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  • il y a 1 semaine
Le 5 juin prochain, les militants socialistes auront à choisir leur prochain premier secrétaire entre Olivier Faure et Nicolas Mayer-Rossignol. Au-delà du choix de personnes, c’est la place du parti au sein de la gauche qui se joue. Boris Vallaud est attendu en faiseur de rois.

Emilio Meslet, journaliste et grand reporter au service politique de l'Humanité, fait le point.

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Transcription
00:00C'est quoi un congrès ? Comment ça se passe au PS ? Pourquoi ils font ça ? Ça sert
00:05à quoi ? C'était quand ? Fais-nous un petit topo.
00:08Alors le congrès c'est quelque chose... Alors là c'est le 81e congrès du Parti Socialiste, donc ça montre
00:12quand même qu'on a très régulièrement, grosso modo tous les un an et demi, deux ans au Parti Socialiste.
00:17Ça a pour but à la fois de choisir la ligne politique du parti, mais aussi qui devra l'incarner
00:21comme premier secrétaire.
00:22Le premier secrétaire depuis 2018, c'est Olivier Faure, depuis le congrès d'Aubervilliers, c'est le seul qui avait
00:28décidé de relever le drapeau après le quinquennat Hollande, où personne ne voulait reprendre le parti.
00:34Et donc c'est Olivier Faure qui a participé, qui a même reconstruit le Parti Socialiste, même s'il y
00:40a eu des creux avec la présidentielle de 2022, 1,75% pour la candidat d'Agnalgo,
00:45jusqu'aujourd'hui avec la première formation au Parlement européen parmi les partis de gauche, et d'avoir progressé de
00:52110%, je crois, le nombre de députés à l'Assemblée Nationale.
00:57C'est ce que dit Olivier Faure, je crois, dans l'interview qu'on regardera après.
01:00On regardera parce que justement, sur son bilan, il est contrasté, enfin il est attaqué en tout cas.
01:06Et donc, les militants socialistes ont été appelés le 27 mai d'abord à voter sur les textes d'orientation,
01:13il y en a trois.
01:13Celui d'Olivier Faure qui se représente, celui de Boris Vallaud qui est actuellement le chef du groupe à l
01:19'Assemblée Nationale,
01:19et celui de Nicolas Maillard-Rossignol qui est le maire de Rouen, soutenu par Carole Delga, Karim Bouamran, et en
01:25sous-main par François Hollande.
01:28En sous-main, c'est-à-dire que ce n'est pas assumé ? Tout le monde le sait, mais
01:31ce n'est pas affiché ?
01:32Les proches de François Hollande soutiennent Nicolas Maillard-Rossignol, mais François Hollande, lui, avait juste, il y a quelques mois,
01:38appelé à faire battre Olivier Faure,
01:40mais sans prendre vraiment position dans le Congrès.
01:46Et donc, les militants socialistes ont voté le 27 mai dernier.
01:51Mardi, il y a une semaine, tout à l'heure.
01:52C'est ça, exactement. Et donc, c'est Olivier Faure qui est arrivé en tête avec 42% des voix,
01:57suivi de très près par Nicolas Maillard-Rossignol à 40%.
02:00Et ensuite, Boris Vallaud, dont lui, l'objectif, c'était de ne pas refaire le Congrès de Marseille, mais peut
02:04-être qu'on y reviendra, un Congrès fratricide,
02:07il lui proposait d'unir les socialistes, c'était le nom de sa motion, a fait un peu plus de
02:1117% des voix.
02:12Donc voilà.
02:13Le Congrès de Marseille, le dernier Congrès du PS en 2023.
02:15C'est ça.
02:15C'était un...
02:18Comment expliquer ça ?
02:19Vous voyez Game of Thrones ?
02:20À côté, c'est pacifiste.
02:23C'était le Congrès du grand n'importe quoi, il y avait trois candidats aussi, il y avait déjà Olivier
02:27Faure, il y avait déjà Nicolas Maillard-Rossignol,
02:29et il y avait une troisième personne qui n'était pas Boris Vallaud, qui à l'époque soutenait Olivier Faure,
02:34c'était Hélène Geoffroy, qui est la maire de Vaud-en-Velin, et qui, elle, en l'occurrence, c'est
02:38vraiment la ligne François Hollande,
02:39la ligne plutôt sociale libérale du Parti Socialiste, et donc, à l'époque, ça avait donné, au deuxième tour, Maillard
02:46-Rossignol-Fort,
02:47et ça s'était fini à 49,5, 50,5.
02:51Sur fond d'accusation de tricherie, parce qu'ils s'accusaient les uns les autres d'avoir triché,
02:57les journalistes étaient convoqués pour des conférences de presse sur Zoom, jusqu'à 3 ou 4 heures du matin,
03:02avec toutes les 15 minutes, ils reprenaient, ils commençaient les Zooms avant que l'autre ait terminé,
03:06c'était vraiment la mauvaise politique, c'est souvent le cas dans les congrès socialistes,
03:12la mauvaise politique, la triche, les accusations, oui, ça remonte, ça rappelle le congrès de Reims entre Martine Aubry,
03:20et Ségolène Royal, oui, déjà, il y avait de la tricherie.
03:23On se souvient que Mélenchon, aussi, face à François Hollande,
03:26il y avait eu des arrangements sur les coins de table qui n'avaient pas été respectés par François Hollande,
03:30il ne lui avait pas donné le pourcentage qu'ils avaient négocié en amont, etc.
03:32Enfin, le congrès socialiste, c'est à chaque fois quelque chose de...
03:34Vraiment, Gameau, Tronche, non ? C'était pas une blague.
03:36Il y a moins de morts, mais...
03:38Peut-être moins de cul, aussi, j'espère.
03:39Enfin, quoi que, j'en sais rien, je sais pas si c'est passé au PS.
03:41Ça, cela ne nous regarde pas.
03:42Ça restera au PS.
03:44Attends, je voulais revenir sur un truc, tu parlais des textes d'orientation,
03:47peut-être que tu peux expliquer ce que c'est,
03:48est-ce que c'est un peu comme une profession de foi,
03:51les candidats qui expliquent leur ligne politique,
03:53ou en tout cas, leur projet pour le PS,
03:55ou plus globalement pour la France, c'est quoi ces textes d'orientation ?
03:58Alors, c'est un peu tout ça, c'est chacun qui met ce qu'il veut dedans,
04:00et, alors, pour ne pas vous mentir, j'ai lu les trois,
04:04je me suis ennuyé en lisant les trois,
04:06parce qu'en fait, c'est trois textes qui ne disent pas grand-chose.
04:09Ils posent des...
04:10C'est Clément Victorovitch qui parle de signifiant creux.
04:13C'est-à-dire, c'est des mots-clés qui parlent à tout le peuple de gauche,
04:17qui font plaisir, c'est le mot justice, c'est le mot écologie...
04:21Égalité, j'imagine...
04:22Égalité, fraternité, enfin...
04:24En fait, c'est des mots, c'est des concepts qui veulent dire quelque chose,
04:27mais en fait, que si on y colle ensuite,
04:30quelque chose de matériel, de concret.
04:31Et en fait, on se rend compte que ces textes d'orientation,
04:33qui sont donc théoriquement des textes
04:36qui sont censés donner la ligne politique du parti,
04:38donc où chacun expose sa vision à la fois pour le parti socialiste,
04:41sur le programme, sur la matrice socialiste,
04:45sur l'organisation du parti,
04:46mais aussi sur ce qu'ils veulent faire après,
04:47sur les échanges électorales, et par exemple, l'union de la gauche.
04:50Et donc, en fait, ils enchaînent les perles tous dans ce congrès,
04:54et ils ne racontent pas grand-chose à la fin des trois textes.
04:56Si on les lisait, et que je ne te disais pas qu'il y a écrit quoi,
05:00tu serais incapable, presque, de me dire...
05:03En fait, ce qui permet de savoir,
05:06c'est surtout le rapport à l'union de la gauche.
05:07Sur le fond, tu serais quasiment incapable de me dire qu'il y a écrit quoi.
05:12D'accord. Je revenais sur une question du tchat.
05:14Combien de votants...
05:16Il me semble que c'était 39 ou 40 000...
05:18Non, pas de votants, d'adhérents.
05:20Qui peuvent voter, et donc on est à un peu plus de 24 000 votants.
05:23C'est historiquement faible pour le Parti Socialiste.
05:25Vraiment, même au congrès de Marseille, donc il y a deux ans,
05:29c'était en janvier 2023, il y avait 1000 votants de plus.
05:33D'accord.
05:341000 adhérents de plus.
05:34Et on est à peu près sur le même corps électoral aujourd'hui,
05:37et c'est historiquement bas.
05:39Un Parti Socialiste a eu plus de 100 000 adhérents,
05:41100, 150 000 adhérents dans ces grandes heures,
05:45et donc là, c'est très très faible.
05:46Et est-ce que du coup, ça pose la question de la légitimité
05:50de la personne qui sera élue ?
05:52Est-ce que... Enfin, je ne sais pas,
05:53est-ce que eux, les candidats ont conscience de cette baisse ?
05:57Est-ce qu'ils le prennent en compte ?
05:59Comment...
05:59Alors, il y en a un qui tape très fort.
06:01Fort, c'est Nicolas Mayer-Rossignol
06:02qui veut prendre la place d'Olivier Fort,
06:04parce qu'aujourd'hui, ils ne sont plus que deux en lice.
06:05Après, beaucoup comme Boris Vallaud
06:06a fait 17% sur les exécutations,
06:08il ne peut plus être premier secrétaire,
06:09ça se joue entre les deux.
06:10Entre Fort et Mayer-Rossignol.
