- il y a 9 heures
À l'issue du premier tour des élections municipales 2026, comment s'en est sortie l'extrême droite ? Quelles villes sont tombées ou risquent de passer à l'extrême droite au second tour ? Analyse à chaud avec Florent Le Du, Cédric Clérin et Rachel Garrat-Valcarcel.
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NewsTranscription
00:00— Il est l'heure de faire un point sur les résultats du Rassemblement national et de l'extrême droite
00:07à ce premier tour des élections municipales.
00:10Et pour ça, on accueille notre collègue du service politique, Florent Ledue. Bonsoir. Ça va bien ?
00:16— Bonsoir, Rachel et Cédric. Ça va ? On aurait pu... On s'attendait à pire de mon côté. Donc
00:22ça va à peu près.
00:23— D'accord. — Pour l'instant. Bon. On verra la semaine prochaine. Mais le raz-de-marée, la vague
00:31brune qu'on pouvait redouter, pour l'instant, elle n'arrive pas.
00:36On peut le voir en plusieurs points. Je sais pas comment vous les procédez. Peut-être...
00:41— Sans toit libre, Florent. — Peut-être. Dans un premier temps, si on reprend un petit peu le... C
00:47'est pas dans nos habitudes, mais le discours du Rassemblement national se concentre.
00:53— Quand Rachel te dit « sans toit libre », dans certaines frontières, si je puis me permettre...
00:59— On va y aller crescendo. D'abord, par ce que le Rassemblement national retient, pour lui, de positif. C
01:06'est-à-dire, c'est surtout ces sortants qui, pratiquement tous, vont être réélus au premier tour.
01:12Des fois, avec des scores vraiment très importants. Il y a 78% à Hénin-Beaumont, plus de 80%
01:18à Bruy, à la Buissière, qui est également dans Pas-de-Calais.
01:22Je prends ces deux exemples-là. Je vous ai entendu dire tout à l'heure, à propos de Lens, je
01:27vais y revenir, mais que le PS n'était pas si mal tenait le choc face au RN.
01:33— On a dit que c'était de justesse, quand même. — OK. Là, pour le coup, c'est intéressant
01:37qu'il y ait des scores aussi forts dans ces deux communes du bassin minier,
01:41où l'opposition, en fait, et c'est valable pour d'autres communes ailleurs, à Boquer, à Ayange, également à
01:49Fréjus, où tout se passe avec des scores au-delà des 60%.
01:54C'est des endroits où l'opposition est assez dévitalisée. Si je prends l'exemple de Bruy et la Buissière,
02:00qui n'est pas l'exemple le plus connu...
02:01— C'est quoi, c'est le Pas-de-Calais ?
02:02— Tout à fait. C'est le Pas-de-Calais. C'est tout près d'Hénin-Beaumont, dans le bassin
02:05minier. C'était une ville qui était socialiste depuis la libération.
02:10L'année dernière, il restait plus un seul encarté d'UPS. — Ouais, tu y étais allé en reportage, en
02:15mémoire.
02:16— Ouais, c'est ça. On peut le retrouver sur l'humanité.fr. Donc voilà. Il va falloir étudier quand
02:21même pourquoi ces communes-là plébiscitent,
02:24un petit peu leur mère sortant RN. — Oui, parce que ce qu'on voit, c'est qu'en fait,
02:28quand le RN prend le pouvoir, lui reprendre, c'est très, très difficile.
02:33— Alors que quand on va en reportage, quand on observe les choses, le bilan est loin d'être excellent.
02:40— Donc c'est des enseignements qu'il faudra prendre. — Donc pour les sortants, ça va plutôt bien.
02:46— Voilà. Et après, au niveau conquête, pour l'instant, c'est très peu. Il y en a... On en
02:51a compté trois. Alors on n'a pas encore tous les résultats.
02:53Il y en aura encore certainement quelques-unes, notamment autour du littéral méditerranéen. Pour l'instant, la plus grosse ville,
03:01c'est Cagnes-sur-Mer,
03:02qui serait emportée par le député Brian Masson. Donc c'est une ville de 50 000 habitants. Les deux autres
03:07communes sont bien plus petites.
03:09C'est Nomexi dans les Vosges. Et la plaine des Palmistes à La Réunion.
03:15— Ah oui, à La Réunion. Une conquête... — C'est ça. Qui serait, il me semble, la première, en
03:22Outre-mer du RN.
03:24Notez qu'à Mayotte, où ils font des scores très forts dans les élections nationales, le RN n'avait pas
03:29de candidat.
