- il y a 9 heures
Dans le projet du milliardaire identitaire, et exilé fiscal, visant à faire gagner le camp réactionnaire et nationaliste, les élections de dimanche prochain sont marquées d’une pierre blanche. D’Hexagone à Politicae, tout est mis en place pour faire basculer au moins 1 000 villes. Décryptage avec Thomas Lemahieu et Clara Martinot
00:00 Le projet global de Stérin
04:07 L’ingérence de Stérin dans les municipales
07:27 L’école de formation politique de Stérin
15:55 Les outils associatifs de Stérin
19:46 Stérin, Némésis et Marion Maréchal : "C’est Nicolas qui vote"
26:10 Est-ce que le plan de Stérin fonctionne ?
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NewsTranscription
00:00Comment Pierre-Edouard Sterrain aide l'extrême droite à gagner des mairies ?
00:04Le milliardaire identitaire Pierre-Edouard Sterrain a investi 150 millions d'euros sur 10 ans dans le projet Périclès
00:10pour que les idées d'extrême droite se développent en France, notamment dans les mairies.
00:14Dans le document original, l'objectif est clair que le RN gagne absolument 300 villes au municipal 2026,
00:20mais aussi former et faire gagner environ 1000 maires de petites et moyennes communes.
00:25Le milliardaire a donc mis son plan à exécution via des financements, des ressources humaines, des médias.
00:32Bonjour Thomas Le Mailleux.
00:33Bonjour Clara.
00:34Tu es grand reporter et journaliste d'investigation à l'humanité.
00:37Tu es à l'origine des révélations sur le projet Périclès
00:40et tu as enquêté sur l'investissement du milliardaire dans la campagne électorale en cours.
00:47Peux-tu nous détailler par quels moyens Pierre-Edouard Sterrain tente de faire gagner l'extrême droite aux élections municipales
00:52?
00:53Oui bien sûr, je vais essayer de vous expliquer un peu ce qu'on a pu mettre en avant ce
00:59matin dans l'édition papier du journal
01:02et c'est évidemment en ligne sur le site internet.
01:06Mais d'abord peut-être il faut mesurer qu'on est à quelques jours d'élections municipales
01:13qui peut-être pour la première fois de l'histoire, ou en tout cas l'histoire récente,
01:17sont l'objet d'ingérences financières très importantes.
01:22Et d'interventions du coup de milliardaires, de gens qui ont beaucoup d'argent,
01:25qui veulent faire gagner leurs idées et leurs candidats.
01:30Et notamment, on peut penser évidemment à Vincent Bolloré,
01:33qui est identifié parce qu'il a cet empire médiatique qu'on connaît bien,
01:40avec lequel il impose, il fabrique l'opinion publique,
01:44il impose des débats sur les questions qui l'intéressent,
01:48sur les thématiques qui sont celles en l'occurrence de l'extrême droite et des droites extrêmes.
01:53Et donc il est là et il est accompagné en parallèle, disons,
01:57il y a un autre personnage qui s'appelle Pierre-Édouard Stein,
02:00qui est ce propriétaire de Smartbox, qui est donc milliardaire lui aussi.
02:07Et exilé fiscal.
02:08Et exilé fiscal en Belgique depuis 2012,
02:10et qui a décidé de consacrer, a-t-il dit, toute sa fortune,
02:15mais en tout cas une partie de sa fortune, à faire gagner ses idées.
02:19Il le fait donc à travers sa philanthropie, depuis assez longtemps.
02:24Il donne de l'argent à des associations qui sont contre l'avortement,
02:28pour défendre le couple, empêcher les divorces,
02:31pour financer des spectacles historiques,
02:33pour financer des écoles aussi, des écoles privées hors contrat, ce genre de choses.
02:36Donc il est actif depuis des années dans tout le territoire.
02:40Ça veut dire qu'il donne de l'argent à des tas d'initiatives,
02:45plutôt réactionnaires, conservatrices en tout cas, dans tout le pays.
02:48Ça veut dire qu'il a aussi, en donnant de l'argent,
02:50il a déjà une espèce de baillage des relais, disons, locaux dans tout le territoire.
02:56Et il le fait désormais également avec le projet qu'on a révélé en juillet 2024,
03:02qui s'appelle Périclès.
03:04Et donc Périclès, vous vous souvenez de l'acronyme,
03:07peut-être c'est Patriote, racineux, résistants, identitaires,
03:11chrétiens, libéraux, européens et souverainistes.
03:14Donc ça dit déjà où ça se passe.
03:16Ils sont pour la préférence nationale, contre le socialisme, contre le wokisme, etc.
03:21Je ne vais pas revenir sur tout ça.
03:23Et Sterrin dit qu'il va mettre 150 millions d'euros sur la table
03:28pour faire gagner les partis de droite extrême qu'il entend en fait rassembler.
03:34Lesquels tu peux nous préciser ?
03:35Il y a bien sûr le Rassemblement national,
03:37il y a évidemment maintenant l'UDR de Éric Ciotti, il y a Reconquête,
03:42mais il y a aussi les LR qui n'ont pas encore fait tout à fait le passage
03:46de l'alliance avec l'extrême droite, mais on voit que ça avance quand même
03:50et on peut craindre qu'il y ait de nouvelles avancées à l'occasion de ces municipales.
