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  • il y a 18 heures
Le 24 juillet 2025, Jeremy Corbyn (ex-leader du Parti travailliste) et la députée Zarah Sultana (anciennement dans Labour) annoncent le lancement d’un nouveau parti de gauche, provisoirement baptisé Your Party via son site d’inscription en ligne. Ce mouvement vise à créer un parti enraciné dans la gauche populaire, les syndicats et les mouvements sociaux, se positionnant à gauche du Labour de Keir Starmer. Ce nouveau parti s’appuie sur la Independent Alliance, formée en septembre 2024 par Corbyn et quatre députés indépendants pro‑Gaza, en vue d’obtenir plus de visibilité à la Chambre des communes.

Dès son lancement, le mouvement revendique plus de 80 000 inscriptions en cinq heures, et plus de 500 000 lundi 28 juillet au matin, démontrant un élan populaire immédiat. On fait le point avec Sarah Nedjar et Christophe Deroubaix.

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Transcription
00:00Le 24 juillet 2025, Jérémy Corbyn, c'est l'ex-leader du parti travailliste du Labour Party,
00:07et la députée Zahra Sultana, qui était anciennement aussi dans le Labour,
00:11ils ont annoncé le lancement d'un nouveau parti de gauche, provisoirement appelé « Your Party »,
00:18via son site d'inscription en ligne.
00:21Le mouvement vise à créer un parti de gauche populaire, avec les syndicats, les mouvements sociaux.
00:27On va peut-être parler aussi de l'héritage UK de ces mouvements sociaux et syndicalistes,
00:34en se positionnant en tout cas à gauche du Labour.
00:37Et ce nouveau parti, il s'appuie sur la Independent Alliance, formée en 2024 par Corbyn lui-même,
00:44et quatre députés indépendants et pro-Gaza, c'est important aussi,
00:48en vue d'obtenir plus de visibilité à la Chambre des communes.
00:52Il y avait eu 80 000 inscriptions, je crois, au lancement de ce parti.
00:57Ce matin, je regardais sur le Twitter de Corbyn, et il en revendique 500 000 des inscriptions.
01:03Voilà, donc ma question, déjà c'est un lancement comme ça.
01:08Ça rompt un peu avec la tradition du bipartisme conservateur-travailliste.
01:15Si t'es avec moi.
01:16Oui, je suis avec toi, mais en même temps j'explique, on doit faire un top.
01:21Est-ce que ça rompt la tradition ? En tout cas, ça tente de rompre la tradition.
01:25Alors c'est une tradition, le bipartisme en Grande-Bretagne.
01:29D'abord, il faut comprendre pourquoi il y a un bipartisme en Grande-Bretagne.
01:33C'est le cas en général des pays anglo-saxons.
01:36C'est une tradition, un rapport politique, et puis qui est favorisé par un mode de scrutin.
01:39C'est-à-dire que c'est un mode uninominal à un tour.
01:42C'est-à-dire qu'il n'y a pas un premier tour où on choisit,
01:44et un deuxième où on élimine, selon la formule française.
01:47Donc imaginez ce que pourrait donner le paysage politique,
01:49en se projetant un peu, même si c'est fictionnel,
01:52s'il n'y avait qu'un tour à l'élection présidentielle.
01:54Qu'est-ce que vous voteriez ?
01:56Parce que celui qui arrivait en tête, quel que soit son niveau,
01:58s'il y a eu au premier tour une élection législative,
02:01ils n'élisent pas leur président, les Britanniques par définition,
02:04puisqu'ils ont... c'est une monarchie constitutionnelle.
02:07Premier ministre, oui.
02:08Et donc si, à 35,4% contre 34,8%, on est élu député.
02:13Donc on peut être élu député avec un tiers des...
02:15Voilà. Donc évidemment, ça favorise le vote utile
02:18et le fléchage des électeurs vers les partis dominants.
02:22Donc traditionnellement, un à gauche et l'autre à droite,
02:25donc les conservateurs à droite, les touristes,
02:26et à gauche, le Labour Party.
02:29Voilà. Alors c'est un système, un bipartisme
02:32qui est plus imparfait que le système états-unien,
02:35qui lui aussi, c'est la même chose, en fait, aux Etats-Unis,
02:39avec l'argent en plus,
02:40parce qu'on a quand même des partis,
02:42des second partis ou des tiers partis, pardon,
02:45qui pèsent quand même.
02:46Il y a les partis...
02:47Bon, d'abord, il y a les partis régionaux,
02:49enfin régionaux, pardon, là,
02:51si les Écossais m'entendent, en plus, c'est un pays que j'adore,
02:53si je parle de région en Écosse.
02:56Donc il y a le Scottish Nationalist Party,
02:57il y a un parti dit nationaliste au Pays de Galles, aussi,
03:03et il y a des partis nationaux,
03:05type les Verts ou les Libéraux, Démocrates,
03:07qui, parfois, dans l'histoire des Etats-Unis,
03:09des Etats-Unis de la Grande-Bretagne,
03:11ont eu un peu de pouvoir,
03:14en faisant 12, 14, 15%,
03:16et c'est un nombre de députés qui pouvaient faire bascule.
