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  • il y a 4 heures
À la suite du rendez-vous réunissant tous les partis hors RN et FI à l’Élysée, les représentants communistes, socialistes et écologistes ont proposé de ne pas utiliser de 49.3 en cas de nomination d’un premier ministre issu du NFP. Le chef de l’État s’est engagé à statuer sur un nom dans les 48 heures. Auprès de l'Humanité, des cadres de Renaissance se disent prêts à accepter la nomination d'un premier ministre de gauche.

Notre journaliste Cyprien Caddeo vous explique.

0:00 Le point sur la situation
4:34 Pourquoi un gouvernement "d'intérêt général est une idée surréaliste ?
7:27 Qu'est-ce qui coince entre Macron et la gauche ?
17:22 À gauche, deux stratégies : débat entre Chassaigne et Coquerel
27:25 Mélenchon accuse (encore) ses partenaires de trahison
29:08 Marine Tondelier précise la position des écologistes
31:45 La gauche doit-elle faire des compromis ?
37:36 L'importance de la réforme des retraites
42:54 Résumé de la situation de la France et de la gauche

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Transcription
00:00Il n'y a toujours pas de Premier Ministre. En tout cas, à moins que ça ait changé dans la
00:02minute où j'ai parlé, je pense qu'il n'y a toujours pas de Premier Ministre.
00:04Qu'est-ce qui se passe ? Michel Barnier a été censuré mercredi dernier.
00:08Et depuis, je vous mets un peu le contexte avant d'avancer dans les extraits que je voudrais vous montrer,
00:14depuis, il y a des cycles de consultations à l'Elysée.
00:17Emmanuel Macron nous a encore promis, et c'est la huitième fois, qu'il y aura une nouvelle méthode,
00:21une nouvelle, nouvelle, nouvelle, nouvelle, nouvelle méthode de gouvernement,
00:24puisque la crise politique nous oblige tous à faire preuve de responsabilité, etc.
00:29Pour l'instant, il y a eu des réunions avec tous les chefs de groupe, individuellement,
00:34ont été invités à gauche, socialistes, communistes, écologistes, les Insoumis ont décliné l'invitation individuelle.
00:39Et hier, il y avait un nouveau cycle de réunions avec tous les présidents de groupe de ce qu'ils
00:44appellent l'Arc Républicain,
00:45Arc Républicain duquel les macronistes excluent le Rassemblement National, la France Insoumise, par ailleurs.
00:52Donc hier, il y a été invité tout le monde, sauf le RN et la EFI.
00:56Qu'est-ce qu'il en est sorti de cette réunion ?
00:58Là, je vous fais rapidement le résumé.
01:01Il en est sorti qu'il n'y a pas de Premier ministre, ça, vous l'avez vu.
01:04Il n'y a pas d'accord global.
01:06Parce qu'en gros, le but de Macron, c'était d'inciter, il a dit,
01:10c'est une réunion préalable à la constitution d'un gouvernement d'intérêt général.
01:14Bon, ils ne disent pas « union nationale », ils disent « intérêt général », ça ne veut pas dire
01:17grand-chose,
01:17mais bon, c'est l'idée.
01:19Ă€ la fin, s'il y a bien un truc qu'on a compris, c'est qu'il n'y
01:21aurait pas de gouvernement d'intérêt général.
01:22C'est-Ă -dire qu'il n'y aura pas de gouvernement qui ira de LR pour le plus Ă 
01:26droite,
01:27puisque le RN est exclu.
01:28Parenthèse, le RN est exclu avant le...
01:33Enfin, le RN est exclu alors que Barnier a gouverné en s'appuyant sur le RN pour l'endroit.
01:37Mais maintenant, le RN est revenu pestiférer pour les macros.
01:39C'est amusant, mais voilĂ .
01:40Quelqu'un nous dit dans le stream « il faut faire une prédit, nouveau Premier ministre avant la fin du
01:43stream ».
01:43Tu sais que ça ne m'arrangerait pas, mais si ça arrive, on s'adaptera, on est comme ça.
01:47De toute façon, on a priorité au direct, comme dirait BFM.
01:49Mon Dieu.
01:51Mais du coup, voilĂ , le RN est exclu.
01:57Donc, il y aurait deux LR pour le plus Ă  droite, jusqu'aux communistes, pour le plus Ă  gauche,
02:02puisque les Insoumis sont exclus de l'équation.
02:06Donc, ça, ça n'arrivera pas.
02:08Enfin, c'est inconcevable que gouvernent tous ces gens-lĂ .
02:12Pour une simple raison, c'est que Laurent Wauquiez a dit que déjà, un Premier ministre de gauche, c'était
02:16une ligne rouge.
02:17Or, toutes les forces de gauche veulent un Premier ministre de gauche.
02:20Donc déjà, il y a une espèce d'incompatibilité juste sur le qui.
02:23Évidemment, tout ça, ce n'est pas une question de casting, c'est une question de fond.
02:26Toutes les lignes rouges ou les lignes vertes, les écologistes appellent leurs lignes rouges des lignes vertes.
02:30Mais en tout cas, toutes les propositions avancées par les forces de gauche,
02:34c'est-à-dire abrogation des retraites, hausse des salaires, tout ça, évidemment, c'est hors de question pour la
02:39droite.
02:39Donc, déjà, il y a une impasse dans l'équation.
02:42Et par ailleurs, est-ce qu'un Premier ministre de gauche ou une Première ministre de gauche,
02:48Lucie Casté, par exemple, est un no-go pour les macronistes ?
02:56Eh bien, dans les pages de l'UMA, hier, plusieurs cas de macronistes nous ont dit
02:59« On ne censurera pas d'office un Premier ministre de gauche tant qu'il n'est pas insoumis ».
03:03Bon, le même, on comprend bien la manœuvre.
03:06Macron, au début, il n'avait invité que les socialistes parce qu'il voulait décrocher le PS du reste du
03:11NF.
03:11Bref, ça n'est pas arrivé.
03:14Bon, voilĂ .
03:15De fait, il y a une tentative de décrocher du NFP la France insoumise de la part des macronistes
03:21en nous refaisant le coup de l'arc républicain,
03:23qui consiste à considérer qu'il y a un champ de partis respectables
03:27et que les insoumis en sont exclus.
03:29Comme le RN, encore une fois, comme le RN,
03:31alors que le RN a servi de béquille et de gouvernement à Barnier pendant trois mois.
03:35Mais bref, si les macronistes étaient constants, on le saurait.
03:37Donc, je vais vous proposer un premier extrait parce que c'est assez...
03:42Ah oui, alors, quelqu'un dit, c'est intéressant ce que tu dis, Murasaki.
03:45Tu dis, il me semble que Ford a aussi demandé que le président soit hors des discussions.
03:48Oui, ça, c'est un vrai sujet parce qu'en fait, là, les discussions entre forces parlementaires
03:53ont eu lieu à l'Elysée, c'est-à-dire le siège du... le cœur du pouvoir exécutif.
03:57Ça, c'est un peu un problème en termes de séparation des pouvoirs.
04:00Olivier Ford, mais pas seulement, et Cyril Châtelain, qui est la présidente du groupe écologiste,
04:04aussi a demandé à ce que la prochaine fois, s'il y a une prochaine round de négociations,
04:11il y ait lieu, cette fois, à l'Assemblée nationale.
04:14Pas, du coup, sans le président, parce que le président n'a pas le droit d'aller à l'Assemblée
04:17nationale,
04:18et pas à l'Elysée pour ce qu'on appelle, en gros, reparlementariser la crise.
04:23C'est-Ă -dire que ce soit, en fait, le Parlement qui soit, effectivement, sans Manu,
04:27sans Manu Mac, sans Emmanuel Macron,
04:28et que le Parlement soit au centre du jeu pour de vrai et mĂŞme physiquement.
04:34Et ceci étant dit, je vais vous montrer un premier extrait qui est assez intéressant.
04:37C'était donc, c'était sur France Info, c'était Benjamin Morel qui était interviewé.
04:40Il va dire des trucs que j'ai un peu dit, mais ce serait pour un peu synthétiser tout ça.
04:44Il explique, en gros, pourquoi le, c'était le soir même de la démission,
04:50enfin le lendemain de la démission, de la censure,
04:52donc le moment où Barnier a posé sa démission formellement,
04:56le constitutionnaliste Benjamin Morel,
04:58pourquoi l'hypothèse d'un gouvernement d'union nationale ou d'intérêt général,
05:02appelez ça comme vous voulez,
05:04et fait surréaliste.
05:06Les insoumis, corps avec la FF, sont morts aux prochaines élections.
05:10Donc vous divisez forcément le NF à ça, on l'a dit,
05:12sans proportionnel, les socialistes seraient morts.
05:14Les reports de voix du centre et de la gauche sont mauvais.
05:16Et donc à partir de là, siège éjecte pour 4 heures.
05:18L'autre élément, il y a des municipales en 2026.
05:20Non, Montpellier, Marseille, si jamais la gauche part d'y fait la force du PSO,
05:25ce sont ses élus locaux aujourd'hui.
05:26Par ailleurs, et ça vaut aussi pour les LR,
05:28admettons qu'on ait une alliance qui aille forcément d'Europe Écologie Les Verts à LR.
05:31Ça veut dire que vous mettez dans le même gouvernement,
05:33François-Xavier Lamy et Sandrine Rousseau quand même.
05:35Ça veut dire que Mélenchon dit, regardez ces gens,
05:37ils n'ont pas qu'ils aient avec la droite.
05:38La gauche, c'est mon logiste.
05:39Ça veut dire, ça veut dire, non il les faut tous.
05:41Ça veut dire que de l'autre côté, vous avez Marine Le Pen qui dit,
05:43regardez lĂ , Laurent Wauquiez, qu'ils aient avec Sandrine Rousseau.
05:46La droite, ça ne peut être.
05:47En d'autres termes, les grandes coalitions, d'habitude en Allemagne,
05:50comportent deux parties.
05:51LĂ , il faudrait six groupes politiques.
05:55Intéressante analyse de Benjamin Waule,
05:56c'est que personne n'aurait intérêt à un gouvernement du non-national
05:59et que c'est avant tout une proposition un petit peu piège de Macron
06:02puisqu'en gros, il va dire, regardez, moi j'ai essayé de tout le monde,
06:06j'ai été de bonne volonté et ils n'ont pas voulu parce qu'ils sont policards,
06:09parce qu'ils ont leur agenda politique, etc.
06:12Voilà, ça, Macron l'a déjà fait plusieurs fois.
06:14Ce coup-lĂ , ce n'est rien de nouveau.
06:18Mais on voit bien qu'évidemment, ça n'arrivera pas
06:20pour les raisons que j'ai dit avant le petit interlude technique.
