00:00Le gouvernement, en fait, face à la jeunesse qui se mobilise, qui rejoint les secteurs du monde du travail en
00:04grève reconductible
00:05et qui s'est énormément mis en colère après le 49-3, en fait, il manie à la fois la
00:12carotte et le bâton.
00:13Pour un monde meilleur, même si Macron ne veut pas, nous, on est là, on est là, on est là,
00:19on est là, on est là !
00:22La question de la suspension du SNU, il faut l'entendre comme la démonstration que dès qu'on commence à
00:27déferler dans la rue,
00:28dès qu'on commence à bloquer nos universités, à être mille dans les assemblées générales étudiantes comme à Tolbiac, à
00:34Paul-Valéry, à Montpellier ou à Toulouse,
00:36le gouvernement flippe et essaye, en fait, de donner quelques petits gages.
00:40Après, il n'y a pas que ça, il y a la répression policière qui est aussi une des réponses
00:44et la réponse principale, en réalité, d'un gouvernement qui est aux abois
00:48et qui n'a que la police pour contenir, en fait, la colère énorme qui existe dans la jeunesse et
00:53dans le monde du travail.
00:53Et c'est aussi la démonstration que, précisément, quand on commence à se mobiliser, le gouvernement, il peut lâcher, en
01:00fait,
01:00et là, il lâche des miettes, il ne faut pas se mentir, c'est des miettes, mais c'est un
01:04signal que le rapport de force, il est dans la rue,
01:07il est par le blocus, il est aux côtés des travailleurs avec la grève et qu'il faut aller chercher
01:11bien plus que ça.
01:16Il y a en effet une revalorisation des bourses qui est quelque chose qu'on a quand même gagné dans
01:21la rue,
01:22mais où il va falloir quand même continuer de batailler parce que c'est 37 euros par mois supplémentaires pour
01:27les étudiants,
01:27les étudiants qui font la queue aux distributions alimentaires, qui n'arrivent pas à payer leur loyer, etc., c'est
01:31pas suffisant.
01:33Et on a quand même, en plus, dans ces 500 millions, elle a quand même parlé du repas en euros
01:37pour les étudiants boursiers et précaires,
01:40ce qui, en fait, était quelque chose qui était déjà mis en place, donc c'est pas une nouveauté,
01:44notamment pour les étudiants précaires, c'est une démarche extrêmement longue,
01:47quand on n'est pas boursier, de se faire reconnaître en tant que précaires auprès du CRUS.
01:51Et donc, en fait, c'est très peu d'étudiants qui bénéficient, finalement, de ce repas en euros.
01:55Le gouvernement a quand même refusé, on l'a vu il y a quelques semaines, de l'étendre à l
02:00'ensemble des étudiants,
02:00malgré les besoins quand même assez alarmants.
02:08Le problème, c'est que ça ne fera pas céder la jeunesse, la jeunesse est de plus en plus mobilisée
02:12et comprend bien que toutes ces inégalités et toutes ces réformes, en fait, elles ne sont pas à notre avantage.
02:19Donc, en fait, nous laisser des miettes et nous autoriser à, par exemple, ne pas avoir le SNU obligatoire
02:25ou ouvrir un peu plus les bourses, ça ne suffit juste pas pour la jeunesse.
02:29On a des revendications qui sont plus larges, qui ne sont pas que pour la jeunesse, parce qu'on est
02:32solidaires.
02:33Et donc, en fait, ces concessions, d'accord, c'est bien, mais c'est juste pas assez, en fait.
02:37Et nous, on a des revendications qui sont plus larges, qui sont portées par d'autres organisations syndicales.
02:41Et voilà, on trouve juste que c'est pas assez.
02:44Et bien sûr que le gouvernement a peur, il fait ces concessions-là.
02:47Mais juste la manière dont il utilise la police, la gendarmerie,
02:51parce qu'il est dans un état de fébrilité, c'est bien la preuve qu'il a peur.
02:55Et sûrement que la jeunesse lui fait peur.
03:02Ce matin, on était au piquet de grève de Romainville pour soutenir les éboueurs et retenir les camions.
03:08Et donc, à 5h30, on était un petit groupe de 30, 35.
03:13Et très vite, les forces de l'ordre nous encerclaient.
03:16On a eu le droit au commissaire, très menaçant.
03:19Et puis aussi, très vite, des renforts avec bouclier, armure.
03:24On sent très vite que ceux qui sont censés nous protéger deviennent la grosse menace.
03:30Et c'est première sommation, on va user l'usage de la force.
03:34Puis on est poussé, on voit que la force est utilisée et démesurée.
03:38Et juste alors qu'on est pacifique.
03:47La retraite est importante, mais je pense que c'est depuis le 49-3.
03:53On appelle ça la fin de la démocratie et je pense qu'elle est vraiment là.
03:56Et je pense que c'est ça, pour l'instant, où on se bat aussi en tant qu'étudiant.
03:59C'est parce qu'on voit un peu un monde qui s'effondre.
04:04On est dedans, quoi.
04:05On sait que, pour l'instant, nous, on n'a pas d'avenir, on n'a pas de métier.
04:08Et que c'est aussi ça qui compte aussi.
04:11C'est parce que nous, on ne sait pas encore où se placer.
04:12Et c'est pour ça qu'on se bat aussi maintenant.
04:14Et on est toujours dans cette indécision constamment.
04:16On ne sait pas ce qu'on va faire.
04:17On ne sait pas comment ça va marcher.
04:19Et c'est aussi pour ça qu'on est là.
04:22Enfin...
04:22Je ne sais pas galer, je ne sais pas glisser.
04:27Je ne sais pas si c'est pas, on n'en peut pas.
04:31Et je ne sais pas galer.