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  • il y a 2 jours
A l'occasion de la fête d'Halloween, des salariés de la sous-traitance hôtelière s'étaient déguisés pour manifester leur colère contre "des patrons sorciers" dont l'objectif serait de "payer les salariés toujours moins chers ». Ils entendaient également dénoncer l'une des ordonnances réformant le code du travail qui va aggraver leurs conditions de travail en privant les salariés de la sous-traitance du droit de se présenter aux élections professionnelles. Reportage.

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Transcription
00:08En fait, on s'est saisi de cette grève qui dure depuis le 18 octobre devant cette olidéine,
00:13grève des femmes de chambre, des équipiers, des gouvernantes,
00:16contre la surexploitation qu'elles vivent au travail,
00:19pour organiser une manifestation festive à l'occasion d'Halloween,
00:22où plus largement nous développons ce qui nous est cher à la CGTHPE,
00:26c'est-à-dire la reconstitution de la communauté de travail,
00:30le rejet des ordonnances Macron, et notamment de la disposition qui veut empêcher
00:34les salariés de la sous-traitance de se présenter aux élections des donneurs d'ordre.
00:38On prive les salariés de la sous-traitance de se présenter sur leur lieu de travail,
00:44d'être éligibles, de défendre leurs revendications.
00:47On nous dit non, mais en fait, c'est pas possible,
00:50parce que c'est pas les salariés directs du donneur d'ordre,
00:54donc ils peuvent se présenter aux élections professionnelles
00:59chez leur employeur juridique, et ils peuvent voter chez le donneur d'ordre.
01:03Il faut savoir une chose, c'est que quand les salariés votent chez le donneur d'ordre,
01:07de fait, ils perdent le droit à l'éligibilité chez leur employeur juridique,
01:12parce que pour être éligible, il faut être électeur.
01:15Et quand on dit qu'ils peuvent voter ici,
01:17mais ils ne peuvent se présenter que chez leur employeur juridique,
01:21et bien en fait, c'est complètement pervers.
01:23Aujourd'hui, nous voulons d'abord, avant tout, la réintégration
01:26de deux collègues qui sont mutés à bitraire au Mans.
01:30Nos deux jours de repos, tous les acquis que nous avons eu avec les anciennes sociétés,
01:36qui au jour d'aujourd'hui sont bafoués.
01:38On n'a plus de jours de repos fixes, on sait quand on commence,
01:41on ne sait pas quand on termine.
01:42Les femmes de chambre font 18, voire 22 chambres pour un contrat de 4 heures.
01:47Mais ces chambres-là ne sont pas payées en plus,
01:49elles sont payées à la fin du mois que le contrat de 4 heures.
01:51Ce qui est inacceptable quand même.
01:53Les donneurs d'ordre font des contrats commerciaux avec les sous-traitants à la chambre
01:57et ils répercutent ces contrats commerciaux sur les salariés
02:01en leur demandant d'assurer de façon complètement déconnectée avec le temps de travail
02:05un nombre de chambres à l'heure absolument impossible à tenir.
02:09Ce qui fait qu'en réalité, on a du travail dissimulé,
02:11on a des conditions de travail détestables,
02:14des problèmes d'accidents de travail répétés.
02:17C'est à la fois l'externalisation économique,
02:20mais aussi l'externalisation de la pénibilité de ces métiers qu'on combat.
02:23Pour des raisons idéologiques et purement idéologiques,
02:27les patrons sous-traitent une partie de leur activité
02:30qui est malencontreusement leur cœur de métier, les chambres.
02:33Ils préfèrent les sous-traiter en pensant éviter le côté collectif de travail,
02:42pérennisation des relations entre les salariés
02:44et le fait qu'ils puissent se mobiliser entre eux.
02:48Je ne pense même pas que ce soit financier, clairement,
02:50parce que souvent la sous-traitance est plus chère à la base.
02:53Mais ils se disent qu'on va les exploiter en donnant un contrat de prestation à un sous-traitant.
02:56Il va se débrouiller avec ses problèmes sociaux
02:58et derrière nous on paiera un montant sur une prestation, ils se débrouilleront.
03:01On sous-traite, je ne sais pas moi, la sécurité.
03:04Bon, dans l'hôtellerie, ce n'est pas notre métier.
03:06Mais sous-traiter les femmes de chambre, ça paraît inimaginable.
03:08Bon, dans l'hôtellerie, ce n'est pas levé.

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