- il y a 10 heures
Les élections municpales auront lieu les 15 et 22 mars 2026. Dans le calendrier politique, c'est quasiment demain. A date quelles sont les prévisions de nos spécialistes pour les différentes listes de gauche sur le territoire ?
Le point avec Rachel Garrat-Valcarel et Cyprien Caddeo du service politique.
00:00 Les enjeux des municipales avant les présidentielles
5:13 un changement de mode de scrutin
7:40 comment la gauche peut changer la ville
11:07 les divisions de la gauche, quels impacts ?
27:04 les écolos vont-ils sauver leurs villes ?
35:08 des divisons à droite pour servir la gauche ?
40:50 quid de l’extrême droite
45:30 quelques villes potentielles pour le PCF et les insoumis
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7:40 comment la gauche peut changer la ville
11:07 les divisions de la gauche, quels impacts ?
27:04 les écolos vont-ils sauver leurs villes ?
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NewsTranscription
00:00On avait envie de faire ce sujet sur les municipales aujourd'hui parce qu'on entend souvent les partis politiques
00:04dire que
00:05si la gauche perd les municipales, ou en tout cas les rate, ce sera compliqué pour la présidentielle qui a
00:11lieu l'an prochain.
00:12Et donc on voit qu'il y a la proximité des deux scrutins qui les connectent de fait, mais sans
00:18préjuger du fait que les municipales ont des enjeux propres.
00:21Évidemment, ce n'est pas uniquement une répétition du scrutin de 2027.
00:24Donc ma question que je voulais te poser Rachel, et on ne t'entendait pas quand tu nous répondais, c
00:27'est
00:28concrètement, ça veut dire quoi ? Gagner ou perdre des municipales ?
00:31Évidemment, c'est une très bonne question parce que c'est très difficile de répondre à cette question pour les
00:36municipales.
00:37Les élections, c'est toujours pareil. Vous avez toujours un résultat, mais ce qu'on retient des élections, c'est
00:42toujours une perception du résultat.
00:44C'est encore plus compliqué pour les municipales. A la rigueur, au régional, vous avez 14 ou 16 régions, je
00:49ne sais plus.
00:50À la fin, vous comptez combien chaque camp a de régions. Là, les municipales, on élit les conseils municipaux,
00:55les conseils municipaux de plus de 35 000 communes. De Paris, plus de 2 millions d'habitants, à des communes
01:02qui ont parfois seulement quelques dizaines d'habitants.
01:05Donc c'est beaucoup, beaucoup plus difficile à lire. Et encore plus qu'à d'autres élections, les municipales, c
01:12'est...
01:12Je vois quelqu'un qui parle des sénatoriales. Effectivement, derrière les municipales, il y a l'enjeu des sénatoriales.
01:17Mais l'enjeu de la perception est encore plus prégnant pour les municipales, car vous pouvez avoir de grosses défaites
01:26ou de grosses victoires dans des grandes villes
01:28qui dissimulent l'inverse dans des plus petites villes. La gauche a connu ça dans le passé. En 2001, par
01:35exemple, c'est globalement une grosse défaite pour la gauche au municipal.
01:39La gauche qui était au pouvoir à l'époque avec la gauche plurielle, Lionel Jospin, tout ça.
01:42Mais il y a eu Paris et Lyon, gagnés par la gauche, qui avaient permis à la gauche d'un
01:48peu, comment dire, se dire « Ah, finalement, c'est pas si terrible que ça ».
01:51Et puis, je ne vous fais pas un dessin où vous savez ce qui s'est passé un an après
01:55à l'élection présidentielle.
01:57Et là, c'est la première fois depuis un quart de siècle, quand même, que les municipales ont lieu un
02:01an avant la prochaine élection présidentielle.
02:05Donc forcément, les partis qui vont réussir ou dont on aura l'impression qu'ils ont bien réussi à ces
02:12élections partiront avec une dynamique supplémentaire.
02:16Après, voilà, il faut rester mesuré. Les macronistes étaient inexistants aux municipales en 2020 et aux régionales en 2021.
02:27Ça ne les a pas empêchés de gagner l'élection présidentielle l'année suivante.
02:31C'est pour ça que la méfiance avec le...
02:33Disons que vous pouvez peut-être engranger du bonus si vous faites de bonnes élections municipales et partir avec un
02:38petit peu plus de retard.
02:40Si vous ratez vos élections municipales, ça vaut pour la gauche, ça vaut pour les autres.
02:43Oui. On peut aussi citer les Verts qui avaient fait supposément des bonnes municipales en 2020.
02:49Et que ça ne s'est jamais concrétisé ni aux régionales, ni aux européennes en 2024.
02:53Non, mais pour le coup, eux, ils ont cumulé de bonnes européennes, puis après, de bonnes municipales quelques mois après.
03:00Et ensuite...
03:00Et effectivement, après, ça ne s'est pas...
03:01Tout à fait. Mais en tout cas, effectivement, tu as raison de dire que le...
03:04En fait, c'est une bataille d'interprétation politique qui va se jouer dès le premier tour, mais en réalité,
03:09surtout après le second, bien sûr,
03:10où il y aura la vérité des prix.
03:13Et là, tout le monde va revendiquer la victoire ou accuser l'autre de défaite.
03:17Et évidemment, tu prenais l'exemple de Paris et Lyon en 2001.
03:21Si la gauche qui contrôle aujourd'hui Marseille, Lyon et Paris, ce qui est inédit, donc Marseille et Paris étant
03:28socialiste et Lyon étant écologiste,
03:31si les trois villes basculent à droite, dire que... Bon, fait miser la défaite, ça va être compliqué pour la
03:37gauche.
03:37En termes de récits médiatiques, ça va être très compliqué.
03:39C'est sûr que ce sera très compliqué parce que ce sera un choc terrible pour les partis de gauche,
03:42les organisations de gauche.
03:43Même si je pense que l'enjeu pour la gauche à ces élections municipales, il est moins de... Bien sûr
03:52qu'il faut qu'elle garde ses grandes villes.
03:53C'est une évidence. Essaye d'en concourir d'autres.
03:58Mais la grande faiblesse de la gauche depuis une grosse dizaine d'années, c'est qu'elle est très faible
04:02dans les petites préfectures,
04:04dans les petites sous-préfectures de 10 000, 20 000, 30 000 habitants, où là elle a un petit peu
04:09disparu des radars.
04:12On pourrait très bien imaginer, je ne dis pas que c'est ça qui va se passer, mais voilà, imaginons
04:15qu'elle perde Paris, Lyon et Marseille,
04:17mais qu'elle gagne tout un tas de préfectures. Ça pourrait passer sous le radar. Or, pour l'an prochain,
04:21ça peut être aussi intéressant.
04:24Oui, c'est clair. Et après, il y a un truc que tu as dit, qu'on n'a peut
04:27-être pas dit assez, c'est que sur 35 000 communes,
04:29en fait, le nombre de communes où il y a vraiment, on va dire, un clivage gauche-droite avec des
04:34étiquettes partisanes identifiées
04:35qui permet d'avoir une lecture un peu de ce qui se passe, c'est assez faible, en fait.
04:39Je crois de mémoire que le Parti socialiste, qui est la première force municipale de gauche, c'est 1 800
04:44communes, en fait.
04:45Donc, ce n'est pas de plus de 20 000, je crois.
04:47Sachant que vous avez aussi des tas de maires divers-gauches qui sont parfois anciens socialistes, anciens communistes, etc.
04:54Et puis, il y a une foultitude d'étiquettes. Il y a l'étiquette sans étiquette, mais aussi l'étiquette
04:58d'hiver qui ne veut absolument rien dire.
05:01Quand le ministère de l'Intérieur ne sait pas où ranger quelqu'un, il met divers.
05:04Et en fait, c'est l'essentiel des maires, notamment des toutes petites communes, qui sont concernées.
05:10Peut-être juste avant d'aller dans le dur pour la gauche, un dernier point.
05:13Il y a une nouveauté dans ce scrutin, c'est notamment la question de la parité ?
05:15Tout à fait, parce que le mode de scrutin... On a beaucoup parlé du changement de mode de scrutin pour
05:19Paris, Lyon et Marseille.
05:21Mais en fait, le gros changement, c'est le changement de mode de scrutin pour les communes de moins de
05:261 000 habitants,
05:28qui désormais auront le même mode de scrutin que toutes les autres communes, moins Paris, Lyon et Marseille.
05:33Comment ça fonctionne ?
05:34Ça veut dire que jusque-là, vous pouviez faire... C'est un scrutin majoritaire dans les petites communes,
05:39où vous pouviez faire du panachage, vous pouviez rayer des noms sur la liste.
05:44Maintenant, ce ne sera plus possible. D'ailleurs, on craint qu'il y ait beaucoup de bulletins nuls,
05:49de gens qui continuent à rayer des noms ou en ajouter, alors qu'ils ne peuvent pas le faire.
05:53Comment ça se passe pour la totalité des communes, moins Paris, Lyon et Marseille ?
05:57Au premier tour, vous avez des listes.
06:00Si vous avez une liste qui obtient plus de 50% des suffrages, elle gagne. Elle obtient au Conseil municipal
06:0650% des sièges,
06:08plus sur les sièges restants son score, donc les trois quarts des sièges potentiellement s'il y a fait 50%.
06:15C'est la prime majoritaire.
06:16Et les restes des sièges sont distribués entre toutes les listes ayant obtenu plus de 5%.
06:20Si ce n'est pas le cas, vous avez un deuxième tour entre toutes les listes qui ont obtenu plus
06:24de 10% des voix.
06:26Ce n'est pas des inscrits comme les 12% des inscrits aux législatives, donc c'est beaucoup plus facile
06:31d'être au second tour aux élections municipales.
06:34Sachant que les listes de plus de 5% peuvent fusionner.
06:38Une liste qui a fait 15 peut fusionner avec une liste qui a fait 7.
06:41Mais deux listes qui ont fait 7 ne peuvent pas fusionner pour se qualifier au deuxième tour.
06:45Mais deux listes qui ont fait plus de 10% peuvent aussi fusionner, c'est possible.
06:49Et là, au second tour, c'est tout simplement la première liste qui l'emporte.
06:52Imaginons une liste qui gagne avec 40% des voix, c'est possible.
06:57Elle obtient automatiquement 50% des sièges et les 50 autres pourcents sont répartis entre toutes les listes qui ont
07:03fait plus de 5%.