06:23Encore une fois, LR n'en veut pas.
06:25La gauche n'a aucun intérêt à se fourvoyer
06:27dans un espèce d'énorme gouvernement du non-national
06:29duquel le RN serait la seule opposition Ă  la fin
06:31ou la France insoumise.
06:32Et du coup, ça fracturait la gauche.
06:34Pour le reste de la gauche, ça ne serait pas rentable.
06:36L'équation ne fonctionne pas à aucun niveau.
06:40Donc, le gouvernement national égale Le Pen analysé en 2027,
06:42en tout cas, c'est ce que, par exemple, avance comme argument
06:45la France insoumise pour dire qu'eux, ils ne se sont même pas allés
06:50aux réunions de l'ISÉ, parce que de toute façon, ça ne sert à rien.
06:53Il est hors de question de participer.
06:54Ça, c'est leur argument.
06:55Les autres ne veulent pas d'un gouvernement.
06:56Encore une fois, le reste de la gauche ne veut pas d'un gouvernement du non-national.
07:00Ils ont accepté d'aller à La Réunion pour porter des lignes programmatiques
07:05qui sont des bornes non négociables, et par ailleurs, pour défendre l'idée
07:09d'un gouvernement NFP, la nomination d'un Premier ministre
07:14ou d'une Première ministre de gauche, en l'occurrence, si c'était Lucie Casté
07:17qui reste le nom, qui est quand même défendu.
07:19Il n'y a pas de nom alternatif pour l'instant à celui de Lucie Casté au sein du NFP.
07:25Ça, c'était la première chose que je voulais montrer.
07:27Je voulais vous montrer une séquence aussi, parce qu'hier, à la sortie de cette dernière réunion
07:31où tous les groupes parlementaires étaient invités, sauf la France insoumise
07:36et le Rassemblement national, plateau de BF.
07:39Et ce plateau de BF, je voulais vous montrer la séquence,
07:42parce que ça dit tellement de choses, que le monsieur qui écartille les yeux
07:47et qu'on va écouter, c'est Benjamin Lucas du groupe écologiste.
07:50Benjamin Lucas, il explique pourquoi ça coince au niveau de la gauche.
07:54Et regardez, en face de lui, il y a une Macroniste, on va l'écouter aussi.
07:57Et regardez surtout comment réagissent en plateau les modérateurs, les animateurs,
08:01les présentateurs, par exemple, du plateau, à savoir Olivier Truchot et Alain Marchal.
08:05Des grandes gueules, vous les connaissez.
08:07Vous allez voir, c'est pas piqué d'un ton, comme dirait ma grand-mère.
08:10Trois blocs à l'Assemblée nationale qui existent parce qu'il y a des Français
08:13qui pensent différemment sur des sujets importants.
08:14Et qui ont voté démocratiquement.
08:15Nous avons tous une conception différente de ce qu'est l'intérêt général.
08:19Moi, je considère qu'Emmanuel Macron a gouverné pendant 7 ans en service d'intérêt particulier
08:22et que la réforme des retraites, c'est pas l'intérêt général.
08:25Que la loi immigration inspirée du programme de Jean-Marie Le Pen, ce n'est pas l'intérêt général.
08:28Que les lois casse-barayant contre les locataires ou les fonctionnaires, ce n'est pas l'intérêt général.
08:32On ne va pas se convaincre.
08:33Et on ne va pas se convaincre parce qu'y compris nos électrices et nos électeurs,
08:35celles et ceux qui ont placé en tête le nouveau Front populaire chez nous,
08:39mais celles et ceux qui vous ont placé en tête chez vous,
08:41ne sont pas d'accord, par exemple, sur l'impôt de solidarité sur la fortune,
08:44ne sont pas d'accord sur les retraites.
08:45D'accord, très bien, on a compris la démonstration.
08:46Donc, j'avance.
08:48Donc, aujourd'hui, il y a quelque chose qui est mis sur la table par la gauche,
08:51qui est le fait que pour sortir de la crise, il faut bien que quelqu'un gouverne
08:54et que dans une démocratie parlementaire, la logique...
08:56Vous n'allez pas ressortir Lucie Casté.
08:57La logique, attendez, la logique, c'est de confier Ă  la coalition en tĂŞte le soin de...
09:00Alors, vous avez entendu les phrases de recadrage de Marshall et Truchot ?
09:05Vous n'allez pas nous refaire Lucie Casté, vous n'allez pas nous expliquer
09:07que vous allez gouverner quand mĂŞme, les gars, c'est quoi ?
09:08Ça, c'est le ton du BFM quand on parle, quand la gauche parle.
09:17Évidemment, ils n'ont pas coupé comme ça quand vous vous en doutez bien,
09:20mais voilĂ , on continue.
09:40Nous mettons sur la table, ce serait le premier gouvernement dans l'histoire de la Vème République
09:44qui met sur la table qu'il est prĂŞt Ă  se passer du 49.3.
09:46Ça veut dire que le pouvoir va être totalement à l'Assemblée Nationale.
09:49Ça veut dire que sur chaque...
09:50Du coup, ce dont parle Benjamin Lucas, c'est la proposition qu'ont fait les groupes parlementaires de gauche,
09:59donc communistes, écologistes et socialistes, encore une fois, la France insoumise n'était pas conviée.
10:04C'est de dire, on renonce, si on a un premier ministre de gauche, on renonce Ă  faire usage du
10:0949.3.
10:09En échange, vous renoncez, vous les groupes, donc le bloc central et le feu, le socle commun,
10:16c'est-à-dire les républicains et tous les groupes des macronistes,
10:18vous renoncez Ă  faire usage de la motion de censure contre un gouvernement de gauche.
10:21Ce qui revient Ă  un accord de non-censure.
10:23Nous, on promet de ne pas faire de 49.3, c'est-à-dire on promet de bâtir des compromis
10:27parlementaires,
10:28quoi qu'il arrive, et donc, quitte à ce que nos propositions de loi soient amendées par vous, etc.
10:35Enfin bref, c'est le jeu parlementaire.
10:37Et vous, vous vous engagez Ă  jouer le jeu parlementaire et Ă  ne pas nous censurer au premier jour ou
10:44dès que ça ne vous voit pas.
10:46Alors, quelqu'un nous dit, mais, je viens de comprendre le jeu de mots, en le lisant,
10:50mais s'il n'y a pas 49.3, il n'y aura pas de censure.
10:52LĂ , c'est lĂ  oĂą tu te trompes.
10:54La motion de censure, on peut la déposer quand on veut à l'Assemblée nationale.
10:56Il suffit qu'il y a un nombre minimal de députés qui la signent,
10:59mais tu peux signer une motion de censure n'importe quand.
11:01Là, en l'occurrence, quand il y a 49.3, le gouvernement engage sa responsabilité.
11:04Donc, la seule réponse possible à un 49.3, c'est la motion de censure.
11:07Mais ça ne fonctionne pas forcément en paire.
11:10Ce n'est pas forcément 49.3 égale motion de censure.
11:12C'est une motion de censure, tu vois, par exemple, si demain, je ne sais pas,
11:16la gauche fait une proposition de loi sur l'augmentation du SMIC,
11:19et que ça a fait chier la droite,
11:22ils peuvent très bien poser une motion de censure sur un texte de loi sur lequel ils ne sont pas
11:25d'accord.
11:25C'est juste pour...
11:26Non, mais tu as bien fait de poser la question,
11:27parce qu'effectivement, on a l'habitude d'avoir un espèce de couple parlementaire 49.3 en motion de censure.
11:34Mais on peut très bien imaginer une motion de censure.
11:36Même le premier jour, vote de défiance au premier jour du gouvernement de gauche, NFP, ça peut exister.
11:42On continue la séquence.
11:43Votre voix, la mienne, celle de mon collègue Carvejean, voudra la même chose.
11:47Et donc, ça veut dire que, quel que soit le gouvernement,
11:49le gouvernement légitime qui est celui du nouveau Front populaire,
11:51il devra convaincre sur chaque...
11:53Et il devra, par la force des choses, soit passer des compromis, soit renoncer Ă  certaines propositions.
11:57C'est comme ça que ça va se passer.
11:58Mais, pardon, mais, il faut saisir que c'est une main tendue.
12:01C'est une main tendue qu'il faut saisir.
12:02Et je termine, monsieur Attal...
12:03Même si vous renoncez au 43, vous ne serez peut-être censuré, votre budget ne passera pas.
12:07Et on verra, on verra, mais celui qui a...
12:09C'est un artifice, en fait.
12:10C'est dit par la présidente Cyril Châtelain.
12:11Celui qui a la clé, en fait, c'est Gabriel Attal,
12:13qui a choisi de mettre M. Barnier dans la main de Mme Le Pen.
12:15Si on est d'accord pour dire que l'extrême droite de pouvoir, il faut l'éviter.
12:19Si on est d'accord pour dire que...
12:20Je termine.
12:21Si on est d'accord pour dire que le barrage républicain...
12:23Si on est d'accord pour dire que le barrage républicain lui sait dire n'importe quoi...
12:25Alors, la meuf avec un col roulé qui ne peut pas lui laisser dire n'importe quoi,
12:28c'est Eleonor Carroa, députée renaissante.
12:32Le juillet nous oblige Ă  ne pas mettre Mme Le Pen au centre du jeu.
12:35Alors, il faut que la Macronie, qui a perdu les élections,
12:37je le rappelle, M. Macron avait une majorité absolue en 2017,
12:39il a perdu, il faut que la Macronie prenne ses responsabilités.
12:42Quelles sont ses responsabilités ?
12:43Donc lĂ , il y a Truchot qui regarde, ah vous voulez mettre la gauche au centre du jeu ?
12:46Mais voilà, oui c'est le brouhaha l'émission et c'est un bordel.
12:50Mais ça nous montrait bien la séquence.
12:52On va en regarder encore deux petites et après on va...
12:55Mais je vous fais des pauses aussi parce que je sais que c'est pénible.
12:58Et on termine avec ça.
12:59Je ne vous demande pas de voter nos textes.
13:01Je vous demande simplement que puisqu'on n'aura pas de recours au 49-3,
13:03vous ne censuriez pas pour que Mme Le Pen ne redevienne pas la remettre des élégences à la semaine.
13:07C'est ça, saisissez cette main tendue et soyez responsables.
13:10La raison pour laquelle on s'est retrouvé dans la configuration dans laquelle on était,
13:13où le Premier ministre Michel Barnier venait d'un des plus petits partis de l'Assemblée Nationale,
13:17c'est parce qu'à gauche, vous étiez en mode, c'est notre programme, rien que notre programme, attendez.
13:23Vous n'avez pas majorité absolue, vous n'auriez plus les marques de propositions à l'Assemblée.