03:55Il y a aussi le parti d'Edouard Philippe qui est en objectif pour Pierre-Edouard Steyrin,
04:00donc il s'agit de les rassembler.
04:01Et donc tout cet argent est sur la table et c'est vrai que ces municipales,
04:06elles arrivent, c'est la première, c'est un peu l'épreuve du feu,
04:11la première épreuve pour Périclès, c'est à voir si ça marche ou pas,
04:15mais c'est vrai que c'est la première fois qu'on va pouvoir mesurer un peu l'impact
04:19que cet argent qui est déversé quand même assez massivement depuis 2-3 ans,
04:28quel impact ça peut produire ?
04:30Ce n'est pas des choses qu'on va repérer, on risque de ne les repérer que a posteriori,
04:37c'est-à-dire après les élections, à travers l'examen des comptes de campagne
04:41qui seront en principe vérifiés, contrôlés, à travers éventuellement des poursuites
04:46qui pourraient intervenir pour financement illégal, ça, ça peut arriver aussi,
04:52ou parce que, je dis dans le papier, parce que les faunets de candidats qui s'affichent sans étiquette
04:59vont tomber et on verra de quel camp ils sont et avec quels moyens ils ont pu se faire élire.
05:06Donc voilà, je voulais poser ça un peu quand même au début de cette discussion,
05:11parce qu'il faut bien mesurer qu'on est dans un moment,
05:14et c'est pour ça qu'on a voulu faire cette enquête aujourd'hui,
05:18elle a publié à quelques jours des élections,
05:20on peut, il faut prendre conscience qu'on est dans une phase où, voilà,
05:26jamais on n'a vu une telle ingérence massive,
05:29et il faut considérer que cette ingérence pour les municipales
05:32n'est en fait que le galop d'essai pour les élections de l'année prochaine,
05:36la présidentielle et les législatives.
05:38Pourquoi on peut qualifier ça d'ingérence ?
05:40Alors c'est des ingérences parce que c'est de l'argent,
05:42des ingérences financières, on parle beaucoup des ingérences étrangères,
05:46on a entendu ces derniers jours parler, je crois, d'ingérences étrangères
05:51à l'encontre de candidats, je pense, et les filles à Marseille et à Toulouse.
05:57Donc souvent on parle des ingérences étrangères,
05:58c'est-à-dire des États qui viennent faire des campagnes
06:02soit de désinformation, soit de financement occulte,
06:05on sait que, voilà, il y a eu des questions par exemple
06:08sur le Rassemblement National et ses liens avec Vladimir Poutine,
06:13on sait qu'à une époque, il a pu être aidé
06:17pour avoir accès à des financements de banques russes, etc.
06:21Là, ce n'est pas le sujet aujourd'hui,
06:23mais simplement on voulait amener cette idée d'ingérence financière,
06:26donc de grandes fortunes, de milliardaires,
06:29qui au fond, ce n'est pas pour hiérarchiser entre ce type d'ingérences,
06:33parce que le principe de l'ingérence, c'est de tromper
06:36et d'agir un peu, de manière un peu camouflée,
06:40de venir agir pour tromper les électeurs
06:44et obtenir un résultat.
06:45Donc c'est pour ça qu'on parle d'ingérence financière,
06:47c'est qu'on pense que là, voilà, il y a des milliardaires,
06:52et en particulier un milliardaire qui s'appelle Pierre-Edouard Cetérin,
06:55qui a mis en œuvre un projet qui est un projet d'ingérence politique.
07:01Si on revient, enfin si je peux,
07:03dans le projet qu'on avait révélé en juillet 2024,
07:06– Le projet Périclès ?
07:07– Le projet Périclès, il était dit très explicitement
07:11que parmi les objectifs du projet, il y avait les municipales,
07:14avec deux éléments en fait,
07:16il y avait un projet de faire gagner au Rassemblement national
07:20plus de 300 villes,
07:21et 1000 villes au total pour la coalition des droites extrêmes,
07:26et un deuxième projet qui était, pour accomplir ce premier objectif,
07:32qui était de lancer une école de formation
07:35pour les candidats aux municipales.
07:37– Politicae.
07:38– Politicae, qui est effectivement un des outils majeurs
07:42d'intervention dans cette campagne électorale,
07:44majeur de Pierre-Edouard Cetérin dans cette campagne.
07:47– Et donc on a un candidat aux municipales,
07:52à Brionne dans l'heure,
07:53qui s'appelle Cédric Lejeune,
07:56et qui a suivi justement cette formation pour les municipales, c'est ça ?
08:00– Oui, c'est ça, on a pu, moi j'avais repéré en fait,
08:03il y a déjà un an et demi en fait, quasiment,
08:06à peu près au début,
08:07qu'à Brionne, dans l'heure,
08:09qui est une petite ville de 4200 habitants,
08:12il y avait un candidat,
08:16enfin quelqu'un qui avait annoncé sa candidature aux municipales
08:21avec l'étiquette, enfin encartée au Rassemblement national,
08:25qui était allé faire les séminaires,
08:28parce qu'il le disait lui-même sur Facebook ou sur Instagram,
08:32les séminaires de Politicae.