06:11Mayer-Rossignol, lui, il se sert beaucoup
06:12de cet argument pour dire qu'en fait,
06:14bon, Olivier Fort, il a eu le courage,
06:15effectivement, de reprendre le drapeau en 2008
06:18quand personne ne voulait reprendre,
06:19mais qu'au bout de 7 ans, on peut faire...
06:21Lui, il le dit, c'est ce qu'on a publié dans l'interview,
06:23il peut faire beaucoup, beaucoup, beaucoup mieux.
06:31En tâche, la légitimité, parce qu'après,
06:33on est légitime lorsqu'on est élu
06:34au sein d'une organisation qui est 100 000
06:36ou 40 000 adhérents.
06:37Par contre, ce qui est problématique,
06:38ça va être avec quelle marge
06:40celui qui est élu est élu.
06:42Parce qu'en fait, on va se retrouver probablement
06:43dans la même situation qu'à Marseille,
06:45c'est-à-dire quasiment du 50-50.
06:47Un parti est coupé en deux.
06:49Ça dépendra du report des voix,
06:52notamment de Boris Vallaud.
06:55Et là, c'est un congrès assez lisible,
06:56on ne sait pas qui va sortir en tête.
06:58Peut-être qu'Olivier Fort, aujourd'hui,
06:58a une petite avance,
07:00mais c'est quand même très compliqué.
07:01Donc, c'est un parti qui sera coupé en deux.
07:04Des gens qui ne veulent plus travailler ensemble.
07:06C'est marrant, c'est Boris Vallaud
07:07dans l'entretien dont on parlait.
07:08On peut peut-être le mettre.
07:09Oui.
07:10C'est tout à la fin.
07:11Je vous invite à lire cet entretien.
07:13C'est toi qui l'as réalisé.
07:15C'est un entretien croisé.
07:17Alors, peut-être avant de rentrer
07:19dans le fond de l'entretien,
07:21est-ce que tu peux nous expliquer
07:22pourquoi vous avez organisé ça ?
07:24Donc, un entretien croisé
07:25entre les trois candidats au congrès du PS.
07:27Alors, il se trouve qu'en ce moment,
07:29au Parti de Solis,
07:30il y a un débat
07:30pour savoir s'il faut organiser un débat.
07:34C'est ça, la gauche que j'aime.
07:36Et d'habitude, c'est chez les Verts
07:37qu'il y a ce genre de débat
07:38où, en fait, ils votent
07:39à 12 comptes, à 150,
07:40pour savoir s'ils vont mettre
07:42une virgule là ou là.
07:43Là, en l'occurrence,
07:43chez les socialistes,
07:44est-ce qu'il va y avoir un débat
07:45dans les médias ?
07:46Parce que des débats,
07:47il y en a tous les soirs,
07:47depuis le début du congrès,
07:48dans toutes les fédérations,
07:51pour, voilà,
07:52avec soit les premiers signataires des textes,
07:54soit avec leurs représentants.
07:58Il n'y a pas eu de débat à la télé,
08:00contrairement à ce qui avait été le cas en 2023.
08:02Sur France Info,
08:03il y avait eu un débat
08:04entre Ellen Geoffroy,
08:05Mayer Rossignol et Faure.
08:08Il n'en était pas ressorti grand-chose,
08:09ce n'était pas extrêmement intéressant,
08:11parce que chacun est aussi
08:13dans des postures.
08:14Il y avait déjà les mêmes signifiants creux,
08:15où chacun...
08:17Ce n'était pas un débat de ligne,
08:18c'était plutôt un débat stratégique
08:19qui se jouait déjà sur la question
08:21du rapport à la France Insoumise.
08:24Déjà en 2023, oui.
08:25Cette année,
08:26Olivier Faure a refusé ce débat.
08:28Un débat qui avait été proposé,
08:30je sais que BFM l'avait proposé,
08:32je crois qu'il y a eu une autre chaîne de télé
08:33qui l'avait proposé,
08:33Mayer Rossignol et Valot poussé
08:35pour qu'en ait un,
08:36mais finalement,
08:37Olivier Faure n'en a pas voulu.
08:38Et moi, ça m'a donné l'idée,
08:39de dire...
08:40Alors attends,
08:40tu sais pourquoi il n'a pas voulu ?
08:42Parce que c'était le cas
08:43de le dispositif qui ne lui convenait pas,
08:45il ne voulait pas aller sur BFM
08:46faire ce débat ?
08:47Est-ce qu'il y avait d'autres raisons ?
08:48Est-ce que tu n'en sais rien ?
08:49Je pense que là,
08:49il voulait miser davantage
08:50sur des débats en fédération,
08:53au plus près du terrain,
08:55et qu'il ne voulait pas donner l'image
08:58peut-être de la division
08:58du Parti Socialiste
08:59au-delà des cercles socialistes,
09:02mais après,
09:02il ne s'est pas exprimé clairement là-dessus.
09:04Là, ces derniers jours,
09:05Nicolas Maire-Russonel
09:06revient à la charge
09:06pour proposer à Olivier Faure
09:08un nouveau débat.
09:09Il a tweeté hier soir,
09:10il a dit à la télé...
09:11Et donc, il vient communiquer
09:12de Pierre Jouvet,
09:13un proche d'Olivier Faure,
09:14etc., pour dire
09:14non, non, mais nous,
09:15on est dans les fédés tous les soirs.
09:16Donc, le débat,
09:16il se joue là-dessus.
09:17Mais en tout cas,
09:18moi, ça m'a donné l'idée
09:20de le faire.
09:22En fait, je me suis dit
09:23pourquoi on n'organiserait pas
09:24nous le débat du Parti Socialiste
09:25dans nos colonnes ?
09:26J'avais déjà voulu le faire
09:27pour le Congrès des Verts,
09:28mais ça n'avait pas pu se faire
09:29à cause d'un truc perso,
09:32d'une candidate,
09:34en l'occurrence,
09:35qui a subi la perte d'un proche.
09:37Et donc, le débat
09:38n'a pas pu se monter.
09:39Et je me suis dit
09:40on a qu'à le faire
09:40pour le Parti Socialiste aussi,
09:41c'est intéressant.
09:43Aussi, pour essayer de montrer
09:44à nos lecteurs
09:45quelles sont les différences
09:46entre les candidats.
09:48Alors, pareil,
09:48je vous mets au défi
09:49de lire l'interview
09:49et de comprendre profondément
09:51les différences entre Olivier Faure,
09:53Boris Vallaud et...
09:54Déjà, entre les deux,
09:55parce qu'ils sont très proches.
09:56On reviendra pourquoi
09:57Boris Vallaud aussi a été candidat
09:58et Nicolas Maillard-Rossignol.
10:00Donc, c'est un entretien
10:01où j'ai posé les mêmes questions
10:02à tous les candidats
10:02de façon séparée.
10:03On ne les a pas réunis.
10:04Ça, ça n'aurait pas été possible.
10:07Et donc, voilà,
10:08on a posé les mêmes questions
10:09et on a publié ça
10:10lundi 26 mai.
10:12à la veille du vote
10:14sur les textes d'orientation.
10:15Et ce pourquoi
10:15je voulais vous montrer
10:17cette interview,
10:18c'est d'abord
10:19pour la toute dernière question.
10:21Celle sur une question
10:22que je pose
10:23qui est sur les gauches irréconciliables.
10:25Je ne sais pas
10:26si on peut descendre.
10:27C'est tout en bas.
10:28La dernière question
10:29et c'est la réponse
10:30de Boris Vallaud
10:30qui est intéressante.
10:31Tu peux y aller,
10:31ça dure 14 minutes.
10:33Voilà, c'est la dernière question.
10:35Les gauches irréconciliables.
10:36Et Boris Vallaud,
10:37lorsqu'on lui demande
10:38« Pensez-vous que les gauches
10:39sont irréconciliables ? »
10:40C'était le mot
10:40qu'avait utilisé Emmanuel Valls
10:42« Tous les gauches ne pouvaient pas
10:43très bien ensemble. »
10:43Il dit « Non.
10:44Et je crois encore moins
10:44aux socialistes irréconciliables
10:46comme certains voudraient
10:46nous le faire croire. »
10:49Boris Vallaud, lui,
10:49c'était sa thématique de campagne
10:50de réconcilier tout le monde,
10:51rassembler, etc.
10:52Et pourtant, aujourd'hui,
10:53quand on voit un parti fracturé
10:55comme le parti socialiste,
10:56on se demande vraiment
10:57si le parti socialiste
10:59va pouvoir continuer
10:59à travailler
11:01entre l'aile
11:02Mayer-Rossignol
11:02et l'aile fort.
11:04C'est un vrai débat.
11:05On se posait déjà
11:06la question en 2023.
11:07Il se trouve que,
11:08en fait, non,
11:08ils n'ont pas réussi
11:09à travailler ensemble.
11:10Il y avait eu
11:12sur un coin de table
11:13un truc signé
11:13entre Fort et Mayer-Rossignol
11:14qui avait été
11:15moyennement respecté
11:16par les deux parties.
11:21Et donc,
11:21là, aujourd'hui,
11:22la fracture s'est creusée.
11:24Et voilà.
11:25On va peut-être essayer
11:25après de comprendre
11:26pourquoi ça s'est creusé.
11:26Oui, alors pourquoi
11:27ça s'est creusé ?
11:28Alors, attends,
11:29juste avant,
11:31je ne sais plus
11:32si c'est dans ce papier-là
11:32ou dans un autre,
11:35il y avait l'expression
11:36« Boris Vallaud,
11:36faiseur de roi ».
11:38Je ne sais plus,
11:38c'est toi qui l'as écrit,
11:39Anthony Cortès.
11:40Ce n'est pas moi,
11:41c'est Anthony.
11:41Je pense qu'il l'a écrit
11:43dans son papier,
11:44justement,
11:44au lendemain du premier vote.