07:04Donc la liste gagnante obtient encore 40% de ces 50%, donc quasiment les deux tiers des sièges.
07:10Tout à fait. Alors dans le chat, je vois qu'est-ce que tu en dis qui nous dit ?
07:13Les sans-étiquettes et autres diverses, ça vaut quand même beaucoup à droite au sénatorial.
07:16Ce n'est pas faux.
07:17Ce n'est pas vrai tout le temps, mais ce n'est pas faux.
07:20Ce que je dis, c'est intéressant parce que dans le chat, on parle pas mal des sénatoriales et on
07:24a parlé de la présidentielle aussi.
07:26Rappelons quand même qu'effectivement, il y a l'enjeu des sénatoriales, puisque ce sont des collèges de grands électeurs
07:29qui sont notamment composés des élus locaux.
07:31Mais avant ça, il y a quand même l'enjeu même des municipales.
07:36Concrètement, les partis ne cherchent pas à gagner des villes juste pour avoir des sénateurs à la fin.
07:39Ils veulent avant tout appliquer un programme dans les villes.
07:43L'enjeu pour la gauche, et notamment, ça a aussi un lien avec la présidentielle,
07:49c'est qu'en fait, depuis 2017, à considérer que le mandat Hollande en 2017, enfin 2012-2017, c'était
07:55un mandat de gauche,
07:56depuis 2017, on va dire qu'il n'y a pas eu la gauche au pouvoir en France.
07:58Et que le seul endroit où la gauche gouverne, ce sont dans les collectivités locales,
08:01il y a aussi les régions, les départements, mais les municipales, c'est l'endroit le plus concret
08:05où les gens sont au contact d'une politique de gauche, que ce soit dans des villes communistes, des villes
08:10socialistes, des villes écolos.
08:12Les villes insoumis, bon, il y en a deux, donc c'est un cas à part.
08:15On va parler des insoumis après, elles sont des petites communes, il y a Fâche-Tuménil et Grabelle.
08:20Mais bon, en tout cas, là où les gens sont au contact avec concrètement, c'est quoi de vivre sous
08:25la gauche,
08:25après dans sa diversité, c'est dans les communes.
08:28Donc il y a un enjeu, et on pourrait citer, on avait fait un dossier dans l'UMA,
08:31on pourra vous le mettre dans le chat peut-être, sur comment concrètement la gauche,
08:34c'est de changer la ville et la vie des gens, avec toute une ribambelle de mesures qu'on a
08:38citées,
08:39comme pour ce qui est du communisme municipal, les régies publiques de l'eau, par exemple,
08:43des mutuelles municipales, pour ceux qui n'ont pas les moyens de se payer la question des cantines gratuites,
08:49des transports gratuits, comme ça a été testé à Montpellier,
08:52l'offre de transport qui est en tout cas réduite, ou qu'un facteur social,
08:55le logement social, évidemment, la bataille.
08:58Et puis, finalement, les questions d'écologisme municipal aussi,
09:00sur comment faire transitionner les villes vers l'adaptation aux fortes chaleurs,
09:05aux températures extrêmes, etc.
09:07Donc, il y a plein de sujets de fonds qui sont en jeu,
09:10et la ville, la gauche, pardon, peut dire,
09:12regardez, en fait, on nous a accusé d'être utopique, pas responsable,
09:18enfin, toutes les étiquettes infamantes que la droite peut coller à la gauche,
09:21bon, la gauche dit, regardez, concrètement, on agit,
09:25c'est autant de laboratoire pour elle, en fait.
09:26– Et ça a déjà été vrai dans le passé,
09:30puisque le succès de François Mitterrand en 1981,
09:34il se construit notamment en 1977,
09:38avec une très grosse victoire à l'époque de ce qui était encore factuellement
09:42l'union de la gauche entre le PS, le PC et les radicaux de gauche aux municipales,
09:46où là, c'est la première grande victoire de la gauche unie
09:50depuis, sous la Ve République,
09:52donc les municipales de 1977 qui préparent,
09:56en tout cas, c'est comme ça qu'on l'interprète aujourd'hui,
09:58la victoire de la gauche en 1981.
10:00– Oui, c'est ça. Je pense qu'il faut avoir ça en tête,
10:02c'est que si la gauche, pardon, je t'en prie.
10:04– Et en plus, ça fait monter des cadres aussi.
10:07– Oui, exactement.
10:08– Et c'est aussi un problème qu'on voit beaucoup dans les partis de gauche,
10:10ça fait monter des cadres aussi bien du côté des élus que des collaborateurs.
10:14– Et dans les territoires divers, c'est pas uniquement qu'à Paris,
10:16qui peut être un égueil, évidemment, de partis politiques.
10:20– Effectivement, il y a aussi un enjeu de, comment dire,
10:23si la gauche ne gouverne pas le pays depuis 10, voire plus,
10:27plus, est absente des paysages locaux,
10:29en fait, les gens sont, à part des militants, ici ou là,
10:32de l'opposition, des syndicalistes, etc.,
10:34en fait, la gauche disparaît du paysage politique,
10:37de l'imaginaire presque politique des gens,
10:39de l'environnement matériel des gens presque.
10:41Donc c'est un enjeu important, effectivement, d'exister,
10:44tout simplement, et encore mieux, de gagner les villes pour la gauche.
10:48– Alors, pourquoi on a voulu faire ça ?
10:49C'est parce qu'effectivement, est-ce qu'on est pessimiste ?
10:52Je ne sais pas, mais en tout cas, il y a quand même un scénario…
10:54– Quelques inquiétudes.
10:54– Voilà, il y a des inquiétudes, il y a un scénario catastrophe.
10:56On a évoqué la perte de Paris-Lyon-Marseille,
10:59mais évidemment, tous les Français n'habitent pas dans ces trois villes-là,
11:01donc c'est beaucoup plus large que ça.
11:04Bon, qu'est-ce qui fait qu'on craint, finalement, ça ?
11:07C'est qu'il y a une division.
11:09Alors, une division au premier tour, bon, ça, c'est pas nouveau non plus.
11:12– Ce n'est pas si nouveau.
11:12– Ce qui nous inquiète, c'est le second, en fait.
11:14Donc, on va essayer d'expliquer pourquoi.
11:16Ce qui est nouveau, en fait, alors, peut-être à partir de ça,
11:19la chose qui est particulière avec cette élection-là,
11:21c'est qu'on ne peut pas considérer qu'on a une élection de 2020
11:24qui nous permettrait d'avoir des enseignements solides,
11:27puisque 2020, et je vois qu'on est certain d'en parler dans le chat,
11:29c'est une élection Covidée.
11:31Vous vous souvenez, le confinement tombe quasiment…
11:35– Le second, demain.
11:35– Voilà, exactement.
11:36On se demande d'ailleurs si il y aura un premier tour.
11:38Finalement, il est maintenu, mais le second tour a lieu,
11:40de mémoire, quatre mois après, je crois.
11:42– Fin juin, avril, mai, juin, plus de trois mois et demi après.
11:46– C'est ça, donc, c'est pas…
11:47Et puis, il y a pas de campagne,
11:48parce que tout le monde est en gestion pandémique.
11:53Donc, il y a effectivement des villes qui basculent,
11:55notamment la vague verte, on va peut-être en reparler.
11:57Mais il n'y a pas d'enseignement,
11:58enfin, la participation est beaucoup plus faible que…
12:00– Il y a quasiment 70% d'abstention.
12:02– Voilà, c'est qu'il n'y a pas une participation de départementale.
12:06Et encore, je veux dire, le départemental,
12:07c'est plus haut que ça, normalement.
12:08Mais voilà, il y a un tour d'abstention assez record.
12:09– On a traditionnellement l'habitude de dire
12:11que les municipales sont les élections les plus populaires
12:14avec la présidentielle.
12:15Et les dernières années, les municipales,
12:17c'était environ un tiers d'abstention,
12:19ce qui est déjà beaucoup.
12:20Mais là, évidemment, ça a battu tous les records,
12:24y compris au deuxième tour,
12:26alors qu'on était sortis du confinement.
12:27– Oui, exactement.
12:28Donc, tirer des leçons de 2020, c'est compliqué.
12:31Et donc, finalement, le corps électoral municipal
12:34n'a pas été testé depuis 2014
12:36en tant que corps électoral municipal.
12:37Évidemment, il y a eu des élections qui permettent d'avoir des pistes.
12:40Mais du coup, il y a plein de choses depuis 2014.
12:41– Deux, trois choses vont changer.
12:42– Voilà, si vous faites un peu un retour vers le futur en 2014,
12:45c'est pas du tout le même pays.
12:47Je veux dire, politiquement, je veux dire,
12:48il n'y a pas la Macronie.
12:49L'extrême droite est quand même beaucoup plus basse.
12:51Il n'y a pas la montée en puissance de la France insoumise
12:53au sein de l'espace gauche.
12:54– La France insoumise n'existait pas en 2014.
12:56– Il n'existe pas simplement.
12:56Il y avait le Front de Gauche à l'époque,
12:58mais la France insoumise fête ses 10 ans cette année.
13:01Oui, il y avait le PS encore tout puissant à gauche.
13:05Voilà, donc tout ça a été…
13:06– Même si c'est une grosse défaite pour la gauche en 2014.
13:09– Tout à fait.
13:09– C'était la première élection test du mandat Hollande.
13:12Et ça s'est très mal passé.
13:14Est-ce que, pour le coup, rarement la gauche a été réduite
13:19à si peu de communes qu'en 2014 ?
13:21– Oui.
13:22Donc, effectivement, il y a…
13:24En ce cas, en 10 ans, il s'est passé…
13:26Enfin, 12 ans même, il s'est passé beaucoup de choses.
13:28Et donc, une de ces choses, c'est la montée en puissance
13:30de la France insoumise.
13:31Et pourquoi on parle de ça ?
13:32Parce que, alors, ce n'est pas pour dire que c'est de la faute
13:34uniquement des insoumis,
13:34si on a des inquiétudes vis-à-vis des municipales,
13:39mais de fait, ils changent la donne.
13:41Donc, les insoumis, concrètement,
13:42ils ont une stratégie qui leur est propre.
13:43C'est-à-dire qu'on se rend compte que,
13:45dans la plupart des villes, il y a des listes d'union.
13:46Alors, ce n'est pas vrai dans toutes les villes.