08:33On a publié ce matin une photo qui vient de son compte Instagram,
08:37qui est en fait une photo de lui,
08:39avec le cofondateur de Politicae,
08:41donc cette école qui est financée par Pierre-Edouard Cetérin.
08:44– Donc là à l'écran, on voit ton article,
08:46que tu as publié sur Cédric Lejeune ce matin,
08:48et cette photo dont tu parles ?
08:50– Oui, voilà, donc à gauche, on a Antoine Valentin,
08:53qui est le cofondateur de Politicae,
08:56qui est un maire de Haute-Savoie au départ.
08:59Il se trouve que là, il vient d'être élu député de Haute-Savoie
09:03à l'Assemblée nationale début février.
09:06Il a gagné une législative partielle,
09:09c'est un député UDR, donc ciotiste.
09:13Donc c'est lui qui est à gauche sur cette photo.
09:15Au centre, il y a Cédric Lejeune,
09:17qui est ce candidat Rassemblement national à Brionne.
09:21Pourquoi ça nous a intéressé ?
09:22C'est parce qu'en fait, c'est un organisme qui ne dit pas,
09:27enfin dont la plupart des gens qui font ces formations
09:29ne s'en vendent pas.
09:31Ils sont plutôt, c'est plutôt clandestin.
09:35On sait qu'on avait vu des images de la formation
09:38qui ont été tournées,
09:40notamment par des journalistes de cash investigation.
09:43Il y avait eu un cash investigation
09:45que vous avez peut-être vu pour certains
09:47et certaines l'année dernière au juin,
09:50qui avait fait une infiltration, comme on dit,
09:53dans une séance de formation de Politicae.
09:56Et donc c'était un peu édifiant.
09:58C'est vrai qu'on voyait ce Antoine Valentin
09:59en train d'expliquer que,
10:01pour faire apparaître très sympathique,
10:04il fallait s'afficher comme Jordan Bardella
10:05avec un bébé dans les bras,
10:08ou comme Eric Ciotti en train de faire
10:10une grande casserole de pâtes.
10:12Ça, c'était sympa, qu'il fallait faire simple.
10:14Donc c'est un peu des recettes de marketing politique.
10:17Mais il se trouve que cet institut
10:19s'adresse quand même en majorité
10:21à des gens de droite et d'extrême droite.
10:22On a pu, par des recoupements,
10:24j'ai pu identifier des dizaines, en fait,
10:28de candidats aujourd'hui à des municipales
10:31et de têtes de liste
10:32qui sont passées par cette formation.
10:36Et cette formation, elle est quand même
10:37très orientée à droite et à l'extrême droite.
10:41Et donc c'est pas un lieu anodin.
10:44C'est tout à fait normal, en fait,
10:45de faire des formations politiques.
10:48C'est même heureux, d'ailleurs,
10:50que les candidats politiques aux élections
10:53soient formés.
10:55C'est nécessaire.
10:56C'est pas évident de gérer des communes et tout ça.
10:58Et c'est vrai qu'à Brayonne, du coup,
11:00ce que moi j'ai vu en allant au reportage là-bas,
11:04c'est surtout quelqu'un qui utilise beaucoup
11:06l'intelligence artificielle.
11:08Comment on voit ça ?
11:09Parce qu'en fait, il publie des images
11:11sur ces images créées à l'intelligence artificielle.
11:14Il se trouve que j'ai moi-même été...
11:17Je suis devenu un personnage, en fait,
11:19d'une de ces images créées à l'intelligence artificielle.
11:23Bon, c'était relativement flatteur, d'ailleurs.
11:25Enfin, j'étais très...
11:27C'était pas mal.
11:28Le portrait était pas du tout ressemblant,
11:30mais c'était pas mal.
11:31Et j'avais un micro rouge
11:34qui ressemble au micro de Cellius,
11:35mais sur lequel il avait fait écrire par l'IA
11:37« Humanité ».
11:38En fait, il avait utilisé ça pour dire que
11:41la veille, il avait été interviewé
11:43par un journaliste de l'Humanité
11:44et que ça prouvait bien tout l'intérêt
11:46qu'on portait à sa formidable campagne,
11:50ce genre de trucs.
11:50Ce que je veux dire, c'est que
11:51des candidats comme ça,
11:52qui du coup savent communiquer,
11:54savent faire du marketing,
11:55parce qu'en fait,
11:56c'est pas du tout l'objet de l'entretien.
11:57J'étais allé pour l'interviewer
11:59sur Politicae, savoir, par exemple,
12:01s'il avait côtoyé des gens de droite,
12:03de gauche, dans les formations,
12:04comme il le dit.
12:05Il dit, c'est un institut
12:07dans lequel il y a la gauche, la droite.
12:09Et du coup, je lui demande,
12:09mais qui sont les gens de gauche
12:11que vous avez...