03:19Donc il y a un espace.
03:21Il y a un espace politique à gauche du parti travailliste,
03:25qui, sous la présidence de Starmer,
03:28c'est quand même fortement...
03:30Chef du parti travailliste.
03:31Chef du parti travailliste et Premier ministre.
03:34Je reviens juste après, je te laisse développer tes questions,
03:36mais je pense qu'il y a eu une mauvaise lecture,
03:39enfin, une mauvaise lecture,
03:40oui, globalement, en France,
03:42de ce qui s'est passé lors de la dernière élection,
03:43parce qu'il y a eu un raz-de-marée des travaillistes.
03:45Oui, j'aimerais bien qu'on revienne...
03:46En nombre de voix.
03:47Ça a été présenté comme une vraie vague
03:51et qui avait l'air d'être résultat un peu d'une coalition
03:54de personnes qui s'étaient mises d'accord.
03:56Qu'est-ce que tu penses de ça ?
03:57En fait, c'est le système électoral qui a provoqué ce raz-de-marée
04:01en nombre de sièges pour le parti travailliste,
04:04qui est, je ne sais plus combien exactement,
04:06je n'ai plus les chiffres en tête,
04:07je n'ai plus le temps de réviser ce matin en plus,
04:10mais simplement parce que,
04:12alors qu'en nombre de voix,
04:13Starmer, en nombre de voix et en proportion
04:16de l'électorat global,
04:19c'est ça qui compte,
04:21Starmer a eu moins de voix que
04:24les deux élections auxquelles se sont présentées
04:26Jeremy Corbyn, mais qu'il a perdu.
04:28Or, qu'est-ce qui s'est passé à cette élection ?
04:30Il s'est passé qu'en fait, il y a eu un vote sanction
04:32contre les conservateurs qui étaient au pouvoir
04:35et qu'une partie de l'électorat conservateur
04:37s'est dirigée vers une formation
04:40d'extrême droite
04:43et lui faisant perdre des voix.
04:44Donc mécaniquement,
04:46le Labour est resté
04:47un peu en dessous de son niveau,
04:49mais les autres ont tellement baissé
04:50que le Labour s'est retrouvé
04:51dans plein de circonscriptions
04:52devant le parti conservateur.
04:54Donc le fait que les électeurs de droite
04:55aient été divisés
04:56a fait baisser un peu les...
04:58Oui, divisés et radicalisés
05:00parce qu'ils votaient pour un parti
05:02d'extrême droite
05:03dont le nom m'échappe aussi.
05:04Désolé, j'étais un peu dans les droits de douane
05:06ce matin en sort de réunion.
05:10Ça me reviendra.
05:11Il faut que je me remette juste en mode UK.
05:14Voilà, donc c'est ça qui s'est passé.
05:15Tu changes d'accent.
05:16Donc il n'y a pas eu...
05:18What ?
05:18Donc il n'y a pas eu de...
05:22National Front.
05:22Il n'y a pas eu de vote,
05:25d'adhésion à...
05:27Est-ce que ça t'aide ?
05:28Keir Starmer.
05:30Non, mais je vais retrouver.
05:32C'était Nigel Farage.
05:34Nigel Farage.
05:38Excusez-nous,
05:38on regarde en même temps.
05:39On préfère faire ça
05:41plutôt que vous faire semblant
05:42qu'on connaît tout.
05:43On vous éduque
05:44et on s'éduque au même moment.
05:47Reform UK.
05:49Mais on le savait.
05:50Voilà.
05:52Donc il n'y a pas eu
05:54de vote massif
05:56et d'adhésion populaire
05:57au projet de Keir Starmer
05:58qui a simplement mené
05:59toute une campagne
06:00un peu à la Kamala Harris
06:02mais pour lui
06:03ça a fonctionné.
06:04C'est-à-dire très centriste.
06:05On ne va rien faire.
06:06On va laisser les autres
06:07s'autodétruire.
06:08Pas de vagues.
06:09Pas de vagues.
06:09Voilà.
06:10Donc on est au pouvoir
06:10mais en même temps
06:11on est au pouvoir
06:11sur une sorte de...
06:13d'incompréhension
06:14avec l'électorat
06:15qui lui demande
06:15des réformes fortes
06:17et qu'il ne mène pas.
06:20Et pire même
06:20sur l'immigration.
06:21Il reprend les mots,
06:23les codes
06:23et même les propositions
06:24de la droite
06:25et de l'extrême droite
06:26en disant que l'immigration
06:27est un problème
06:28pour la Grande-Bretagne.
06:29Donc on a un parti
06:31historiquement
06:31de gauche
06:33qui se droitise
06:36et des électeurs
06:37du Labour Party
06:38de base
06:39qui ne se ressentent plus
06:41dans le Labour
06:42et c'est ça
06:43que Jérémy Corbyn
06:44est parti chercher.