11:47Pourquoi il est faiseur de roi ?
11:48Parce qu'aujourd'hui,
11:49on a deux blocs
11:50qui sont relativement égaux.
11:5142% pour l'effort.
11:52Être arrivé en tête,
11:53même de peu,
11:54de 2 points,
11:552%, ça compte.
11:57Et Mayer-Rossignol
11:57qui est à 40%.
11:58Et donc,
11:58on se retrouve aujourd'hui
11:59avec Boris Vallaud
12:00à 17%,
12:01un peu plus de 17%.
12:03Et c'est lui,
12:04en fait,
12:04qui va donner une indication
12:06aux gens qui ont voté pour lui
12:08vers qui il penche,
12:09vers qui sa sensibilité
12:10se sent le plus proche.
12:11Alors,
12:11dans un premier temps,
12:12il y a eu un communiqué
12:14de son courant
12:16qui s'appelle Unir
12:17qui a dit
12:18qu'il n'y aurait pas
12:19de consigne de vote.
12:20Donc,
12:21les gens qui votent,
12:22qui ont voté Vallaud
12:23sont libres de choisir
12:27leur candidat,
12:27leur premier secrétaire.
12:28Mais Boris Vallaud,
12:30lui,
12:31a mis 5 jours,
12:31mais il a fini par
12:32se mouiller.
12:33Il y a deux jours,
12:35il a pris position
12:36dans une interview
12:36dans Le Monde
12:37pour dire,
12:37moi,
12:37je voterai à titre personnel
12:38pour Olivier Faure.
12:40Tout en disant
12:41que ce n'était
12:41ni un chèque en blanc,
12:42j'ai oublié l'expression,
12:43mais c'est ni un chèque en blanc,
12:44ni quelque chose d'autre.
12:46En gros,
12:46c'est une façon de dire,
12:48je continuerai à peser
12:49dans ce parti
12:49parce que,
12:49de toute façon,
12:51en fait,
12:51au sein du Conseil national,
12:52qui est la sorte
12:53de parlement
12:54du Parti Socialiste,
12:57pour l'instant,
12:59personne ne peut être majoritaire.
13:00C'est-à-dire
13:00qu'il y a une sorte
13:01de parlementarisation
13:02et donc,
13:02les voix de Boris Vallot
13:03vont compter
13:05pour faire et défaire
13:06les majorités
13:07sur les votes,
13:08etc.
13:08Donc,
13:09Boris Vallot,
13:09il a du poids
13:09et donc,
13:10en choisissant de voter
13:11Olivier Faure,
13:12qui avait déjà un peu d'avance,
13:13lui,
13:13il envoie quand même
13:14un signal
13:14qui pourrait laisser penser
13:16qu'Olivier Faure
13:16est aujourd'hui
13:18légèrement favorable.
13:19Mais en fait,
13:19ça,
13:20ça se fracasse,
13:22enfin,
13:22je ne sais pas si ça se fracasse,
13:23c'est peut-être un peu fort,
13:24mais ça se...
13:25C'est à mettre au regard
13:26de la situation
13:27quand même
13:27du Parti Socialiste.
13:28Boris Vallot a décidé
13:29de se présenter
13:30contre les efforts
13:30qu'il soutenait jusque-là
13:32parce qu'il considérait
13:33que le Parti,
13:33aujourd'hui,
13:34n'était pas assez fort,
13:35notamment sur le plan
13:36des idées,
13:37que le Parti Socialiste
13:37était arrêté de penser,
13:38mais ça,
13:39on y reviendra
13:39parce que ça va être
13:39le sujet aussi
13:40du prochain Humanity Magazine
13:41qu'on vous dise,
13:43qui ne sera pas le prochain,
13:44celui sur le...
13:45Le prochain se tira le 12.
13:46Donc,
13:47c'est celui d'après.
13:47Donc,
13:47le 12 qui se tira
13:48juste avant
13:48le congrès de Nancy,
13:49qui sera l'officialisation
13:51en gros de tous les votes,
13:52qui se tient du 13,
13:5214 et 15 juin
13:54à Nancy.
13:55Et donc,
13:56Boris Vallot a décidé
13:57de se présenter
13:57notamment pour porter
13:58une idée
13:58qui est celle
13:58de la démarchandisation,
14:01pour enlever,
14:02pour sortir du marché,
14:03en tout cas de la voracité
14:04de l'économie de marché,
14:06tout un pan de l'économie,
14:08notamment tout ce qui concerne
14:09le CAR,
14:10c'est-à-dire des crèches
14:11jusqu'aux EHPAD
14:12et même jusqu'aux obsèques.
14:14Et donc,
14:14il se présente
14:15contre les efforts
14:15tout en réalité
14:16en ayant une ligne politique
14:17et stratégique
14:18très proche de lui.
14:20Lui,
14:20il ne voulait pas
14:20qu'on rejoue
14:21justement au Parti 6,
14:22le Congrès de Marseille,
14:23fratricide,
14:24il dit qu'il y a une possibilité
14:25de faire travailler
14:26tout le monde ensemble
14:26et de les unir
14:28autour de lui
14:28qui réussit plus ou moins
14:30à le faire
14:30à la tête du groupe socialiste.
14:31Bon, en fait,
14:32ça a fait un flop.
14:33Eux, ils ne le disent
14:34évidemment pas comme ça,
14:34ils considèrent que c'est une victoire
14:35d'être quasiment à 20%.
14:36En réalité,
14:38ils espéraient beaucoup plus.
14:39Ah oui,
14:39ils y croyaient vraiment ?
14:40C'était pas juste
14:41pour exister le temps du Congrès ?
14:42Alors,
14:43ils ont fini par arrêter
14:44d'y croire,
14:45mais au départ,
14:45lorsque Boris Vallaud se lance,
14:46il se lance assez tardivement,
14:47mais il pense
14:48qu'il va pouvoir décrocher
14:49à la fois des gens
14:49chez Mayer Rossignol
14:50et des poids lourds
14:51chez Olivier Faure
14:52autour de sa candidature
14:53qui veulent justement
14:54un Congrès de réconciliation.
14:55Et en fait,
14:55ça n'a pas fonctionné.
14:57À part quelques-uns,
14:58c'est pas les gens
14:59qui ont un poids monumental
15:00au sein du Parti socialiste,
15:01ça n'est pas arrivé.
15:02Et donc,
15:03Boris Vallaud,
15:03il se retrouve dans cette position
15:05à avoir à la fois
15:05la même ligne
15:07quasiment qu'Olivier Faure,
15:08mais en même temps,
15:09les gens qui ont voté pour lui,
15:10c'est les gens
15:10qui veulent du changement,
15:11de fait,
15:11puisqu'ils n'ont pas voté
15:12Olivier Faure
15:13qui est à la tête du PS
15:14depuis 7 ans.
15:15Donc,
15:16en fait,
15:16c'est ce qui rend
15:16un peu
15:18le deuxième tour illisible.
15:19On ne sait pas
15:20quelle pourra être
15:20l'attitude
15:23des militants
15:24qui ont voté
15:24pour Boris Vallaud.
15:25Et surtout,
15:26si on regarde
15:26par rapport aux équilibres
15:29de 2023,
15:30c'est vraiment compliqué
15:31de comprendre
15:32comment ça va se passer
15:33parce qu'en gros,
15:34Alain Geoffroy avait fait 20%
15:35et aujourd'hui,
15:36on peut considérer
15:36que ces 20%,
15:37ils sont allés directement
15:37chez Mayer Rossignol
15:38qui est à 40%.
15:39Donc,
15:40lui,
15:40il a fait 10 points de plus
15:40qu'en 2023,
15:41Olivier Faure,
15:42lui,
15:42il a baissé de 9 points
15:43environ.
15:44Donc,
15:45il y a 10%
15:46de chez Mayer Rossignol
15:47grosso modo
15:47qui est parti
15:48chez Vallaud
15:48et 10%
15:49qui est parti
15:50de chez Faure
15:51vers Vallaud.
15:54Et donc,
15:54si chacun des adhérents
15:55retourne
15:56dans leurs camps
15:57initiaux,
15:58on peut considérer
15:59qu'Olivier Faure
15:59a une légère avance.
16:01Pour l'instant,
16:01il a 450 fois d'avance
16:03et selon les calculs
16:03de je ne sais plus
16:04quel journaliste,
16:05il lui en faudrait
16:051900 de chez Vallaud
16:07pour être sûr
16:08de gagner.
16:09En plus,
16:10si on rajoute ça
16:10au fait que
16:11Boris Vallaud a dit
16:12que lui personnellement
16:13voterait pour Olivier Faure,
16:14même s'il n'a pas donné
16:14de consigne de vote,
16:16le fait de dire ça,
16:17j'imagine que ça peut aussi
16:18en faire basculer
16:20quelques-uns vers Faure
16:21plutôt que vers Mayer Rossignol
16:22ou pas vraiment ?
16:23C'est possible,
16:24mais après,
16:25dans le secret de l'isoloir,
16:26enfin,
16:26le secret de l'isoloir,
16:27au parti,
16:28ce que je disais à Théo
16:28juste avant qu'on commence,
16:29c'est qu'au Parti Socialiste,
16:30c'est encore un peu archaïque.
16:32C'est des boîtes à chaussures,
16:33tu me parlais de boîtes à chaussures.
16:36Parce que dans chaque fédération,
16:39ça vote dans chaque section
16:40et ensuite,
16:40c'est rentré dans les fédérations,
16:41mais bon,
16:42vous voyez bien,
16:42il faut refaire voter 24 000 personnes,
16:43ils n'ont pas les moyens
16:44d'acheter des urnes
16:45comme nous,
16:46où on va voter
16:47pour la présidentielle ou l'utilisative.
