans l'opinion, dans les débats qu'on mène, etc.
05:53Mais à un moment, quand vous n'avez pas de majorité, vous faites comment ?
05:57Moi, je veux bien. En fait, j'aurais tellement envie de vous faire plaisir.
06:00J'aurais tellement envie de vous dire, ben écoutez, moi, Macron, j'en ai marre aussi.
06:05Je suis comme vous. Ça suffit.
06:06On cherche à comprendre pourquoi, justement, vous l'accompagnez parfois.
06:09Aujourd'hui, il fait une interview, il dit, je serai à la place de Macron, je partirai.
06:12Très bien. Mais quand Fillon le dit, il ne dit pas pour qu'Emmanuel Macron soit remplacé
06:19par quelqu'un qui viendrait du NFP.
06:21Non, non, il dit pour une droite dure et une droite dont il pense qu'elle n'a plus à
06:29construire
06:29le front républicain face à l'extrême droite. Voilà ce qu'il dit.
06:32Mais pourquoi vous pensez que la présidentielle dans un an et demi serait plus gagnable
06:37qu'une présidentielle aujourd'hui ?
06:38Je ne dis pas que je l'appelle de mes vœurs.
06:41Mais pourquoi la situation d'aujourd'hui serait différente dans un an et demi ?
06:45Mais moi, je ne sais pas si dans un an et demi, nous aurons réussi à mettre sur piste
06:50un candidat ou une candidate qui soit de nature à gagner l'élection présidentielle.
06:54Je n'en sais strictement rien.
06:56Ce que je sais, c'est que dans 35 jours, vraisemblablement, il n'est pas de gauche.
07:02Je peux me tromper.
07:03Peut-être qu'il y a des miracles.
07:04Peut-être qu'ici, on croit aux miracles.
07:05Mais quand je vois les sondages...
07:08En 48 heures, on a bien gagné les dernières législatives.
07:11En 48 heures, vous voyez, en peu de temps.
07:13Non, on n'a pas gagné les législatives.
07:15On est arrivé en tête.
07:15On a évité le pire.
07:16On est arrivé en tête.
07:17Ça, c'est vrai.
07:18Mais le premier tour, qui est en tête ?
07:21C'est l'extrême droite.
07:22C'est l'extrême droite.
07:24Et quand vous avez l'extrême droite...
07:25Qu'est-ce qui fait monter l'extrême droite aussi ?
07:27Les déceptions des gens, parfois ?
07:29Mais l'extrême droite au premier tour qui est devant,
07:32il y a une époque où tout le monde dit qu'il faut le front républicain.
07:34Aujourd'hui, vous avez l'extrême droite qui est devant.
07:36Et vous avez en plus la droite qui dit qu'on ne fait plus le front républicain.
07:38Et vous pensez que c'est maintenant qu'il faut se lancer à corps perdu
07:40en disant oui, oui, vite, vite, vite.
07:42Vite qui ?
07:44Donc, moi, je voudrais tellement être là avec vous,
07:48en cœur, à dire on y va, on est reparti, on se lance.
07:51Et puis, demain, on sera tous au gouvernement.
07:53Génial.
07:54Mais est-ce que vous pensez que je suis heureux
07:56de voir Sébastien Lecornu à Matignon,
07:59Améline Monchalin au budget,
08:02Nunez à l'intérieur,
08:04d'Armanin à la justice ?
08:05Non, je ne suis pas heureux de savoir que c'est eux qui gouvernent.
08:08Mais simplement, je suis suffisamment lucide
08:11et j'ai suffisamment de lucidité
08:14pour ne pas avoir envie de tromper mes concitoyens.
08:16Si j'arrive devant eux en leur disant, écoutez les amis,
08:18on se retrousse les manches et vous verrez dans 15 jours...
08:20Vous avez fait une promesse avec le nouveau Front populaire.
08:23Emile, une dernière question ?
08:24Toute dernière question, parce que sur la présidentielle,
08:26vous avez parlé de primaire tout à l'heure.