06:45Oui.
06:46Oui, il tente d'occuper.
06:47En fait,
06:47il y a une sorte
06:48de dissonance
06:48entre le centre de gravité
06:50de l'électorat travailliste
06:51et le centre de gravité
06:54du leadership
06:55des élites,
06:56des dirigeants
06:58travaillistes
06:59qui crée une situation
07:01où même à la Chambre
07:02des communes,
07:02il y a eu récemment
07:04sur plusieurs textes,
07:05notamment des mesures sociales,
07:07il y a eu une fronde,
07:08un peu comme il y a eu
07:08les frondeurs
07:09sous Hollande
07:10en 2012,
07:122013,
07:122014.
07:12Il y en a beaucoup
07:12qui font le parallèle
07:13avec le PS
07:14dans le chat.
07:16On peut le faire,
07:16on peut le faire,
07:17c'est assez juste
07:18de le faire
07:19avec une direction
07:21du parti,
07:22la travailliste en l'occurrence
07:23qui est beaucoup plus
07:24centriste
07:25que ne l'est la base.
07:27Et donc ça crée
07:28un espace politique
07:29à gauche,
07:31clairement,
07:31il y a un appel d'air.
07:32Donc Jérémy Corbyn
07:33a lancé son mouvement
07:34pour tenter
07:35d'incarner quelque chose.
07:36Ce que ça donnera,
07:37ce que ça mettra fin
07:38à la tradition du bipartisme,
07:40ça pour l'instant,
07:41l'État,
07:41on ne peut pas encore le dire.
07:42Puis les prochaines élections,
07:43c'est le pari.
07:44C'est le pari.
07:45On en discutait un petit peu
07:46en intro,
07:47mais la force,
07:49en tout cas historique,
07:50du syndicalisme,
07:52des mouvements ouvriers
07:53au Royaume-Uni,
07:54elle n'est pas à négliger
07:57quand on fait appel à ça,
07:58on fait appel à toute une histoire
08:00et à tout un sentiment,
08:01j'ai envie de dire.
08:04Du coup,
08:05j'ai envie de te poser la question.
08:06Tu m'as dit que du côté
08:08droite, extrême droite,
08:09le fait que les électeurs
08:10se divisent en deux,
08:12ça a fait baisser
08:13du coup les pourcentages
08:15et ça a fait passer
08:17le Labour.
08:18En revanche,
08:19il risque un peu
08:20de se passer la même chose.
08:21Est-ce que les électeurs
08:22de gauche
08:22vont être divisés
08:23entre le Labour
08:24et un parti
08:24qui peut être considéré
08:25comme un peu plus à gauche,
08:27un peu plus ouvrier,
08:28un peu plus syndicat friendly ?
08:30Ça va être l'enjeu
08:32de Jérémy Corbyn,
08:33c'est-à-dire de faire comprendre
08:34à l'électorat travailliste
08:35auquel il s'adresse
08:36et peut-être aussi
08:37à ceux qui sont allés voter
08:38et à ceux qui ne sont pas
08:39allés voter
08:39parce que la dernière élection,
08:42il y a eu un taux de participation
08:43très faible aussi.
08:45Donc, il faut toujours penser
08:45aussi aux abstentionnistes
08:46et pas seulement aux ceux qui votent.
08:47Donc, il y a de la ressource
08:49de leur faire comprendre
08:50qu'en fait,
08:50ils ne vont pas diviser
08:53le camp de la gauche
08:54pour aller vite
08:56et favoriser la victoire
08:57de la droite
08:58mais qu'ils vont pouvoir
09:00avoir le choix
09:01d'une sorte de vocation majoritaire.
09:03Donc, Jérémy Corbyn ne peut pas...
09:05C'est ça la différence
09:06un peu avec la France,
09:07c'est-à-dire qu'il n'y a pas
09:10d'existence politique
09:14forcément viable, durable
09:16en étant le deuxième parti à gauche.
09:18Il faut qu'il soit le premier.
09:19Il faut qu'il ait une vocation majoritaire
09:20et qu'il remplace éventuellement
09:22le Labour
09:22ou que ça produise des choses au Labour.
09:24On ne sait jamais en termes
09:25de vie politique
09:26ce que ça peut provoquer.
09:28Et tu le soulignais,
09:29en effet, les syndicats sont...
09:30Alors, les syndicats sont aussi
09:31très différents de la France.
09:33C'est-à-dire que les syndicats
09:34sont partis constitutifs
09:36du parti travailliste.
09:38Il n'y a pas de charte d'Amiens
09:38en France en 1905
09:40qui établit la séparation
09:41entre le mouvement syndical
09:41et les organisations politiques.
09:44Là, c'est intrinsèquement...
09:45Et là, ils sont totalement liés
09:47un peu dans la tradition
09:49anglo-saxonne aux Etats-Unis.