13:25Oui, alors ça c'est faux.
13:27La raison pour laquelle on a eu Michel Barnier comme Premier ministre,
13:29c'est qu'Emmanuel Macron a refusé de nommer le nouveau populaire comme gouvernement
13:35et donc qu'il a préféré faire une alliance avec LR,
13:38avec en soutien implicite le Rassemblement National.
13:41C'est pour ça qu'il y a eu Michel Barnier et uniquement pour...
13:43Il aurait très bien pu nommer le NFP, rien ne l'empêcher,
13:46quitte Ă  ce que le NFP se casse la gueule,
13:47mais en tout cas, il aurait très bien pu nommer au mois de juillet,
13:51ou en tout cas après les JO, si vous voulez, ce n'est pas de latence,
13:55nommer un gouvernement du nouveau.
13:56C'était pas impossible.
13:57On poursuit.
13:57Et moi je salue cette évolution.
13:59Je salue cette évolution qui est salutaire.
14:01On dit toujours la mĂŞme chose.
14:01On avait écrit dès juillet avec les présidents de groupe et Lucie Casté
14:04une proposition de méthode pour l'Assemblée.
14:05Donc ne racontez pas qu'on a changé d'avis.
14:07On veut le NFP, que le NFP et que le programme de l'ANF.
14:09C'est ce que Jean-Luc Mélenchon avait dit.
14:10Et beaucoup d'autres personnes sur plusieurs plateaux...
14:12On a dit oui que la base programmatique, Ă  partir de la...
14:15Elle, c'est Claire Lejeune, députée France Insoumise.
14:17Qu'est-ce que ça veut dire la base programmatique ?
14:19Au lendemain d'une élection où le nouveau Front populaire est arrivé en tête,
14:22c'est effectivement cette base programmatique-lĂ .
14:24Et là où je trouve ça complètement lunaire quand même,
14:27c'est qu'on fait comme si c'était systématiquement à la gauche de bouger.
14:30Comme si c'était la responsabilité de la gauche de faire...
14:34C'est la mise et la gauche.
14:34Aujourd'hui, qui a perdu le 7 juillet ?
14:38C'est votre compte.
14:39Vous n'avez pas gagné non plus.
14:40Pardon, vous n'avez pas gagné.
14:41On a plus de députés à l'Assemblée nationale que la France Insoumise.
14:44Donc arrêtez avec cette dialectique de qui a gagné et qui a perdu.
14:46Aujourd'hui, on a trois blocs.
14:48Et aujourd'hui, lorsque vous avez quelqu'un qui fait des propositions sur un budget,
14:51des propositions qui sont des propositions de gauche,
14:53la taxe sur le transport aérien, la taxe sur les transactions financières,
14:57la taxe sur les super-profits,
14:58un rééquilibrage avec deux tiers de réduction de dépense
15:01et un tiers de taxes supplémentaires,
15:03vous ne pouvez pas dire qu'il n'y a pas d'éléments qui parlent à la gauche et à
15:07la droite.
15:07Vous n'étiez pas là pendant le budget.
15:09Malheureusement, les Insoumis, vous êtes un peu échus.
15:11Je suis navrée, mais vous n'avez aucune crédibilité.
15:14En tout cas, ni la droite, ni les centristes, ni le centristes.
15:16Oui, mais en fait, la question est celle-lĂ .
15:17C'est-à-dire qu'aujourd'hui, c'est au camp présidentiel de prendre ses responsabilités,
15:21de constater qu'ils ont perdu et que le macronisme a été rejeté par deux fois dans les urnes.
15:28Aujourd'hui, ce n'est pas possible.
15:29Les Macron n'a jamais été une même aux deuxièmes tours.
15:32VoilĂ , bref, on ne va pas faire tout le truc.
15:33Vous avez compris l'idée.
15:35Ce qui est fou, c'est que vous entendez...
15:38Je voulais vous montrer cet extrait parce que le...
15:42Déjà, c'est le bordel sur l'hépée de la télé,
15:44mais je voulais vous montrer que le rôle de modérateur de Marche à l'être-chose
15:47dans cet extrait, c'est uniquement de dire Ă  la gauche
15:49« Mais il faut faire des compromis ! Mais vous ne faites pas de compromis ! »
15:51Mais les macronistes, ça fait sept ans qu'ils font zéro compromis de...
15:54Enfin, c'est quand mĂŞme faux.
15:55Et la gauche, en plus, elle dit
15:57« Mais nous, on veut juste que vous nous laissiez tenter de gouverner
16:02et de bâtir des majorités parlementaires.
16:03Et si on rate, on rate, en fait. »
16:04C'est ça que dit la gauche, pour l'instant.
16:06Parce qu'évidemment que la gauche n'a pas...
16:08Tout le monde a bien conscience que le nouveau Front populaire a moins de 200 députés
16:11et que c'est un problème,
16:11que ça s'appelle une majorité très relative.
16:13Donc, oui, bien sûr.
16:14Mais de fait, il n'y a pas de majorité alternative.
16:19La preuve, c'est que celle entre LR et les macronistes,
16:21elle a tenu trois mois et elle ne tenait que parce qu'il y avait le RN derrière.
16:24Donc bon, le problème de tout ça, c'est que...
16:26Je vois qu'il y a des gens qui ont dit
16:27« En plus, on a un débat qui n'est pas à la hauteur des urgences sociales. »
16:30Oui, je rappelle qu'il y a 300 000 emplois menacés
16:33dans des multiples plans de licenciement en France
16:35et que le bordel politique et ce genre de cacophonie dans les places de télé
16:39n'est sans doute pas Ă  la hauteur du moment social
16:42et des attentes de ces jours-lĂ ,
16:44des attentes aussi des agriculteurs
16:45qui étaient en train de relancer un moment social
16:47et qui n'ont plus d'interlocuteurs non plus depuis.
16:50Vous avez sans doute vu ces images d'agriculteurs,
16:52souvent de la FNSEA,
16:53mais qui emmuraient des permanences de députés
16:56qui ont voté la censure en leur disant
16:57« À cause de vous, on a plus d'interlocuteurs. »
17:01Ça ne veut pas dire que tous les gens sont contre la censure, bien sûr.
17:03Il y a une majorité française qui n'était plus que le dernier soit censuré.
17:05Et une majorité pour que Macron soit à l'émission aussi.
17:07Mais bref, tout ça pour dire que dans cet extrait,
17:13on voit très bien que les macronistes qui font semblant
17:15d'ĂŞtre le parti du compromis,
17:16c'est quand mĂŞme un truc assez formidable.
17:18Encore une fois, les macronistes,
17:20leur plan, c'est de jouer sur les divisions du NF.
17:22Et lĂ , je voulais vous montrer...
17:25Il faut qu'on aille sur le dur,
17:26parce que plus le temps passe sur la question
17:28de qui il nomme comme Premier ministre,
17:30plus la gauche s'échappe.
17:31Elle s'échappe sur quoi ?
17:32Elle s'échappe sur de la stratégie, en fait.
17:34Vous avez bien vu,
17:35dès le premier jour où il y a eu des invitations,
17:37à la base, l'Elysée a invité la France Insoumise.
17:40Manuel Bompard, le coordinateur national de la France Insoumise,
17:42a dit non, je n'irai pas.
17:43Je n'irai pas.
17:44Il a expliqué pourquoi.
17:44Il a dit parce que je considère que c'est juste Macron
17:47qui gagne du temps,
17:48qui nous fait encore le coup des cycles de consultation.
17:50Et Ă  la fin, il va nommer quelqu'un de droite
17:51et on va tous être baisés.
17:52Donc, il ne l'a pas dit comme ça,
17:53on est d'accord, mais c'est l'idée.
17:55Mais voilà, donc ça, c'est l'idée de Manuel Bompard.
18:00Mais par ailleurs, ce n'est pas la ligne des autres.
18:01Les autres, ils sont en train de dire
18:02non, nous, on y va, on va écouter et puis on verra.
18:05Et donc là, en fait, c'est une divergence stratégique
18:07qui se joue lĂ .
18:08La première, c'est est-ce qu'on veut ou pas
18:11apparaître comme le parti du blocage ?
18:14En fait, l'inquiétude des écologistes,
18:15des socialistes et des communistes,
18:16c'est que s'ils n'y vont pas,
18:18ce serait une perche tendue aux macronistes
18:20pour dire, regardez, on a invité la gauche
18:22pour négocier et la gauche a refusé le dialogue.
18:24Donc, c'est pas leur...
18:25Si la gauche refuse le dialogue,
18:27du coup, on ne les nomme pas.
18:28C'est donner un prétexte, un prétexte génial,
18:30on va dire, aux macronistes,
18:32pour dire, regardez, la gauche,
18:33on voulait les inviter.
18:33Ils se sont exclus eux-mêmes des négociations,
18:35donc c'est mort pour eux, tant pis,
18:36on va négocier avec la droite.
18:37Ça, c'est le premier argument.
18:38Les insommiers, eux, te disent,
18:39le blocage, c'est Macron qui l'organise.
18:41De toute façon, on est dupe de rien.
18:42Ă€ la fin, il n'y aura pas de gouvernement de gauche,
18:44donc, pourquoi y aller ?
18:45Pourquoi jouer la comédie de Macron ?
18:46Ça, ce sont les deux arguments.
18:47Ce sont deux stratégies différentes.
18:50Les deux stratégies s'entendent aussi
18:51par rapport aux électorats respectifs.
18:54Les insoumis ne parlent pas aux mĂŞmes gens
18:56que les socialistes, par exemple.
18:58C'est pas le même électorat.
18:59Il y a un électorat, peut-être, socialiste
19:00qui attend, dans une part plus modérée d'électorat,
19:02qui attend, effectivement,
19:03que le parti socialiste soit un parti de gouvernement
19:05et donc que le parti socialiste négocie, etc.,
19:09joue le jeu républicain,
19:11lĂ  oĂą les insoumis, peut-ĂŞtre,
19:12attendent plus de radicalité.
19:13Mais, dans tous les cas,
19:14chacun joue sa...
19:15C'est une guerre de posture.
19:16Stratégique, hein, qui a un sens,
19:17mais c'est une guerre de posture.
19:19Tranche, dans le chat,
19:20nous dit que les deux points de vue se défendent
19:21et, encore aujourd'hui,
19:22impossible de savoir
19:22si l'un est plus efficace que l'autre.
19:23C'est pas faux.
19:25C'est difficile de le conclure, lĂ , maintenant,
19:26de savoir qui a raison.
19:27En tout cas, on constate
19:29qu'il y a un schisme stratégique
19:32au sein de la gauche du NFC.