16:48Donc,
16:49ils font ça dans des boîtes à chaussures,
16:51ce qui peut laisser aussi
16:52la place à de la tricherie,
16:54dans certaines sections
16:55où on se rend compte
16:56que Nicolas Mayer Rossignol
16:57fait 96% des voix,
16:59ou inversement,
17:00ça marche dans les deux sens,
17:02ou que Faure fait
17:03des scores stratosphériques.
17:05Et ils ne sont toujours pas passés
17:06au vote électronique
17:07et on vote toujours
17:08comme au congrès,
17:10comme le congrès d'Épinay de 1974
17:11quand c'était François Mitterrand
17:12qui a lancé le congrès,
17:14le parti socialiste.
17:16Voilà,
17:16c'est toujours ça qui régit
17:17la façon dont on vote
17:18au parti socialiste.
17:19Et donc,
17:19Olivier Faure,
17:19s'il est élu,
17:20lui promet maintenant
17:21un grand plan de modernisation
17:23du parti
17:23pour arrêter de voter,
17:27d'avoir se déplacé
17:28pour voter dans des boîtes à chaussures.
17:30Mais pourquoi attendre
17:31si longtemps
17:31pour moderniser
17:32la manière dont on vote,
17:34c'est un peu étonnant ?
17:35Parce que j'imagine,
17:35c'est pas...
17:36Ça fait sept ans qu'il est là,
17:37donc c'est vrai
17:37qu'il aurait pu le faire avant.
17:38Bah oui,
17:38parce que s'il y a un congrès
17:39tous les deux ans à peu près,
17:41c'est des choses
17:41qui auraient pu être mises en place avant.
17:43Mais je pense qu'il y a
17:43un attachement aussi,
17:45le problème,
17:46c'est que je pense
17:46du parti socialiste
17:47comme de plein de partis en France
17:48et que c'est un parti
17:48dont les militants
17:49sont relativement vieillissants.
17:51Ils ont aussi un attachement
17:52au fait de devoir se déplacer
17:53pour aller voter.
17:54Il y a aussi la fracture numérique,
17:55je pense qu'une partie
17:56des militants socialistes,
17:57l'outil internet,
17:58ça ne les passionne pas plus que ça
18:01et donc ils n'ont pas plus
18:02de compétences que ça
18:03pour voter.
18:04Et donc,
18:05peut-être qu'il y a ça aussi,
18:06il y a cet attachement quand même
18:07de prendre une partie
18:08de sa journée
18:09pour aller se déplacer,
18:10être avec les autres militants
18:11et aller voter.
18:12Je pense qu'il y a de ça.
18:13D'accord.
18:15Avant qu'on parle un peu
18:16des conséquences
18:17de l'élection
18:17d'un tel ou un tel,
18:19est-ce que tu as un pronostic ?
18:20Même si tu viens
18:21de nous expliquer
18:21pourquoi c'était très difficile
18:22de se projeter,
18:23est-ce qu'Emilio Mellet,
18:24spécialiste du parti socialiste
18:25à l'humanité,
18:26a un pronostic ?
18:28Je pense qu'aujourd'hui,
18:29Olivier Faure part
18:29avec une petite avance.
18:31Donc, je dirais
18:31Olivier Faure sur le fil,
18:33mais je ne serais absolument
18:34pas surpris
18:34si Nicolas Maillot-Rossignol
18:36l'emportait.
18:37Très bien.
18:39Alors,
18:40ensuite,
18:43la question...
18:44Ouais,
18:45Olivier Faure, allez.
18:46Allez, Olivier Faure.
18:48Vous l'aurez entendu ici
18:49si Olivier Faure le remporte.
18:52Est-ce que,
18:53avant de passer un peu
18:54sur les conséquences
18:55pour le PS,
18:56pour l'Union de la gauche,
18:56pour la présidentielle,
18:57est-ce que tu veux
18:57qu'on revienne sur quelques points
18:59de l'entretien ?
19:00Peut-être sur les différentes lignes,
19:01on a dit qu'on en parlerait.
19:03En fait,
19:03c'est ça qui est intéressant
19:04d'analyser.
19:05C'est ce qui se passe
19:08d'un point de vue des idées,
19:09de l'idéologie du parti socialiste.
19:11Et c'est en fait ça
19:12qui fera l'objet
19:14de la prochaine,
19:16une de l'Humanité Magazine
19:17dont je vous parlais tout à l'heure,
19:18c'est d'essayer de comprendre
19:18quel est ce logiciel
19:20social-démocrate
19:20dont on se dit
19:21qu'il a presque arrêté de penser
19:23depuis 2012
19:23et la victoire de François Hollande.
19:25C'est vrai qu'on a du mal
19:26à trouver une idée forte aujourd'hui
19:27défendue par le parti socialiste.
19:28Non, peut-être,
19:29je suis peut-être un peu sévère,
19:30il y a quand même eu
19:31l'idée du revenu universel
19:32qui avait été porté par Benoît Hamon
19:33à la présidentielle de 2017.
19:35Mais c'est vrai qu'on attend
19:35quand même les grandes idées
19:36qui viennent du parti socialiste
19:37qui étaient avant,
19:38on peut en penser ce qu'on veut
19:39du parti socialiste,
19:39mais au moins il y avait des idées.
19:40On pensait parce qu'il y avait
19:41les courants, en gros,
19:43des sociolibéraux,
19:44Dominique Strauss-Kahn
19:45jusqu'à la gauche
19:46de Jean-Luc Mélenchon,
19:48la gauche du parti socialiste.
19:50C'était un vrai débat d'idées,
19:51il se foutait vraiment sur la gueule,
19:52mais au moins ça pensait.
19:54Aujourd'hui...
19:55Ça ne pense plus beaucoup ?
19:56Alors c'est compliqué de trouver
19:59effectivement de nouvelles idées
20:00au parti socialiste
20:00et même de définir
20:01la ligne du parti socialiste.
20:03Alors pour ça,
20:04pour mon papier,
20:05il se trouve que j'ai appelé
20:05un chercheur,
20:06un politologue
20:07qui s'appelle Frédéric Savicky,
20:08il est spécialiste lui
20:09du parti socialiste
20:11et il en vient un peu
20:12au même constat.
20:13Aujourd'hui c'est compliqué
20:14de dire vraiment
20:15où se situe le parti socialiste
20:16parce qu'ils ont arrêté
20:18de mettre à jour
20:19leur logiciel
20:21autrement qu'en utilisant
20:23des mots-clés
20:23un peu vagues.
20:28Alors comment on pourrait
20:29aujourd'hui définir
20:29le parti socialiste ?
20:30Eux ils disent socialiste,
20:31ils ne disent pas
20:32sociodémocrate,
20:33c'est un terme
20:34qui n'est pas utilisé chez eux,
20:35qui a longtemps été considéré
20:36comme un...
20:36Je crois que Méliore-Rossillon
20:37l'utilise,
20:37le revendique social-démocrate.
20:39Non, lui il veut un...
20:41Il l'utilise
20:42mais en s'intégrant
20:44qu'à moitié dedans.
20:45Il dit qu'il y a un espace
20:46social-démocrate
20:47qui déborde
20:50en gros jusqu'à Cazeneuve
20:52et Raphaël Glucksmann.
20:54D'accord.
20:55Et donc c'est d'abord
20:56avec cet espace-là
20:58qu'il faudrait
21:00travailler pour le parti socialiste
21:01et ensuite élargir
21:02au reste de la gauche.
21:03Ça c'est ce que dit
21:05Nicolas Maillard-Rossignol.
21:07Et j'ai aussi interrogé
21:08évidemment pour ce papier
21:09des socialistes eux-mêmes.
21:11Alors,
21:12ils ne savent pas vraiment définir
21:13ce que c'est le socialisme.
21:15On peut le regarder...
21:15Non mais enfin,
21:15on peut regarder dans l'interview
21:16j'aurais posé la question
21:17d'ailleurs aux trois candidats.
21:22Quel est le...
21:24C'est aussi au début...
21:25Non, c'est un peu après...
21:26Hop, définition du socialisme.
21:28Voilà.
21:28Qu'est-ce que le socialisme
21:29pour vous ?
21:30Une question qui,
21:31quand tu fais partie
21:31du parti socialiste,
21:32devrait être plutôt facile.
21:34Oui.
21:35Mais alors après,
21:35ils répondent,
21:36en fait ils font une réponse,
21:36une réponse qui a...
21:37Je ne dis pas qu'elle n'a pas de sens,
21:38elle a du sens,
21:39mais en fait elle n'est pas très concrète
21:40comme réponse.
21:40Qu'est-ce que c'est le socialisme ?
21:41Du coup,
21:42Nicolas Maire-Rassignol nous dit
21:43que le socialisme est né de la révolte
21:45contre toutes les injustices.
21:46C'est donc une philosophie politique
21:47qui a pour objectif
21:49justice et progrès,
21:50justice sociale,
21:51justice écologique
21:52et justice fiscale.
21:53Sans se mouiller sur après
21:54quel degré.
21:55Comment on fait ?
21:57Olivier Faure, lui,
21:58il nous cite Léon Blum.
22:00En gros, il dit que c'est
22:01quand on considère
22:03que les inégalités
22:04ne sont pas naturelles
22:07et qu'il y a une confrontation
22:09entre le salarié et le patronat.
22:12Et ensuite, Boris Vallaud,
22:13lui, nous dit
22:13c'est soustraire les individus
22:14à toute forme de domination
22:15pour abattre les frontières invisibles
22:16qui s'opposent à la fraternité humaine.
22:18Alors c'est des belles phrases.
22:19Oui.
22:19Non mais c'est joli.
22:20Là, on comprend bien
22:21tous les mots un peu...