09:51Alors, les syndicats aux Etats-Unis
09:53ne sont pas membres
09:54de la coalition démocrate
09:55en tant que telle,
09:56mais pour une immense majorité,
09:59ils font la campagne
10:00des candidats démocrates.
10:02Donc, c'est un point d'appui
10:04avec, là aussi,
10:05comme aux Etats-Unis,
10:06une dissension
10:08entre les élites,
10:11enfin, les directions syndicales,
10:12pas les élites,
10:13les directions syndicales
10:13et la base.
10:14la base est certainement,
10:16enfin, pas certainement,
10:17oui,
10:17enfin, certainement,
10:18autant de ces certains,
10:19plus remontées
10:20contre les politiques
10:21menées par Kirstarmer
10:23que les directions
10:24qui sont toujours un peu...
10:25Enfin, il y a toujours
10:26des formes de bureaucratie,
10:27y compris dans le syndicalisme.
10:28Il faut regarder les choses
10:29en face.
10:30Et c'est aux Etats-Unis,
10:31on le voit très clairement
10:33et en Grande-Bretagne aussi.
10:35On nous dit dans le chat,
10:36en tout cas,
10:36on a fait le parallèle
10:37avec l'EPS un petit peu
10:38tout à l'heure,
10:39on fait aussi le parallèle
10:40avec Jean-Luc Mélenchon
10:41et on nous dit...
10:42C'est Billy Chin qui nous dit ça.
10:44Salut Billy Chin,
10:45ça fait plusieurs fois
10:46que je te vois ici.
10:47Ça nous fait plaisir
10:48de revoir des pseudos
10:50qui nous suivent plusieurs fois.
10:52Qui nous dit,
10:53très textuellement,
10:54en fait,
10:55Jeremy Corbyn a répondu
10:56à Jean-Luc Mélenchon
10:57qui, le 26 juillet,
10:58a dit,
10:59en 48 heures,
11:00une Angleterre émerge,
11:02elle appelle...
11:02une Angleterre insoumise
11:03émerge à l'appel
11:04de Jeremy Corbyn.
11:06400 000 personnes
11:07leur ont donné leur adhésion
11:08et Jeremy Corbyn lui-même,
11:09c'est bien lui,
11:102,5 millions d'abonnés,
11:11on a vérifié.
11:13Merci Jean-Luc,
11:14nous sommes inspirés
11:15par votre succès,
11:16solidarité.
11:17Donc, en fait,
11:18c'est même pas caché,
11:21on va dire,
11:21c'est un parallèle.
11:23Oui, la proximité politique
11:24des deux dirigeants
11:25sont connues.
11:26Oui.
11:28Donc, voilà,
11:30on devait aussi en parler.
11:33Il y a ici,
11:35au Blas,
11:35qui nous pose une question,
11:36ces parlementaires,
11:37donc même s'ils ne sont pas majoritaires,
11:39le Labour devra faire des concessions
11:41avec eux
11:41pour obtenir une majorité.
11:43C'est beaucoup plus prometteur
11:44que chez nous
11:45avec notre foutue élection présidentielle.
11:47Je pense que déjà,
11:48chaque mode de scrutin
11:50a ses soucis.
11:53Effectivement,
11:53est-ce que le Labour
11:54va devoir composer
11:55avec Jérémy Corbyn
11:56dans un futur proche ?
11:58Ça dépendra du poids
11:59et du succès.
12:01Mais, bon,
12:01ce qu'on peut dire déjà,
12:02c'est que je suis assez d'accord
12:04avec l'argument de...
12:06Je ne sais pas,
12:06je ne vois pas,
12:07je n'ai pas mes lunettes
12:07de longue portée.
12:08Ah, ici, au Blas.
12:09Oui, oui.
12:10En Grande-Bretagne,
12:11c'est un système parlementaire.
12:13Et c'est quand même
12:13plus démocratique,
12:15un système parlementaire
12:16qu'un système présidentiel.
12:18C'est assez clair.
12:20On nous pose aussi la question,
12:22est-ce que le mouvement
12:23n'existe pas un peu aussi
12:25aux USA
12:25avec AOC et Bernie Sanders ?
12:28Oui, oui, oui.
12:29Alors là, avec...
12:31Alexandria Ocasio-Cortez.
12:32Alexandria Ocasio-Cortez, oui.
12:34Aux Etats-Unis,
12:34ça se pose de la même manière
12:36en termes de mouvement
12:37et d'émergence.
12:38On en a déjà parlé
12:39à plusieurs reprises ici
12:40lors de cette revue de presse.
12:43Mais la stratégie est un peu différente.
12:45C'est-à-dire que le choix
12:46de Bernie Sanders en 2016
12:47lorsqu'il est présenté
12:48à la primaire démocrate
12:49puis en 2020
12:50et le choix d'Alexandria Ocasio-Cortez
12:52ou d'autres
12:53comme Zoran Mamdani
12:54à New York
12:54n'est pas de créer
12:55un parti à côté,
12:57un troisième parti,
12:58parce que leur analyse
12:59est qu'il n'y a pas
13:00d'espace politique possible
13:03dans le système institutionnel
13:04états-unien
13:05pour un troisième parti.