13:49Mais, alors, je crois que tu as un chiffre.
13:51– Alors, d'après le Parti socialiste,
13:53ce sera confirmé dans les semaines à venir,
13:55on a, dans les villes, de plus de 20 000 habitants.
13:58Donc, ça représente quand même un paquet de villes.
14:00– Et un paquet de gens, surtout.
14:01– Et un paquet de gens.
14:02On est sans doute à quelque chose comme un tiers
14:04de la population du pays.
14:06Donc, c'est vraiment énorme.
14:07C'est en tout cas important.
14:09Il y aura des listes d'union PS, PCF,
14:12Verts, parfois, avec l'après, génération,
14:15debout, etc., place publique, parfois.
14:19Et, le plus souvent, à côté, une liste insoumise.
14:25Et justement, il y avait un message un peu au-dessus
14:27qui nous disait, voilà, la dernière fois,
14:29dans ma commune, la gauche avait 60% des voix,
14:31et pourtant, elle a basculé à droite.
14:33C'est un peu de ça dont on veut parler,
14:35c'est-à-dire la possibilité que, dans les villes
14:39qui sont aujourd'hui, et quand on parle des villes,
14:41c'est-à-dire des grandes villes, des cœurs de métropole,
14:43qui sont aujourd'hui des très forts bastions de la gauche,
14:46on l'a vu à la présidentielle avec les scores de Mélenchon,
14:49on l'a vu aux européennes avec les scores de Manon Aubry
14:53et aussi de Raphaël Luxman,
14:55on l'a vu aux élections législatives,
14:57où une forte majorité des députés du NFP,
15:01et c'est déjà très clairement le cas de la NUPES en 2022,
15:04dans le cœur des métropoles,
15:08la possibilité qu'il y ait une division
15:10peut vous faire perdre la commune,
15:12puisque, comme je vous l'ai dit en présentant le mode de scrutin,
15:15il suffit d'être premier pour gagner,
15:17pas forcément d'avoir 50%,
15:18puisqu'avec votre prime majoritaire,
15:20même si vous gagnez avec, imaginons,
15:22vous avez 5 listes au deuxième tour,
15:24vous gagnez avec 27% des voix,
15:26vous êtes quand même majoritaire au conseil municipal.
15:29Il n'y a pas de troisième tour,
15:30donc il n'y a pas de troisième tour.
15:32Donc oui, pour ce qui est de la France insoumise,
15:34tu as dit, effectivement,
15:35il y a souvent,
15:36après, encore une fois,
15:37c'est une tendance générale,
15:38il y a souvent des listes d'union,
15:41on va dire, PS, PCF, vert,
15:43parfois pas les trois,
15:44mais voilà,
15:45et très souvent,
15:46la France insoumise est seule.
15:48C'est un choix stratégique de la France insoumise.
15:50Ce choix, en gros,
15:51et ils l'expliquent assez,
15:52enfin, ils sont assez explicites là-dessus,
15:53ils ne se cachent pas,
15:54ils disent, nous, en gros,
15:55on veut être présent par rapport à 2020,
15:57surtout où ils l'avaient largement enjambé,
15:59cette élection,
16:00on veut être présent,
16:00dans toutes les communes,
16:01on peut être présent,
16:02on peut avoir un bulletin,
16:05on va incarner un bulletin de gauche de rupture
16:07qu'on mettra dans chaque,
16:08à la disposition de chaque électeur,
16:10dans les communes,
16:10on peut le faire,
16:11et surtout, on veut faire le plus gros score
16:13au premier tour,
16:13pour qu'au second,
16:14on soit présent,
16:15en faisant plus de 10,
16:16en l'occurrence,
16:17et en étant en capacité,
16:20du coup,
16:20de négocier aussi,
16:22soit d'être membre de majorité,
16:24au second tour,
16:25soit de faire un gros score,
16:26et d'être juste,
16:26de constituer un groupe d'opposition.
16:28En gros, Paul Vannier,
16:29qui est le monsieur à l'élection
16:30de la France Insoumise,
16:31il m'a dit,
16:32on aura,
16:32la question des victoires est compliquée
16:33pour la France Insoumise,
16:34parce qu'on ne va pas prendre
16:35beaucoup de villes,
16:35ils le savent,
16:36ils ont quand même quelques-unes
16:37qui sont ciblées,
16:38on pourrait citer Roubaix,
16:39on pourrait citer Ivry-Courcouronne,
16:40notamment,
16:42mais globalement,
16:43ils disent,
16:43par contre,
16:44on aura une entrée massive
16:45de conseillers municipaux,
16:46que ce soit dans l'opposition
16:47ou dans les majorités,
16:49des Insoumis.
16:49Ça, c'est la stratégie d'Insoumise.
16:50En gros,
16:51c'est fini le temps
16:52où la France Insoumise
16:52est enjambée,
16:55et qu'elle soit quand même
16:56absente du paysage politique
16:58municipal,
16:58ce qui est le cas actuellement.
17:00Voilà,
17:00ça, c'est la stratégie d'Insoumise.
17:01Le problème,
17:02c'est que tout ça se fait
17:03dans une espèce de pas de deux
17:04un peu compliqué avec le PS,
17:05je vais vous donner la parole
17:06pour le PS.
17:07Le PS,
17:08il a une autre stratégie,
17:09et on va dire,
17:11le choix stratégique solitaire
17:12de la France Insoumise
17:14convient tout à fait au PS,
17:15qui est très content
17:16de se débarrasser
17:16de la France Insoumise
17:17dans le même temps.
17:19Oui,
17:20parce que c'est dit aussi
17:21dans le chat,
17:22il faut se souvenir,
17:23une partie de la stratégie
17:25de la France Insoumise,
17:26elle est liée effectivement à,
17:28je ne sais pas si c'est un traumatisme,
17:29en tout cas,
17:30une entourloupe
17:31qu'ont fait PS socialiste,
17:33PS communiste et écolo
17:34aux Insoumis
17:35dans des sénatorias.
17:36Ce n'était pas en 2024,
17:37c'était en 2023,
17:39où effectivement,
17:40les Insoumis réclamaient
17:41un siège de sénateur,
17:43et le reste de la gauche
17:45ne leur a donné aucun.
17:49En donnant comme justification,
17:50qui n'est pas faux,
17:51mais qui était bien pratique,
17:55qu'effectivement,
17:56ils ont très peu d'élus locaux
17:56et donc très peu,
17:58que la France Insoumise
17:59a très peu d'élus locaux
18:00et donc très peu
18:01de grands électeurs.
18:03Effectivement,
18:04et là aussi,
18:04il ne s'en cache pas,
18:05les Insoumis,
18:05ils ont dans le viseur
18:06de pouvoir faire entrer
18:07des sénateurs
18:08à la prochaine élection,
18:09qu'en septembre 2026.
18:12Et je disais d'ailleurs
18:13que, attention,
18:14Paris n'est pas
18:15dans la prochaine série.
18:16C'est vrai,
18:16mais quand Paris reviendra
18:17aux élections sénatoriales,
18:19ça sera lié
18:20à cette élection
18:21de cette année.
18:22Il n'y aura pas
18:22d'élection sénatoriale
18:24municipale entre les deux.
18:25Pour le Parti socialiste,
18:26effectivement,
18:26la situation est différente,
18:27puisque même s'il est plus faible
18:29qu'avant au niveau municipal,
18:30il est quand même plus
18:31en défense
18:32qu'en conquête,
18:33notamment face
18:34face à la France insoumise,
18:35mais aussi parfois
18:36face à d'autres forces de gauche.
18:38Il est obligé
18:38que la dernière fois,
18:39il a perdu Strasbourg
18:40et Poitiers
18:41au profit des écologistes,
18:43par exemple.
18:45Et donc, bien sûr,
18:46dans un contexte
18:47où la gauche
18:48est en train
18:49de se désunir,
18:50comparé au NFP,
18:51évidemment,
18:52en juin 2024,
18:55à la fois,
18:55les socialistes
18:56s'arrangent bien
18:57que les Insoumis
18:58ne veuillent pas
18:58les socialistes,
18:59et vice-versa.
19:00Donc, la division des deux
19:02se nourrit un peu
19:04comme ça.
19:05Et fatalement,
19:06on est porté à se dire
19:08mais est-ce que ça va durer
19:09jusqu'au second tour
19:10des élections
19:11et donc potentiellement
19:12soit faire échouer
19:13des conquêtes de la gauche,
19:15soit faire perdre
19:15des villes à la gauche,
19:17c'est une vraie possibilité,
19:19même si,
19:20même si,
19:20même si,
19:22on n'est pas au soir
19:23du premier tour.
19:24Oui, c'est ça.
19:25Une fois que les résultats...
19:27Une fois que les équations
19:27seront posées au premier tour,
19:28tout le monde...
19:28Une fois que les équations
19:28seront posées,
19:29sans doute que tout le monde
19:31ne viendra pas s'embrasser
19:32pour fusionner
19:33ces listes partout
19:35comme,
19:36disons,
19:36traditionnellement.
19:37Mais si,
19:37en vrai,
19:37des ratés de fusion,
19:38il y en a toujours eu
19:39à gauche dans l'histoire.
19:42Mais,
19:43voilà,
19:44la situation serait
19:44probablement différente.
19:45Aujourd'hui,
19:46tout le monde montre
19:46les muscles
19:47et à la rigueur,
19:48c'est normal.
19:48On est dans une campagne électorale.
19:50Ça se comprend très bien.
19:52Et puis,
19:52comme tu disais,
19:53il y aura au soir
19:54du premier tour
19:54la vérité des prix.
19:56Les Insoumis
19:56seront sans doute
19:57plus importants
19:58que les socialistes
19:59ne l'espèrent.
20:00Oui.
20:01On peut aussi penser
20:02que les Insoumis
20:03seront moins souvent
20:04devant les socialistes
20:05que les Insoumis
20:07ne l'espèrent.
20:07il ne faut pas oublier
20:07un truc,
20:08c'est que quelqu'un
20:08nous pose la question
20:09justement sur
20:09l'électorat de gauche.
20:11Parce qu'en fait,
20:11l'électorat de gauche,
20:12il est...
20:13Alors,
20:13chaque parti
20:14a son électorat,
20:15on va dire,
20:16disons,
20:17captif,
20:17ce qui est un mot
20:17un peu négatif
20:19dit comme ça,
20:19mais un électorat
20:19qui est très fidèle,
20:21on va dire,
20:21au parti politique.