03:31Donc il y a ces conquêtes-là. Mais pour l'instant, on est très loin du raz-de-marée qu
03:36'on attendait.
03:37Donc vous avez parlé déjà de Lens tout à l'heure. On savait que ça se jouerait au premier tour,
03:42parce qu'il n'y avait que trois listes.
03:43La troisième étant lutte ouvrière. Bon, il y avait de grandes chances que ça se joue.
03:48Donc là, Bruno Calvé, le RN, est battu. Le RN avait aussi des espoirs à Sedan, à Avion, à Charleville
03:57-Mézières, à Roquebrune, à Denain.
04:00Là, c'est cinq villes que je viens de citer. C'est cinq villes où, de mémoire, ils étaient à
04:05plus de 30, 40 ou en tout cas 35 % aux dernières européennes.
04:10Et là, ils ont déjà perdu. Ça, ça s'est joué au premier tour déjà. Ça a failli se faire
04:19aussi à Narbonne, à vérifier. Mais a priori, le sortant d'hiver droite...
04:23Il était tout près des 50 %.
04:25Eh bien, Bertrand Malquier, il ne serait pas élu au premier tour à une voix près. Il manquerait une seule
04:31voix pour être élu directement.
04:33Effectivement.
04:34Bon, a priori, à 49,99 %.
04:36Sachant que le RN est à 22, ce n'est pas du tout incroyable.
04:38C'est ça. Il est très loin, Frédéric Falcon, alors que c'était vraiment ciblé parmi les villes visées par
04:47le RN. Et il y en a beaucoup, en fait, comme ça.
04:49Si on cite les principales dans les villes moyennes que le RN visait, il y a Menton, Carcassonne, Montauban, Carpentras,
04:57Douai, Agde, Aubagne.
04:59Sur toutes ces villes-là, le RN est en tête. Mais à chaque fois, il a peu de marge. Il
05:05est sous les 40 %, et avec peu de réserve de voix, parce qu'il n'y a pas d
05:10'autres listes d'extrême droite.
05:12Après, il faudra voir, parfois, c'est...
05:15Parfois, il y a des listes diverses droites.
05:17Si on prend l'exemple de Menton, derrière, il y a trois listes de droites. Est-ce qu'elles vont
05:22chigeonner ? Ailleurs, est-ce qu'il y a un Front républicain qui va prendre corps ?
05:27Ça va être quoi, l'attitude des électeurs de droite, des partis de droite ? C'est assez dur à
05:32dire. Par exemple, j'imagine que vous en avez parlé déjà, mais si on prend le cas de Nîmes...
05:38— Tout à fait, on en a parlé. — Donc j'ai plus exactement les chiffres en tête, mais... Donc
05:42Julien Sanchez...
05:43— Sanchez, devant de justesse. — Ah, il est passé devant. — Il est passé devant d'extrême justesse.
05:47— D'accord. Donc il est devant, mais a priori, ça lui suffirait pas en l'état au second tour.
05:52Il y a eu un petit appel du pied, quand même, de Jordan Bardella, même s'il parle pas explicitement
05:59de Nîmes,
06:00mais c'est valable pour d'autres villes. Mais il a dit, c'était peu après 20 heures, il dit
06:04« Partout où le contexte local le permet, le Rassemblement national tend la main aux listes de droites sincères ».
06:09Donc est-ce que à Nîmes ou ailleurs... — Ça, c'est un nouveau concept, ça. La droite sincère. —
06:13La droite sincère, oui. Je sais pas ce que ça veut dire pour lui, mais c'est la droite qui
06:17se compromet pas au macronisme.
06:18— Je pense que c'est ça qu'il entend. — D'accord. — Parce que c'est des mots
06:21qu'il a prononcés juste après. Donc est-ce qu'ils vont tenter des fusions là où, justement, ils sont
06:29entre 30 et 40 %,
06:30où ils ont pas suffisamment de réserve de voix pour l'emporter ? Typiquement, c'est le cas à Nîmes.
06:36Est-ce qu'ils vont tenter une alliance avec la droite ? Est-ce que la droite va y aller,
06:43va renoncer à un cordon sanitaire qui, déjà, n'existe plus vraiment,
06:47et va aller jusqu'à se fusionner avec l'ERN ? Ça, ça va être les grandes questions pour cette
06:55semaine. Mais sans ça...