19:35Ce schisme, il s'est illustré,
19:36notamment, dans un débat,
19:37a lieu sur BFM aussi,
19:39entre André Chassaigne,
19:40président du groupe communiste à l'Assemblée,
19:43et Éric Coquerel,
19:44qui est France Insoumise
19:45et président de la commission des finances,
19:49à la commission très importante
19:50de l'Assemblée nationale.
19:52Et donc,
19:55Chassaigne, en gros,
19:55il est en plateau sur BFM
19:56et Coquerel est en duplex.
19:57Et c'est assez rare de voir, déjà,
19:59sur BFM, un débat gauche-gauche.
20:01Le pluralisme chez BFM,
20:02c'est plus Macroniste et Rennes, généralement.
20:04Donc, là, c'est assez intéressant de voir ça.
20:06Je vais vous le montrer
20:06parce que ça montre très bien
20:07le débat de position.
20:09Donc, lĂ , c'est les communistes
20:09et les Insoumis,
20:10mais ça pourrait marcher aussi
20:12avec des autres.
20:14Et voilĂ ,
20:15c'est un moment donné
20:16le débat de position stratégique.
20:18On va l'écouter.
20:19Il doit avoir un disque
20:19de reste de ceux
20:20qu'une seule
20:21parce qu'ils sont Team Blox
20:22parce qu'ils sont Team Blox
20:24pour les élections.
20:24Moi, je regarde,
20:25attendez.
20:25l'explication de texte.
20:26Là, André Chassaigne,
20:27il dit...
20:29L'accusation d'André Chassaigne,
20:30c'est-Ă -dire que les...
20:31En fait, il se réfère au fait
20:32que Jean-Luc Mélenchon
20:33parle très, très souvent
20:34de présidentiel anticipé.
20:36Très souvent.
20:36C'est-à-dire que Jean-Luc Mélenchon
20:37et la France Insoumise,
20:38bien sûr,
20:39un des paris,
20:39un des...
20:40un des...
20:41des...
20:42comment dire...
20:43des...
20:43Si on pouvait arrĂŞter
20:44de se traiter de traître
20:45dans la conversation,
20:46ce serait pas mal.
20:47Parce que je pense
20:47qu'on n'avance pas trop lĂ -dessus.
20:51Donc, le...
20:52Ce que dit André Chassaigne,
20:55c'est que les Insoumis,
20:56en gros,
20:56ont une stratégie,
20:57visiblement,
20:58ils misent en partie sur...
20:59Et c'est ce que dit d'ailleurs
21:00Manuel Bompard
21:00dans un interview
21:01dans l'Humanité
21:02qu'on a faite mardi,
21:03qu'on va peut-ĂŞtre
21:04vous mettre dans la régie.
21:06Manuel Bompard,
21:06il dit...
21:07Oui, on mise en partie
21:09sur l'option...
21:10Si Macron ne nomme pas
21:11un Premier ministre de gauche,
21:11il faut qu'il parte.
21:12Et du coup, s'il part,
21:13il y aura une présidentielle
21:14anticipée.
21:14Donc oui, les Insoumis...
21:15Et Mélenchon en parle tout le temps.
21:17Mélenchon parle tout le temps
21:18de présidentielle anticipée
21:19et en disant que
21:20s'il y avait présidentielle anticipée,
21:22c'est lui qui irait
21:22et qu'il faudrait se rallier Ă  lui.
21:23C'est ça qu'il a dit
21:24notamment il y a dix jours
21:26dans un meeting Ă  Paris.
21:27Donc, on part de lĂ .
21:28Et donc, les communistes
21:29la reprochent.
21:30André Chassaigne, en l'occurrence,
21:31reproche aux Insoumis
21:32de se foquer,
21:35en fait,
21:35de ne pas du tout
21:35s'inscrire dans le cycle
21:36de négociation
21:37parce qu'en fait,
21:37ils sont déjà dans le coup d'après
21:38l'obsession,
21:39les mots d'André Chassaigne,
21:40d'une présidentielle.
21:41On poursuit l'échange.
21:42Qu'on est le Premier ministre différent.
21:44Mais c'est le cas
21:44de la France insoumise.
21:45Je vois que la France insoumise
21:46se porte...
21:47C'est le chaos, la France insoumise ?
21:48Non, mais la France insoumise
21:49estime qu'il n'y a pas
21:50de débat possible,
21:51qu'il faut qu'on se replie
21:52sur nous-mĂŞmes,
21:53qu'on s'accroche lĂ 
21:55sur uniquement
21:55le programme
21:56du Front populaire
21:57et qu'il n'y a rien d'autre.
21:58La politique de la Terre brûlée,
21:59Éric,
22:00ce n'est pas ma politique.
22:01André, pourquoi tu reprends
22:03les arguments de la droite
22:04et du macronisme ?
22:05On a toujours dit
22:06qu'on était pour faire
22:06un gouvernement portant le programme
22:08et trouvant les compromis
22:09à l'Assemblée.
22:09Ce qu'on a fait pour le budget.
22:11Pourquoi tu reprends
22:11leurs armes ?
22:12Comme quoi, nous,
22:12ce serait le chaos
22:13et la Terre brûlée.
22:15C'est absolument faux.
22:15Simplement, il y a une chose...
22:17Quelqu'un dans le chat,
22:17vous avez remarqué
22:18la relance de Benjamin Duhamel,
22:19qui est l'animateur de BFM.
22:21Parce qu'en vrai,
22:21on va finir l'échange,
22:22mais l'échange,
22:23il est plutĂ´t propre
22:24entre ces courtois.
22:26C'est tendu,
22:27mais je veux dire,
22:28ils ne vont pas s'arracher la gueule.
22:29Coquerel et Chassel,
22:36ils cherchent la petite phrase,
22:38la petite phrase dégueu.
22:39Aujourd'hui, on a battu
22:40un gouvernement de droite,
22:41un politique de droite,
22:42qui est mauvais pour tout le monde.
22:43Le chaos, c'est maintenant.
22:44C'est l'heure.
22:44Et lĂ , tu leur donnes
22:45un second souffle,
22:46tu leur donnes un second souffle,
22:47qui est de laisser Ă  M. Macron
22:48l'impression
22:49qu'il peut ordonner
22:50la vie politique française
22:51autour de quelque chose
22:52dont tu sais
22:53qu'il ne bougera pas au programme.
22:54De nous accuser,
22:55je vais te dire un truc,
22:56c'est faire ce que tu fais
22:57à l'instant n'est pas correct, André.
22:59Moi, quelque part,
23:00je te dis,
23:01je vous demande de réfléchir.
23:02On est élu,
23:06les directeurs t'ont demandé d'appliquer.
23:07Ils t'ont pas demandé
23:08d'aller négocier avec M. Macron
23:09tel ou tel aspect,
23:10par exemple,
23:11de...
23:11Et André Chassette,
23:12Éric Coppel,
23:13André Chassette,
23:13vous répond.
23:14Et André Chassette.
23:15Je précise quand même
23:16que tu es le premier Ă  dire
23:19qu'on a un comportement
23:20où on vendrait notre âme
23:22pour un plat de lentilles.
23:23C'est absolument pas ça.
23:24J'ai cible que quand on dit
23:26qu'on voudrait avoir
23:28un Premier ministre de gauche
23:29ou issu du nouveau Front populaire,
23:32eh bien, il est bien évident
23:33que dans ce cadre-lĂ ,
23:34on se place dans la Constitution
23:35qui est aujourd'hui
23:36un Président de la République.
23:37Et le Président de la République,
23:38c'est vrai,
23:39il est normal qu'on le rencontre,
23:41qu'on va échouer.
23:42Mais au moins,
23:43on aurait essayé
23:44parce qu'on peut pas Ă  la fois dire
23:45qu'il faut un Premier ministre de gauche
23:47en gouvernement de gauche
23:48Ă  rester assis dans son fauteuil.
23:50Quelques secondes, Éric Ocrel.
23:52Il vous réunit pas
23:53pour réfléchir à un gouvernement NFP.
23:55Dans ces cas-lĂ ,
23:55on serait lĂ  aussi autour de la...
23:56Il l'a dit,
23:58il vous réunit
23:58pour réfléchir à un gouvernement
23:59d'intérêt général.
24:00Et d'ailleurs,
24:01j'ai mĂŞme entendu ce matin
24:02ton camarade Roussel
24:03commencer Ă  dire que
24:04c'est pas un préalable
24:05de demander qu'il y ait
24:06un Premier ministre de gauche.
24:07Tu vois bien que
24:08le problème,
24:09c'est que pour arriver Ă  tout prix
24:10Ă  sous mon situation,
24:11Oui, mais c'est une intuitive,
24:12tout le monde le sait.
24:13Merci.
24:14Et je ne t'ai pas parlé...
24:15Merci.
24:16Non, non, non, non, non.
24:17Je ne t'ai pas soupçonné
24:18de vendre ton âme, André.
24:19Je te dis que vous faites fausse route
24:21parce que vous lui redonnez
24:21de l'air qu'il n'avait plus.
24:23Merci.
24:23Et alors, au lieu d'exiger
24:24un gouvernement NFP.
24:25Merci.
24:26VoilĂ .
24:27C'était pour vous donner
24:28un peu l'état des lieux
24:30de la discussion.
24:31Encore une fois,
24:31je trouve que la séquence
24:32est plutĂ´t vertueuse
24:33parce qu'elle...
24:34Enfin, la séquence que BFM
24:35est plutĂ´t vertueuse
24:35parce qu'elle est...
24:38Elle montre que, bon,
24:39il y a un débat stratégique
24:40qui a lieu
24:40et que ce débat stratégique
24:41peut avoir lieu sereinement
24:42tant que tu n'as pas BFM
24:43qui vient foutre son grain dedans
24:45en disant
24:45« Mais alors, ils sont le chaos.
24:47Alors, c'est des traîtres. »
24:48En fait, si on pouvait
24:49arrĂŞter de s'accuser
24:49ou si on pouvait avoir
24:50une scène à gauche
24:52et je dis ça aussi
24:52pour les gens dans le chat
24:53qui ont tendance
24:54un petit peu Ă  se lancer lĂ -dedans.
24:56Si on peut se parler,
24:58en fait,
24:59on peut se parler tranquillement
25:00de différences stratégiques
25:01sans se traiter de traîtres
25:02ou de se meurtre de chaos
25:03ou de je ne sais quoi, en fait.
25:04On peut avoir une discussion.
25:05On peut avoir des divergences.
25:06Enfin, je veux dire,
25:06c'est quand mĂŞme possible.
25:07Donc lĂ , les divergences,
25:08elles s'expriment
25:08dans le débat
25:12entre Coquerel et Chassaigne
25:12et un débat qui est sain.