13:06Mais donc,
13:08de s'investir au sein
13:09du parti démocrate
13:10ou de la coalition démocrate
13:12pour prendre le pouvoir
13:13et changer
13:15le centre de gravité,
13:16changer la donne
13:16et l'orientation
13:17de la coalition démocrate.
13:18Donc, c'est quand même
13:19deux choix stratégiques
13:19totalement différents.
13:21Donc, Jérémy Corbyn, lui,
13:22avait tenté
13:23la première solution,
13:24c'est-à-dire de l'intérieur
13:24lorsqu'il avait été élu
13:26à la tête du parti travailliste
13:27il y a une dizaine d'années.
13:29Il avait été élu
13:30lors d'une primaire
13:31avec notamment
13:32beaucoup de nouveaux adhérents
13:34qui avaient rejoint
13:35le parti travailliste
13:36sur cette promesse
13:36d'un engagement
13:37plus à gauche.
13:39Et maintenant,
13:39il fait le...
13:41il était candidat de reprise,
13:43il a quitté le parti travailliste.
13:44Maintenant, il fait
13:44l'autre choix,
13:45le choix par l'extérieur,
13:46la création d'une nouvelle
13:47organisation politique.
13:49Mais du coup,
13:50ce qui est intéressant,
13:52c'est que dans les deux cas,
13:54on ressent, on va dire,
13:56une rupture
13:57entre ce que le parti
13:59de gauche principale,
14:01enfin de gauche, on s'entend,
14:03est censé représenter
14:05et le caractère,
14:08on va dire,
14:11les ouvriers,
14:13les mouvements syndicaux,
14:14les travailleurs
14:15ne se sentent pas représentés
14:16par un parti
14:17qui dit les représenter.
14:19Oui, oui, oui,
14:20c'est un divorce,
14:20oui, je vois ce que tu veux dire.
14:21Oui, c'est pas seulement
14:22la Grande-Bretagne,
14:22c'est un divorce
14:23qui a commencé
14:25il y a
14:27quinzaines,
14:27vingtaines d'années,
14:28c'est-à-dire à un moment
14:29en Europe,
14:29l'immense majorité
14:30des gouvernements
14:32étaient dirigés
14:33par des partis,
14:35les partis traditionnellement
14:37dominants à gauche,
14:37les partis socialistes
14:38ou sociodémocrates,
14:39pour le faire simple,
14:41et ces partis ont échoué
14:43dans l'exercice du pouvoir,
14:44en tout cas,
14:45les électeurs ont estimé
14:46qu'ils avaient échoué
14:46parce qu'ils ont arrêté
14:47de voter pour eux
14:48et notamment
14:49les classes populaires.
14:50Ces partis ont perdu,
14:51alors que leur assise historique
14:53était évidemment
14:53les classes populaires,
14:55les partis socialistes
14:56et les sociodémocrates
14:57ont perdu ces classes populaires,
14:58alors pour deux raisons,
14:59à la fois parce que
15:01ils ont mené des politiques
15:04tous,
15:04peu d'exceptions près,
15:06quasiment pas d'exceptions,
15:07des politiques néolibérales
15:08qui ont libre-échange,
15:10qui ont frappé d'abord
15:11les classes populaires
15:12et puis dans un deuxième temps,
15:13une partie de ces classes populaires
15:14ont été tentées
15:15par un discours simpliste,
15:18de désignation,
15:19de responsables
15:20de leur situation,
15:21à savoir
15:24les immigrés,
15:26le grand remplacement,
15:27les guillemets,
15:28je fais les guillemets,
15:29quand même.
15:29Ben, Nigel Farage.
15:30Oui, c'est totalement ça.
15:32C'était ça.
15:32Et donc ça a donné
15:33le Brexit
15:36sur une base
15:37quand même
15:39très xénophobe.
15:40Oui,
15:41et puis,
15:42beaucoup de mensonges,
15:43j'ai envie de dire,
15:44c'est la politique,
15:45mais Nigel Farage
15:46qui avait fait
15:47beaucoup de promesses,
15:49notamment en disant
15:50bon,
15:50la NHS,
15:53le système de santé
15:56britannique,
15:58coûte tant par an,
15:59l'immigration
16:00nous coûte tant par an,
16:01tout l'argent de l'immigration,
16:02enfin,
16:03tout l'argent,
16:03pardon,
16:04de l'Union européenne,
16:05du fait de faire partie
16:05de l'Union européenne,
16:07ira dans la NHS
16:08et le lendemain,
16:09en matinale,
16:09il a dit,
16:09oui,
16:10en fait,
16:10ça va être compliqué.
16:11moi,
16:11c'était...
16:12Alors qu'il y avait des bus
16:13à frêter l'argent
16:15pour la NHS.
