00:00Le mouvement des lycéens marque un pas de plus avec l'incendie d'un commissariat à Bordeaux.
00:05Le parquet ouvre une enquête pour des faits de tentatives d'homicides volontaires aggravés
00:10sur les trois agents qui étaient présents au moment des faits dans le bâtiment.
00:14Les policiers doivent-ils craindre pour leur vie, Nicolas Dupont-Aignan ?
00:19Écoutez, ce n'est plus un mouvement lycéen, c'est le début d'émeute urbaine et de guerre civile.
00:25Donc c'est clair que la situation est dramatique maintenant.
00:30Moi, je suis un peu dubitatif sur tout ça.
00:33C'est-à-dire que je pense que le gouvernement a laissé démarrer l'incendie.
00:40C'est-à-dire que...
00:43Sûrement ?
00:44Non, pas sûrement.
00:45Vous savez, avec ce gouvernement, j'hésite toujours entre l'incompétence et le cynisme.
00:50Mais qu'importe.
00:51Le résultat, c'est que comme il n'a pas pris la mesure,
00:54d'abord du malaise lycéen, et j'aimerais y revenir,
00:58des vrais lycéens, ceux qui ne brûlent pas, qui ne pillent pas.
01:00Ceux qui ont des vraies revendications.
01:02Et puis ceux qui...
01:03Ceux qui, à 94%, sont présents dans les lycées.
01:05Il faut les rappeler quand même.
01:06Voilà, moi j'aimerais qu'on le rappelle.
01:08Ceux du monde rural qui n'ont jamais cassé une vitre
01:10et qui ont toujours moins d'argent que les autres.
01:12Enfin bref, on en reparlera.
01:13Mais la vraie question, c'est que dès le départ,
01:17le gouvernement aurait dû prendre la mesure du phénomène.
01:20Et je vais vous donner un exemple concret.
01:22Moi, j'ai la chance d'être à nouveau maire de ma ville.
01:25A hier.
01:25A hier dans l'Essonne.
01:27Et j'ai un lycée professionnel.
01:30Un lycée professionnel.
01:31Et au premier jour des émeutes...
01:34Enfin des émeutes.
01:35Des violences urbaines.
01:36Des protestations.
01:36On va dire des protestations lycéennes.
01:38Ce n'étaient pas encore les émeutes.
01:40J'ai donné instruction à la police municipale,
01:43à la police municipale, d'être vigilant.
01:45D'aller le matin assez tôt, à 6h, devant le lycée.
01:48Et d'éviter tout blocus.
01:50Sept agents seulement.
01:51Sept agents de police municipale.
01:54Et ils ont empêché le blocus.
01:56Alors, ils ont été courageux.
01:58Il y avait une trentaine de voyous,
02:01de la racaille habituelle,
02:02qui commençaient à tirer du mortier.
02:04Ils ont été.
02:07Et ils les ont dégagés.
02:08Ils ont interpellé neuf voyous.
02:10Ils les ont déféreux au commissariat.
02:11Mais je vais vous dire franchement les choses.
02:14Vous croyez que la police nationale était là ?
02:17Non.
02:18Alors, la pauvre police nationale,
02:20ce n'est pas de sa faute.
02:20Moi, je n'accuse pas le commissaire ni les autres.
02:22Ils ont une circonscription gigantesque.
02:24Il y a toujours moins de moyens.
02:25Parce qu'il y a toujours moins de moyens sur le terrain.
02:27Ils sont débordés.
02:29Ils ont une justice laxiste.
02:30Donc, je ne mets pas en cause la police nationale.
02:32Je dis simplement que si on avait pris,
02:35dès le début, avec intelligence,
02:38tué dans l'offre,
02:39non mais tué dans l'offre le blocus,
02:41on aurait pu avoir des manifestations.
02:44Et l'ICN, bien sûr.
02:46Il ne s'agit pas d'interdire de manifester.
02:47Il s'agit de savoir anticiper.
02:52Et ce gouvernement n'a ni anticipé les violences.
02:56Il les a laissées au départ.
02:58Et après, il n'a pas pu maîtriser les choses.
03:02Et qu'est-ce que vous avez fait hier, finalement ?
03:04Comment ça s'est débloqué la situation ?
03:05Ça s'est débloqué qu'ils sont partis.
03:06On les a arrêtés, les meneurs.
03:08Et qui n'étaient pas les lycéens.
03:09Municipal, du coup.
03:10Municipal.
03:10Parce que la police nationale,
03:12ce n'est pas vous qui avez le pouvoir sur la police nationale.
03:13Le gouvernement n'a rien vu venir.
03:15Mais honnêtement,
03:16pas grand monde n'a vu venir ce mouvement
03:18qui est sorti un peu de nuire.
03:20Mais attendez,
03:20après, qui a été instrumentalisé politiquement.
03:23Quand dans des villes,
03:24excusez-moi,
03:25quand dans des villes,
03:27là, je suis concret,
03:28on laisse faire en permanence.
03:30Voilà.
03:30Le problème, ce n'est pas simplement les émeutes urbaines.
03:33C'est la délinquance.
03:34C'est quand on a pris l'habitude de dire
03:36un tir de mortier, ce n'est pas très grave.
03:39Voilà.
03:39Quand l'appareil d'État estime
03:42qu'un tir de mortier, ce n'est pas grave,
03:44tirer sur des policiers,
03:46quand il y a des tirs de mortier,
03:47j'ai eu ça dans ma ville aussi,
03:49dans une autre résidence,
03:52la justice,
03:53la justice relaxe,
03:56l'OPJ relaxe.
03:57Oui.
03:58Parce qu'un tir de mortier, ce n'est pas grave.
03:59Je n'ai pas entendu le gouvernement dire
04:00que ce n'est pas grave.
04:01Non, mais bien évidemment.
04:02J'ai entendu Laurent Nunes parler de proportionnalité.
04:04Mais bien sûr, après,
04:06ce que je veux vous dire,
04:07c'est que c'est beaucoup plus dur
04:09de faire du maintien de l'ordre
04:10quand on a laissé prendre les blocus,
04:13alors que ces blocus sont le fait
04:15d'une minorité instrumentalisée
04:17par l'extrême-gauche,
04:19qui agrège des casseurs,
04:21la racaille habituelle qu'on connaît
04:23dans nos villes,
04:2440 condamnations.
04:25La gauche, c'est LFI.
04:26Mais est-ce qu'il n'y a pas de...
04:27C'est LFI qui court.
04:28Attention.
04:29C'est LFI qui court
04:31derrière révolution permanente.
04:33C'est en fait une concurrence
04:34d'extrême-gauche,
04:35un gouvernement peureux,
04:38laxiste,
04:39une justice faible.
04:40Donc vous avez le cocktail
04:42du désordre.
04:43Mais est-ce qu'il n'y a pas...
04:43Il faut rétablir l'ordre
04:44dans notre pays.
04:45Mais avec intelligence,
04:47c'est-à-dire,
04:47il vaut mieux agir en amont
04:48plutôt qu'en aval.
04:49Il faut rétablir l'ordre.