06:58— Oui, ça, ce soir, on peut pas encore le dire, clairement. — Non. À moins qu'il y ait
07:01des annonces qui arrivent. Mais a priori, pour des fusions qui seraient très compliquées,
07:06de toute façon, à faire, on le saura certainement au dernier moment. J'ai plus les dates. C'est jusqu
07:12'à mardi 18h.
07:14— Mardi 18h. — Mardi 18h. — En préfecture.
07:16— Voilà. Mais hors ce cas de figure où l'ERN arrive à faire des alliances avec la droite, il
07:23y a assez fort à parier que sur ce type de villes moyennes,
07:27entre 50 000, 100 000, un peu plus habitants, l'ERN ne réussit pas à voir les conquêtes qu'ils
07:34espèrent, hormis à Cagnes-sur-Mer.
07:38Et après, il y a plusieurs autres villes, mais un peu plus petites, autour de 20 000 habitants, qui peuvent
07:44encore ravir. Mais on n'y est pas, alors qu'on pouvait s'attendre vraiment à une vague
07:50sur ces types de communes.
07:52— Est-ce qu'on peut parler aussi des espoirs d'ERN dans les grandes villes ?
07:56— Bien sûr. Alors... — Tu disais, j'y allais crescendo. Donc d'abord, il y a les petites, avec
08:01les sortants qui prennent.
08:02— On s'est compris. — Les moyennes où ils ont du mal à avoir des conquêtes. Et après, il
08:06y a les grandes. Je pense qu'on pense particulièrement
08:09à Toulon, où lors Lavalette faisait figure plutôt de grandes favorites, on a plutôt l'impression qu'elle ne l
08:18'est plus vraiment.
08:19Alors on n'a pas encore les chiffres définitifs.
08:21— Non, mais les dernières estimations augmentent légèrement l'écart. Lavalette serait plutôt entre 41 et 42. La maire droite
08:30passe en dessous des 30.
08:32— José Massy. — José Massy. Donc ça pourrait se... On commence à flirter avec les 13...
08:38— Mais bon, la question est celle de l'union avec son concurrent de droite, de toute façon.
08:42— Oui. Bon, les deux avaient déjà plus ou moins dit qu'ils avaient vocation à fusionner et que le
08:49jeu serait qui arrive en premier.
08:51Alors c'est une guerre interne. Les deux se disputent un peu la succession d'Hubert Falco, qui a dû
08:59quitter ses fonctions après une condamnation il y a deux ans.
09:05Donc, a priori, on irait vers une fusion là-dessus. Je n'ai pas entendu ces derniers chiffres.
09:11La liste de gauche serait en dessous des 10%. — Toujours en dessous de 10, oui.
09:15— Donc pas de procès, c'est ce monde. — Les premiers résultats... Enfin les premières sorties d'urne, on
09:22était autour de 10, 11, mais a priori, ils seront en dessous des 10.
09:26De toute façon, la liste de gauche avait communiqué, même dès 20h, en disant si on se qualifie, on va
09:33proposer à José Massy une fusion.
09:36Le principal, c'est de battre Laure Lavalette. Ils ne voulaient pas se retirer pour avoir des élus d'opposition.
09:42Donc l'idée, c'était quand même de négocier.
09:43— Oui. Alors pardon. On n'en a pas parlé depuis le début. Mais sur les fusions, il y a
09:47des fusions qu'on connaît, des fusions politiques, entre guillemets.
09:50Deux listes de gauche se mettent d'accord sur la cantine gratuite et les transports gratuits qui viennent des deux
09:57programmes. On fait un programme ensemble.
09:58Il y a une autre fusion qui est la fusion technique. Là, ça aurait pu être le cas. Et ça
10:02pourrait être le cas à gauche aussi, entre LFI et le reste de la gauche.
10:08C'est-à-dire une fusion où on respecte le score du premier tour. On met des élus sur la
10:13liste commune au prorata des scores du premier tour,
10:17sans accord programmatique et sans engagement de gouverner ensemble. Donc dans le cas que tu dis, la gauche pourrait s
10:24'apparaître...
10:25On ne va pas vers le scénario-là. — Non, parce qu'ils seraient en dessous de 10.
10:29— Ils seraient en dessous de 10. Quoique ils peuvent quand même fusionner. Ils ont fait plus de 5.
10:35— Oui, c'est vrai. — Donc il y aurait quelques élus de gauche qui seraient sur la liste de
10:38la mer et qui, après, pourraient avoir un groupe à côté pour ne pas avoir à résister complètement.
10:44— Et donc si on calcule bien... Là, on est dans le même cas que je donnais tout à l
10:51'heure sur, par exemple, Menton ou Carcassonne, Montauban.