20:22Et puis,
20:22un électorat de gauche
20:23un peu volatile,
20:24qui votera à gauche,
20:25mais qui est très unitaire.
20:26D'ailleurs,
20:26c'est celui qu'on a vu,
20:27vous avez tous peut-être
20:28regardé,
20:29suivi,
20:29voire fait la campagne
20:30du NFP,
20:31vous avez vu
20:31à quel point
20:32il y avait cette envie
20:33de ne pas perdre
20:34et de se rassembler
20:35pour ne pas perdre.
20:35Donc,
20:36il y aura peut-être
20:36une prime à l'unité
20:37aussi,
20:38quelle qu'elle soit
20:38d'ailleurs,
20:39par rapport
20:39qui l'incarne d'ailleurs.
20:41Et juste pour revenir
20:42sur la France insoumise,
20:43parce que je vois
20:43que des gens
20:43nous accusent
20:44d'être anti-insoumis
20:44parce qu'on a dit ça,
20:45concrètement,
20:46regardez,
20:46vraiment,
20:47je vous invite
20:47à regarder assez
20:48froidement et tranquillement
20:50la stratégie
20:50de la France insoumise
20:51qui est affichée
20:51encore une fois.
20:52Les insoumis,
20:53en fait,
20:53ils ont posé
20:54un certain nombre
20:54de conditions
20:54pour l'Union
20:55qui sont donc
20:56neuf conditions
20:57programmatiques.
20:58Je vous invite
20:59à aller voir
20:59dans le détail
20:59ce que c'est.
21:00Plus,
21:00il faut qu'on nous respectiez
21:02si on fait une alliance
21:03dans le nombre de places
21:05que vous nous accordez
21:05dans une liste
21:08en argant de leurs résultats
21:09à la présidentielle
21:10aux européennes.
21:11En gros,
21:11dire,
21:11si dans cette ville
21:12on a fait 50%
21:13à la hausse européenne,
21:13vous n'allez pas
21:14nous filer de nom
21:16en fin de liste
21:17pour faire joli.
21:18Juste pour mettre
21:19le logo sur le...
21:20Ce qui est tout à fait,
21:21on peut entendre,
21:21est tout à fait légitime.
21:22Mais ce qui est pratique aussi
21:24parce que quand vous avez
21:24neuf conditions programmatiques
21:26plus le respecter-nous
21:27en termes d'équilibre numérique...
21:30Ça fait autant de raisons
21:31de ne pas faire d'accord.
21:32Exactement.
21:32En fait,
21:33en vrai,
21:33il y a des endroits
21:34où ils ont fait d'accord
21:34alors que les neuf conditions
21:36programmatiques
21:36ne sont pas respectées
21:37parce que ça les arrange.
21:38Et quand ça les arrange
21:39d'arguer un truc,
21:39ils le font.
21:40C'est de la politique.
21:40Tout le monde fait ça.
21:41Il n'y a pas de souci.
21:42Il n'y a absolument pas dupe de ça.
21:43Il y a un autre détail
21:44qui n'en est pas un.
21:45C'est-à-dire que je crois
21:46que les insoumis
21:47ont finalement décidé
21:48de ne jamais se ranger
21:49dans une liste
21:49qui serait menée
21:50par un socialiste.
21:51Oui, je pense qu'il n'y a pas
21:53d'exemple...
21:53il y a certains endroits
21:54où les discussions
21:55étaient assez avancées
21:56et finalement ont achoppé...
21:58Oui, d'autant
21:59qu'il y a quand même
21:59un truc qui s'est invité
22:00dans l'équation.
22:01C'est le budget
22:02et le national
22:02parce que ce sont
22:03des élections locales
22:05mais il y a quand même
22:09le national
22:09qui s'est invité là-dedans.
22:10Et en fait,
22:11la stratégie
22:11du parti socialiste
22:13sur le budget
22:14depuis un an
22:14et qui se précise maintenant,
22:16c'est-à-dire que là,
22:16on a quand même,
22:17tu m'arrêtes si je me trompe,
22:18mais on a quand même
22:18un parti socialiste
22:19qui veut en finir
22:21avec le budget
22:21et qui est prêt
22:23à laisser passer
22:24un 49-3.
22:25En gros,
22:26sur le budget...
22:26Donc là,
22:26la loi spatiale est passée,
22:27on est au budget
22:29rectificatif de Lecornet.
22:30C'est un budget.
22:30C'est toujours le même budget.
22:31C'est toujours le même budget,
22:32pardon,
22:32excuse-moi,
22:32je crois que c'était
22:32un texte rectificatif.
22:34Mais en gros,
22:34le budget qui revient
22:36de Lecornet,
22:37le 49-3
22:39serait une possibilité...
22:41Enfin,
22:41le PS est prêt à dire
22:43finalement,
22:44si vous nous lâchez
22:44deux, trois trucs,
22:45on est prêt à ne pas
22:46vous censurer
22:46si vous faites un 49-3
22:47et donc vous pourrez
22:48passer votre budget
22:49et Lecornet sera toujours
22:50Premier ministre à la fin.
22:51Ça,
22:53ça n'aide pas
22:55à s'entendre
22:56avec le parti socialiste
22:56au local,
22:57y compris d'ailleurs
22:58pour des forces
23:00comme moi,
23:00j'ai des communistes
23:01qui m'ont dit
23:01que ça devient un peu
23:02chiant d'avoir le logo
23:03PS sur l'affiche
23:04parce que les gens
23:05suivent aussi
23:06l'actualité nationale
23:06et même si parfois
23:08il y a un distinguo
23:08à faire entre
23:10les cadres socialistes locaux
23:11et ce qui se passe
23:12aux nationaux.
23:13Mais voilà,
23:13donc évidemment
23:14pour les insoumis,
23:15c'est du pain béni.
23:16Regardez,
23:16on ne va pas...
23:17Raison de plus
23:18pour ne pas faire
23:18l'union avec eux.
23:19Regardez,
23:19ils sont en train
23:19de faire...
23:20Ce sont des social traîtres,
23:21etc.
23:22Vous connaissez
23:22tout l'argumentaire.
23:23Donc voilà,
23:25je pense que c'est important
23:25de le rappeler aussi.
23:26Ça se mêle en fait.
23:27Il faudra voir effectivement
23:30si les socialistes payent
23:33les compromis
23:34qu'ils ont passés
23:35sur le budget.
23:38pour l'instant,
23:39honnêtement,
23:39c'est difficile à dire
23:42parce que l'électorat de gauche,
23:45bien sûr,
23:45il est exigeant
23:48et donc il peut aussi
23:49sanctionner le parti socialiste
23:50mais la majorité
23:52de l'électorat de gauche
23:52ne sont pas non plus
23:53des gens qui suivent
23:53précisément le budget.
23:55Ce n'est pas
23:55des ultra-militants non plus.
23:57Ils ne sont pas plus idéologues
23:59que les militants,
24:00enfin les électeurs
24:01d'extrême droite.
24:02Et aussi,
24:04à un moment donné,
24:05ils veulent gagner
24:05et ils peuvent aussi
24:07savoir ce que c'est
24:08d'avoir une mérite gauche
24:09plutôt qu'une mérite droite
24:10infinée.
24:11Mais honnêtement,
24:12à cette heure,
24:13je ne ferai vraiment
24:13pas de pronostic
24:16sur est-ce que le PS
24:17tira bénéfice
24:18ou au contraire
24:19sera handicapé par ça.
24:21À chaque fois que je dis ça
24:22sur un plateau,
24:23il y a tout un tas
24:24de gens qui disent
24:25moi, je ne voterai plus
24:26jamais PS.
24:26D'accord,
24:27mais ce n'est peut-être
24:27pas la majorité du genre.
24:30Ce qu'on peut quand même dire,
24:30c'est qu'il fut un temps
24:31où il y avait
24:32une espèce de règle
24:34non écrite,
24:34métacite
24:35entre les parties gauches
24:36qui consistait à dire
24:37la liste,
24:38alors ça n'a pas toujours
24:39été appliqué par ailleurs,
24:39mais la liste qui arrive
24:40deuxième soit fusionne,
24:42soit se retire.
24:43C'est ça,
24:43ce qu'on appelle
24:44le désistement républicain
24:45à la base.
24:46Ça existe à la liste législative
24:47également.
24:50Souvent,
24:50ça a plus de mal
24:51à s'appliquer
24:52dans les communes
24:52qui sont très à gauche
24:53ou du tout
24:54ceux qui arrivent derrière.
24:55Il n'y a pas de risque.
24:56Il n'y a pas de risque.
24:58Et donc souvent,
24:59ça a quand même
24:59beaucoup été le cas
25:00dans la région parisienne,
25:01dans des mairies communistes
25:02notamment,
25:03mais pas que.
25:04Donc c'est vrai
25:05que dans ces coins-là,
25:05c'est plus difficile.
25:07Exactement.
25:07Donc là,
25:08ce qu'on peut dire,
25:09c'est qu'en tout cas,
25:10cette règle-là
25:11ne tient pas a priori
25:12puisque notamment
25:14les insoumis ont dit
25:15non,
25:15il n'y a pas de garantie.
25:18Les socialistes non plus.
25:19Voilà,
25:20aucun des autres.
25:20Les insoumis ne veulent pas
25:21envisager d'être
25:22derrière les socialistes.
25:23Ils vont dire
25:23non,
25:23on ne va pas me les montrer devant.
25:25Ils disent
25:25la responsabilité de l'union
25:27revient à la liste
25:28qui sera en tête.
25:29Voilà,
25:29exactement.
25:30Évidemment,
25:31les insoumis,
25:31tout comme les socialistes,
25:32Et en gros,
25:33la ligne,
25:33c'est de dire
25:34en fonction de,
25:35au cas par cas,
25:37s'il y a un risque
25:37de bascule à droite,
25:38il y a un risque
25:38de bascule à l'extrême droite,
25:40en fonction de quelle hauteur
25:41on est,
25:42quelle hauteur
25:42sont les autres,
25:43etc.
25:43On jugera sur pièce.
25:44Pour l'instant,
25:45c'est la ligne.
25:45Autant vous dire
25:46que ça va être
25:47un entre-deux tours
25:48entre le premier,
25:49le 15 mars
25:49et le 22 mars,
25:50ça va être saignant.