16:16Et les conservateurs,
16:17parce que le Brexit
16:19a été activé
16:20par un Premier ministre
16:21conservateur,
16:22David Cameron,
16:23qui a convoqué
16:23un peu dans une sorte de...
16:26Il a tenté
16:27un coup de poker
16:28avec l'extrême droite
16:30en disant
16:30je vais couper l'herbe
16:31sous le pied,
16:32je vais faire un référendum
16:33et finalement,
16:34ce référendum
16:35a été perdu,
16:36il y a eu le Brexit
16:37et après,
16:38enfin bon,
16:38on ne refait pas l'histoire,
16:40mais...
16:40Ouais.
16:41J'attendais une fin de phrase,
16:43mais...
16:43Oui,
16:43moi aussi,
16:44mais elle n'est pas venue.
16:44Voilà,
16:45ça arrive parfois,
16:45c'est du direct.
16:46On nous pose une question
16:48qui est hyper intéressante,
16:49c'est la question
16:49de la Palestine
16:50dans tout ça.
16:51Jérémy Corbyn
16:52est ouvertement
16:53pro-palestinien.
16:54Est-ce que ça joue aussi
16:56sur un électorat de gauche
16:58qui ne se sent pas
16:59forcément représenté
17:00par des gens
17:00qui sont un peu frileux
17:01à l'idée
17:02d'être contre...
17:04Oui,
17:04mais clairement,
17:05c'est l'une des lignes
17:07de fracture
17:07au sein de la grande famille
17:09de la gauche britannique,
17:10comme c'est une ligne
17:11de fracture
17:11au sein de la gauche américaine.
17:14C'est une ligne
17:15de fracture
17:16générationnelle aussi.
17:17Aux Etats-Unis,
17:18on en a déjà parlé aussi,
17:20comme en Grande-Bretagne,
17:21ce sont les plus jeunes.
17:23Enfin,
17:24quand je dis les plus jeunes,
17:24en gros,
17:25c'est quand même
17:25les moins de 40,
17:2645 ans.
17:26Il ne faut pas penser
17:27que seuls ceux
17:28qui ont 18,
17:2921,
17:2923 ans
17:30sont favorables
17:32aux droits
17:33des Palestiniens
17:33à l'autodétermination.
17:35C'est ça qu'on dit
17:35quand on dit
17:36que des gens
17:36sont pro-palestiniens.
17:38Pro-palestinien,
17:38ce n'est pas être
17:39anti-israélien,
17:40c'est être pour les droits
17:42du peuple palestinien
17:43à l'autodétermination,
17:44donc à décider
17:45ce qu'il veut faire
17:46de sa vie.
17:47Donc,
17:47s'il veut un État
17:47ou pas,
17:48c'est lui de décider,
17:49c'est le seul à décider.
17:52Et là encore,
17:53c'est la même division
17:54qu'au sein du Parti démocrate.
17:56Il y a l'establishment
17:57du Parti travailliste
17:59qui est très frileux,
18:01c'est le moins qu'on puisse dire
18:02sur cette question,
18:02et une base plus jeune
18:05qui est très favorable
18:06aux droits palestiniens.
18:08Donc,
18:08ça a évidemment
18:09sa vie des mains jouées.
18:10Et là,
18:11maintenant,
18:11il y a une résonance particulière
18:12puisque Emmanuel Macron,
18:14avec son annonce,
18:14vous en avez parlé
18:15avec Pierre tout à l'heure,
18:16avec son annonce,
18:18tente de créer
18:19un appel d'air
18:21pour d'autres puissances
18:22parmi lesquelles,
18:23premier rang desquelles,
18:25la Grande-Bretagne,
18:26pays membre permanent
18:28du Conseil de sécurité
18:29de l'ONU
18:30qui a une voix
18:31qui porte.
18:32et Keir Starmer
18:34est en train d'hésiter.
18:35Donc,
18:36Emmanuel Macron pensait
18:37qu'il ferait une annonce
18:38assez rapide.
18:39Finalement,
18:39il ne la fait pas,
18:40il la repousse.
18:41Mais bon,
18:41il y a une tension,
18:42on voit bien qu'il y a
18:42une tension aussi là
18:43au sein du Labour
18:45sur cette question.
18:46Oui.
18:48Il y a Demeter
18:49qui nous dit
18:50« Bon,
18:51écoute,
18:51je dois avouer
18:52que je ne connais pas forcément
18:53tout de Corbyn.
18:55Pourquoi ? »
18:55Ce qu'il est dans l'actu.
18:56Donc,
18:56on est en train d'en parler
18:57parce qu'il vient de créer
18:59un parti
19:00qui est appelé
19:02« Your Party ».
19:03J'essaie de faire l'accent
19:05mais j'ai vécu aux Etats-Unis.
19:07« Your Party ».
19:08J'ai vécu aux Etats-Unis,
19:09pas en UK,
19:10mais votre parti
19:12qui serait à gauche du Labour.