25:14Enfin, je veux dire,
25:14ils ne sont pas en train
25:15de s'écharper,
25:16ils ne s'insultent pas.
25:18C'est tendu
25:18parce qu'il y a une tension,
25:19mais c'est tout.
25:20Parenthèse.
25:20Je disais ça
25:21parce que moi,
25:21franchement,
25:22je trouvais ça sain
25:23comme séquence
25:24et c'est rare
25:25qu'on ait un débat
25:26gauche-gauche sur BFM.
25:27Donc, ça m'a fait plaisir
25:27de voir un peu
25:28qu'on puisse avoir
25:29un débat normal,
25:30la gauche,
25:31sans trop de parasitage
25:32de la part du cadrage médiatique,
25:34mĂŞme si on voit bien
25:34que Benjamin Duhamel
25:35essaie de choper
25:36la petite phrase.
25:38Du coup, voilĂ .
25:38En gros, c'est ça, ce débat.
25:39C'est ce débat stratégique
25:40entre qu'est-ce qu'il faut
25:41incarner, en fait.
25:42En fait, c'est une bataille
25:43de récits.
25:43Ă€ la fin,
25:44il restera quoi ?
25:45Il restera...
25:48Admettons qu'Ă  la fin,
25:49il y a un premier ministre
25:49de droite.
25:50Il restera quoi ?
25:50Il restera la gauche
25:52qui a dit...
25:52En fait, si tu veux,
25:53par exemple,
25:54du point de vue
25:54des communistes,
25:54socialistes, écologistes,
25:55le fait d'y être allé,
25:56ça veut dire que
25:57si Ă  la fin,
25:58ils se font avoir
25:59et qu'Ă  la fin,
25:59il y a un gouvernement de droite,
26:00ils se sont dit
26:01« Ben non, on a joué,
26:02on a proposé des choses,
26:03on a proposé de ne pas faire
26:04de 49-3,
26:05on a proposé des choses
26:06Ă  la Macronie,
26:07la Macronie les a refusées
26:08et s'est entêté
26:08Ă  refaire un gouvernement de droite.
26:09Donc, le blocage,
26:11c'est la Macronie. »
26:12VoilĂ  ce que dira la gauche
26:13qui est allée à l'Élysée.
26:14La France insoumise dira
26:15« Mais on vous l'a dit
26:16depuis le début,
26:17de toute façon,
26:18c'était bloqué,
26:18donc pourquoi vous y êtes allé ?
26:19Vous avez perdu du temps,
26:20vous vous ĂŞtes fait avoir
26:21avec ce que dit Coquerel,
26:22vous avez donné de l'air
26:23à Macron, etc. »
26:24Ils diront ça,
26:24ils diront en gros,
26:25mais ils diront
26:25« Le blocage, c'est Macron. »
26:26En fait, Ă  la fin,
26:27la gauche dira la mĂŞme chose.
26:28Juste, il y a une partie
26:29de la gauche qui pourra dire
26:30« Nous, on a tenté
26:31et on n'a pas réussi. »
26:32Et les insoumis ont dit
26:33« Il n'y a même pas besoin
26:33de tenter parce que
26:34de toute façon,
26:35c'est du pipeau. »
26:36Encore une fois,
26:36deux positions stratégiques
26:37qui font des arguments.
26:38Je veux dire,
26:39c'est pas mon rĂ´le aujourd'hui
26:40devant vous
26:41de vous dire
26:41qui a raison et qui a tort.
26:42Je vous dis juste
26:43que je constate
26:43qu'il y a une divergence
26:45stratégique entre les deux.
26:46D'autant qu'on ne peut pas
26:48dire maintenant
26:49qu'on est en plein dedans.
26:51Il faudrait vraiment
26:52notre stratumise
26:52pour expliquer
26:53qui a raison et qui a tort.
26:54On verra bien.
26:55Si Ă  la fin,
26:56et par ailleurs,
26:57si Ă  la fin,
26:57il y a vraiment
26:57un gouvernement de gauche,
26:58je ne crois pas trop,
26:59mais si jamais Ă  la fin,
27:00il y a vraiment
27:00un gouvernement de gauche
27:01avec un accord de non-censure
27:02sur les bases
27:02que propose la gauche,
27:03donc c'est-Ă -dire qu'Atal
27:04a accepté ça,
27:05on n'y est pas encore,
27:05mais voilĂ ,
27:06la FI, du coup,
27:07ce sera un petit peu
27:08exclut du jeu
27:09en faisant ça.
27:09Ça, c'est aussi un problème.
27:10Par ailleurs,
27:12exclure la FI du jeu,
27:13c'est ce que cherchent
27:13les macronistes
27:14depuis le début.
27:15D'abord,
27:16ils essayent de décrocher
27:16les socialistes seulement
27:17et maintenant,
27:18ils veulent décrocher
27:20tout le nef,
27:21de l'Alliance,
27:23enfin,
27:24de l'insuffisance insoumise,
27:25pardon.
27:25Bref,
27:25voilĂ  oĂą on en est.
27:26Je vous ai montré
27:26quelques extraits
27:27encore en plus
27:27pour montrer un peu
27:30parce que lĂ ,
27:30on a écouté
27:31les communistes,
27:31les insoumis,
27:31mais on va essayer
27:32d'écouter tout le monde
27:32quand mĂŞme.
27:34Alors,
27:35par ailleurs,
27:35quand je parlais
27:36d'accusation de traîtrise,
27:37je vous mets un tweet
27:38de Mélenchon quand même,
27:38je ne sais pas si on le voit
27:39très bien,
27:41je vous le lis
27:41parce que c'est un peu petit,
27:42je ne peux pas le grossir,
27:43mais tweet de Mélenchon hier,
27:44le PS, PCF, ULV
27:46en coalition
27:47pour négocier
27:47avec les droites,
27:48retour vers le passé,
27:49tristesse.
27:49Bon,
27:50lĂ ,
27:50c'est un peu
27:50la question de traîtrise
27:51qui revient.
27:53VoilĂ ,
27:53en gros,
27:54Mélenchon qui accuse
27:55tous ses partenaires
27:55de trahir en allant à l'Elysée.
27:57Bon,
27:58encore une fois,
27:58on voit bien
27:59que dans ce qui s'est passé,
28:00ce n'est pas tout à fait ça.
28:02Ils y sont allés,
28:03ils ont posé
28:04des blocs de négociation
28:06et Ă  voir si c'est pris ou pas.
28:07Probablement que Macron
28:08va se torcher avec,
28:09mais en mĂŞme temps,
28:10ils seront...
28:10Bref,
28:11Mélenchon joue aussi son rôle
28:15de braquer un peu.
28:16Mélenchon,
28:17en gros,
28:17a aussi une stratégie.
28:18Encore une fois,
28:18si Mélenchon pousse
28:19à une présidentielle anticipée,
28:20espère qu'il y ait
28:20une présidentielle anticipée,
28:22c'est aussi pour y ĂŞtre
28:24le candidat.
28:24Enfin,
28:24on ne va pas se mentir ici,
28:26on sait tous
28:26que Mélenchon veut y aller
28:27pour ĂŞtre candidat
28:28en 2000,
28:29soit 27,
28:30soit avant,
28:30et s'il est anticipé.
28:32Et donc,
28:32c'est une façon aussi
28:33de dire,
28:34mais regardez,
28:35la gauche,
28:36la vraie,
28:36le NFP pur jus,
28:38celui qui ne trahipera jamais
28:39le programme du NFP,
28:40c'est la France Insoumise.
28:41Et regardez les autres
28:42qui sont en train
28:42de brader le programme.
28:43Ce qui n'est pas tout Ă  fait exact
28:44puisque pour l'instant,
28:44ils sont en train
28:45d'essayer d'imposer le programme.
28:46Encore une fois,
28:47est-ce que ça va marcher ou pas ?
28:47Ça, c'est une bonne question.
28:48Mais on voit que tout le monde
28:49joue un petit peu
28:49sa petite bande personnelle.
28:50C'est pour ça qu'il y a des gens
28:52qui s'inquiétaient
28:52de l'implosion de la gauche.
28:54La question se pose
28:55parce qu'on a l'impression
28:56que chacun joue sa partition.
28:57C'est un peu ça qui est inquiétant.
28:59Alors que le moment
29:00exigerait peut-ĂŞtre
29:02précisément
29:04un rassemblement
29:04et une ligne stratégique commune
29:05pour peser face Ă  la droite.
29:07Mais ce n'est pas le cas,
29:08encore une fois.
29:09On va écouter Marine Tondelier.
29:10Alors Marine Tondelier,
29:11cet extrait-lĂ ,
29:11c'était quand ?
29:13C'était juste avant
29:15d'aller à la réunion,
29:17donc la fameuse réunion
29:18avec Macron
29:19de l'après-midi.
29:20Vous voyez ce qu'elle disait ?
29:21C'était intéressant aussi
29:21de voir la position
29:22des écologistes
29:23qui n'a pas changé,
29:23mais qui a été la position
29:24Ă  ce moment-lĂ .
29:25En gros,
29:26politique,
29:27les mouvements
29:28dans une réunion bilatérale.
29:29Moi, par exemple,
29:29j'étais avec Cyril Châtelain,
29:30présidente de groupe
29:31à l'Assemblée nationale,
29:32les écolos,
29:32et Guillaume Gontard
29:34pour le Sénat.
29:35LĂ , cette fois-ci,
29:36c'est une grande table
29:37et tout le monde
29:38sera autour de la mĂŞme table.
29:39C'est une réunion,
29:39on dit,
29:40mule.
29:40Et donc,
29:41moi, ce que j'aime bien
29:41en ce genre de réunion,
29:42c'est qu'il n'y a pas d'hypocrisie
29:43et pas de faux-semblants.
29:44Vous ne pouvez pas dire
29:45un truc dans le bureau
29:46du président de la République
29:47et un truc différent
29:48sur le trottoir,
29:49différent devant les autres,
29:50différent sur le plateau.
29:51Comme les écolos
29:52ont dit la mĂŞme chose partout,
29:53on n'est pas très angoissé
29:54par cet exercice.
29:55Sauf qu'il n'y aura
29:55ni le LFI
29:57ni le Rassemblement national.
29:58Pour deux raisons différentes.
29:59Pour deux raisons différentes,
30:00mais Ă  la fin...
30:01Ils ne sont pas invités,
30:01la France insoumise,
30:02parce qu'ils n'ont pas accepté
30:03ce cadre de discussion,
30:04ce qui est leur droit aussi.
30:05Ă€ la fin,
30:05ce qu'ils disent les uns les autres,
30:06lĂ , c'est un fait,
30:07c'est grosso...
30:09Moyenot.
30:1120 millions de Français
30:13qui ne seront pas Ă  la table.
