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  • il y a 6 minutes
Une heure d’entretien incontournable en partenariat avec CNEWS et Les Echos. Une personnalité politique, un dirigeant économique ou un intellectuel revient sur les grands thèmes de l'actualité et répond aux questions sans détour de Pierre de Vilno pour apporter des réponses concrètes aux Français.

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Transcription
00:00Le mouvement des lycéens marque un pas de plus avec l'incendie d'un commissariat à Bordeaux.
00:05Le parquet ouvre une enquête pour des faits de tentatives d'homicides volontaires aggravés
00:10sur les trois agents qui étaient présents au moment des faits dans le bâtiment.
00:14Les policiers doivent-ils craindre pour leur vie, Nicolas Dupont-Aignan ?
00:19Écoutez, ce n'est plus un mouvement lycéen, c'est le début d'émeute urbaine et de guerre civile.
00:25Donc c'est clair que la situation est dramatique maintenant.
00:30Moi, je suis un peu dubitatif sur tout ça.
00:33C'est-à-dire que je pense que le gouvernement a laissé démarrer l'incendie.
00:40C'est-à-dire que...
00:43Sûrement ?
00:44Non, pas sûrement.
00:45Vous savez, avec ce gouvernement, j'hésite toujours entre l'incompétence et le cynisme.
00:50Mais qu'importe.
00:51Le résultat, c'est que comme il n'a pas pris la mesure,
00:54d'abord du malaise lycéen, et j'aimerais y revenir,
00:58des vrais lycéens, ceux qui ne brûlent pas, qui ne pillent pas.
01:00Ceux qui ont des vraies revendications.
01:02Et puis ceux qui...
01:03Ceux qui, à 94%, sont présents dans les lycées.
01:05Il faut les rappeler quand même.
01:06Voilà, moi j'aimerais qu'on le rappelle.
01:08Ceux du monde rural qui n'ont jamais cassé une vitre
01:10et qui ont toujours moins d'argent que les autres.
01:12Enfin bref, on en reparlera.
01:13Mais la vraie question, c'est que dès le départ,
01:17le gouvernement aurait dû prendre la mesure du phénomène.
01:20Et je vais vous donner un exemple concret.
01:22Moi, j'ai la chance d'être à nouveau maire de ma ville.
01:25A hier.
01:25A hier dans l'Essonne.
01:27Et j'ai un lycée professionnel.
01:30Un lycée professionnel.
01:31Et au premier jour des émeutes...
01:34Enfin des émeutes.
01:35Des violences urbaines.
01:36Des protestations.
01:36On va dire des protestations lycéennes.
01:38Ce n'étaient pas encore les émeutes.
01:40J'ai donné instruction à la police municipale,
01:43à la police municipale, d'être vigilant.
01:45D'aller le matin assez tôt, à 6h, devant le lycée.
01:48Et d'éviter tout blocus.
01:50Sept agents seulement.
01:51Sept agents de police municipale.
01:54Et ils ont empêché le blocus.
01:56Alors, ils ont été courageux.
01:58Il y avait une trentaine de voyous,
02:01de la racaille habituelle,
02:02qui commençaient à tirer du mortier.
02:04Ils ont été.
02:07Et ils les ont dégagés.
02:08Ils ont interpellé neuf voyous.
02:10Ils les ont déféreux au commissariat.
02:11Mais je vais vous dire franchement les choses.
02:14Vous croyez que la police nationale était là ?
02:17Non.
02:18Alors, la pauvre police nationale,
02:20ce n'est pas de sa faute.
02:20Moi, je n'accuse pas le commissaire ni les autres.
02:22Ils ont une circonscription gigantesque.
02:24Il y a toujours moins de moyens.
02:25Parce qu'il y a toujours moins de moyens sur le terrain.
02:27Ils sont débordés.
02:29Ils ont une justice laxiste.
02:30Donc, je ne mets pas en cause la police nationale.
02:32Je dis simplement que si on avait pris,
02:35dès le début, avec intelligence,
02:38tué dans l'offre,
02:39non mais tué dans l'offre le blocus,
02:41on aurait pu avoir des manifestations.
02:44Et l'ICN, bien sûr.
02:46Il ne s'agit pas d'interdire de manifester.
02:47Il s'agit de savoir anticiper.
02:52Et ce gouvernement n'a ni anticipé les violences.
02:56Il les a laissées au départ.
02:58Et après, il n'a pas pu maîtriser les choses.
03:02Et qu'est-ce que vous avez fait hier, finalement ?
03:04Comment ça s'est débloqué la situation ?
03:05Ça s'est débloqué qu'ils sont partis.
03:06On les a arrêtés, les meneurs.
03:08Et qui n'étaient pas les lycéens.
03:09Municipal, du coup.
03:10Municipal.
03:10Parce que la police nationale,
03:12ce n'est pas vous qui avez le pouvoir sur la police nationale.
03:13Le gouvernement n'a rien vu venir.
03:15Mais honnêtement,
03:16pas grand monde n'a vu venir ce mouvement
03:18qui est sorti un peu de nuire.
03:20Mais attendez,
03:20après, qui a été instrumentalisé politiquement.
03:23Quand dans des villes,
03:24excusez-moi,
03:25quand dans des villes,
03:27là, je suis concret,
03:28on laisse faire en permanence.
03:30Voilà.
03:30Le problème, ce n'est pas simplement les émeutes urbaines.
03:33C'est la délinquance.
03:34C'est quand on a pris l'habitude de dire
03:36un tir de mortier, ce n'est pas très grave.
03:39Voilà.
03:39Quand l'appareil d'État estime
03:42qu'un tir de mortier, ce n'est pas grave,
03:44tirer sur des policiers,
03:46quand il y a des tirs de mortier,
03:47j'ai eu ça dans ma ville aussi,
03:49dans une autre résidence,
03:52la justice,
03:53la justice relaxe,
03:56l'OPJ relaxe.
03:57Oui.
03:58Parce qu'un tir de mortier, ce n'est pas grave.
03:59Je n'ai pas entendu le gouvernement dire
04:00que ce n'est pas grave.
04:01Non, mais bien évidemment.
04:02J'ai entendu Laurent Nunes parler de proportionnalité.
04:04Mais bien sûr, après,
04:06ce que je veux vous dire,
04:07c'est que c'est beaucoup plus dur
04:09de faire du maintien de l'ordre
04:10quand on a laissé prendre les blocus,
04:13alors que ces blocus sont le fait
04:15d'une minorité instrumentalisée
04:17par l'extrême-gauche,
04:19qui agrège des casseurs,
04:21la racaille habituelle qu'on connaît
04:23dans nos villes,
04:2440 condamnations.
04:25La gauche, c'est LFI.
04:26Mais est-ce qu'il n'y a pas de...
04:27C'est LFI qui court.
04:28Attention.
04:29C'est LFI qui court
04:31derrière révolution permanente.
04:33C'est en fait une concurrence
04:34d'extrême-gauche,
04:35un gouvernement peureux,
04:38laxiste,
04:39une justice faible.
04:40Donc vous avez le cocktail
04:42du désordre.
04:43Mais est-ce qu'il n'y a pas...
04:43Il faut rétablir l'ordre
04:44dans notre pays.
04:45Mais avec intelligence,
04:47c'est-à-dire,
04:47il vaut mieux agir en amont
04:48plutôt qu'en aval.
04:49Il faut rétablir l'ordre.

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