19:15Et Jérémy Corbyn
19:16est membre du Parlement
19:17au Royaume-Uni.
19:18Il a aussi été
19:19le chef de file du Labour
19:22il y a quelque temps
19:23avant de le quitter.
19:24Deux reprises en 2015
19:26et 2019.
19:27Je te mets sa tête
19:28comme quoi tu l'as.
19:28Il a 76 ans
19:29comme absolument
19:30tous les politiciens.
19:32Trump a 79,
19:33je crois.
19:33Oui.
19:35Et en fait,
19:35il n'était pas si loin de Biden.
19:37Il a fait
19:37un parti de campagne
19:38sur son âge
19:40mais ils ont
19:423 ans,
19:423 ans d'écart.
19:43Oui,
19:433 ans d'écart.
19:46Donc voilà,
19:46c'est l'âge médian
19:48pour créer un parti
19:49de 76 ans.
19:51Donc,
19:51est-ce que tu veux
19:52en savoir plus ?
19:52Est-ce que tu as plus
19:53à dire pour présenter Corbyn
19:54sur sa ligne,
19:55sur son parcours ?
19:59Député
19:59d'une circonscription
20:01populaire
20:02de la banlieue
20:03de Londres
20:05qui a émergé
20:06au milieu
20:07des années
20:07un peu avant 2015
20:09qui a réalisé
20:11de très bons scores
20:13même s'il a perdu
20:13meilleur que
20:14Keir Starmer
20:15et qui est
20:16qui est parti
20:17du parti
20:18travailliste
20:19un peu
20:20dans un rapport
20:21de force
20:21qu'il a perdu
20:22avec les élites
20:23sur des accusations
20:24notamment
20:24tu posais la question
20:26de savoir
20:26si la question
20:28de Gaza
20:28et du droit
20:29des Palestiniens
20:29était importante
20:31et donc
20:32qui est partie
20:34notamment
20:35sur des accusations
20:36d'antisémitisme
20:37qui n'ont jamais été
20:39avérées
20:39même si je pense
20:41si vous regardez
20:42les choses en face
20:42c'est pour ça
20:43qu'on est payé
20:44en tant que journaliste
20:45il y a eu
20:46certaines dérives
20:49antisémites
20:50au sein
20:51du mouvement
20:53pro-palestinien
20:54en Grande-Bretagne
20:55qui n'ont pas été
20:56assez prises
20:57au sérieux
20:58mais Jérémy Corbyn
21:00lui-même
21:00n'est pas antisémite
21:01c'était ce que je voulais
21:03ajouter
21:03comme tu le disais
21:03c'était la différence
21:04entre être pro-palestinien
21:06et être
21:08ne serait-ce que
21:09anti-Israël
21:09c'est des lignes
21:11différentes
21:12et puis
21:13on rappelle
21:14on en a fait
21:15l'écho ici
21:16on a notamment
21:17fait des unes
21:18sur les Israéliens
21:19qui se battaient
21:20contre justement
21:22le génocide
21:23et la façon
21:24dont est géré
21:28dont est géré
21:29le pays
21:29et dont est mené
21:31la guerre à Gaza
21:31donc des gens
21:33qui
21:33il y a encore eu
21:34une vidéo ce week-end
21:35je vous invite
21:36à la trouver facilement
21:38sur les réseaux sociaux
21:38mais de très jeunes
21:39qui sont du coup
21:40mobilisés
21:41pour aller faire
21:42leur service militaire
21:43à Gaza
21:43et qui brûlent
21:44leur
21:46comment on appelle ça
21:47une convocation
21:47une convocation militaire
21:49donc c'est aussi
21:50un acte de résistance
21:51au sein
21:52de la communauté israélienne
21:54qu'il faut également saluer
21:56mais tout Israélien
21:57n'est pas forcément
21:58pro-génocide
21:58il faut le dire
22:00et lisez notre super papier
22:02par rapport à ça
22:03qui est super
22:04sur les réfractaires
22:05sur les
22:07aide-moi
22:07réfusinique
22:08ouais c'est ça
22:09exactement
22:11qui refuse
22:12de se rendre
22:13à Gaza
22:13tout simplement
22:13et qui risque
22:14la prison
22:14pour ça
22:15Corbyn
22:15non
22:17oui on vient
22:18d'en parler
22:20c'est clair
22:20une cabale
22:21contre Corbyn
22:21on vient d'en parler
22:22des accusations
22:23qui venaient aussi
22:24du propre parti
22:25on en a parlé
22:26moi ce que j'ai envie
22:27de te poser
22:28comme toute dernière question
22:30sauf si vous avez
22:30encore des questions
22:31par rapport à Corbyn
22:32on sera là
22:32pour y répondre
22:33le mieux possible
22:33et puis après
22:34hop on switch
22:34aux US
22:35on va changer d'accent
22:38donc moi ma question
22:39aussi par rapport
22:40à Corbyn
22:40c'est
22:43est-ce que c'est un peu
22:44vindicatif
22:45envers le Labour