25:51D'autant que,
25:52de mémoire,
25:53ils ont 48 heures
25:54pour se mettre d'accord
25:54parce qu'il faut déposer
25:55la liste.
25:55Tout à fait,
25:56puisque les bureaux de vote
25:57ferment à 18 heures
25:58dans la plupart des communes,
26:0020 heures à Paris
26:01et dans les grandes villes.
26:02Et la date limite
26:03pour déposer une nouvelle liste,
26:06ou en tout cas,
26:06sa liste,
26:06si on veut se représenter
26:08au deuxième tour,
26:08si on a la possibilité,
26:09c'est 18 heures le mardi.
26:11Donc,
26:11ça va très,
26:12très vite.
26:13Vous avez deux jours
26:14où les gens ne donnent pas
26:16beaucoup
26:17et négocient à fond
26:18et dans la douleur.
26:20On peut pronostiquer
26:2148 heures
26:25sur froide à gauche.
26:26Oui,
26:27oui.
26:28Les municipales,
26:28on ne l'a pas dit d'ailleurs,
26:29mais le premier tour
26:30est le 15 mars
26:31et le deuxième tour
26:32est le 22 mars.
26:32Et vous pouvez toujours
26:33vous inscrire
26:33sur la liste électorale
26:34si vous ne l'avez pas fait.
26:34Et vous pouvez encore
26:35vous inscrire
26:35jusqu'à début février.
26:36C'est vrai que je l'ai fait
26:37il n'y a pas longtemps
26:37parce que j'ai déménagé.
26:39Je l'ai fait la semaine dernière.
26:40Je ne le voterai pas
26:41dans une ville
26:41où je n'habite plus,
26:42ce qui est une bonne chose.
26:43Parce que le phénomène
26:44de malinscription
26:44est un phénomène
26:45dans toutes les élections,
26:46mais je suppose
26:47qu'il y a peut-être
26:47des gens dans le chat
26:48qui sont concernés.
26:49Souvent,
26:50quand on est étudiant,
26:51par exemple,
26:51souvent on est inscrit
26:52dans la liste de ses parents,
26:53enfin dans la ville
26:53de ses parents
26:54et pas dans la ville
26:54où on habite.
26:55Après,
26:55c'est des choix aussi.
26:56mais n'hésitez pas
26:58à vous rencarder sur ça
26:59pour ne pas avoir
26:59de mauvaises surprises
27:00le jour du scrutin.
27:02Donc 15 et 22 mars
27:03comme on l'a dit.
27:05Alors,
27:05il y a une autre composante
27:07de la gauche
27:08qu'on n'a pas évoquée
27:09mais pas abordée
27:10dans le fond.
27:10Donc,
27:10c'est les écologistes.
27:13Écologistes qui veulent
27:13incarner l'union par ailleurs.
27:15C'est la grande ligne,
27:16le grand ADN
27:17de Marine Tondelier
27:18et des écologistes.
27:18C'est l'union,
27:19l'union, l'union.
27:20Mais il y a aussi
27:21évidemment le fait
27:22d'aller faire le bilan
27:25de la fameuse vague verte
27:27et de l'écologisme municipal
27:28qui s'est appliqué
27:29dans des grandes villes.
27:29On va aller le citer quand même.
27:30Donc,
27:31il y avait évidemment Lyon,
27:32Bordeaux,
27:32Strasbourg pour les trois plus grosses.
27:33Il faudrait rajouter Poitiers,
27:35Tours,
27:36Besançon,
27:36Grenoble qui était déjà écolo
27:38et qui est resté.
27:38Et je crois que je n'en oublie pas.
27:39Il y a Colombes
27:40en région parisienne aussi.
27:42Et je crois effectivement
27:43qu'on a fait
27:45plutôt le tour
27:46dans les grandes villes.
27:46Voilà,
27:46parce que c'était les principales
27:47pas mal de métropoles.
27:48Et c'était quand même,
27:49il faut se remplacer dans le contexte,
27:50c'était quand même une surprise.
27:52Oui,
27:53Bordeaux,
27:53Bordeaux,
27:53Strasbourg,
27:54Lyon.
27:54C'était une grosse surprise.
27:56Poitiers,
27:57c'était une grosse surprise.
27:58Lyon,
27:58dans la campagne,
27:59on avait commencé à le voir,
28:00mais malgré tout,
28:01qui gagnait en plus la métropole,
28:03ce n'était pas du tout écrit.
28:04Donc,
28:04c'était quand même
28:05des grosses surprises.
28:06Alors,
28:06ce qui fait qu'on en parle,
28:07c'est parce que
28:08les sondages municipaux
28:09qu'il faut prendre
28:10avec des pincettes,
28:11surtout que les échantillons
28:12pour les municipales
28:15sont moins fiables
28:16que ceux pour une nationale.
28:18Néanmoins,
28:19les sondages
28:19ne sont pas très bons
28:20quand même
28:20dans la plupart des villes
28:21gouvernées par les écolos.
28:23Le truc exemplaire,
28:24c'est Lyon,
28:26où les sondages
28:27donnent quasiment gagnant
28:27en premier tour
28:28Jean-Michel Aulas,
28:29l'ancien patron de l'OL,
28:32millionnaire,
28:32pas milliardaire,
28:33pardon,
28:33millionnaire
28:34et soutenu
28:34par la droite
28:35et les macronistes.
28:37Donc,
28:38oui,
28:38je crois qu'il est à 48
28:39dans un sondage,
28:40je crois,
28:40un truc comme ça,
28:4145.
28:41Il a eu deux ou trois sondages
28:43à 47,
28:43il en a eu un à 46.
28:44Donc voilà,
28:45c'est quand même...
28:46Sachant que Doucet
28:47qui est le maire écolo de Lyon
28:48est plutôt autour de 25-27.
28:49Voilà,
28:50ce qui est quand même
28:51pour le coup,
28:51même si les sondages,
28:52il faut les prendre
28:52avec des pincettes,
28:52quand tu as 20 points d'écart,
28:53c'est quand même
28:54tendanciel.
28:55Sachant que c'est une liste
28:56avec les socialistes
28:56et les communistes
28:57et que vous avez à côté
28:58une liste insoumise
28:59qui est un petit peu
29:00en dessous de 10%.
29:01Oui,
29:02là pour le coup,
29:02ce n'est pas une question
29:03des unions de la gauche,
29:05c'est plus une question
29:05de puissance
29:06du candidat de droite
29:07et de faiblesse quand même
29:09du mars-en-temps quand même,
29:10qui du coup pose
29:11la question du bilan.
29:12Donc c'est vrai
29:13que les écolos,
29:13on se dit finalement,
29:14est-ce qu'on n'est pas
29:14un petit peu trop...
29:15Est-ce qu'on n'est pas
29:16allé un peu vite en besogne
29:17quand on a parlé
29:17de vagues vertes déjà ?
29:20Effectivement,
29:20si on prend l'échelle
29:21des 35 000 communes,
29:23il n'y a pas du tout
29:24de vagues vertes,
29:24c'est bien évident.
29:27Après, quand même,
29:28gagner des grandes villes
29:30comme ça,
29:32parfois contre un PS
29:34très fort,
29:35alors que les écolos
29:37ont un problème structurel
29:39de cadres aussi.
29:40C'était quand même
29:41une petite vague verte.
29:42On ne peut pas tout à fait
29:44réécrire d'histoire,
29:45si je puis dire.
29:47Après, forcément,
29:48c'est la première fois,
29:49même s'il y avait eu
29:49déjà des exemples.
29:50Grenoble avait basculé
29:51en 2014,
29:54Dominique Vannet
29:54avait été maire
29:55de Montreuil,
29:56c'était la première ville
29:57de plus de 100 000 habitants
29:58dirigée par une écologiste
30:01en 2008.
30:02Il y a eu quelques exemples
30:03ici ou là,
30:04je crois me souvenir
30:05de Saumur en 2001,
30:07des trucs comme ça.
30:09Mais c'est la première fois
30:10qu'à grande échelle,
30:11qu'à relative grande échelle,
30:14les écologistes
30:15se sont frottés au pouvoir
30:17en étant en tête,
30:18puisqu'ils ont déjà eu
30:19des ministres,
30:19mais ils n'étaient ni à l'Élysée
30:21ni à Matignon.
30:22C'était des forces d'appui
30:23à l'époque.
30:23Voilà,
30:24c'était des forces d'appui.
30:26Et donc,
30:27c'était quand même
30:28une vraie première,
30:28un vrai grand test.
30:31Et effectivement,
30:32les premiers sondages
30:33nous indiquent que
30:35peut-être que le test
30:36s'est pas très très bien passé.
30:38Alors,
30:39il faut relativiser
30:40dans le sens où d'abord,
30:42les sondages aux municipales,
30:43ils sont sur des petits échantillons
30:45et donc les marges d'erreur
30:46sont encore plus grandes
30:47que sur les sondages nationaux,
30:49présidentiels, etc.
30:50par exemple.
30:52Et puis aussi,
30:54voilà,
30:55les élections,
30:55c'est encore dans plus de deux mois.
30:58Début janvier en 2020,
31:00la victoire à Bordeaux,
31:02la victoire à Lyon,
31:03la victoire à Poitiers,
31:04la victoire à Strasbourg,
31:05elles n'étaient pas du tout,
31:06du tout, du tout écrites.
31:08Donc,
31:10c'est pas impossible,
31:11clairement,
31:11qu'il y ait un reflux écolo.
31:14Après,
31:15gardons-nous de dire tout de suite
31:16que ça va être une catastrophe.
31:18On verra,
31:18c'est possible.
31:19Après,
31:20il y a quand même un sujet,
31:21c'est que ce qui avait aussi porté
31:22les écolos,
31:24et tu as raison de le rappeler
31:24aux Européennes 2019,
31:26où Yannick Jadot
31:26avait fait un gros score,
31:2814%,
31:28exactement,
31:29plus la vague verte derrière,
31:31enfin,
31:31la dite vague verte,
31:32c'est qu'aussi,
31:33on était dans un moment
31:34où tu avais juste avant
31:35les marges pour le climat,
31:37tu avais,
31:37on parlait d'écologie,
31:38il y avait quand même
31:38une espèce de,
31:40comment dire,
31:40de société écologiste,
31:42enfin,
31:43d'écologisme politique
31:43au sens large
31:44qui était en train
31:45de s'articuler,
31:46un point d'ébullition.