22:22Enfin, des concepts un peu forts
22:23qui sont un peu mélangés
22:24pour au final,
22:25qu'est-ce qu'il y a de concret derrière ?
22:26On ne sait pas très très bien.
22:28Et donc, moi, il y en a un,
22:29j'ai un socialiste
22:29à qui j'ai posé la question
22:31que j'ai eu hier.
22:32Pour ne rien vous cacher,
22:33que j'ai même remercié
22:33parce qu'en fait, il était honnête.
22:34Il disait clairement les choses.
22:36Et donc, je vais vous la lire,
22:37sa définition du logiciel socialiste
22:40parce qu'il y a un député,
22:42il s'appelle Laurent Baumel.
22:43C'est un ancien frondeur
22:44de François Hollande.
22:44C'est une des rares personnes
22:46au Parti Socialiste
22:47qui pense beaucoup.
22:51Et non mais au-delà
22:52des jeux stratégiques
22:54parce que sur les jeux stratégiques,
22:55ils sont nombreux
22:56à penser beaucoup,
22:57mais sur la matrice socialiste.
22:58Et donc, Laurent Baumel,
23:00il dit le Parti Socialiste
23:01est un parti qui a accepté
23:02le cadre de l'économie
23:03de marché capitaliste
23:04mais qui reste déterminé
23:05à le réguler à travers
23:06un attachement aux outils
23:07de l'État social
23:08comme les services publics,
23:09la redistribution,
23:10la fiscalité,
23:10la dépense publique,
23:11la croissance
23:12et la sécurité sociale.
23:14Depuis une vingtaine d'années,
23:15nous y avons ajouté
23:15la conscience écologique
23:17et sur cette définition,
23:18dit-il,
23:19il n'y a pas de dévergence
23:20au sein du Parti Socialiste
23:21mais ce qui diffère,
23:23c'est la position du curseur
23:24de l'intervention
23:26de l'État.
23:27Et il dit,
23:27dès lors que vous êtes
23:28sur cette logique
23:29entre confrontation
23:30et compromis
23:31avec l'économie du marché,
23:32vous devez être sensible
23:32aux conditions de rentabilité
23:33des entreprises
23:34pour ne pas décourager
23:35les investisseurs.
23:37Et il termine en disant,
23:38comme toujours,
23:39il y a ce débat
23:41et surtout l'expérience
23:42des socialistes
23:42qui ont gouverné
23:43a montré
23:44que le curseur
23:45se déplace davantage
23:46vers le social-libéralisme
23:47à cause de la pression
23:48des marchés financiers
23:49et que les socialistes
23:50ont à l'évidence
23:51du mal à y résister.
23:52Voilà.
23:53Donc c'est assez clair.
23:54Et donc là,
23:54on a quelqu'un
23:55qui assume le logiciel socialiste.
23:57Donc aujourd'hui,
24:00le sujet au Parti Socialiste
24:01c'est donc quel curseur on met
24:02et comment on fait en sorte
24:04aussi de tenir les engagements.
24:06Le sujet d'Olivier Faure
24:07il l'a redit
24:08dans un meeting
24:09dématérialisé
24:09avec ses militants.
24:10Il dit,
24:10le sujet maintenant
24:11c'est que le Parti Socialiste
24:12parce que c'était dans le chat
24:13d'ailleurs c'est les sociotraîtres
24:14qu'il faut arrêter de trahir.
24:16Il faut aujourd'hui
24:17lorsqu'on prenne des engagements
24:19on les tienne
24:21et qu'on ne déplace pas
24:22et donc chez Olivier Faure
24:23il considère que ça passe
24:24par l'union de la gauche
24:25parce qu'en fait
24:25de s'allier avec des gens
24:26comme François Ruffin
24:29comme les communistes
24:30comme les écologistes
24:31en fait,
24:32ça les oblige.
24:33Ça leur rajoute
24:34une pression supplémentaire
24:35ça contrebalance
24:36avec la pression
24:36des marchés économiques.
24:38Est-ce que c'est pas un peu triste
24:38de se dire qu'ils ont forcément
24:39besoin d'autres partis
24:40pour être sûrs de ne pas trahir ?
24:41Est-ce que c'est pas...
24:42Je trouve que c'est un peu triste
24:43de concevoir,
24:46de dire
24:46en fait forcément
24:48intrinsèquement
24:49on va trahir
24:49donc on a besoin des autres
24:50pour nous garder
24:51dans le droit chemin.
24:51C'est un peu triste
24:52non ?
24:52Je sais pas.
24:53De voir les choses comme ça ?
24:54Peut-être un peu.
24:58En tout cas
24:59c'est parce que
25:00c'est la différence
25:01entre aussi
25:01entre Nicolas Maier-Rossignol
25:02et Olivier Faure
25:03c'est lui qui...
25:03Nicolas Maier-Rossignol
25:04il me considère
25:04qu'il faut d'abord
25:05aller avec les sociodémocrates
25:06donc les gens
25:07qui sont beaucoup plus
25:07centristes
25:08qui sont plus
25:08selon la définition
25:09de Olivier Faure
25:10plus démocrates
25:11que sociaux
25:11c'est vrai que
25:12par exemple
25:12quelqu'un comme
25:13Raphaël Glucksmann
25:13ou même comme
25:14Bernard Cazeneuve
25:15on les entend très peu
25:15parler de social.
25:18Je trouve que
25:18je suis allé sur le site
25:19il n'y a pas longtemps
25:19de place publique
25:20pour aller voir
25:20et en fait c'est pareil
25:20ils enfilent les mots-clés
25:22nous on considère
25:24que les inégalités
25:25ne sont pas naturelles
25:27et donc on veut
25:28prendre une politique sociale
25:28laquelle ?
25:30J'ai commencé à lire
25:31le bouquin
25:31de Bernard Cazeneuve
25:33il y a deux chapitres
25:34consacrés par exemple
25:35à la réforme des retraites
25:36j'ai toujours pas compris
25:36la position de Bernard Cazeneuve
25:37sur les retraites
25:38non mais c'est pas concret
25:41et en fait
25:41c'est des gens
25:42qui sont davantage
25:43dans un accommodement
25:44avec le libéralisme
25:47que l'aile gauche
25:48qu'aujourd'hui
25:49Boris Vallot
25:50Olivier Faure
25:50qui sont des socialistes
25:52qui sont vraiment
25:53radicalement opposés
25:54au néolibéralisme
25:55mais pas au modèle
25:56du capitalisme
25:57c'est le néolibéralisme
25:58qui cible des gens
26:00comme Bernard Cazeneuve
26:01qui dans la continuité
26:02de François Hollande
26:03on est plus vers
26:04du social libéralisme
26:05et donc il y a des gens
26:06qui ont déjà intégré
26:07et on l'a vu
26:08en gros qu'il faut mener
26:09une politique de l'offre
26:09ça veut pas dire
26:10qu'il n'y a pas de
26:11contrepartie sociale
26:12à donner
26:12parce que le quinquennat
26:14de François Hollande
26:14ce n'est pas que
26:15la politique de l'offre
26:15il y a aussi
26:16le compte pénibilité
26:17mais ça pèse bien peu
26:18par rapport aux milliards
26:19d'euros
26:20dont ont été abreuvés
26:21les entreprises
26:22sans je le rappelle
26:23contrepartie
26:25et d'ailleurs
26:25quand on regarde
26:27la question que j'ai posée
26:28aussi aux trois candidats
26:31qui est suivante
26:31c'est pas celle-ci
26:33sur la tête
26:33c'est celle-là
26:34que dites-vous à ceux
26:35parmi les électeurs de gauche
26:36et vos potentiels partenaires
26:37notamment
26:37qui craignent le retour
26:38d'une tentation hégémonique
26:39du PS
26:40avec une ligne sociale libérale
26:41donc sous-entendu
26:41est-ce qu'on n'est pas
26:42vers le retour
26:42de François Hollande
26:44et alors ce qui est intéressant
26:45c'est la différence
26:46de réponse
26:46entre
26:48Maillard Rossignol
26:48et Faure
26:50Olivier Faure
26:50lui se contente
26:52laconique
26:52d'un
26:53ce n'est pas maligne
26:56parce qu'Olivier Faure
26:58il a compris
26:58que lui
26:58c'était moins son sujet
26:59lui il est moins renvoyé
27:00en réalité
27:00à François Hollande
27:01que Nicolas Maillard Rossignol
27:02dont les soutiens
27:03sont parmi les très proches
27:05de François Hollande
27:07et donc Nicolas Maillard
27:08il laisse en gros
27:08Nicolas Maillard Rossignol
27:09se dépêtrer
27:10de cette accusation
27:12et il y répond
27:13et toi tu m'avais dit
27:14que ça t'avait fait sourire
27:16et t'es pas le premier
27:17parce que ça a fait marrer
27:18beaucoup de monde
27:18la première phrase
27:19des trois candidats
27:20je suis le plus à gauche
27:21et c'est Nicolas Maillard Rossignol
27:22qui dit ça
27:23enfin je veux dire
27:23on peut être d'accord
27:24ou pas avec sa ligne
27:25mais assez objectivement
27:26ce n'est pas le candidat
27:27le plus à gauche
27:28du parti socialiste
27:29même si dans les lignes politiques
27:30les lignes politiques
27:31ne sont pas très claires
27:32en tout cas dans ce qu'il défend
27:33et avec qui il veut discuter
27:35j'en ai pas l'impression
27:36en fait c'est une ligne politique
27:37c'est ce que m'a dit
27:37Frédéric Savicky
27:38le politologue que j'ai interrogé
27:39qui trouve qu'on est
27:40un peu trop sévère
27:41avec le quinquennat