12:12Est-ce que vous vous souvenez
12:13de collègues qui étaient de gauche ?
12:15Et là, il réfléchit, il me dit,
12:16oui, je crois que j'ai...
12:17Il y a bien quelqu'un.
12:18Oui, c'était une candidate
12:20à plaisir dans les Ivelines.
12:22Elle était du modem.
12:23Et donc, c'est pas la gauche, en fait.
12:25Moi, j'ai...
12:25Bon, j'ai pas...
12:26On n'a pas épilogué,
12:27mais je veux dire...
12:28En fait, c'est pour dire
12:30que la formation politique
12:31n'est pas tout à fait terminée.
12:33Et deuxième chose sur un brilleul,
12:35qui je trouve aussi très frappant,
12:36du coup,
12:36c'est qu'au fond,
12:38bon, c'est quelqu'un
12:40qui peut apprendre.
12:40Là, il a passé 4 ans
12:42au conseil municipal.
12:44Moi, le jour où je l'ai vu,
12:45il était dans un débat budgétaire
12:46un peu difficile
12:47sur les recettes
12:48et les dépenses
12:50qui confondaient un peu les deux.
12:51Il n'était pas très à l'aise,
12:53disons.
12:53Il est plus à l'aise,
12:54ce que je veux dire,
12:54dans sa communication écrite,
12:56qui est sans doute quand même
12:58largement dictée
12:59par l'intelligence artificielle,
13:01que dans ses interventions politiques,
13:04dans la gestion.
13:05Ça va être compliqué, quoi.
13:06De toute façon,
13:07ça va être compliqué
13:09s'il devait remporter
13:11cette mairie.
13:12Ça serait très compliqué.
13:14Il est opposé, d'ailleurs,
13:15au maire
13:16dont il a fait partie
13:17de l'équipe municipale
13:17qui est Valérie Borriot,
13:19qui est un maire
13:20communiste, par ailleurs,
13:22qui, lui,
13:23bon, manifestement,
13:24il sait gérer
13:25cette ville.
13:27Il a beaucoup plus
13:28de pratiques
13:29que c'est normal, d'ailleurs.
13:30Mais ce que je voulais dire,
13:30c'est qu'en fait,
13:31il est donc ORL,
13:34mais il ne le dit pas trop.
13:35Et il dit, grosso modo,
13:37qu'il ne s'occupe
13:37que de sa ville,
13:38que de Brion.
13:39Sauf que, par ailleurs,
13:40il est tout le temps
13:40en train de faire...
13:41Il va faire des selfies
13:43avec une autre candidate
13:43à Évreux.
13:45Il copie-colle.
13:46Enfin, en tout cas,
13:47je ne sais pas
13:47qui a copié,
13:48mais la communication
13:49se retracte
13:51exactement la même
13:51que le candidat
13:52à Évreux
13:52de la ville d'à côté.
13:55Et surtout,
13:56sur sa liste,
13:56il a des militants
13:58d'URL
13:58qui sont un peu
14:00expérimentés.
14:01Enfin, en tout cas,
14:01il a une jeune femme
14:02qui a déjà été candidate
14:04d'URL
14:05au municipal
14:06à Cluse,
14:06en Haute-Savoie.
14:07Et il a une autre
14:08colistère
14:09qui,
14:09je voyais récemment,
14:11partage des contenus
14:12qui sont
14:13des contenus
14:15un peu viraux,
14:16c'est assez révélateur,
14:18d'un ancien,
14:18du cofondateur
14:19du Front National
14:20qui tient un discours
14:22extrêmement violent,
14:24consistant à dire
14:25les salauds de gauchistes
14:27qui chient dans le drapeau national.
14:29Enfin,
14:29un vocabulaire
14:30très, très, très ordurier.
14:32Et c'est assez...
14:33Enfin, je me suis fait
14:34la réflexion,
14:35c'est pour ça que je raconte ça,
14:36c'est qu'en fait,
14:38on a...
14:38ce parti est censé
14:39être dédiabolisé
14:40et en fait,
14:41il est en permanence,
14:43il revient à ce qu'il est
14:45en fait,
14:45historiquement,
14:46par une espèce
14:47de renversement
14:49de la viralité
14:50des réseaux sociaux
14:50où tout d'un coup,
14:51des gens qui n'ont pas
14:52forcément l'histoire
14:53du Front National
14:54et qui sont censés
14:55être moins radicaux
14:57que l'était
14:58le Front National,
14:59le deviennent immédiatement
15:01parce qu'en fait,
15:01ils font ressortir
15:03des vieux contenus
15:03du Front National
15:04qui, du coup,
15:05auxquels ils adhèrent.