10:55Le RN arrive en tête. Pour le coup, ça peut être au-delà de 40 %, mais avec pas, voire
11:03peu... Enfin peu, voire pas, pardon, de réserve de voix.
11:06Si les électeurs de gauche... Ce qui n'est pas forcément évident, parce que c'est des électeurs, ça fait
11:12des années qu'ils se battent contre le système Falco
11:14et ses successeurs, il va quand même falloir qu'ils... Avoir le courage de se mobiliser pour voter pour ces
11:22listes-là,
11:23pour la liste de José Massy, vraisemblablement, pour faire barrage au Rassemblement national.
11:30Donc mathématiquement, on peut dire que Laure Lavalette n'est plus favorite de ce scrutin.
11:35Maintenant, il reste à savoir l'attitude des électeurs, et en particulier de gauche, voire ceux de Michel Bonnus,
11:43qui serait le candidat de droite déchu au premier tour.
11:47Il y a le cas de Nice.
11:49Il y a le cas de Nice, alors qu'on n'est pas au Rassemblement national, mais l'UDR, l
11:56'allié Éric Ciotti.
11:57C'est là qu'on voit que tu es un spécialiste de l'extrême droite, parce que pour beaucoup de
12:00gens qui nous regardent,
12:01là, les nuances entre Éric Ciotti et Marine Le Pen...
12:03Oui, sauf que c'est important dans la lecture du scrutin, parce que si, comme on l'a dit...
12:08Il a une fonction politique, le Ciotti.
12:09Oui, parce que s'ils n'ont pas ou peu de villes moyennes, s'ils n'ont pas ou peu
12:13de grandes villes,
12:14hormis Perpignan, je ne l'ai pas dit tout à l'heure, je ne sais plus, à Perpignan,
12:19Louis Alliot était réélu au premier tour.
12:22Donc quand même, ils auront de toute façon encore leur grande ville.
12:25Ce qui n'était pas complètement acquis avant le scrutin.
12:29Qui gagne au premier tour, non ?
12:31Qui gagne, oui, mais au premier tour...
12:34Oui, oui, tout à fait.
12:37Donc hormis Perpignan, s'il n'y a pas de grande ville, s'ils échouent à Toulon et dans les
12:42villes moyennes qu'on a citées tout à l'heure,
12:45eh bien, ils vont vouloir s'accaparer un petit peu le probable succès d'Éric Ciotti,
12:50parce qu'Éric Ciotti a quand même beaucoup d'avance.
12:53Il serait, les derniers chiffres que j'ai, vous me dites, mais il serait 42,5%
12:59en faveur d'Éric Ciotti, devant Christian Estrosi, à 31%.
13:04Oui, c'est toujours à peu près ce qu'on a.
13:05Et pour l'instant, la liste de rassemblement de la gauche serait qualifiée au second tour à 11%.
13:15Et contrairement à Toulon, là, il ne serait pas question de fusionner ou de se retirer.
13:22C'est en tout cas ce que nous disent les communistes sur place.
13:27On a eu Julien Picot, qui est le secrétaire départemental pour le PCF,
13:32et qui nous dit, en gros, même s'ils voient bien que dans les programmes et dans leur destin,
13:39il y a des différences, mais qu'Estrosi et Ciotti seraient pratiquement interchangeables.
13:45Et en tout cas, ce qu'il nous dit, c'est que nous ne nous désisterons pas,
13:49nous ne fusionnerons pas, il y aura des élus communistes pour s'opposer à l'un ou à l'autre.
13:55Ce qui peut, il faut le dire, offrir assez facilement la ville à Éric Ciotti.
14:01Oui, même s'il n'a peut-être même pas besoin de ça.
14:08C'est sûr que s'il se retrouve juste en duel face à Christian Estrosi, il peut toujours gagner, ça
14:12c'est clair.
14:13Oui, c'est ça. Mais là, c'est sûr que dans le cadre d'une triangulaire,
14:16on voit vraiment mal, à moins qu'il y ait des rebondissements encore,
14:19dans l'affaire de la tête de cochon, on ne sait jamais.
14:23Ou des bulletins mouillés.
14:25Mais c'est municipal à Nice, on n'est peut-être pas au bout de nos surprises.
14:29Mais bon, pour l'instant, on se dirige vraiment vers une victoire d'Éric Ciotti,
14:32qui serait en fait la principale pour l'extrême droite, RN, UDR,
14:40mais qui ne serait pas pour le RN.