30:13C'est ça que ça veut dire.
30:14C'est qu'il y a 20 millions de Français
30:15qui se sont exprimés
30:16pour ces deux parties
30:17et qui ne seront pas représentés.
30:18Oui, mais il faut mélanger deux choses.
30:19L'Assemblée nationale,
30:20où tout le monde est autour de l'hémicycle
30:22et l'endroit oĂą on essaye
30:23de travailler ensemble.
30:24C'est deux endroits différents.
30:25Donc, je vois bien
30:27un moment politique tendu
30:28dans lequel on est.
30:29Quelqu'un est amené
30:30Ă  sortir de sa zone de confort.
30:31Rien de ce qu'on va avoir Ă  faire
30:32dans les mois qui viennent
30:33ne va être évident ni confortable.
30:34Ça va être dur tout le temps.
30:35Mais sortir de sa zone de confort,
30:37ce n'est pas faire des concessions.
30:38Comment ?
30:38Sortir de sa zone de confort,
30:39ce n'est pas faire des concessions.
30:41Est-ce que ce n'est pas nécessaire, selon vous ?
30:42Oui, mais vous savez,
30:43c'est ce dont on discutait Ă  l'instant.
30:45Et ce n'est pas pour vous comme pour les autres.
30:45Les partis politiques aujourd'hui,
30:47quand on nous dit
30:47« mettez-vous d'accord ».
30:48LĂ , on revient Ă  l'injonction permanente
30:51des médias mainstream
30:52qu'Ă  la gauche
30:53de devoir faire des compromis.
30:54On revient Ă  la question,
30:55mais je vous jure,
30:56pour écouter
30:58masse de quantité,
30:59masse de place de télé,
31:00la question est rarement posée
31:02comme ça aux macronistes.
31:03Est-ce qu'il n'est pas temps
31:04de faire des concessions ?
31:04Il faut arrĂŞter des enfants un peu.
31:06Ça, on ne la pose jamais
31:07comme ça aux macronistes,
31:07je vous assure.
31:08Faites un effort.
31:09Ce n'est pas une question d'effort.
31:10Nous ne sommes pas d'accord.
31:11Et nous sommes d'ailleurs
31:12à l'image des Français.
31:13Imaginez si on s'était dit
31:14« d'accord,
31:15on s'est mis d'accord cette nuit,
31:16on est finalement d'accord. »
31:17Surtout qu'on va faire d'ailleurs
31:18un gouvernement d'intérêt général ensemble.
31:20Les gens me diront
31:20« mais qu'est-ce qu'ils font ? »
31:21Ce n'est pas vrai qu'ils sont d'accord.
31:22Les Français qui nous sommes
31:23de nous mettre d'accord,
31:24d'ailleurs,
31:24ne sont pas d'accord entre eux.
31:26Certains demandent
31:27des baisses d'impĂ´ts
31:28et donc une restriction
31:30des dépenses de l'État,
31:31plus de protection sociale
31:32et plus d'écoles,
31:33et plus de services publics.
31:34Les Français ne sont pas d'accord.
31:35L'Assemblée nationale
31:36est Ă  leur image.
31:36Et donc, vous savez,
31:37avec leur vote démocratique
31:38et donc légitime...
31:40Je ne veux pas tout l'extrait,
31:41mais vous savez
31:42comment Marine Contelé
31:43défendait la démarche
31:44d'aller à l'Élysée.
31:46Quelqu'un nous demande
31:47pourquoi il n'y a que la gauche
31:47qui devrait faire des compromis
31:48Crazy Gobs
31:49qui nous demande ça.
31:49Mais c'est une bonne question
31:50que tu poses.
31:51Non, ce n'est pas Ă  la gauche
31:52de faire que des compromis,
31:53mais vous voyez bien
31:54que dans les médias,
31:55il y a cette espèce de musique
31:56qui consiste Ă  dire
31:57que la gauche,
31:58c'est Ă  la gauche
31:58de faire les pas
31:59et pas Ă  la Macronie
32:01et jamais au bloc central.
32:02Alors, il y a peut-ĂŞtre
32:03une explication à ça.
32:03Moi, j'ai une théorie.
32:05Lucie Castel
32:06en parlait pas mal
32:07et a un discours
32:08assez intéressant là-dessus.
32:09Elle disait
32:09qu'il y a une présomption
32:10de légitimité
32:11et de sérieux à droite.
32:13C'est-à-dire qu'on considère
32:13que l'état normal du pouvoir,
32:15c'est que la droite l'exerce.
32:17Ça, dans les médias,
32:17ce n'est pas moi qui le considère,
32:18on est d'accord.
32:19Mais dans les médias,
32:20il y a cette idée-là
32:20mainstream
32:21que le pragmatisme,
32:23enfin, ce qu'on appelle
32:23le pragmatisme,
32:24le réalisme,
32:25ce qu'on appelle le réalisme,
32:27c'est Ă  droite.
32:28Et que du coup,
32:30la gauche,
32:30s'ils sont bien sympas
32:31avec leurs utopies
32:32et leurs machins,
32:32mais c'est Ă  eux
32:33de faire des compromis
32:33parce que leur programme,
32:34il est fou.
32:35Le programme,
32:35il est complètement idéaliste,
32:36il est complètement machin.
32:37Alors qu'en vrai,
32:37le programme de l'UNFP,
32:39c'est un programme globalement
32:40de gauche,
32:42c'est moins hardcore,
32:44moins radical,
32:44je veux dire,
32:45que le programme
32:46commun de Mitterrand en 81.
32:49Mais le programme de Mitterrand
32:50en 81,
32:51il voulait nationaliser
32:52300 entreprises,
32:54il n'y a rien de tout ça
32:55dans l'UNFP.
32:56Mais il y a l'idée
32:57de, comme dit tuyau,
32:58de rationalité,
32:59raison, etc.
33:00Du côté de la...
33:03Il y a cette présomption
33:05de compétence à droite,
33:06cette présomption
33:07d'incompétence à gauche
33:08qui fait dire
33:08que comme la gauche
33:09est un peu d'ado
33:10dans cette équation-là,
33:11c'est Ă  la gauche
33:12de mettre de l'eau dans son vin,
33:13c'est Ă  la gauche
33:14de faire des compromis
33:15et jamais au centre.
33:17Donc, voilĂ  oĂą on en est.
33:20Si vous voulez une explication
33:20de pourquoi c'est toujours
33:21Ă  la gauche
33:23de faire le...
33:26Pas selon les médias,
33:27je pense qu'on a
33:28une explication lĂ .
33:30Ensuite,
33:33pour en terminer,
33:34je voulais dire autre chose,
33:35j'ai perdu mon truc
33:35en cours de route.
33:38Oui, après,
33:39encore une fois,
33:39sur cette équation-là,
33:40il faut quand mĂŞme rappeler
33:41un truc,
33:41c'est que dans l'état
33:42des forces de l'Assemblée nationale,
33:43il y a trois blocs
33:44qui n'ont pas la majorité seule
33:46et qui, pour gouverner,
33:47doivent Ă  minima
33:48s'appuyer sur le fait
33:49qu'un des blocs
33:50ne les censure pas.
33:51Ça, c'est l'équation.
33:52C'est-Ă -dire pas vraiment...
33:53Il ne s'agit pas
33:53de gouverner ensemble,
33:54il s'agit d'avoir
33:55un gouvernement...
33:57Mais vraiment,
33:57si on pose l'équation,
33:59qu'est-ce qui s'est passé
34:00avant ?
34:00Barnier, c'était quoi ?
34:01Barnier, c'était LR Macroni
34:03qui seuls ne pouvaient pas gouverner
34:05si ce n'est en s'appuyant
34:06sur le fait que le RN garantissait
34:08de ne pas voter la censure.
34:09Donc, de fait,
34:09on avait un gouvernement Macroni
34:11avec le soutien implicite
34:13et temporaire
34:14du Rassemblement national.
34:15Quand le Rassemblement national
34:16a décidé de changer de stratégie,
34:18il a censuré,
34:19le gouvernement est tombé.
34:20Ça, ça arrivera
34:22Ă  n'importe quelle coalition
34:23dès que ça béquille,
34:24par exemple,
34:25donc hypothèse,
34:26gouvernement de gauche,
34:27accord de non-censure
34:28avec les macronistes,
34:29le jour oĂą les macronistes
34:29décident de s'asseoir
34:30sur l'accord de non-censure,
34:31c'est fini, finito pour la gauche.
34:32Et s'il n'y a pas d'accord de non-censure,
34:33ça peut être finito,
34:34mais ça peut s'appeler
34:35accord de non-censure,
34:36ça peut s'appeler
34:37on renonce au 49-3
34:38comme propose la gauche,
34:39on renonce au 49-3
34:40en échange,
34:40vous renoncez Ă  la censure,
34:42ça peut s'appeler
34:42tout ce que vous voulez,
34:43mais de fait,
34:44tant qu'il n'y a pas de garantie,
34:45en fait,
34:45il n'y aura jamais vraiment de garantie
34:46parce qu'un accord,
34:47on peut s'asseoir dessus,
34:48mais on peut appeler ça
34:48comme vous voulez.
34:49De toute façon,
34:49un gouvernement NFP au pouvoir,
34:51il, dès lors que les deux blocs
34:53décident de le censurer,
34:54un gouvernement RN,
34:55ça n'arrivera pas,
34:56mais un gouvernement RN,
34:57dès lors que les deux blocs
34:58décident de le censurer,
34:59et un gouvernement de droite
35:00centre comme Barnier,
35:02il tombe dès lors
35:03que les deux autres blocs
35:03décident de le censurer,
35:04dans tous les sens,
35:05vous pouvez retourner l'équation,
35:06ça marche comme ça.
35:07Qu'est-ce qu'on fait Ă  partir de lĂ  ?
35:08C'est la question
35:08qui est posée à la gauche aussi.
35:09Est-ce que dans cette perspective-lĂ ,
35:11la position qui consiste Ă  dire
35:12qu'on ne négocie rien du tout
35:14et qu'on ne participe pas
35:17aux négociations,
35:18est-ce que ça tient ?
35:18Je pose la question.
35:20Est-ce que négocier avec,
35:23dans ce cas,
35:24risquer d'amoindrir le programme
35:26Ă  cause de...
35:28Oui, risquer d'amoindrir le programme
35:31en négociant,
35:32est-ce que c'est une bonne stratégie,
35:33est-ce que l'électorat de gauche
35:33l'acceptera,
35:35le comprendra ?
35:36Autre question.
35:37Tout ça est très, très délicat
35:38et très compliqué,
35:38très miné surtout.