31:47Là,
31:47c'est au point mort,
31:49concrètement,
31:49on constate tous
31:51assez tristement
31:51que l'écologie
31:52est sortie
31:53de l'agenda politique,
31:55ce qui est une dinguerie
31:56quand on se dit
31:56que ça n'a pas changé,
31:58c'est toujours
31:58l'enjeu existentiel
32:00presque du siècle,
32:01ou même pas presque,
32:02l'enjeu existentiel du siècle
32:03qui devrait tous
32:04nous inquiéter
32:04et qui devrait inquiéter
32:05en premier chef
32:06ceux qui nous dirigent
32:07et que ça a complètement
32:08sorti du radar
32:09parce que l'action internationale,
32:10parce que,
32:11etc.,
32:12l'inflation,
32:13le budget,
32:14exactement,
32:15Donc,
32:15l'enlisement politique
32:17dans le pays,
32:18mais ça ne les porte plus.
32:20Non,
32:22c'est sûr
32:22qu'il y avait un contexte
32:23qui était beaucoup plus porteur
32:24la dernière fois,
32:25c'est une évidence.
32:27Donc,
32:28effectivement,
32:28là,
32:29ils ont à voir
32:30comment ils peuvent
32:31se débrouiller
32:32dans une élection
32:32où le contexte
32:33est de fait
32:34beaucoup moins porteur.
32:37Mais effectivement,
32:38ils avaient gagné
32:39une grosse dizaine
32:40de villes
32:41de plus de 30 000 habitants
32:43la dernière fois.
32:45Bon,
32:46si dans un contexte
32:47moins porteur,
32:47ils en gagnent encore
32:486 ou 7,
32:49ce ne sera pas non plus
32:50une débâcle.
32:51Mais bon,
32:52voilà,
32:52il faudra voir,
32:53sachant qu'il n'est pas
32:54totalement impossible
32:55qu'ils puissent gagner
32:56d'autres communes.
32:57Oui,
32:57il faut qu'on en parle.
32:58On peut penser à Lorient,
32:59on peut penser à Caen,
33:01ou à Caen,
33:02ils mettent une liste
33:03d'Union de la gauche
33:04moins LFI.
33:05C'est le profil
33:06assez type
33:07dont on vous parlait
33:07tout à l'heure,
33:09qui n'est sans doute
33:09pas en tête
33:10des espoirs
33:12de la gauche,
33:12mais où une victoire
33:13n'est pas totalement
33:15absurde à imaginer.
33:15Il parle de Mulhouse aussi,
33:16je crois qu'il était cité.
33:17On parle de Mulhouse,
33:18on parle aussi de Lorient
33:19où là,
33:20la division est un petit peu
33:20plus nette à gauche,
33:22mais c'est une ville de gauche
33:23qui a été perdue
33:23dans un cas,
33:24effectivement,
33:25il y avait deux listes de gauche
33:25et une liste de droite
33:26au second tour
33:27la dernière fois.
33:29donc voilà,
33:30c'est sûr que la traîne
33:32est plutôt celle-là
33:33après méfiance,
33:35méfiance à la fois
33:36des sondages
33:36et puis,
33:37il ne faut pas oublier aussi
33:39Cyprien que
33:39que les médias
33:40ont été très très durs
33:42avec les maires écolos
33:43qui ont fait aussi
33:45quelque faux pas.
33:46Notamment la presse locale
33:47qui est souvent
33:47quand même plutôt à droite.
33:49Oui,
33:50là je parle beaucoup
33:51de la caisse
33:51de résonance nationale
33:52aussi qui a été donnée à ça
33:54et il y a certaines
33:56chaînes d'info
33:57qui n'ont envie
33:57que d'une chose,
33:58c'est de parler
33:58de l'échec des écolos
34:00avant qu'ils n'arrivent.
34:00parce qu'ils n'aiment pas
34:01le Tour de France
34:02et qu'ils n'ont pas
34:02les sapins de Noël.
34:04C'est ça.
34:04Oui,
34:04ils ont été beaucoup résumés
34:05à une espèce de caricature
34:06qu'ils ont parfois alimenté eux-mêmes.
34:08Ils ont parfois alimenté
34:08mais qu'on a parfois aussi
34:09un peu...
34:11On a forcé le trait.
34:12Voilà,
34:12moi j'adore le Tour de France
34:13mais quand Grégory Doucet
34:14dit qu'effectivement
34:15c'est un événement polluant,
34:17c'est aussi une réalité.
34:18Je pense qu'on peut voir les deux.
34:19Oui,
34:19et son mandat ne se résume pas à ça.
34:21Oui,
34:21je crois.
34:22Donc oui,
34:23bien sûr.
34:24Moi je me citais aussi
34:25parce que c'était assez frappant
34:26de voir quand même
34:26que aussi la presse locale
34:27est souvent,
34:28qui est souvent droite
34:29quand même la presse locale,
34:30il y a des contre-exemples
34:32mais c'est assez rare,
34:33a souvent eu la dent dure
34:34aussi contre ces exécutifs
34:35qu'ils n'avaient pas trop vu venir.
34:37Et c'est quoi ces gens
34:38qui nous gouvernent ?
34:39On ne les connaît pas.
34:41Enfin,
34:41je me souviens
34:42par exemple dans le Sud-Ouest,
34:43Pierre-Hermic à Bordeaux,
34:45Sud-Ouest justement,
34:45il était un peu interloqué
34:47par l'émergence de cette figure-là
34:49et il le regardait
34:50avec un peu de mépris.
34:51Pierre-Hermic,
34:52c'est un vieux routier
34:53de la politique bordelaise
34:54et en plus,
34:55ce n'est quand même pas
34:56l'aile gauche des écologistes.
34:58C'est d'ailleurs une des villes
34:59qui sont capables de,
35:00qui se pourrait conserver par ailleurs.
35:01Est-ce que c'est lié ?
35:02Je ne sais pas,
35:03mais c'est plus un profil particulier.
35:05Pierre-Hermic,
35:05c'est presque un démocrate chrétien
35:07chez les écolos.
35:09En tout cas,
35:10tu fais même parler du fait
35:11qu'il y a quand même
35:11une désespoir de conquête à gauche.
35:14Tu parlais des Verts
35:15mais de manière générale
35:16pour tous les partis.
35:18Il y a des villes
35:18quand même
35:19où la gauche
35:20a du solide d'espoir
35:22quant à la bascule de la ville,
35:23notamment aussi,
35:23parce que là,
35:24on disait que là,
35:24on parle beaucoup de la gauche
35:25parce que c'est un peu
35:26le long qu'on a choisi.
35:27Mais je vous rassure,
35:28il y a des endroits
35:28où la droite
35:28est tout à fait débile aussi.
35:30Elle est tout à fait
35:30dans un état catastrophique
35:32et que du coup,
35:33ça offre un boulevard à la gauche.
35:36On peut prendre quelques exemples.
35:37Mais je crois qu'à Amiens,
35:39notamment,
35:40Amiens,
35:41je crois qu'il y a trois listes
35:41issues de la majorité sortante
35:42qui est donc une majorité
35:44centre droit macroniste.
35:46Bon, forcément,
35:48ça nourrit des espoirs.
35:50Ça nourrit des espoirs
35:50et ça fait partie
35:52des quatre villes
35:53que le Parti socialiste
35:54vise prioritairement.
35:56Mais là aussi,
35:58l'Union se fait pas trop trop.
36:00Mais c'est toi qui a posé un peu.
36:01Oui, j'ai pensé sur Amiens.
36:02En gros, Amiens,
36:02c'est compliqué parce qu'il y a trois...
36:03Alors en plus,
36:03il y a l'enjeu un peu symbolique
36:05mais qui est quand même intéressant
36:06de faire basculer
36:07la ville de naissance
36:08du couple Macron.
36:09Ce qui n'est pas le seul enjeu.
36:11On est bien d'accord.
36:12C'est une ancienne ville industrielle.
36:13Donc forcément,
36:13ça intéresse la gauche.
36:15Aussi,
36:15il y a des bons scores à gauche
36:16aux européennes
36:17et sur les législatives.
36:20Donc c'est aussi la ville
36:21de François Ruffin.
36:21D'ailleurs,
36:22François Ruffin soutient
36:23Léon Desfontaines
36:24qui est lui,
36:24le communiste.
36:25Donc en fait,
36:25il y a une liste communiste
36:26et debout
36:27qui est le parti
36:27de François Ruffin.
36:29Et il y a la liste socialiste
36:30et il y a la liste insoumise
36:31qui est à part.
36:32Pour le coup,
36:32les insoumis sont un peu plus
36:33faibles sur Amiens,
36:35en tout cas au niveau local.
36:37Mais il y a trois listes de gauche.
36:38Donc potentiellement,
36:38il peut y avoir trois listes de gauche
36:39au second tour.
36:40Et donc,
36:41même si la droite
36:41est divisée aussi,
36:42bon voilà,
36:43encore une fois,
36:44le second tour sera encore une fois
36:45déterminant.
36:46Un autre exemple,
36:47là pour le coup,
36:48c'est un peu plus clair à gauche
36:49de ville
36:50où il y a des fortes chances
36:51de basculer,
36:52c'est Nîmes.
36:53Nîmes étant gouverné
36:55par la droite,
36:56mais par un maire
36:57qui a gouverné
36:57pour 25 ans,
36:58qui a jeté l'éponge.
36:59Son premier adjoint à y aller,
37:00l'autre premier adjoint
37:01a voulu y aller aussi.
37:02Finalement,
37:02il est avec les macronistes.
37:03Donc,
37:03division de la droite.
37:05Il y a aussi le RN
37:05qui est un peu l'inconnu,
37:06mais qui sera très haut.
37:07Ce sera très haut
37:08parce qu'on est dans le Gard,
37:09qui est l'un des meilleurs
37:09départements du RN.
37:10Et tout à part dire
37:11que ça peut,
37:12en gros,
37:12il y a une espèce de,
37:13vous vous souvenez
37:13du printemps marseillais,
37:14en gros,
37:15il y a une espèce de printemps nîmois,
37:16ça n'appelle pas comme ça,
37:16ça s'appelle Nîmes en commun,
37:17mais en gros,
37:17c'est à peu près le même principe,
37:19à la fois d'appareil politique
37:21et d'associations,
37:22de collectifs citoyens.