14:43Peut-être une dernière chose à noter, de manière plus globale,
14:47qu'il y a quand même un progrès assez significatif des listes du Rassemblement national dans les grandes îles.
14:54Alors, ce n'est pas le cas à Paris, où Thierry Mariani serait à 1,5%,
14:59en disant qu'il y a eu un vote utile d'extrême droite, parce que malheureusement, maintenant, ça existe.
15:03Oui, mais qui ne fait pas un score si fort que ça,
15:06un score fort malgré tout pour Saracnafo, mais peut-être moins qu'on ne l'imaginait.
15:10Oui, c'est vrai.
15:12Peut-être même en dessous des 10, on verra ça, ça va s'affiner.
15:17Mais hormis Paris, le RN, globalement, est au-dessus de 5% pratiquement partout,
15:24au-dessus de 10 dans, j'ai noté, je me sens que c'est 6 ou 7 des 15 plus
15:29grandes villes de France,
15:31qui, automatiquement, font qu'ils ont des élus là où ils n'en avaient pas avant.
15:36Oui, bien sûr.
15:36Là, on parle des grandes villes, mais c'est le cas dans beaucoup aussi de villes moyennes, de petites villes.
15:42Il faut rajouter aussi toutes les communes où il y a des listes qui ne sont pas étiquetées le RN,
15:47mais qui sont soutenues par le RN, sans qu'il y ait de communication du parti, on ne le sait
15:53pas.
15:53Ça, c'est des choses qu'on verra dans les semaines à venir, peut-être, éventuellement.
15:56Mais peut-être qu'on ne le saura jamais, et on le constatera peut-être au moment des sénatoriales en
16:02septembre prochain.
16:03C'est ça aussi le gros enjeu, enfin un des gros enjeux pour le RN sur ces municipales,
16:09d'avoir le plus d'élus possibles pour les transformer en sénateurs en septembre prochain ou dans trois ans.
16:17À noter, juste sur ces listes qui sont sans étiquette, le RN, un sénateur en Seine-et-Marne, je ne
16:25me tombe pas.
16:26Tout à fait, absolument.
16:26J'ai un doute sur le département, pardon.
16:28Alors qu'aucun élu...
16:29En Seine-et-Marne, alors qu'elle est...
16:30Alors, ce n'est plus le cas maintenant, mais à l'époque, il n'y avait aucun élu RN.
16:34Et pourtant, eh bien, ils ont élu un sénateur.
16:36Il faudrait être attentif au troisième tour de ces municipales, qui seraient les sénatoriales.
16:40C'est ça.
16:41Est-ce qu'on a fait le tour ?
16:42Juste un petit mot.
16:44Tu t'évoquais l'électorat RN-LR.
16:47Il y a, de ce point de vue-là, un des résultats de ce soir à Martigues, que je trouve
16:50intéressant qu'il faudra regarder.
16:52Ville, donc, avec un sortant communiste qui fait 35%.
16:54Le RN arrive derrière à 28% et la droite à 25%, en sachant que la lutte de France insoumise
17:00fait 8%.
17:01Qu'est-ce qui va se passer dans ce cas-là ?
17:03Que va faire l'électorat de droite, qui est à 25 et 34, avec peu de chances de gagner, avec
17:08un RN légèrement devant,
17:10et une mairie communiste qui n'a pas de réserve de voix énorme, puisse lui présenter la France insoumise ?
17:16Donc, ça pourrait être intéressant de regarder, je parle de cet endroit-là, mais dans plusieurs endroits,
17:21comment va se comporter l'électorat de droite ?
17:25Surtout dans une ère de faire barrage à l'extrême gauche.
17:29Tout à fait. Il y a 10 ans, un résultat comme ça ne laissait aucun doute sur le fait que
17:33le maire de gauche,
17:34quel qu'il soit, aurait été rélu. Ce n'est plus le cas aujourd'hui.
17:36À noter quand même que Bruno Retailleau, ce soir, dans son allocution, a fermé la porte à des fusions avec
17:45le RN.
17:46A dit qu'au second tour, il fallait combattre la gauche, l'hélice de gauche et l'hélice du Rassemblement
17:52national.
17:52Il l'a dit comme ça. Maintenant, ça ne veut pas dire que localement, comme on l'a déjà vu,
17:57même avant le premier tour,
17:58il puisse y avoir des alliances LR-RN.
18:01Oui. Et puis, ce que feront les électeurs, qui est encore autre chose.
18:04Bien sûr.
18:04Merci beaucoup, Florent, pour ce point complet sur la situation du RN, ce soir, de premier tour.