15:06Et donc, en fait,
15:07quand on parle
15:08des brebis galeuses,
15:09comme on dit,
15:09nous, on n'utilise pas
15:10le terme de brebis galeuses
15:11à l'humanité,
15:12mais quand on parle
15:13de ces gens
15:13qui, sur les réseaux sociaux
15:14du RL,
15:15disent des choses
15:16antisémites, racistes,
15:17homophobes, tout ça,
15:18ça, c'est bien,
15:19on les identifie,
15:20mais je crois qu'on ne voit
15:20pas encore
15:23exactement la nature
15:24de ce qui se passe aussi,
15:25y compris dans ces mouvements-là,
15:26c'est qu'il peut y avoir
15:28un retour
15:29par les réseaux sociaux,
15:31par Internet,
15:33à des archives
15:34qui, du coup,
15:36réactualisent,
15:36en fait,
15:37le parti
15:39d'extrême droite
15:40tel qu'il était encore
15:41dans les années 70,
15:4380,
15:4390,
15:442000,
15:452010,
15:45etc.
15:46Et donc,
15:47il est,
15:47ça reste un parti
15:49extrêmement,
15:50enfin,
15:51dont la dénabolisation
15:52n'est qu'une fable,
15:53c'est ça que je veux dire.
15:55Et du coup,
15:56Pierre-Edouard Sterrin,
15:57en plus de Politicae,
15:58il a d'autres petits outils
16:00pour...
16:00Oui,
16:01en fait,
16:01il a tout un arsenal
16:08d'instruments
16:10qui lui permettent
16:11d'intervenir.
16:11C'était tout le plan,
16:13je disais,
16:13il y a sa philanthropie,
16:14donc par des associations,
16:15il peut déjà avoir
16:16des liens dans les territoires,
16:17mais avec Périclès,
16:18c'est vrai qu'il a constitué
16:19ou financé
16:21des instruments
16:22qui permettent
16:22d'intervenir
16:23sur des champs
16:24particuliers
16:25du débat électoral
16:26et politique.
16:27qui a transparence citoyenne,
16:29par exemple,
16:29qui a un lobby
16:30qui veut faire
16:32la transparence
16:33sur le train de vie
16:34des élus.
16:35C'est eux qui avaient
16:36notamment sorti
16:37les notes de frais
16:39d'Anne Hidalgo
16:40et qui les avaient affichées
16:41sur les murs de Paris
16:42en faisant,
16:44en laissant penser
16:45que c'était
16:46tout à fait scandaleux,
16:47qu'elles étaient
16:48tout à fait...
16:50Enfin,
16:50Anne Hidalgo avait
16:51tout à fait dépassé
16:53en fait,
16:54les droits
16:55auxquels elle avait.
16:55Bon, c'est pas...
16:57En l'occurrence,
16:57c'est pas le cas.
16:58Et donc,
16:59ils animent,
17:00en fait,
17:00ils font un peu
17:00des coups
17:01de pression
17:03comme ça.
17:04Il y a
17:04plein d'autres choses.
17:07Il y a
17:08quelque chose
17:08qui s'appelle
17:09Hexagone.
17:10Ça, c'est un truc
17:11très important.
17:11C'est un observatoire
17:12qui a été, lui,
17:14mis en place
17:14vraiment avec l'argent
17:15de Péricles
17:17et qui commande
17:19en fait des sondages
17:19à des instituts
17:20de sondage
17:21et qui est déjà...
17:22Enfin,
17:23à plusieurs reprises,
17:23a déjà été
17:24à peu près la main
17:25dans le sac
17:25de fabrication
17:27de différentes choses
17:31qui doivent favoriser
17:32un candidat
17:33plutôt qu'un autre.
17:34D'ailleurs,
17:35il y a une polémique
17:36à Nice.
17:37Oui, alors ça,
17:37c'est une polémique.
17:38J'avoue qu'il fallait
17:40y penser quand même.
17:42C'est assez extraordinaire.
17:44Il y a cette polémique
17:44entre Christian Estrosi,
17:46donc Christian Estrosi
17:47qui est le candidat
17:49horizon,
17:50un ancien
17:51de la droite
17:52tout à fait...
17:54Enfin,
17:55de l'UMP,
17:56des LR,
17:56etc.,
17:57qui est opposé
17:58à son vieil ami
18:00et ennemi
18:01aujourd'hui,
18:02Éric Ciotti,
18:04qui est candidat
18:05de l'UDR.
18:06Et Éric Estrosi,
18:08à ces derniers jours,
18:11lors d'un débat
18:11avec Ciotti,
18:13a expliqué
18:14que Ciotti,
18:16c'était l'ultra-droite
18:17de M. Pierre-Édouard Sterrin
18:19avec,
18:19a-t-il dit d'ailleurs,
18:21parce que,
18:21je crois qu'il avait eu,
18:22il y a eu l'affaire
18:23de tête de porc
18:26déposée devant chez lui,
18:27enfin,
18:27un truc très sordide,
18:29en fait.
18:29Et du coup,
18:30il accuse Ciotti
18:31et Pierre-Édouard Sterrin
18:32d'avoir mis
18:33cette tête de porc
18:34et donc d'être un peu,
18:36voilà,
18:37d'être d'ultra-droite.
18:39Alors Ciotti a dit
18:39que c'était quand même
18:41un peu piquant
18:41que Estrosi
18:42l'attaque sur ce terrain.
