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  • il y a 1 semaine
Sous un soleil printanier, plusieurs centaines d'assistantes sociales du secteur éducatif ont battu le pavé ce vendredi 22 mars, depuis le jardin du Luxembourg, avant de se rendre aux abords du ministère de l'Éducation nationale, à Paris.

« 200 euros pour les infirmières, rien pour les assistantes sociales scolaires », « 3.000 assistantes sociales scolaires pour 12 millions d’élèves » : les pancartes brandies par les manifestants illustraient le « mal-être au travail » des manifestants venus de toute la France.

Béret rouge et masque sur le visage, Maud, assistante sociale scolaire à Grenoble déclare : « On a vraiment l’impression d’être invisibilisées au sein de notre institution et on n’entend jamais parlé de notre travail ». « Aujourd’hui, on en a ras le bol d’être méprisées et on veut une véritable revalorisation salariale alors que nos collègues infirmières en ont obtenu une, il y a quelques semaines…», martèle Célia, assistante sociale dans l’Essonne.

« Lors de son discours de politique générale, le Premier ministre Gabriel Attal, a affiché des priorités fortes : la protection de l’enfance, la santé psychologique des élèves, le harcèlement scolaire (…). Pourtant, une fois de plus, une fois de trop, les personnels sociaux sont oubliés de toute annonce de revalorisation salariale et de création de postes », déplorent les deux syndicats catégoriels SNUASFPFSU et SNASEN-UNSA qui ont appelé à la mobilisation.

Pour Anne, le renforcement des effectifs est une priorité : « Nous sommes 3000 assistantes sociales pour 12 millions d’élèves, ce qui correspond à une assistante pour 4000 élèves », déplore la professionnelle.

Les manifestants réclament une série de revalorisations, à l’image de ce qu’ont pu obtenir récemment les infirmières scolaires qui ont bénéficié d’une hausse de salaire à hauteur de 200 euros mensuel et d’une prime de 800 euros. Les assistantes sociales souhaitent en outre une « création massive de postes » et celle d’un service social spécifique à l’école primaire avec « un encadrement, des moyens, des formations dédiées ».

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Transcription
00:00On a l'impression vraiment d'être invisibilisés au sein de notre institution
00:04et puis en général, le travail d'une assistante sociale scolaire,
00:07enfin je ne sais pas, on n'en entend jamais parler.
00:17Toutes les assistantes sociales du ministère de l'éducation nationale
00:20se sont retrouvées aujourd'hui parce qu'on en a ras-le-bol.
00:24On a ras-le-bol de ne pas être considérés,
00:26on en a ras-le-bol d'être oubliés constamment, d'être méprisés.
00:29Ce qu'on veut c'est une vraie revalorisation salariale
00:32et on est constamment oubliés pourtant d'intervenir dans la protection de l'enfance,
00:36le harcèlement scolaire, la prévention de la délinquance,
00:38la lutte contre le décrochage scolaire, bref, on fait plein de choses
00:41et aujourd'hui, on n'est toujours pas payé ce qu'on devrait être payé.
00:45Les collègues infirmières ont eu une revalorisation par Gabriel Attal il y a quelques semaines
00:50et de nouveau, on a été oublié à cette revalorisation.
00:55Assistance sociale scolaire !
00:57Au niveau du service social scolaire, on est 3 000 assistantes sociales en France
01:02pour 12 millions d'élèves.
01:04Ça fait une assistante sociale pour 4 000 élèves.
01:07En gros, en secondaire, les assistantes sociales ont entre 3 à 5 établissements chacune.
01:14Alors comment on fait quand on est assistant ou assistante sociale
01:16pour s'occuper de 4 à 5 000 élèves ?
01:19Eh bien justement, c'est le pourquoi, nous sommes là aujourd'hui, parce que ce n'est pas possible.
01:24Donc on vient ici aujourd'hui pour dire au gouvernement qu'on a besoin de postes
01:29et on a surtout besoin aussi d'être revalorisés, d'être reconnus à notre juste valeur
01:37et pour les missions qu'on exerce au quotidien qui sont essentielles.
01:41On démarre à 1 500 euros net par mois pour 3 années d'études après le BAC.
01:51Je suis bientôt en fin de carrière, je suis à 2 200 euros net.
01:54Après, j'ai une prime effectivement, mais cette prime, elle ne me sert pas pour ma retraite.
02:00Donc je vais avoir une retraite de 1 400 euros à peu près
02:03pour avoir bossé presque 40 ans dans l'éducation nationale.
02:07Donc ça me met vraiment en colère, ça.
02:11Nous sommes les seules qui avons le secret professionnel dans les établissements scolaires
02:15avec les infirmières et les médecins scolaires.
02:17On accompagne les familles au quotidien.
02:20On est très très absent dans les établissements alors qu'on est là tout le temps, on ne nous voit
02:23pas.
02:24Et on a une grosse mission au niveau des jeunes, beaucoup se confient.
02:28Et on est aussi des conseils techniques auprès des équipes, des chefs d'établissement, des CPE.
02:33On lutte contre le décrochage scolaire.
02:35Et on nous demande de plus en plus de choses avec de moins en moins de moyens
02:39au niveau financier et humain.
02:49On est là !
02:51On est là !

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