08:28La PA vous a montré sa petite photo.
08:30Donc, le Parti socialiste s'est engagé dans ce qu'on appelle
08:33le processus de Bagneux, notamment avec les écologies,
08:35les générations, debout, l'après.
08:38Dans cette primaire, pour l'instant,
08:39ni Fabien Roussel, ni Raphaël Glucksmann ne veulent y venir.
08:42La moitié de votre parti, plus ou moins, n'en veut pas vraiment.
08:45Comment est-ce que vous pourriez convaincre les Français
08:47d'adhérer à cette primaire ?
08:50Quand vous, mais quand je dis vous,
08:51c'est l'ensemble des partis que j'ai cités,
08:54n'arrivent pas à convaincre de potentiels partenaires ?
08:58J'espère que nous serons nombreux à convaincre les récalcitrants.
09:04Parce que...
09:06Au bout de combien de fois on comprend ?
09:08La première fois, on peut se dire,
09:09bon, on n'avait pas vu, on n'avait pas compris.
09:11Ça, c'était le 21 avril 2002.
09:13On a connu la même chose en 2017.
09:16Puis encore en 2022.
09:18Et on voudrait recommencer en 2027 et dire,
09:20plus on a, mieux on sera.
09:23Eh bien, c'est exactement la même chose qui va se produire.
09:25Et si vous n'avez aucun candidat de gauche
09:28au deuxième tour de l'élection présidentielle
09:29pour la troisième fois consécutive,
09:31c'est plus l'exception, c'est la règle.
09:33Et si vous voulez qu'on soit dans un pays,
09:36il y en a d'autres,
09:37on pourrait citer par exemple Israël,
09:39où la gauche a quasiment disparu de l'hémicycle.
09:42Au Chili, par exemple, ils ont fait l'union
09:44et il n'y avait qu'une candidate.
09:45Et malheureusement, ça n'a pas suffi face à l'extrême droite.
09:47Je ne dis pas que c'est la solution
09:49qui permet de gagner à tout coup.
09:51C'est vrai.
09:52Mais ce n'est pas une condition absolue,
09:54mais c'est une condition minimale.
09:56C'est-à-dire que quand vous avez des gens qui s'opposent,
10:00c'est mathématique.
10:01Je regarde le sondage d'hier.
10:02Je vois qu'on a, je ne sais plus exactement les chiffres,
10:05mais enfin, vous devez avoir pour l'instant 17,
10:08Edouard Philippe.
10:09Vous avez 12, Glucksmann.
10:1011, Mélenchon.
10:125, Dondelier.
10:13Et 3, Roussel, si mes souvenirs sont bons.
10:15Bon, pardon, mais enfin, ça fait trop de candidats.
10:20Et ça veut dire qu'il n'y en a aucun deuxième tour,
10:22alors que le seuil de qualification, il est à 17.
10:24Mais c'est nul.
10:25Donc, en fait, j'aimerais simplement que tout le monde se dise,
10:28bon, ben, qu'est-ce qui vaut mieux ?
10:32Il y a un risque, effectivement, à faire une primaire.
10:34Moi, si vous me posez la question...
10:36Il y a aussi une campagne sur les thèmes de la droite
10:37et de l'extrême droite en grande majorité,
10:39s'il n'y a qu'une seule personne qui représente la gauche.
10:42Pourquoi ?
10:43Parce qu'il y aura beaucoup plus de candidats de droite
10:46et d'extrême droite, et donc, du coup,
10:47moins de possibilités d'exposer des idées de gauche.
10:49Ça peut jouer aussi pendant la campagne.
10:52D'accord, mais enfin, j'espère que dès lors qu'on a un candidat commun,
10:55on y va tous, on se retrousse les manches,
10:57et on est sur toutes les scènes de France.
10:59– Ce n'est pas sur les plateaux de télévision pendant les débats ?
11:02– Sur les plateaux de télévision aussi, on fera ce qu'il faudra.