18:43alors que lui
18:44avait inauguré
18:45quelques jours plus tôt
18:47une exposition
18:49qui est faite
18:49par Cité Immersive
18:50à Lys,
18:51qui est une entreprise
18:52dont Pierre-Édouard Sterrin
18:54contrôle le capital.
18:56Et surtout,
18:57Pierre-Édouard Sterrin
18:57s'est offusqué.
18:59Il n'a pas du tout
19:00apprécié
19:02cette sortie
19:03de Estrosi
19:03et il a fait savoir
19:05qu'il allait
19:06attaquer,
19:07poursuivre
19:07pour diffamation
19:08Estrosi.
19:08C'est vrai que c'est assez
19:10extraordinaire
19:11d'entendre
19:11M. Estrosi
19:12parler d'ultra-droite
19:14que serait
19:15Pierre-Édouard Sterrin.
19:17Et c'est vrai
19:17que c'est sans doute
19:19abusif
19:20de sa part.
19:22Mais en même temps,
19:23on sait aussi
19:24que Pierre-Édouard Sterrin
19:25a des liens
19:27avec Eric Ciotti,
19:29avec l'UDR,
19:29qu'il a pu l'aider
19:31dans les législatives
19:33de 2024.
19:34C'est à peu près établi
19:35et surtout,
19:36il utilise
19:37les réseaux
19:38de Ciotti
19:40pour faire avancer
19:41ses idées.
19:42C'est un grouage
19:42important
19:43de son écosystème.
19:46Et dans les autres outils,
19:48il y a également
19:50peut-être que je me trompe,
19:51il y a également
19:52Nicolas Kivotte ?
19:54Alors ça,
19:55c'est pas...
19:55On a posé la question
19:57en fait.
19:57C'est Nicolas Kivotte,
19:58c'est cette nouvelle
20:00association satellite
20:01de l'Embésis.
20:02L'Embésis,
20:03ce groupuscule
20:04dont on vous parle
20:06énormément là,
20:07depuis deux semaines,
20:08trois semaines,
20:10et sur lequel
20:11on a quand même
20:11sorti des tas
20:12d'informations
20:15sans doute utiles
20:17au débat public.
20:18Et donc,
20:19on a pu,
20:19dans ces enquêtes,
20:21on a fini par retrouver
20:22que les gens
20:24de l'Embésis
20:25étaient en train
20:26de lancer
20:27une association
20:28qui s'appelle
20:28C'est Nicolas Kivotte,
20:30déclinaison
20:30du hashtag
20:32libertarien
20:33autoritaire,
20:34C'est Nicolas
20:34qui paye.
20:35Et donc,
20:36on a sorti cette info
20:37il y a une dizaine
20:38de jours.
20:39Entre temps,
20:40elles ont lancé
20:40leur site,
20:41tout ça.
20:42Et c'est vrai
20:43que,
20:44du coup,
20:44on a demandé
20:45en fait à Périclès,
20:47à Arnaud Rérol,
20:48qui est le directeur général
20:49de Périclès,
20:50s'il pouvait nous confirmer
20:51qu'il finançait bien
20:52de l'Embésis
20:53et c'est Nicolas
20:54qui vote.
20:56Il nous a dit
20:56qu'il ne donnait
20:58jamais les montants
20:59des subventions
21:02qu'il accorde
21:03au groupe.
21:04Mais voilà,
21:04il nous a dit,
21:05il a laissé entendre
21:06en tout cas
21:06que c'était le cas.
21:07Donc moi,
21:08ce n'est pas tout à fait
21:08tranché.
21:09L'Embésis
21:10ne nous a pas répondu.
21:11démenti.
21:12Pour nous,
21:12pour moi,
21:13c'est...
21:14En tout cas,
21:14il y a une coïncidence
21:16très forte
21:17et c'est très probable
21:19effectivement
21:19que ce terrain soit
21:20derrière participe
21:21ou en tout cas aide.
21:23En tout cas,
21:24ce n'est pas démenti,
21:24effectivement.
21:25Et surtout,
21:27cette association,
21:28elle arrive
21:30juste une dizaine de jours
21:32avant les municipales
21:33avec des objectifs
21:34très bien déterminés,
21:36très précis.
21:37Sur le site
21:38qu'elles ont lancé,
21:40il y a des villes
21:41qui sont des objectifs.
21:42C'est beaucoup
21:43les métropoles,
21:44Marseille,
21:44Paris,
21:46où il faut donc
21:48empêcher la gauche
21:49de gagner,
21:50d'après ce qu'elles disent.
21:52Mais il y a aussi
21:52quelques villes
21:54plus...
21:55Des villes moyennes,
21:55des villes qui paraissent
21:57moins mises en avant
21:59et notamment
22:03Frontilion
22:03et Agde dans les Ronds,
22:05Liévin dans le Pas-de-Calais,
22:08Fosse-sur-Mer
22:09et Vitrolles,
22:10je crois,
22:11dans les Bouches-du-Rhône.
22:12Et c'est très amusant
22:13de voir que ces villes
22:14sont sur le site internet
22:15parce qu'il se trouve
22:16que dans les enquêtes
22:17qu'on a faites
22:17sur l'Embésis,
22:19une des enquêtes
22:20a consisté
22:20à lire le canal,
22:23un des canaux internes,
22:25des boucles internes
22:26de l'Embésis.