27:43de François Hollande
27:43c'est des gens
27:44qui ne portaient pas forcément
27:45l'orientation de François Hollande
27:46au départ
27:47il y a une proche
27:48de Mayer Rossignol
27:48qui s'appelle Damien Larrache
27:49qui est la première fédérale
27:50à Paris
27:52donc c'est la chef
27:52des socialistes parisiens
27:53elle le dit dans son bouquin
27:54à l'époque
27:55j'aurais été frondeuse probablement
27:57mais pourtant
27:57pour autant
27:57il considère qu'il ne faut pas
27:58tout noircir
27:59et qu'il y a des choses
28:01bien qui a été faites
28:01et donc ce qui est drôle
28:02c'est la façon
28:02dont Nicolas Mayer Rossignol
28:06se défend de ses accusations
28:07alors eux
28:08quand on leur pose la question
28:09ils en ont marre
28:10qu'on leur pose
28:10d'ailleurs ils s'énervent
28:10je l'aurais posé aussi
28:12dans une conférence de presse
28:13il y avait tout le monde
28:14il y avait Carole Delga
28:15Valérie Rabault
28:16Jérôme Gage
28:18Philippe Brun
28:18Lamia et Larache
28:19David Assouline
28:20c'était tout cela
28:20et Nicolas Mayer Rossignol
28:21et quand je leur pose cette question
28:22ils ont bizarrement
28:23c'était épidermique
28:24ils ont tous voulu répondre à la question
28:25c'est même relativement rare
28:26dans une conférence de presse
28:27mais cette fois
28:27ils ont tous voulu prendre le bâton
28:28de parole pour dire
28:29non non ce que vous dites
28:30est faux et etc
28:31et donc Mayer Rossignol
28:32dans l'entretien lui il dit
28:34regardez simplement
28:34ce qu'on fait
28:35dans nos mairies
28:36et donc effectivement
28:37il y a des politiques
28:38qui sont de gauche
28:39qui sont menées dans les mairies
28:40dans les mairies socialistes
28:42après on peut dire aussi
28:42mener des politiques de gauche
28:44à l'échelle locale
28:45c'est plus facile
28:45qu'à l'échelle nationale
28:46parce que le maire
28:49ne lève pas l'impôt
28:50il n'a pas à fighter
28:53avec le capital
28:54autant qu'on a
28:56à l'échelle nationale
28:57il n'y a pas de pouvoir réglementaire
28:58etc
28:59donc c'est plus simple
29:00et donc en fait
29:00en répondant à ça
29:01ça lui évite d'avoir à répondre
29:02justement
29:02à savoir
29:03où est-ce qu'il place le curseur
29:04sur la ligne
29:05qu'avait définie Laurent Baumel
29:07et ce qui est aussi très drôle
29:08c'est la fin de sa réponse
29:08il continue à la comparaison
29:09avec les deux autres candidats
29:11il dit
29:11des trois candidats
29:12je suis le seul
29:13à avoir voté non
29:13au référendum de 2005
29:15le référendum
29:15donc le TCE
29:16sur la constitution européenne
29:18je suis le seul
29:18à avoir été adhérent à attaque
29:20donc il serait presque supposé
29:21que Nicolas Maillard
29:22est un alter mondialiste
29:24et surtout
29:24c'est la dernière phrase
29:25l'avant-dernière phrase
29:26que je trouve géniale
29:27des trois
29:27je suis le seul
29:28à n'avoir jamais travaillé
29:29avec François Hollande
29:30comme quoi
29:31il a lui aussi
29:31comprémié avec François Hollande
29:32et comme radioactif
29:33y compris au parti socialiste
29:34parce qu'en fait
29:35Boris Valois
29:35a été secrétaire adjoint
29:36de l'Elysée
29:37sous le quinquennat Hollande
29:39c'est lui qui a remplacé
29:39en fait Emmanuel Macron
29:40quand il a été nommé
29:41ministre de l'économie
29:42donc Valois est rentré
29:43à l'Elysée
29:44et Olivier Faure
29:45c'est l'ancien directeur
29:45de cabinet
29:46de François Hollande
29:47lorsqu'il était premier secrétaire
29:48du parti socialiste
29:49à l'époque
29:49ça fait 20 ans
29:51directeur de cabinet
29:52adjoint aussi
29:52après stratégiquement
29:53il a raison
29:54d'utiliser cet argument
29:56c'est facile quoi
29:58c'est facile
29:58ça marche
29:59Hollande
29:59ça résonne
29:59dans tous les esprits
30:01oui mais ça traduit aussi
30:02qu'ils ont un peu
30:02le logiciel
30:03le logiciel honteux
30:05c'est-à-dire qu'ils n'assument
30:06pas pleinement
30:06ce qu'ils sont
30:07c'est-à-dire qu'on peut
30:08considérer que Laurent Baumel
30:09aujourd'hui c'est vraiment
30:10un tenant de l'aile gauche
30:10de ce qui reste de l'aile gauche
30:12du parti socialiste
30:12Laurent Baumel
30:13il assume de dire que
30:14oui le parti socialiste
30:15a accepté le cadre
30:16de l'économie
30:17de marché capitaliste
30:18voilà
30:18au moins c'est clair
30:19il ne se cache pas
30:20derrière son petit doigt
30:20il dit les choses
30:21on se rend compte
30:21que quand on interroge
30:22les aspirants
30:23ils sont quand même
30:24un peu emmerdés
30:25ils ne veulent pas trop
30:26répondre sur le fond
30:27parce qu'ils savent
30:28qu'à gauche
30:30il y a aussi des totems
30:31à gauche
30:31la question
30:32on l'a vu avec
30:32l'interview de Marine Tondelier
30:34dans ça ira
30:35la question du capitalisme
30:36du rapport au capitalisme
30:37au sein de l'électorat de gauche
30:39c'est quelque chose qui compte
30:40même si on peut considérer
30:41que c'est très théorique
30:42c'est ce qu'elle considérait
30:43mais en fait ça compte
30:45et donc on voit bien
30:46qu'eux ils sont en difficulté
30:47pour essayer de se dépatouiller
30:48avec ça
30:48en disant
30:49oui alors du coup
30:50nous ce qu'il faut
30:51c'est faire des compromis
30:52j'ai dit le bouquin d'Olivier Fort
30:52il a sorti un bouquin aussi
30:54en fait on ne comprend pas bien
30:55ce qu'est le logiciel
30:56d'Olivier Fort dans le bouquin
30:57mais par contre on comprend
30:58que être au Parti Socialiste
30:59c'est faire des compromis
31:00mais les compromis avec quoi ?
31:01il ne le dit pas vraiment
31:02et tu penses
31:03ce flou dans la ligne politique
31:05est-ce que c'est un manque
31:05de réflexion
31:06comme tu le disais au début
31:07est-ce que
31:08comme tu viens de dire maintenant
31:09c'est plutôt
31:10de la prudence
31:11ils n'ont pas envie
31:12de trop s'avancer
31:13pour éviter de fâcher
31:15l'aile gauche un moment
31:16l'aile droite un moment
31:17enfin comment on explique
31:19ce flou de lignes politiques
31:21et en fait l'absence
31:22d'une colonne vertébrale
31:23assez solide quoi
31:25alors je pense qu'il y a plusieurs choses
31:27moi ce qui me fascine
31:28c'est que dans ce congrès
31:28c'est que c'est devenu un débat
31:29c'est qu'aujourd'hui
31:30Boris Vallo dit
31:31le Parti Socialiste a arrêté de penser
31:32il veut créer une académie
31:33Léon Blum
31:34justement sur le modèle
31:35de l'Institut La Boétie
31:36et de la France Insoumise
31:37qui soit à la fois
31:37un institut de formation
31:39mais aussi de création d'idées
31:41et Nicolas Maier-Rossignol
31:42aussi il tape
31:43on a arrêté de penser etc
31:44bon Boris Vallo lui a le mérite
31:45d'avoir mis une idée
31:46sur la table
31:47c'est celle de la démarchandisation
31:48que je vous expliquais
31:48Nicolas Maier-Rossignol
31:49et ses soutiens
31:51disent on a arrêté de penser
31:52il disait déjà ça
31:53au congrès de Marseille
31:54pour autant
31:54ils n'ont pas avancé
31:55le début d'une idée
31:57dans ce congrès
31:58sur quoi on peut
32:00et Olivier Faure
32:00c'est pareil
32:01on ne lui dit pas
32:01que le Parti Socialiste
32:02a arrêté de penser
32:03ils disent qu'en gros
32:04il y a eu des programmes
32:05qui ont été mis en place
32:05et que voilà
32:07je pense qu'il y a plusieurs choses
32:11c'est que le Parti Socialiste
32:12était redevenu un petit parti
32:14pas à l'échelle locale
32:16mais à l'échelle nationale
32:17c'est-à-dire qu'il n'y avait
32:17quasiment plus de députés
32:18il y avait une trentaine de députés
32:19là où ils en ont eu plus de
32:20plus de 300 à certains moments
32:23donc ça veut dire qu'aussi
32:25on perd en spécialisation
32:26parce qu'en fait
32:26quand il y a énormément de députés
32:27il y a beaucoup de députés
32:28qui peuvent explorer
32:29différents sujets
32:30et donc en fait
32:30créer de l'idéologie
32:32créer de la théorie
32:34ce qui n'est plus le cas
32:35lorsqu'on en a 30 ou 35
32:37il y a ça
32:39il y a aussi une fuite
32:41de militants
32:42des gens qui sont partis
32:43qui en fait
32:43la réflexion militante
32:44aussi ça compte
32:45donc ils sont partis
32:46donc des gens ont arrêté
32:47et aussi