37:24L'idée,
37:24pour le coup,
37:25par le Parti communiste
37:26puisque c'est Vincent Bouget,
37:27sachant que Nîmes
37:27a été une ville communiste
37:28pendant longtemps.
37:28C'est aussi pour ça que...
37:29Entre 95 et 2001.
37:30Putain,
37:31t'es trop forte.
37:32Mais avant,
37:32je crois qu'il y a eu deux phases.
37:33Il y a eu deux moments.
37:34il y a eu plus tôt,
37:36mais la dernière fois,
37:36c'était Alain Clary.
37:37C'est ça.
37:38Donc,
37:39il y a aussi un historique
37:40du Parti communiste à Nîmes
37:41qui explique ça
37:42et qui pourrait,
37:43là,
37:44pour le coup,
37:44être gagnante au second tour.
37:46Là,
37:46la FI n'est pas présente
37:47non plus au premier tour
37:47avec eux,
37:48mais le second,
37:49encore une fois...
37:49Mais voilà,
37:50c'est un profil
37:51qui peut se...
37:51Parce que Nîmes,
37:53même si elle a déjà
37:53été gouvernée par la gauche,
37:55c'est quand même
37:55l'une des rares grandes villes
37:57de droite dans le pays.
37:59Elle se trouve souvent
38:00sur l'arc méditerranéen.
38:04Et c'est vrai qu'il faut pas imaginer
38:07que les villes
38:07se gagneront forcément
38:08avec 50% des voix.
38:10Non,
38:10surtout que...
38:12Quand on disait
38:13que le paysage politique a changé,
38:14il y a quand même
38:14une nouvelle donne,
38:14c'est la tripartition.
38:15Ce qui fait qu'à minima,
38:17des triangles,
38:17ça nous paraît presque logique.
38:18On ne voit pas un endroit,
38:19il n'y aura pas le RN à droite.
38:21Il y a beaucoup d'endroits
38:22où le RN n'existait pas.
38:25Et là, il sera.
38:26Où là,
38:27il fera ses petits 10%
38:28pour être au second tour.
38:30Mais je veux dire,
38:31dans un cas
38:32le plus conservateur,
38:34disons,
38:35je pense dans l'ouest
38:36de la France,
38:37par exemple.
38:38Moi, je viens d'une ville,
38:38La Rochelle,
38:39où le RN n'a jamais eu
38:40de conseillers municipaux.
38:42Là, tout le monde s'attend
38:43à ce qu'il puisse être
38:44au deuxième tour
38:45et donc puisse faire,
38:46puisse avoir,
38:47des élus.
38:48Et comme on est dans
38:50des grandes villes
38:52et pas...
38:52Parce que la force du RN,
38:54ce n'est clairement pas
38:54les grandes villes.
38:55La force du RN,
38:55c'est des zones plutôt rurales,
38:57le périurbain,
38:58un peu plus lointain.
39:00C'est des endroits
39:02où,
39:03c'est des triangulaires
39:05qui peuvent être
39:05un peu plus favorables
39:07à la gauche,
39:08puisque l'extrême droite,
39:10captant une partie
39:11de l'électorat de droite
39:12au sens très large du terme,
39:15la gauche peut éventuellement
39:16se faufiler
39:17et gagner des villes
39:19avec 40, 45 %
39:21parce que vous avez à côté
39:22une liste d'extrême droite
39:22qui s'est maintenue.
39:23À condition que
39:25il n'y ait pas...
39:26Dans certaines villes,
39:27ce ne sera pas un massif
39:28à priori,
39:28mais il n'y ait pas
39:28de convergence
39:30à défaut d'union des droites.
39:32C'est ça, bien sûr.
39:32Mais voilà,
39:33on voit quand même
39:33qu'ils se font des oïades
39:34quand même un peu
39:35depuis quelques temps.
39:36Donc,
39:37il n'est pas interdit
39:37de penser que
39:38dans certaines villes,
39:40LR, par exemple,
39:41pourrait désister
39:42pour le RN
39:42ou fusionner
39:43ou l'inverse.
39:44C'est même encore plus vrai
39:45quand c'est l'UDR, d'ailleurs.
39:46Après, là encore,
39:47ayons aussi à l'esprit
39:48des sénatoriales,
39:49c'est quand même
39:50le dernier endroit
39:50où LR a une forte puissance
39:55et ils ne pourront pas
39:56se désister partout
39:57pour le rassemblement national.
39:58Ça paraît évident.
39:59Non, bien sûr.
40:00Mais dans certaines villes
40:01où vraiment,
40:01ils ont très envie
40:02que la gauche perde,
40:03ça peut être un...
40:04Il n'y a pas les titiller.
40:06Oui, et puis pour finir
40:07avec Nîmes,
40:08il y a là aussi
40:08un enjeu pour la gauche,
40:10c'est aussi de...
40:10Quand on parle
40:11de se réancrer localement
40:12et de réexister
40:13en la vie des gens,
40:14quand vous avez un département
40:15où il y a
40:15les quatre ou les cinq députés,
40:16je ne sais plus,
40:17qui sont...
40:18Cinq, je crois.
40:18Je crois que c'est cinq
40:19qui sont RN ou UDR,
40:20mais qui sont tous
40:21d'extrême droite,
40:23que la préfecture
40:24du département
40:24passe à gauche,
40:26c'est quand même...
40:26C'est pas rien.
40:27Voilà, c'est quand même
40:28poser un rempart, quoi,
40:29et en tout cas,
40:30une digue
40:30contre la progression brune
40:32dans le département.
40:33Une digue ou espérer
40:35à un moment donné
40:36reconquérir des territoires.
40:38Oui, c'est ça.
40:38Oui, oui.
40:39Ça doit commencer
40:39qu'il ne peut pas.
40:40Bien sûr.
40:40On construit une digue
40:41et de là, on dit
40:45et qu'on ne fera pas
40:45n'importe quoi.
40:46Et puis, de là,
40:50on essaie,
40:51d'obtenir,
40:51de reprendre un peu
40:51le pied dans le département.
40:53Et alors, juste,
40:54je voulais un petit...
40:56Quand tu parlais
40:57de la fête collègue
40:57très loin,
40:58t'es très faible,
40:59surtout forte
40:59dans les petites villes.
41:00Il y a deux contre-exemples.
41:01Un, c'est Perpignan,
41:02évidemment,
41:03et le deuxième,
41:04c'est peut-être Toulon.
41:05Toulon, oui.
41:05Parce que c'est quand même...
41:06Les principaux contre-exemples,
41:07ils sont quand même
41:08sur l'arc méditerranéen.
41:14Perpignan,
41:14qui a été conquise
41:15la dernière fois
41:16par Louis Alliot,
41:18là, le nom m'échappait.
41:19Qui a été condamné
41:20dans l'affaire
41:20des assistants
41:21parlementaires européens,
41:22mais qui n'est pas inéligible.
41:24Lui, il n'a pas eu
41:25d'exécution provisoire.
41:26Oui, il dit ça.
41:26Ce qui est étonnant.
41:28Mais il peut être candidat.
41:29Donc, il peut être candidat.
41:33Là-bas, on a une gauche
41:34qui est pour l'instant
41:34très divisée
41:35entre une liste
41:36place publique,
41:37une liste socialiste,
41:38une liste LFI écolo.
41:41Pourtant,
41:42le seul sondage
41:43qui a été fait
41:43sur Perpignan
41:44montre un Louis Alliot
41:45à 43%,
41:45ce qui est évidemment énorme.
41:47Mais pas tant que ça
41:49dans le contexte.
41:50Le total gauche,
41:51il est à 37,38.
41:53Il y a aussi Toulon.
41:54Toulon,
41:55c'était la première
41:55grande ville
41:56qui avait basculé
41:57au RN,
41:57au FN à l'époque,
41:58en 1995,
42:00avec Jean-Marie Le Chevalier.
42:02Qui n'a pas les 5 grands souvenirs.
42:03Qui n'a pas les 5 grands souvenirs
42:04puisque cet homme-là
42:06s'est représenté en 2001
42:08et je crois qu'il avait fait
42:09moins de 5%
42:09ou quelque chose comme ça.
42:10Donc c'était une autre époque
42:12pour le FN.
42:12à l'époque où il ne savait pas gérer.
42:16Il y avait ce sens
42:16d'amateurisme
42:17qui n'ont plus.
42:19Et là, cette semaine,
42:20Anne-Laure Lavalette,
42:23la députée RN
42:25proche de Marine Le Pen,
42:27vraiment l'extrême droite
42:28d'antan,
42:30très...
42:31Très ouest.
42:32Très ouest.
42:33Je ne sais pas le dire.
42:34On peut le dire.
42:36Qu'a de vraies bonnes chances
42:37de gagner
42:38parce que l'ancien maire,
42:39en plus Hubert Falco,
42:41a été déclaré inéligible
42:43dans une affaire de...
42:44Je ne sais plus dans quelle affaire,
42:45mais en tout cas,
42:45il a été déclaré inéligible.
42:46Il est plus maire de Toulon.
42:48Je crois que c'était pris
42:48desquels dans le lien de mémoire.
42:50Je crois qu'il avait gagné
42:51en 2001,
42:52donc après la mandature FN.
42:56Donc c'est vraiment...
42:59S'il ne gagnait pas Toulon,
43:00ce serait presque une déception
43:01pour le RN.
43:02On en est là quand même
43:03dans ce genre de ville.
43:05Il ne faut pas oublier Nice
43:07puisqu'il y aura face
43:08à Christian Estrosi
43:09qui est aujourd'hui
43:10vaguement macroniste,
43:11philippiste,
43:13Éric Ciotti
43:13qui est donc désormais...
43:14Il n'est même pas vaguement.
43:15Je crois qu'il est vraiment
43:15en horizon.
43:15Oui, il est en horizon.
43:17Il est à son propre parti.
43:18Il est en horizon,
43:18mais on se demandait tout à l'heure
43:19si LR serait avec Estrosi.
43:21On n'a pas tout à fait la réponse.
43:23Donc Éric Ciotti
43:24qui est désormais allié
43:25avec Marine Le Pen
43:25qui sera candidat contre lui.
43:26Donc c'est vraiment
43:27une bataille frastricide
43:28puisque celui qui a fait rentrer
43:29Ciotti en politique,
43:30c'est vraiment Christian Estrosi.
43:32Merci à lui.
43:34Merci du cadeau.
43:35Il ne faut pas oublier Marseille.