11:05Mais le temps de parole, il sera distribué entre la gauche et la droite.
11:07On ne va pas dire que c'est simplement au nombre de candidats.
11:11Et si la droite se fracture et qu'ils ont 15 candidats
11:13et qu'on n'en a que deux, finalement, ce n'est pas si mal.
11:18Et on sera beaucoup mieux que si on a, nous, 15 candidats et eux deux,
11:21parce que là, en l'occurrence, on est sur le résultat aussi.
11:23Donc, moi, ce que j'espère, et on verra si j'y arrive.
11:26Je ne sais pas si je vais y arriver.
11:27Peut-être que, dans mon propre parti, les gens me diront à la fin
11:31et diront non, non, hors de question.
11:33Mais moi, ce que je leur dis, c'est vous voulez quoi, en fait ?
11:35Ça ne vous a pas suffi, en fait, d'être humilié à trois reprises ?
11:38Moi, j'en ai marre.
11:39En fait, je ne suis pas de la politique, je suis suffisamment vieux
11:42pour avoir été déjà dans l'équipe de campagne de Lionel Jospin en 2002.
11:46J'étais très jeune à l'époque, mais je m'occupais de sa campagne numérique.
11:49Et j'ai vu cet homme que je respectais infiniment,
11:52qui, pour moi, n'avait même pas d'âge.
11:54Et je l'ai vu ce soir-là se tenir contre un mur parce qu'il était KO debout,
12:01parce qu'il était celui qui devait aller au second tour de l'élection présidentielle.
12:04Il lui a manqué quoi ? Deux bulletins de vote par bureau pour être au deuxième tour.
12:08Et parce qu'il y avait Christiane Taubira, Jean-Pierre Chevènement, Robert Hu, Noël Mamère,
12:12nous avons divisé, je ne leur en veux pas.
12:15Mais je dis simplement qu'à force de penser la vieille théorie,
12:18c'était de dire qu'il faut un râteau au premier tour,
12:20et plus il y a dedans, plus on ramasse.
12:23La réalité, c'est que plus il y a dedans, moins c'est les autres qui ramassent.
12:27Et donc, moi, je ne veux pas revivre ça une fois supplémentaire.
12:30Je ne fais pas de la politique pour être simplement le témoin des horreurs
12:33que les autres vont produire en nos lieux et places parce qu'ils seront à Matignon.
12:37Et cette fois-ci, c'est plus simplement, c'est déjà grave,
12:40d'avoir subi 10 ans de macronisme.
12:43Mais je ne veux pas subir 5 ans de macronisme,
12:45parce que 5 ans de l'eupénisme ou d'extrême droite.
12:50Parce que ça aura des effets, non seulement sur notre propre territoire,
12:55mais ça en aura dans toute l'Europe.
12:56Vous imaginez, vous avez déjà, en fait, les États-Unis,
12:59vous avez l'Argentine, vous avez maintenant le Chili,
13:02et puis vous avez l'Italie, et puis vous avez la Hongrie.
13:05Mais la réalité, c'est que vous avez toute une série de pays
13:07qui ont déjà basculé sur l'élection présidentielle dans des régimes
13:10qui, heureusement, où le président ne compte pas pour grand-chose.
13:14Mais quand vous voyez que même en Allemagne,
13:16avec le surmoi qu'ils peuvent avoir sur cette question-là,
13:18où l'AFD est déjà à égalité avec la CDU à 25%,
13:22quand vous voyez ce qui se passe dans des pays du Sud,
13:25l'Espagne, le Portugal, Vox, etc.,
13:27enfin bon, bref, on voit bien que la menace,
13:30elle est partout en Europe.
13:31Et donc nous ne pouvons pas, nous, le pays des droits humains,
13:33basculer à l'extrême droite.
13:34Et c'est le combat d'une vie,
13:37et c'est le combat de la mienne en tout cas,
13:38et c'est le combat de toute la gauche.
13:40Et donc j'espère bien qu'on se retrouvera là-dessus.

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