35:41Et juste,
35:42quelqu'un disait dans le chat,
35:43je vous réponds à ça,
35:43quelqu'un disait
35:44y aller,
35:45c'est accréditer le fait que,
35:47pour les partis de gauche,
35:48aller à la réunion de l'Elysée,
35:50c'est accréditer le fait
35:51que la France Insoumise
35:51n'est pas dans le champ
35:52républicain,
35:52parce que vous acceptez
35:53ce principe-lĂ 
35:54d'aller dans cette réunion
35:55d'intérêt général
35:56oĂą les Insoumises
35:57sont exclus au mĂŞme titre
35:57que l'extrĂŞme droite.
35:58L'argument s'entend,
35:59par ailleurs,
36:00il faut quand mĂŞme rappeler
36:00qu'Ă  la base,
36:01c'est les Insoumis
36:01qui ont refusé
36:03la première invitation.
36:04L'Elysée n'a pas décidé
36:05de manière arbitraire
36:07ce qu'il aurait pu faire,
36:08par ailleurs,
36:08connaissant le micro-niste,
36:10ça n'aurait pas été
36:10non plus une surprise,
36:11mais les macronistes
36:12n'ont pas exclu d'office
36:13les Insoumis.
36:13Ils les ont exclus après,
36:14après que les Insoumis
36:15ont refusé
36:15d'aller à la première réunion.
36:16Il faut juste le rappeler,
36:17soyons factuels.
36:20La première invitation,
36:21ce n'était pas que le PS.
36:22Si, si,
36:22la première invitation,
36:22c'était que le PS.
36:23Ensuite,
36:23la gauche a gueulé
36:24en disant,
36:25pourquoi que le PS,
36:26et même le PS a gueulé
36:27en disant,
36:27il n'y a pas de raison
36:29qu'on soit que les seuls invités.
36:30Ce qui prouve d'ailleurs
36:31qu'il y a aussi un réflexe
36:32un peu de ressouder les rangs
36:33au sein de l'NFP
36:33et que la tentative
36:35de découper l'NFP
36:36en séparant la partie PS
36:38a été un échec
36:39quand mĂŞme
36:39de la part des macronistes,
36:41eh bien,
36:41eh bien,
36:42ça a fini par
36:44d'invitation
36:45Ă  tous les groupes
36:46dont le groupe insoumis
36:47et le groupe insoumis
36:48a refusé d'aller
36:48Ă  l'invitation individuelle
36:50et du coup,
36:50après,
36:50ils n'ont pas été
36:52ils n'étaient pas invités.
36:54Du coup,
36:57au départ,
36:57oui,
36:57au départ,
36:58les écolos
36:58et les communistes
36:58n'étaient pas invités.
36:59T'as raison de le rappeler
37:00Major Tom,
37:00c'est vrai.
37:01Oui,
37:01bien sûr,
37:01non,
37:01mais évidemment,
37:02la première technique,
37:04la première technique
37:05des macronistes,
37:06ça a été d'inviter
37:06que le PS
37:07pour ne négocier qu'avec le PS
37:08et essayer de le désamarrer
37:09du NFP.
37:11c'est évident.
37:12Ne soyons pas dupe.
37:13Le macronistes
37:14ne sont pas en train
37:14de se dire
37:15de devenir pote
37:15avec la gauche.
37:16On est bien d'accord.
37:17S'ils peuvent faire péter
37:17le NFP,
37:18c'est leur tout bénef.
37:20Mais ça,
37:20la gauche doit l'avoir en tĂŞte
37:21dans son ensemble.
37:23Qu'est-ce que je voulais
37:24vous montrer d'autres ?
37:26Peut-être qu'on va écouter
37:27des insoumis
37:27parce qu'on n'a pas écouté
37:29Bompard.
37:29Justement,
37:30je parlais de Bompard
37:30tout Ă  l'heure.
37:33On va peut-ĂŞtre
37:36Bompard.
37:37C'était quand ça ?
37:37C'était hier matin.
37:40Donc,
37:40pareil,
37:42au pro...
37:43Ah oui,
37:43parce que du coup,
37:44sur la question de...
37:45Frontex avant le truc
37:46de Bompard,
37:46on va mettre ça.
37:46Sur la question
37:49des lignes de fractures,
37:50des tensions
37:51Ă  la gauche,
37:52il y a aussi
37:53la question des retraites.
37:53Pourquoi ?
37:54Qu'est-ce qui s'est passé
37:54sur les retraites ?
37:55Sur les retraites,
37:55tout le monde,
37:56tous ceux qui sont allés
37:59aux réunions
38:00étaient censés défendre
38:02le principe
38:02de l'abrogation
38:03de la réforme des retraites
38:03comme premier...
38:05C'est la ligne rouge
38:06et le premier marqueur,
38:07quasiment,
38:08c'est la ligne rouge
38:08chez les communistes,
38:09c'est la ligne rouge
38:09chez les verts
38:10et c'est la ligne rouge
38:11chez...
38:11Eux, ils s'appellent
38:12ça une ligne verte,
38:13encore une fois,
38:13et c'est la ligne
38:14chez les socialistes aussi.
38:16Sauf qu'Ă  la fin
38:17des négociations,
38:18on a eu
38:22les socialistes
38:23qui ont commencé
38:24Ă  parler,
38:24notamment Olivier Faure
38:25qui a voulu tenter
38:26un pas en avant
38:28vers la Macronie
38:28en disant
38:29pourquoi pas
38:31un gel
38:31de la réforme des retraites
38:32et plus une abrogation.
38:34Et pourquoi pas
38:34une conférence
38:35de financement aussi.
38:36En gros,
38:37pourquoi pas
38:37rediscuter de la réforme
38:38sans parler d'abrogation,
38:40mais pourquoi pas
38:40la rediscuter,
38:41on se réunit tous,
38:42on fait une conférence
38:42de financement.
38:43Bon, ça,
38:43ça a été vu
38:44par beaucoup de gens
38:45Ă  gauche
38:45et par les insoumis
38:46en particulier
38:47comme une trahison,
38:51un recul énorme
38:52sur un marqueur
38:53qui est quand mĂŞme
38:54ultra important
38:55pour la gauche
38:55qui est celui
38:56de l'abrogation
38:56de la réforme des retraites
38:57pour lequel,
38:57on rappelle
38:58qu'il y a une majorité
38:59du pays
38:59et bien au-delĂ 
39:00de la gauche
39:00qui est pour
39:01l'abrogation
39:02de la réforme des retraites
39:03et qu'il y a une majorité
39:03même à l'Assemblée nationale
39:04probablement
39:05pour la voter,
39:05cette abrogation
39:07avec les voix
39:07du Rassemblement national.
39:08Si, le RN ne change pas
39:09d'avis toutes les 5 secondes
39:10comme il le fait,
39:11mais bon,
39:11voilĂ .
39:12Donc,
39:13on avait vu
39:14comment Bardella
39:14avait un peu retourné
39:15sa veste sur la retraite
39:16pendant les européennes,
39:17souvenez-vous.
39:17Du coup,
39:19quand Ford a proposé ça,
39:21les insoumis
39:21qui expliquent
39:22que les autres
39:23sont en train de négocier
39:24avec les macronistes
39:25qui sont prĂŞts
39:26Ă  toutes les concessions
39:26et toutes les compromissions,
39:28évidemment,
39:28ça leur donnait du grand amour.
39:29Donc,
39:29mon part avait voulu répondre à ça
39:31et donc,
39:31je vous mets mon part,
39:32c'était hier matin
39:33avant la réunion,
39:34avant la fameuse réunion
39:35à l'Elysée,
39:36sauf les IFI et le RN.
39:37On vous met l'extrait.
39:37On va voir,
39:38on va peut-ĂŞtre faire
39:39une conférence sociale,
39:40il y a un peu rétropé
39:41d'aller derrière,
39:41mais on sent que ça bouge.
39:42l'abrogation de la réforme
39:43des retraites,
39:44honnĂŞtement,
39:44c'est déjà du passé
39:45pour les communistes
39:45comme pour les socialistes.
39:46Je n'espère pas.
39:47Alors ça,
39:47c'est faux.
39:48Par contre,
39:48lĂ ,
39:49l'animateur se mouille complètement
39:51en disant
39:51« Oui, c'est bon,
39:52ils n'ont plus rien Ă  foutre
39:52des retraites,
39:53en fait,
39:53les communistes et les socialistes. »
39:54Ça, c'est pas vrai.
39:54Ça, c'est pas vrai.
39:55C'est faux,
39:56c'est complètement faux.
39:58Il y a une tentative
39:59de proposition
40:02de conférence de financement,
40:03ça ne veut pas dire
40:03que les retraites
40:04n'ont plus rien Ă  foutre.
40:05Quand mĂŞme,
40:05parce que ça serait très grave.
40:07La vérité,
40:08c'est que ce sujet-lĂ 
40:10et le sujet
40:11de la retraite Ă  64 ans,
40:12le projet d'Emmanuel Macron
40:13de passer la retraite
40:15Ă  64 ans,
40:15c'est le sujet
40:16qui a été l'objet
40:17des plus grandes
40:18mobilisations populaires
40:19depuis 50 ans.
40:20Je vous rappelle
40:20qu'il y avait 90%,
40:21plus de 90%
40:22des actifs
40:22qui étaient opposés,
40:23l'ensemble des organisations
40:24syndicales de salariés
40:25qui étaient opposés
40:26et qu'il n'y avait mĂŞme
40:27pas de majorité
40:28à l'Assemblée nationale
40:28pour le voter.
40:29Alors pourquoi ça bouge,
40:30selon vous ?
40:30C'est parce qu'ils veulent
40:32des postes du ministre,
40:32tout simplement ?
40:33Il faut leur poser la question
40:34Ă  eux.
40:35Vous avez un sentiment,
40:36vous imagine ?
40:36Mais moi,
40:37mon sentiment,
40:38c'est qu'il ne peut ĂŞtre question
40:42de renoncer Ă  l'abrogation
40:44de la réforme des retraites
40:45et du retour
40:46à l'âge de départ
40:47Ă  la retraite Ă  62 ans.
40:48Même si ça n'est qu'un gel
40:48de la réforme ?
40:49Mais ça ne veut rien dire,
40:50un gel.
40:50Écoutez,
40:50il y a une majorité
40:51de députés à l'Assemblée nationale
40:52pour abroger cette réforme.
40:54D'ailleurs,
40:54il y a 10 jours
40:55dans notre niche parlementaire,
40:56nous l'avions déposée
40:57et les macronistes
40:58ont bloqué l'Assemblée nationale
40:59pendant toute la journée
41:00pour nous empĂŞcher
41:01de voter sur ce sujet.
41:02Il y a une majorité
41:03des députés
41:04qui sont favorables
41:04Ă  l'abrogation
41:05de la réforme des retraites.