43:37Bien sûr.
43:38Excusez-moi, ma voix
43:39est en train de s'enfuir.
43:42Oui, Marseille, bien sûr.
43:43Donc Marseille, la situation,
43:45elle est...
43:45En fait, il y a quatre gros candidats
43:48et c'est un peu à couteau tiré
43:49pour le coup.
43:50Vous avez donc le maire sortant
43:51Benoît Payan
43:52qui est socialiste
43:53qui est allié aux écologistes
43:55et aux communistes
43:55et vous avez à gauche toujours,
43:57vous avez LFI seul,
43:58Sébastien Delogu
43:59et à droite,
44:01vous avez Martine Vassal
44:02qui est la candidate de LR
44:04et...
44:04LR et Macroniste.
44:05Et LR et Macroniste,
44:06allié,
44:07et qui est la présidente
44:08de la métropole.
44:09Il est toujours ?
44:10Oui, elle était président
44:11de la métropole.
44:11Elle est toujours président
44:12de la métropole.
44:13Et donc Franck Alizio
44:15qui est le candidat RN
44:17et député du coin
44:19et donc selon les sondages,
44:21Alizio est devant
44:22même la droite
44:23dite traditionnelle.
44:24Et parfois devant Martine Vassal
44:25et surtout pas très loin
44:26de Benoît Payan
44:27qui reste en tête pour l'instant.
44:28Et Delogu est quatrième
44:29dans l'équation pour l'instant
44:30mais si c'est une quadrangulaire...
44:33Si c'est une quadrangulaire,
44:35ça peut très mal tourner.
44:36C'est serré, oui.
44:38Et donc ce sera un des enjeux.
44:42Du coup, je crois que
44:43sur les gros espoirs du RN,
44:45je crois qu'on a un peu fait le taux.
44:47Pour le coup,
44:48si Marseille tombe au RN
44:49par le jeu des...
44:51On vous parlait de gagner des bonus
44:53en vue de l'élection présidentielle.
44:54Là, c'est un surbonus.
44:56Oui, parce que Marseille n'est quand même pas...
44:57Enfin, on ne peut pas dire
44:57qu'il y a un vote d'extrême droite
44:59qui est présent à Marseille.
45:01Mais c'est pas...
45:01On peut dire que Marseille
45:02qui a une ville d'extrême droite,
45:03ce serait largement faux.
45:06Oui, il faut bien comprendre
45:07que là, on est bien dans le cas
45:08où il pourrait être majoritaire
45:10au Conseil municipal
45:10en faisant 35% des voix.
45:12Oui, c'est ça.
45:12Alors qu'il faudrait regarder
45:13les résultats.
45:14Mais je crois que les résultats
45:15à la présence de Mélenchon
45:16à Marseille, par exemple,
45:17c'était quand même...
45:18Ou même de Manon Aubry
45:19aux européennes.
45:20C'est vraiment énorme.
45:20C'est très élevé.
45:20Il était en tête, Manon Aubry.
45:21Ce serait une anomalie.
45:24Mais du fait, effectivement,
45:25des jeux du second tour,
45:26ça peut arriver.
45:27Le jeu du second tour
45:27et du mode de scrutin, en fait.
45:29Exactement.
45:30Oui, pour le Rennes,
45:30on a fait le tour.
45:31Alors, on a évoqué...
45:32On a évoqué...
45:33Pour le Parti communiste,
45:34on a évoqué Nîmes,
45:35notamment.
45:35Il y a aussi le sujet du Havre,
45:38aussi.
45:39Ça, c'est Édouard Philippe.
45:40Voilà, Jean-Paul...
45:41Paris, l'Havre,
45:41ancienne ville communiste.
45:42Jean-Paul Lecoq,
45:43qui est député,
45:45veut...
45:50Évidemment,
45:51en jeu,
45:51tout le monde va regarder le Havre aussi
45:52parce que Édouard Philippe
45:53est candidat à la présidentielle
45:54et que s'il perd...
45:55Si il perd, c'est fini.
45:56Voilà.
45:56S'il perd au Havre,
45:57c'est compliqué,
45:58on va dire.
45:59Ça lui fera un argument de moins
46:00pour la course,
46:01après, même en interne,
46:02à la Macronie.
46:04Donc,
46:04la concurrence interne.
46:05Donc, voilà.
46:06C'est le Havre,
46:07il faut regarder.
46:08Il faut regarder Arles,
46:09aussi, pour les communistes.
46:10Pour les écolos,
46:10on l'a dit.
46:11Les insoumis,
46:12je crois,
46:12on n'a pas dit des trucs de...
46:13Oui, si, je l'ai dit tout à l'heure.
46:13Non, je crois qu'on n'a pas
46:14dit des trucs de l'insoumis.
46:15Oui, alors,
46:15en vrai,
46:16bon,
46:16ils veulent faire des gros scores partout.
46:17Si tu regardes avec...
46:18Tu parles avec eux sur sérieusement
46:19qu'est-ce qu'ils espèrent gouverner,
46:22seuls,
46:22en tout cas,
46:22en étant en lead,
46:24il y a Roubaix.
46:25Roubaix,
46:26ville où,
46:27voilà,
46:28les insoumis ont fait,
46:29je crois,
46:29aux européennes,
46:3045%,
46:30en premier...
46:3343%.
46:33Et la gauche,
46:33la gauche,
46:34au cumulé,
46:34fait 60%.
46:35Donc, en fait,
46:36là,
46:37la ville est gouvernée
46:38par la droite
46:39depuis la Macronie.
46:40C'est la même gamme.
46:41Il est passé de l'UMP
46:41à Renaissance.
46:42Guillaume Delbar,
46:43qui gouvernait cette ville
46:44depuis 2014,
46:45qui a passé la main
46:46puisqu'il a été lui aussi condamné.
46:47Il se fait beaucoup de gens
46:48condamnés quand même
46:48dans notre stream.
46:50Il a été condamné
46:50pour,
46:52pareil,
46:52pour prise illégale.
46:53Non,
46:53frotte fiscale,
46:54je crois,
46:54pour frotte fiscale.
46:55Et donc,
46:56il a passé la main
46:57à son premier adjoint,
46:58mais lui,
46:58il est moins connu.
46:59Bref,
47:00là aussi,
47:00boulevard pour la gauche,
47:01mais division.
47:03Sachant que...
47:06il y a eu un sondage
47:07sur Roubaix
47:08qui a été effectué
47:09par les socialistes
47:10et les socialistes
47:11sont eux-mêmes
47:11assez convaincus
47:12que David Guillaume
47:13va l'emporter à Roubaix.
47:15il est largement en tête.
47:16Alors,
47:17comme c'est qu'il y a
47:17des grosses hostilités
47:18entre les gens de gauche
47:18dans cette ville,
47:19ce qui fait que le second tour,
47:20encore une fois,
47:21on ne sait pas,
47:21mais oui,
47:21il est très proche
47:23de Gagnon,
47:24ce groupe premier,
47:25quasiment,
47:25au niveau des sondages.
47:27En tout cas,
47:27il est très haut.
47:29Donc,
47:29il y a Roubaix,
47:30il y a aussi
47:32Évry-Courcoron,
47:33qui est la fusion
47:34de Évry-Courcoron
47:34depuis 2019,
47:36de mémoire,
47:37qui, pareil,
47:38là, pour le coup,
47:38c'est un des rares exemples
47:39qu'il y en a quand même
47:40où la représentation soumise
47:41est en tête d'une liste d'union.
47:42Pour le coup,
47:43ils ont fait l'union.
47:43Même si les socialistes
47:45ne sont pas officiellement
47:46en soutien,
47:47a priori,
47:48officiellement,
47:48le parti socialiste
47:49ne soutiendra pas de liste
47:50au premier tour.
47:51C'est ça.
47:53Mais il y a certains
47:54membres de la section socialiste
47:55qui sont quand même
47:56en soutien de Damrani.
47:57C'est un bon exemple
47:57parce que dans Évry,
47:58vous avez une députée sortante,
48:01une députée du coin
48:02qui est Farid-Amrani,
48:03qui est identifiée,
48:04qui est connue,
48:04qui a fait des gros scores
48:05sur la ville.
48:05Vous êtes déjà tête de liste
48:06en 2014 et en 2020.
48:09Et surtout,
48:09là, vous êtes sur une ville
48:10qui a quand même
48:10à 65 000 habitants,
48:12à peu près Évry,
48:12je crois,
48:13enfin Évry-Courcoron,
48:13du coup,
48:14avec la fusion.
48:15Et vous êtes sur des villes
48:16où, en fait,
48:17il y a des pragmatismes,
48:18c'est-à-dire que
48:19les forces de gauche
48:19sont pas...
48:20Tout le monde n'a pas
48:20200 000 militants
48:21sous la main dans la ville.
48:22Bien sûr.
48:30Ce qui crée la division
48:31de la gauche,
48:32c'est aussi le fait
48:32que la gauche a aussi
48:34moins de cadres
48:35très structurants
48:36dans certaines communes.
48:37Et donc,
48:37tout le monde se dit
48:38pourquoi pas moi
48:39d'une certaine manière.
48:40Et donc,
48:40je peux au moins
48:41me compter au premier temps.
48:42il n'y a pas de...
48:43Amrani,
48:44elle a pour elle
48:44cette intériorité
48:46de plus de 10 ans.
48:47Elle s'impose.
48:48Voilà,
48:48elle s'impose.
48:48Oui, bien sûr.
48:49Oui, c'est vrai que c'est un peu...
48:50Mais le fait de ne pas être...
48:52Enfin,
48:52de faire évoluer du pouvoir
48:53depuis aussi longtemps,
48:54ça vous approuvrit
48:55à la personne politique.
48:56Même si ça a permis
48:57aussi un renouvellement,
48:58bien sûr,
48:58et notamment la France insoumise
48:59ont fait émerger
49:00plein de nouvelles personnes.
49:01Mais bon,
49:02effectivement,
49:02ça pose un problème aussi
49:03de l'ancrage.
49:05Mais comment dire,
49:06c'est les deux rares
49:08espoirs de victoire
49:09dans des grandes villes
49:10de LFI,
49:10mais c'est des vrais
49:11bons espoirs de victoire
49:13pour la France insoumise.
49:14Et ce sera en plus
49:15des bascules de gauche,
49:16de droite à gauche,
49:17pardon.
49:18Oui.