22:29Et on a évidemment
22:30repéré un message
22:31de Anaïs Maréchal
22:33qui est une des dirigeantes
22:34de l'Embésis.
22:35Elle se présente
22:35comme la DRH même.
22:37Il faut savoir
22:37que l'Embésis
22:38a donc une directrice
22:39des ressources humaines.
22:40Et qui est aussi liée
22:42à...
22:43Je vais pas le dire.
22:45Je te laisse dire.
22:45On va le dire.
22:46Elle avait fait un message
22:48pour dire
22:49est-ce que vous pouvez
22:49nous aider à trouver
22:50des candidats,
22:51d'ailleurs des hommes,
22:52pas forcément des femmes,
22:54des candidats,
22:54des candidates
22:55à Frontilion,
22:56Agde,
22:57Fosse-sur-Mer,
22:58Vitrolles et Liévin.
23:00Pourquoi ces villes
23:00sont particulièrement
23:02intéressantes pour l'Embésis ?
23:03Ça, bon,
23:03on sait pas,
23:04mais c'est parce que...
23:05Enfin, on peut penser
23:06que c'est parce qu'il y a
23:07là des candidats
23:09qui, dans l'extrême droite,
23:11leur vont bien.
23:12Il y a des gens
23:13de la cocarde,
23:13par exemple,
23:14le syndicat,
23:15entre guillemets,
23:17l'organisation
23:18d'extrême droite
23:20à l'université.
23:21Voilà.
23:22Et effectivement,
23:22tu allais le dire,
23:23Anaïs Maréchal,
23:24il se trouve que,
23:25voilà,
23:26c'est pas tout à fait
23:28inconnu.
23:29La semaine dernière,
23:30le 8 mars,
23:30on a vu Marion Maréchal
23:33attaquer frontalement,
23:33en fait,
23:34l'humanité
23:35en essayant de faire huer,
23:37enfin,
23:37en faisant d'ailleurs,
23:38parce que c'était pas très compliqué,
23:39parce qu'il y avait 200 personnes,
23:40ce qui est quand même
23:41pas grand monde,
23:42devant,
23:43enfin,
23:43au rassemblement
23:43de l'Embésis
23:46dans le 16e.
23:47Et Marion Maréchal
23:48allait monter sur le camion
23:49en disant,
23:49l'humanité,
23:50elle a dit,
23:51qui fait le sale boulot ?
23:52Elle a dit,
23:53le journal,
23:54l'humanité.
23:54Et là,
23:55les gens huaient l'humanité.
23:56Et donc,
23:57c'est Marion Maréchal,
23:58présidente du micro-parti
23:59Identité-Liberté,
24:01qui a fait huer l'humanité.
24:03Et pourquoi elle travaille
24:03pour l'Embésis,
24:05pour le comte de l'Embésis ?
24:06Bien sûr,
24:06parce qu'il y a une adéquation totale,
24:09politique,
24:09identitaire,
24:11entre elle
24:12et Marion Maréchal,
24:14mais aussi,
24:14peut-être,
24:15parce que comme on l'a révélé
24:17là aussi,
24:18ces derniers jours,
24:20Marion Maréchal
24:21est la belle-sœur
24:22de Anaïs Maréchal,
24:24donc cette dirigeante DRH
24:26de l'Embésis,
24:27qui a lancé
24:28cet appel d'offres,
24:29enfin cet appel
24:29à candidature
24:30pour les quelques villes.
24:31Donc en fait,
24:32on est quand même
24:33face à un système
24:34où les choses
24:35sont quand même
24:36très très intriquées.
24:37Ce sont des milieux
24:38où ils ont besoin
24:40en fait,
24:41l'extrême droite
24:41pour élargir un peu,
24:43l'extrême droite
24:44a évidemment besoin
24:44de tous les talents,
24:46entre guillemets,
24:47qu'elle peut avoir.
24:50Là encore,
24:51c'est très discutable.
24:53Et donc,
24:54elle va aller chercher
24:55dans les rangs de l'Embésis,
24:56éventuellement,
24:57des candidats
24:58et des candidats,
24:58comme elle le fait
24:59dans d'autres groupuscules.
25:01Pour ça,
25:01on passe notre temps
25:02à l'expliquer
25:03dans le journal.
25:05Et donc,
25:05voilà,
25:06ce sont des petits milieux,
25:07ce ne sont pas
25:07des organisations
25:08de masse
25:09qui pourraient choisir
25:10les meilleurs,
25:11les plus formés,
25:12les mieux formés.
25:13Et donc,
25:13c'est là qu'on a
25:14ce terrain d'un côté
25:15qui propose
25:17un écosystème
25:18qui permet
25:19à des gens
25:19de se former
25:20et des petites organisations
25:23comme l'Embésis
25:23mais plein d'autres
25:24qui peuvent servir
25:27de vivier
25:28pour trouver des candidats
25:30pour ces municipales.