41:06Pourquoi faudrait-il y renoncer ?
41:08Sur la base de quoi ?
41:09Alors que ce sujet
41:09est majoritaire dans le pays,
41:11il est majoritaire
41:11à l'Assemblée nationale.
41:12Pourquoi on devrait l'abandonner ?
41:13VoilĂ .
41:14Alors, vous voyez
41:14comment l'agence Oumni
41:15pose le marqueur retraite.
41:17Alors, peut-ĂŞtre
41:18qu'un petit point
41:18sur la question
41:20de la conférence de financement.
41:22Parce qu'elle a été abordée
41:23par Olivier Faure,
41:24mais elle a aussi été abordée
41:25par Fabien Roussel,
41:27le secrétaire national du...
41:29En fait, il y a un truc intéressant
41:30Ă  dire lĂ -dessus
41:31parce que puisque Manuel Montpard
41:32parle du fait
41:32qu'il y a une majorité
41:33dans le pays
41:33et que les forces syndicales
41:34veuvent l'abrogation
41:35de la forme des retraites,
41:35c'est vrai, bien sûr,
41:37qu'il y aurait une majorité
41:37à l'Assemblée, c'est vrai.
41:38Il faut quand mĂŞme, du coup,
41:39quitte Ă  ĂŞtre complet
41:40sur l'analyse,
41:41parce que lĂ ,
41:42on nous présente
41:43la conférence de financement
41:44comme une espèce
41:46de trahison ultime,
41:48une espèce de recul énorme
41:49et qu'on nous parle
41:50du fait que les forces syndicales
41:51sont contre.
41:52La CGT n'est pas contre
41:53une conférence de financement
41:58et du fait qu'on a besoin
41:59d'un mouvement social fort, etc.
42:00La CGT,
42:01est-ce qu'on peut dire
42:02que la CGT trahit
42:02sur les retraites ?
42:03Je ne suis pas certain.
42:04La CGT dit
42:06« Oui, on veut bien
42:06une conférence de financement
42:07parce qu'ils y voient
42:08une façon. »
42:10Je vous renvoie
42:10Ă  cet entretien
42:11de Sophie Binet
42:11dans France Info.
42:13Elle, elle trouve
42:14que c'est une bonne façon
42:15d'enfoncer le coin.
42:17C'est-Ă -dire,
42:17si on arrive Ă  mettre
42:18le pied dans la porte
42:18et qu'on a une conférence
42:19de financement,
42:19on peut avoir la peau
42:20de la réforme des retraites.
42:25Encore une fois,
42:25c'est une position stratégique.
42:27Je ne sais pas
42:27que c'est la bonne,
42:28je n'en sais rien,
42:29mais je note
42:29que c'est la position
42:31de la CGT.
42:34Donc, Ă  voir.
42:35Mais en tout cas,
42:36dire que ce serait
42:37une trahison des forces syndicales
42:38de faire une conférence
42:39de financement,
42:40c'est un peu compliqué
42:40puisque les forces syndicales,
42:42en l'occurrence,
42:42celle qui est la plus proche
42:43du NF,
42:44d'un point de vue
42:44des programmatiques,
42:46c'est-Ă -dire la CGT,
42:47elle n'est pas défavorable
42:49à l'idée
42:49d'une conférence de financement.
42:50C'est important aussi
42:51de poser,
42:52c'est un fait.
42:54Donc voilĂ ,
42:54tout ça pour dire,
42:55je vois que ça a animé
42:56un débat un peu parfois
42:58turbulent dans le chat.
43:00On est entre nous,
43:00on se respecte.
43:01Enfin, je veux dire,
43:02je le réagis comme ça quand même,
43:03genre, on est d'accord.
43:05Encore une fois,
43:06ce n'est pas en se traitant
43:07de traître
43:07ou de semeur de chaos
43:09ou de je ne sais quoi.
43:10Toutes les cinq secondes
43:11qu'on fait avancer la cause.
43:12Vraiment pas.
43:13Donc, moi,
43:14j'ai l'âge cette...
43:16J'en ai fini avec la question
43:17de...
43:17Ça fait quasiment une heure
43:18qu'on est tués.
43:18J'en ai fini sur la question
43:19de la gauche
43:20dans cette séquence compliquée
43:22de flottement
43:23autour de la question
43:24du Premier ministre.
43:25La gauche a besoin
43:26de mettre...
43:28On peut avoir des divergences,
43:29mais en mĂŞme temps,
43:30ils peuvent très bien...
43:31Ils peuvent très bien...
43:33Chacun avance...
43:35Biboulibou dit...
43:35Biboulibou, oui, c'est...
43:36Biboulibou.
43:37Biboulibou dit...
43:37Chacun avance ses pions,
43:39chacun joue son intérêt général.
43:40Oui, tout Ă  fait,
43:40chacun joue sa carte.
43:41Bien sûr que chaque partie
43:42joue sa ligne stratégique.
43:43Ça, c'est une évidence.
43:44Mais c'est ça aussi
43:44qui crée la frétition sur la ligne,
43:46la ligne NFP,
43:47parce qu'il n'y a pas
43:47de ligne stratégique NFP,
43:48de fait.
43:49La ligne stratégique NFP,
43:50elle n'existe pas,
43:50puisqu'il y a quatre
43:51qui jouent des cartes
43:51et qu'il y a une grosse divergence
43:53entre un bloc,
43:54on va dire,
43:54en trois parties
43:55et la France qu'on a citée
43:57et qui sont allées à l'Élysée,
43:58France insommite.
44:00Donc, sur ce,
44:01on arrĂŞte de s'insulter.
44:03Non, les gens ne sont pas insultés,
44:05mais arrĂŞtez de...
44:06On essaie de se parler
44:06un petit peu...
44:07Un peu normal.
44:09On essaie de comprendre
44:11aussi les positions
44:12des uns et des autres.
44:13Encore une fois,
44:14les lignes stratégiques
44:14des uns et des autres,
44:15elles sont argumentées.
44:16Il y a des arguments
44:16dans les deux côtés, en fait.
44:18Et encore une fois,
44:19les stratégies,
44:20elles seront aussi tributaires
44:21des électorats de chacun,
44:23etc.
44:24On peut avoir la retraite
44:25Ă  60 ans,
44:26le SMIC Ă  1600 ?
44:27On peut l'avoir,
44:28on peut l'avoir,
44:28on peut l'avoir,
44:29oui,
44:29mais s'il n'y a pas...
44:31On peut l'avoir
44:31avec un gouvernement NFP,
44:32mais Ă  condition
44:33que le gouvernement NFP
44:33ait une espérance de vie
44:34de plus de 24 heures,
44:35en fait.
44:35C'est ça,
44:35la vraie question.
44:36Encore une fois,
44:36j'ai déjà posé,
44:38chez l'ex,
44:38j'ai déjà posé l'équation.
44:39C'est une question de...
44:42Bien sûr qu'un gouvernement NFP,
44:43une fois qu'il est en place,
44:44il peut...
44:44Première chose,
44:45un gouvernement NFP,
44:46il est en place uniquement
44:46si Macron nomme
44:47un premier ministre NFP.
44:48Bon,
44:48est-ce que Macron va le nommer
44:49si personne ne vient lui parler ?
44:52Moi,
44:53je suis Macron,
44:53si tous les gens de gauche
44:54me disent
44:54« Fuck,
44:55on ne vient pas de parler »,
44:56je nomme pas un premier ministre de gauche.
44:57Je veux dire,
44:57soyons honnĂŞtes.
44:59Vraiment,
45:00je ne le nomme pas.
45:00Donc déjà,
45:01première question,
45:01en admettant qu'il le fasse,
45:03dans tous les cas,
45:03je ne suis pas sûr,
45:04mais en admettant.
45:05Deuxièmement,
45:06s'il nomme un gouvernement NFP,
45:08pour mettre en place
45:09tout ce que tu dis,
45:17qu'on ne te censure pas
45:18dans les 24 heures,
45:19il ne faut pas te censurer
45:19dans les 24 heures.
45:20Il faut avoir au moins
45:20l'assurance
45:21qu'un des deux blocs,
45:22ce ne sera pas le RN,
45:23on est d'accord,
45:24donc la Macronie,
45:26te fout la paix,
45:27te laisse gouverner
45:27pendant un temps X
45:29qui doit ĂŞtre plus de 24 heures.
45:31Bon,
45:31ça,
45:33voilĂ .
45:33Et donc,
45:34chez Alex,
45:34on dit
45:34« Si on a un PM du NFP
45:35et qu'on n'a pas
45:35ses avancées sociales,
45:36c'est à quoi bon ? »
45:36C'est aussi ça le piège.
45:37C'est une vraie question.
45:38Parce que c'est pour avoir
45:39un gouvernement de gauche
45:39qui n'arrive Ă  rien.
45:40d'un point de vue
45:41de l'opinion publique,
45:42c'est ultra,
45:43ultra,
45:44c'est désastreux,
45:45c'est une déflagration,
45:45t'as raison de le dire.
45:46Donc,
45:46voilĂ ,
45:47l'équation,
45:47elle est super complique.
45:49Moi,
45:49je ne peux pas vous en dire
45:50plus que ça,
45:51honnĂŞtement,
45:51Ă  ce niveau-lĂ .
45:52VoilĂ .
45:54Donc,
45:54après,
45:55tu peux avoir
45:56un PM du NFP
45:57qui applique,
45:57enfin,
45:57de toute façon,
45:58il n'appliquera pas
45:58tout le programme du NFP.
45:59Tu auras un programme du NFP
46:00qui pourra appliquer une partie.
46:02Si on arrive Ă ,
46:03tu vois,
46:03mettons,
46:04le NFP,
46:04il n'arrive pas Ă  tout faire,
46:05mais il arrive Ă  faire,
46:06je ne sais pas,
46:06le SMIC.
46:07Bon,
46:07c'est déjà pas mal.
46:09Quitte à s'en être censuré derrière,
46:10censurer un gouvernement
46:11qui vient de passer
46:11un SMIC Ă  1600,
46:13celui qui censurera
46:14un gouvernement
46:15qui a passé le SMIC à 1600,
46:17il faudra qu'il l'explique
46:17à ses électeurs,
46:18sachant qu'il y a une majorité
46:19dans le pays
46:20qui est pour l'augmentation du SMIC.
46:21MĂŞme si un gouvernement d'FP
46:22ne peut pas faire
46:23toutes les avancées sociales
46:24promises par le programme,
46:25si tu arrives en passer
46:25Ă  une ou deux,
46:26tu marques une borne,
46:27tu poses une borne
46:27dans le débat public,
46:30ou les retraites,
46:31ou etc.
46:32Bref.

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