32:48ils ont un peu externalisé
32:49en fait la pensée
32:51à la fois la fondation
32:52Jean Jaurès
32:53qui s'était émancipée
32:54du Parti Socialiste
32:55mais en fait
32:55il y a quand même
32:56toujours des liens
32:57et donc c'est la fondation
32:58Jean Jaurès
32:58qui s'est davantage
32:59mis à penser
33:02et aussi
33:03à la société civile
33:04plutôt sociale-démocrate
33:06qui s'est retrouvée
33:07dans ce qu'on appelle
33:07le pacte du pouvoir de vivre
33:08autour de la CFDT
33:10sauf qu'en fait
33:11on se rend compte
33:11que la porosité des idées
33:13ça marche pas vraiment
33:14en fait
33:14ils ne se réapproprient pas
33:15plus que ça
33:17ces idées là
33:18et d'ailleurs
33:18ils l'ont critiqué
33:19même au delà
33:20quand on voit
33:21Raphaël Glucksmann
33:21au mois de septembre
33:22il nous expliquait
33:23que le problème
33:24du Parti Socialiste
33:25et des sociodémocrates
33:26c'est qu'ils avaient laissé
33:27la France Insoumise
33:28avoir une hégémonie culturelle
33:30parce qu'eux
33:30ils avaient travaillé
33:31on savait en gros
33:32ce que pensait
33:32la France Insoumise
33:33de tous les sujets
33:33que ce soit la mer
33:34la réforme institutionnelle
33:35la fiscalité etc
33:36est-ce qu'était pas le cas
33:38des sociodémocrates
33:39alors lui
33:39il s'est promis
33:40que en fait
33:41le place publique
33:42son mouvement
33:44élaborerait
33:45des programmes
33:46et des projets
33:46très concrets
33:48et d'ailleurs
33:48il devrait pas tarder
33:49à le publier
33:49mais en fait
33:49jusque là
33:50pour l'instant
33:51on n'a pas vu
33:52la couleur d'une idée
33:53je vois quelqu'un
33:54dans le chat
33:54qui accusait le PS
33:55d'être un parti électoraliste
33:57et que c'était pour ça
33:57que la ligne politique
33:58était si floue
34:00est-ce que pour toi
34:00l'électoralisme
34:01ça fait aussi partie
34:03des causes
34:04de ce brouillage
34:05de la ligne
34:06ou est-ce que
34:07c'est pas forcément
34:08propre au PS
34:09moi en fait
34:10je comprends pas bien
34:11ce terme d'électoraliste
34:12parce qu'en fait
34:13de toute façon
34:13les partis politiques
34:14ils veulent gagner
34:15les élections
34:15donc évidemment
34:16qu'il y a des stratégies
34:17de conquête de l'électorat
34:19le parti socialiste
34:20n'est pas le seul parti électoraliste
34:21la France Insoumise
34:21est un parti électoraliste
34:22le parti communiste aussi
34:23les Verts
34:24les Macronistes
34:25le RN
34:25en fait
34:25l'électoralisme fait partie
34:28de la conquête du pouvoir
34:29donc c'est un pan
34:31de la
34:32après la question
34:33c'est est-ce que ça pousse
34:33à transformer
34:34ou à transformer le programme
34:36ou à ajouter du flou
34:38peut-être que la personne
34:39déjà disait
34:40en fait
34:40ça a pris tellement
34:41d'importance au PS
34:42que du coup
34:43les débats de fonds
34:44en fait
34:45ne sont que
34:45ne sont relégués
34:47que ce qui prime
34:48maintenant uniquement
34:49c'est l'électoralisme
34:49moi je pense qu'ils sont
34:50tiraillés en fait
34:51par le débat public actuel
34:52par l'état du débat public
34:54à l'extrême droitisation
34:55et la force du libéralisme
34:58du néolibéralisme
34:58à d'Emmanuel Macron
34:59c'est-à-dire
35:00il voit aussi
35:00ce qui est devenu
35:01le paysage médiatique
35:02le débat public
35:03tel qu'il a été
35:04et donc ils ont
35:05tendance à vouloir
35:06donner davantage de gage
35:07à des gens
35:07qui ne votent plus
35:08aujourd'hui pour eux
35:08mais qui pourraient
35:09demain voter pour eux
35:10qui veulent parler
35:10de sécurité
35:11qui veulent parler
35:11d'immigration
35:13de laïcité etc
35:15et donc ils ont
35:15parfois un peu du mal
35:16à assumer aussi
35:17certaines positions
35:19parce qu'ils ne veulent
35:20pas se couper
35:20d'un électorat potentiel
35:21et ils sont soucieux
35:22de montrer qu'ils sont
35:23une gauche de gouvernement
35:25sérieuse
35:25c'est leur terme
35:26ce n'est pas les miens
35:27je ne sais pas
35:28ce que ça veut dire
35:28gauche de gouvernement
35:31mais qu'en gros
35:33ils veulent montrer
35:34qu'ils sont responsables
35:37et que lorsqu'ils parlent
35:39ce n'est pas pour faire
35:41des promesses en l'air
35:42le populisme de Mélenchon
35:43etc
35:44c'est ça qui nous répond
35:47très bien
35:48je vois que ça débat
35:48dans le chat
35:49c'est bien débatté
35:49toujours dans le respect
35:50mais c'est bien
35:52je vois que ça génère
35:53des débats
35:54dès qu'on dit
35:55parti socialiste
35:55en général le chat
35:56c'est avoir une heure
35:58de PS
35:58mais c'est bon
35:59ça te fait plaisir
36:00qu'on parle du PS
36:02tu kiffes le PS
36:03t'aime bien en parler
36:04en tout cas
36:04t'aime bien les étudier
36:06ils sont intéressants
36:07mais après
36:07j'avoue que les congrès
36:08c'est un peu relou
36:09j'imagine que ce n'est pas
36:10les moments les plus
36:11les plus funky de l'année
36:14au moins à Marseille
36:15au congrès de Marseille
36:16c'était sympa
36:17il y avait Marseille
36:17non mais surtout
36:18ils se foutaient
36:19sur la tronche
36:20dans les couloirs
36:22c'est au Prado
36:25du pharaoh
36:25et après au pire
36:27on sortait
36:27il y avait Marseille
36:28bon là
36:29ça avait un peu un intérêt
36:30bon après
36:30je suis jamais allé à Nancy
36:31on va découvrir
36:31la place Stanislas
36:32mais Nancy
36:33c'est peut-être
36:33c'est pas Marseille
36:34après Nancy
36:35si jamais il y a des gens
36:36de Nancy
36:36je ne sais pas
36:37quel est le gentilet de Nancy
36:38les Nancyens
36:40Nancyens
36:41les Nancyens
36:41ah ouais
36:42ça fait un peu
36:42ça fait un peu
36:43à côté de la mer
36:44genre les Fosséens
36:46bref
36:47il nous reste une vingtaine
36:48de minutes
36:49est-ce que c'est pas
36:50le moment un peu
36:50de parler des
36:52conséquences
36:53sur l'EPS
36:54sur la gauche
36:56sur le NFP
36:57sur les présidentielles
36:58peut-être tu peux nous faire
36:59un petit point
37:00sur la ligne
37:02de l'union
37:03ou pas de l'union
37:04d'Olivier Fort
37:05et de Meyer-Rossignol
37:08peut-être tu nous fais
37:09un petit point
37:09genre si
37:10Meyer-Rossignol
37:11qui est élu
37:12qu'est-ce que ça veut dire
37:13pour l'EPS
37:14et pour la gauche
37:15et inversement
37:16alors
37:17ils ont
37:17déjà officiellement
37:18ils sont tous les deux
37:19unionistes
37:20ils sont qui veulent tous les deux
37:21une union de la gauche
37:22mais pas dans les mêmes modalités
37:25d'un côté
37:26on a Olivier Fort
37:27qui lui reste fidèle
37:27globalement
37:28à la ligne
37:29qu'il avait jusqu'ici
37:31moins Mélenchon
37:32c'est quand même
37:33un gros
37:33point de différence
37:34oui
37:35en fait
37:35le parti socialiste
37:36s'est réaffirmé
37:37sur la scène nationale
37:38et donc a des ambitions
37:39pour 2027
37:40ils ne veulent pas laisser
37:41la France insoumise
37:43prendre le leadership
37:44de l'union
37:45ils veulent
37:46les contester
37:47et donc ils ont acté
37:48que Jean-Luc Mélenchon
37:49ce que tous les autres
37:49ont acté d'ailleurs
37:50que Jean-Luc Mélenchon
37:51sera candidat en 2027
37:52et donc ils se disent
37:53nous on n'ira pas derrière lui
37:56ça veut dire
37:56qu'il faut organiser
37:57un espace ailleurs
37:58Olivier Fort dit
37:59il faut qu'on fasse
38:00un rassemblement
38:01qui aille de François Ruffin
38:02à Raphaël Glucksmann
38:03c'est comme ça
38:04c'est la formule consacrée
38:05de Ruffin à Glucksmann
38:08la question de la primaire
38:09il n'est pas fan
38:09lui-même est déjà
38:09plus ou moins candidat
38:10Olivier Fort il l'a dit
38:11qu'il pouvait faire partie
38:13de ceux qui peuvent aspirer
38:16à être prétendant à l'Elysée
38:17comme il était prétendant
38:18à Matignon
38:19après les élections
38:23législatives de l'année dernière
38:25et donc lui il veut
38:26continuer dans cet espace-là
38:28de Ruffin à Glucksmann
38:28et donc organiser
38:30d'abord avec un programme commun
38:32puis une désignation
38:33qui sera le candidat
38:37mais le candidat
38:39présidentiel
38:40le problème c'est qu'il évite
38:42à chaque fois de parler
38:43d'une autre question
38:44qui est celle des législatives
38:45ils ne disent pas