25:32Et donc,
25:32c'est un peu l'enjeu
25:34de tout ce qu'on essaye
25:36de raconter,
25:37c'est de montrer
25:38que derrière,
25:40il y a quand même
25:42des préparations
25:42qui ne se font pas
25:44de manière très transparente,
25:45qui ne se voient pas
25:46avec de l'argent
25:47dont on ne connaît pas
25:48les montants,
25:49dont on ne verra
25:49les montants que plus tard
25:51après les élections
25:51au mieux.
25:53Et donc,
25:53tout l'enjeu
25:54pour l'humanité
25:56c'est d'apporter
25:57des éléments,
25:58de l'information
25:59là-dessus
25:59parce que ça doit
26:01permettre
26:01de savoir
26:04à quoi on a affaire.
26:05Ce qui est un peu
26:07totalement camouflé.
26:08Je suis trop long.
26:10Dernière question.
26:11Est-ce que la mobilisation
26:13de ces moyens
26:13par Pierre-Édouard Sterrain,
26:14ça peut marcher ?
26:15Est-ce que,
26:16par exemple,
26:16les candidats
26:17qui ont été formés
26:19par Politicae
26:21comme par exemple
26:23Cédric Lejeune,
26:25est-ce qu'ils partent
26:26avec un réel avantage
26:27et est-ce qu'ils ont
26:28des chances
26:29du coup
26:29d'être élus
26:30lors de ces élections ?
26:32Je crois qu'on verra.
26:34Là, ça dépend aussi
26:34des contextes locaux.
26:36Je pense qu'il y a
26:37un avantage, c'est sûr.
26:38C'est pour ça que je dis
26:39qu'il faudra mesurer
26:42à un moment
26:43l'ingérence.
26:44C'est-à-dire qu'il y a
26:45un avantage
26:45qui n'est pas forcément
26:46un avantage
26:46par rapport aux autres.
26:47Mais disons qu'il y a
26:48quelque chose
26:49qui n'existait pas
26:50au préalable
26:52qui est maintenant
26:53disponible facilement
26:55pour...
26:56Et donc,
26:56il y a des méthodes,
26:58des recettes,
26:59tout ça.
27:00Effectivement,
27:00il y a comment utiliser
27:01des promptes
27:02pour faire des images
27:03avec le maire,
27:05l'adversaire qui est le maire
27:07et éventuellement
27:07le journaliste
27:08qui vient poser des questions
27:10et éventuellement
27:11essayer de raconter
27:12une autre histoire.
27:12ça, c'est des techniques.
27:14Après, il y a la vie
27:15concrète.
27:15Là, on parle
27:17de la vie municipale.
27:18Et en fait,
27:19c'est ça qui est assez
27:20frappant aussi à Brionne,
27:22c'est que finalement,
27:23il y a assez peu question
27:25dans les propos
27:26de ce candidat
27:28de propositions concrètes.
27:31Sinon,
27:32baisser les budgets,
27:34c'est-à-dire
27:35appliquer des recettes,
27:36baisser les dépenses
27:39pour pouvoir baisser
27:40l'impôt,
27:42essayer de financer
27:43plus l'école privée
27:44que l'école publique,
27:45mais ça, c'est interdit.
27:48Et mettre un drapeau,
27:49lui, sa proposition phare,
27:50c'est de mettre
27:51un drapeau français
27:52au sommet du donjon
27:53qui est au-dessus de Brionne.
27:56C'est du symbolique,
27:56en fait.
27:57Ce n'est pas ça,
27:57l'avis des gens.
27:58Et donc,
27:59moi, je pense que,
28:00oui, il y a un avantage
28:01peut-être sur de la communication,
28:04mais pour essayer
28:05d'éventuellement
28:06embobiner,
28:07en quelque sorte,
28:07des électeurs.
28:08Après,
28:09la vie politique locale,
28:11c'est bien autre chose.
28:12Et ça,
28:13je pense que,
28:14effectivement,
28:15je pense que les électeurs,
28:17ils ne vont pas se prononcer,
28:18ils ne se font pas forcément avoir
28:20par des trucs et astuces
28:22de communication
28:23qui seraient,
28:25disons,
28:25livrés
28:25par des professionnels
28:27de la communication politique
28:29que ceux que
28:30Sterrin finance
28:32et aide
28:32pour constituer
28:34son armada
28:35de candidats
28:36qui va déferler
28:38espèrent-ils,
28:38eux,
28:39mais pas forcément
28:41tous ceux
28:42qui sont attachés
28:43aux biens publics,
28:44voilà,
28:45qui va déferler sur la France
28:46dimanche prochain
28:47et peut-être le suivant.
28:48Donc ça,
28:49tu vas l'observer
28:50pour l'humanité ?
28:51Oui,
28:51je vais essayer de suivre,
28:52je vais essayer de suivre,
28:53on verra,
28:53je suis assez curieux de voir,
28:55mais je pense que les situations locales
28:58vont jouer beaucoup aussi,
28:59il n'y aura pas de miracle,
29:04je pense,
29:05pour eux.
29:06Merci beaucoup,
29:07Thomas.
29:07Je t'en prie.