22:46est-ce qu'il attaque
22:47quand même
22:47son ancien parti
22:49qu'il a quitté
22:50dans une cabale
22:53moi j'ai aussi
22:53ce petit truc
22:54c'est un coup politique
22:56également
22:58je ne suis pas
22:59dans la tête
23:00de Corbyn
23:01mais il a aussi
23:02sans doute constaté
23:03qu'il n'y avait
23:04plus
23:05en tout cas
23:05son analyse
23:06du moment
23:06c'est qu'il n'y a plus
23:07de possibilité
23:08de faire changer
23:09le Labour
23:10de l'intérieur
23:11et donc je vais
23:12créer quelque chose
23:13parce que
23:13ça aurait pu être
23:14vindicatif
23:15s'il l'avait fait
23:16tout de suite
23:16après son éviction
23:18or là
23:19il a attendu
23:20la victoire
23:22du Labour
23:22lors des dernières élections
23:24puis l'exercice
23:25du pouvoir
23:26pendant un an
23:26ça fait un an
23:27qu'il est au pouvoir
23:27Keir Starmer
23:29et puis au final
23:30rien
23:31rien
23:31des codes de popularité
23:33pour Keir Starmer
23:34qui sont absolument
23:35catastrophiques
23:37quasiment pas
23:37de politique
23:40de gauche
23:41en fait
23:41on a un premier ministre
23:42supposément de gauche
23:43qui ne donne pas
23:44de politique de gauche
23:44bon ça c'est
23:45quelque chose
23:46qui est assez connu
23:46y compris en France
23:49et donc
23:51et donc à ce moment là
23:52il fait l'analyse politique
23:53qu'il faut
23:54créer quelque chose
23:56donc je pense pas
23:56que ce soit
23:57du ressort
23:58de la vengeance
24:00ça a été un peu
24:01présenté comme ça
24:02par ses
24:03cédateurs
24:04on accuse souvent
24:05quelqu'un
24:05un parti
24:06qui veut faire
24:07qui veut représenter
24:08une gauche
24:09un peu plus ouvrière
24:10diviser la gauche
24:12ça a été
24:13comme t'as dit
24:13on connait à peu près ça
24:15on nous a aussi
24:15posé une question
24:16sur Zahra Sultana
24:17donc qui est la personne
24:18avec qui il lance
24:20son projet
24:22tout ce que je sais d'elle
24:23c'est qu'elle est de Birmingham
24:24comme dans Peaky Blinders
24:27et c'est pour ça
24:28que je l'ai retenue
24:29tout simplement
24:30je sais pas grand chose
24:32de cette femme
24:33en tout cas
24:34elle est membre du parlement
24:35et c'est un attelage
24:38je sais pas si on peut dire
24:38attelage dans ce cadre là
24:40mais un peu
24:42comme Bernie Sanders
24:43et Alexandria Ocasio-Cortez
24:44c'est à dire
24:44qui a la figure
24:46ancienne
24:46tu notais son âge
24:4776 ans
24:48Bernie Sanders
24:49a 84
24:52maintenant
24:5284 ans
24:54mais les gens
24:54n'ont pas les mêmes
24:5584 ans
24:56c'est fou
24:56oui oui
24:57mais Bernie Sanders
24:58c'est une force de la nature
25:00clairement
25:00il est de 41
25:01il va faire
25:02il va faire
25:0284 ans
25:04en septembre
25:05c'est ça
25:05dans quelques mois
25:06et donc il y a
25:08qui sont des figures
25:09incontournables
25:10de leurs mouvements respectifs
25:11la gauche américaine
25:13et le labor
25:13et qui ont décidé
25:16de passer le relais
25:17mais pas de sortir de scène
25:19et en disant
25:20maintenant débrouillez-vous
25:21mais de passer le relais
25:23donc aux Etats-Unis
25:24ça a donné la tournée
25:26qui s'appelait
25:27combattre l'oligarchie
25:29où Bernie Sanders
25:30et Alexandria Ocasio-Cortez
25:31ont essayé
25:33mais à travers le pays
25:33dans des rassemblements
25:34qui ont battu des records
25:35d'affluences
25:3610 000, 15 000, 20 000 personnes
25:37un peu partout
25:38et là Jeremy Corbyn
25:39n'a pas dit
25:40je fonde mon propre parti
25:41il a dit deux choses
25:41je fonde mon propre parti
25:46pour une gauche britannique
25:48et je suis en duo
25:51en tandem
25:52avec quelqu'un
25:54qui est plus jeune
25:54qui est une femme plus jeune
25:56on est quasiment sur des calques
25:58entre ce qui se passe aux Etats-Unis
25:59je précise aussi raciser
26:01pour moi c'est important
26:02de le préciser
26:03en plus
26:04c'est un rapport avec
26:05comme tu disais Bernie Sanders
26:07et Ocasio-Cortez-Pasaray
26:08les latinas
26:10bien sûr

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