38:46s'il n'y aura plus
38:47d'alliances législatives
38:48avec la France insoumise
38:50aujourd'hui ce que le problème
38:51c'est surtout Jean-Luc Mélenchon
38:52Jean-Luc Mélenchon
38:53et sa garde rapprochée
38:53qui de toute façon
38:54il se brutalise le débat
38:55etc
38:56sur les mêmes arguments
38:57qu'on entend depuis un moment
38:57mais qui ne sont pas
38:58totalement faux
38:59mais c'est juste qu'il y en a
38:59qui s'en accommodent
39:00plus que d'autres
39:02bien sûr c'est la théorie
39:03de la conflictualité
39:05en politique
39:05elle est théorisée
39:06à la France insoumise
39:06et ça ne va pas
39:07au parti socialiste
39:08voilà
39:08et là-dessus
39:09ils s'affrontent
39:10ça n'a pas empêché
39:10des alliances
39:11en 2022
39:11en 2024
39:12par exemple
39:13on ne voit pas
39:14concrètement
39:15ce qui depuis un an
39:16est le nouveau front populaire
39:17fait qu'aujourd'hui
39:18il y aurait des gauches
39:19irréconciliables
39:19on se rappelle que
39:20pendant les européennes
39:20ils se traitaient
39:21de la fois de génocidaire
39:21et d'antisémite mutuellement
39:22donc une fois
39:24qu'ils ont dépassé ça
39:25là depuis un an
39:26il ne se passe pas
39:28grand chose
39:28si ce n'est
39:28la non-censure
39:30de François Bayrou
39:31donc ça c'est
39:31dans ce cadre-là
39:32que veut avancer
39:33Olivier Faure
39:34mais tout en ne disant pas
39:35avec quelle majorité
39:36il gouvernerait demain
39:37si jamais la gauche
39:38arrive à responsabilité
39:39est-ce que la France Insoumise
39:40ferait partie
39:40d'un pacte de gouvernement
39:42avec cet axe
39:43de Glucksmann à Ruffin
39:44de Glucksmann à Ruffin
39:45Nicolas Maillot-Rossinol
39:47lui je vous le disais
39:47il veut d'abord
39:48fédérer les sociodémocrates
39:50sa phrase
39:50une phrase qu'il répète
39:51tout le temps
39:51c'est il y a plus de socialistes
39:52en dehors du parti socialiste
39:53que dedans
39:54il inclut dedans
39:55Glucksmann et Cazeneuve
39:56donc lui il veut d'abord
39:57se tourner vers eux
39:58pour en gros essayer
39:59d'organiser
40:00une candidature ensemble
40:01qui ensuite serait proposée
40:03au reste de la gauche
40:05hors France Insoumise
40:06évidemment
40:06eux ils ont déjà dit
40:07il n'y aura plus jamais
40:08d'alliance
40:08avec la France Insoumise
40:10ou à la présidentielle
40:11ou municipale
40:11ou législative
40:13y compris dans l'entre-deux-tours
40:14des municipales
40:14par exemple
40:15ils ne nous expliquent pas
40:15comment ils vont faire
40:16pour gagner des villes de droite
40:17s'ils ne s'allisent pas
40:19à un temps soit peu
40:20avec la France Insoumise
40:21ça va faire des triangulaires
40:22et au final c'est la droite
40:23qui va
40:23la France Insoumise
40:24va peser davantage
40:25qu'en 2020
40:26ça ils ne nous l'expliquent jamais
40:27par exemple
40:28et donc voilà
40:29c'est d'abord
40:31Parti Socialiste
40:32eux ils disent
40:33qu'il n'y a pas de tentation
40:34hégémonique
40:34en réalité
40:35un peu quand même
40:36voilà
40:37donc ça c'est ce qui
40:38c'est les deux lignes
40:40sur lesquelles les militants
40:41ont à trancher
40:42en gros
40:42et ce qu'ils veulent
40:42la réaffirmation du Parti Socialiste
40:45sur le reste de la gauche
40:46parce qu'ils considèrent
40:47que de toute façon
40:48il n'y a que les socialistes
40:48qui peuvent
40:49aujourd'hui gagner
40:52et il y a la ligne
40:52Olivier Véfort
40:53qui veut davantage
40:54s'ancrer à gauche
40:55aussi parce qu'ils considèrent
40:56que les socialistes
40:57peuvent gagner
40:58au sein de cette gauche
40:58et de nouveau
40:59prendre un leadership
41:00mais aussi pour
41:02s'ancrer dans un programme
41:03de gauche
41:04et ne pas trahir
41:04une fois arrivé
41:05aux affaires
41:06Et qu'est-ce qu'elle en pense
41:08le reste de la gauche
41:09du Congrès
41:10je ne sais pas
41:11si vraiment
41:11il s'y intéresse
41:12franchement
41:13mais est-ce que
41:14je ne sais pas
41:15est-ce que par exemple
41:16un Ruffin serait prêt
41:17à travailler
41:17avec un meilleur signol
41:20Ils disent
41:21qu'ils n'ont pas le choix
41:21en fait
41:22dans la mesure
41:23où il y a l'extrême droite
41:23qui risque d'arriver au pouvoir
41:25Après c'est vrai
41:26que dans le cadre
41:26d'un
41:27par exemple
41:28Ruffin propose une primaire
41:30Si dans le cadre
41:31de cette primaire
41:32c'est quelqu'un
41:32de la ligne
41:32de Nicolas Maillot-Chineau
41:33qui est désigné
41:34candidat de la gauche
41:34genre
41:35Carole Delga
41:36Karim Boamran
41:37Sur la ligne politique
41:38j'ai du mal à voir
41:39comment le parti communiste
41:40comment François Ruffin
41:41pourrait accepter
41:43de porter cette ligne là
41:44C'est vrai que
41:45c'est compliqué
41:46c'est compliqué
41:47de voir
41:49comment cet espace
41:49peut
41:51peut évoluer
41:53Aujourd'hui
41:53de toute façon
41:54la gauche
41:55est suspendue
41:55à l'avenir
41:56du parti socialiste
41:57Ah oui à ce point là ?
41:58En fait
41:59ils attendent
42:00de voir
42:00pour se positionner
42:01Marine Tondely
42:02a plus ou moins déjà dit
42:03qu'elle préférait
42:03que ce soit Olivier Faure
42:04qui gagne
42:04Au parti communiste
42:06je ne sais pas exactement
42:08ce qu'ils attendent
42:08je pense qu'ils s'entendent
42:09très bien à la fois
42:10avec Maillot-Chineau
42:10et avec Olivier Faure
42:11donc en fait
42:11il n'y a pas forcément
42:12de préférence
42:15et je pense qu'à
42:16la France insoumise
42:16par contre
42:18je pense qu'ils attendent
42:19une victoire
42:19de Nicolas Maillot-Chineau
42:21parce qu'en fait
42:21ça leur faciliterait
42:22la tâche
42:22Déjà que
42:23à partir du moment
42:24où ils ont quelqu'un
42:25en face
42:25qui leur dit
42:25nous on ne veut pas
42:26travailler avec vous
42:26c'est plus facile
42:27d'assumer
42:27le fait de ne pas
42:28vouloir travailler
42:28avec les autres
42:29comme Raphaël Glucksmann
42:30a facilité la tâche
42:31de Jean-Luc Mélenchon
42:31en disant dans le monde
42:32que de toute façon
42:33ils ne participeraient
42:33pas à une primaire
42:35avec toute la gauche
42:35et avec Jean-Luc Mélenchon
42:36Jean-Luc Mélenchon
42:37qui a déjà dit
42:38qu'il ne voulait pas
42:38faire de primaire
42:38mais une fois que Raphaël Glucksmann
42:49de deux côtés
42:50en réalité
42:51donc je pense que
42:52ça faciliterait la rupture
42:53Mais est-ce qu'il n'y a
42:54quand même pas
42:54encore des gens
42:56qui espèrent à une union
42:57si jamais il y a
42:58un deuxième tour
42:59notamment aux législatives
43:00où le RN est en tête
43:01en disant
43:01si au moins c'est Olivier Faure
43:03il y a quand même
43:03plus de chances
43:03qu'on réussisse
43:05à se rassembler un peu
43:06alors que c'est sûr
43:06qu'avec meilleur signal
43:08jamais
43:11Au sein de la France insommise
43:12tu veux dire
43:12ou au sein de la gauche
43:13De la gauche
43:14alors de la France insommise
43:14évidemment
43:15parce que c'est avec eux
43:15que c'est le plus clivant
43:16mais au sein de la gauche
43:18plus généralement
43:18Je pense qu'il y a
43:19une surdramatisation
43:20déjà de toute façon
43:20des désaccords
43:22On l'a vu
43:23par exemple
43:23la France insommise
43:24qui a fait le choix
43:26de taper très très fort
43:27sur le parti socialiste
43:28au moment où ils ont décidé
43:28de ne pas censurer Bérou
43:30Bon, on peut considérer
43:31que c'est un problème
43:32Tout le reste de la gauche
43:32a considéré que c'était un problème
43:33mais n'a pas considéré
43:34que c'était un point de rupture
43:35avec le parti socialiste
43:36La France insommise
43:37en a fait un point de rupture
43:38aussi pour mettre en scène
43:40la rupture avec les socialistes
43:41dans le cadre de 2027
43:43Après, oui, il y en a
43:44qui continuent d'espérer
43:45comme Marine Tondelier
43:45Marine Tondelier
43:46elle dit toujours
43:46il faut mettre
43:47de Glucksmann à Mélenchon
43:48En gros, il faut tout le monde ensemble
43:50parce que le risque
43:50est trop important
43:52que l'extrême droite gagne
43:55Mais de toute façon
43:56en réalité
43:56tout ça ne se décantera pas
43:57avant les municipales

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