00:00Ça fait 34 ans que je travaille à l'ensemble et fier d'y travailler.
00:04C'est une entreprise familiale et puis c'est plutôt que c'est une entreprise de notre région.
00:10Il ne reste plus grand-chose, on veut tout nous prendre.
00:18Il fait 51 jours qu'on est en grève, enfin qu'on est en grève,
00:22que l'entreprise, qu'on a arrêté l'activité, qu'on se bat pour obtenir réparation d'une part
00:28et voir s'il y a d'autres projets qui peuvent éclore de terre avec les politiques locales et la
00:33région.
00:33Mais là, pour le moment, l'inclination judiciaire a été prononcée et du coup, il n'y a plus d
00:40'activité.
00:40Tous les salariés non protégés ont reçu leur lettre de licenciement.
00:45On continue à être mobilisés pour que les Renault maintiennent ses engagements.
00:57Et nous, cette entreprise, on me l'a gardée.
00:59C'est pour ça qu'on se bat pour nous, mais on se bat aussi pour tout un bassin
01:03qui se bat avec nous, qui sont là avec nous.
01:06Parce que sans ça, tout va fermer.
01:09On nous a déjà pris la maternité et puis tout va disparaître.
01:13Les magasins, tout va fermer.
01:15Et alors, qu'est-ce qu'on fait, nous ?
01:16Ils veulent tous nous faire repartir dans d'autres boîtes que nous, on n'a pas.
01:22Notre vie, elle est là, elle n'est pas ou en Espagne, ou c'est qu'ils veulent, je ne
01:26sais rien d'aller.
01:27Nous, notre vie, elle est dans notre bassin.
01:29On s'est planté dans notre bassin et on continue à vivre dans notre bassin.
01:33Renault a récupéré 5 milliards d'euros d'aide et en contrepartie pour aucune contrepartie.
01:40Ne pas sauver aucun emploi et même pire, détruire des emplois.
01:44Alors, fermer les fonderies françaises, à l'occurrence, nous, 333 emplois salariés qui vont sauter,
01:50plus tous les emplois indus.
01:52Mais c'est une honte, c'est une honte de pouvoir financer Renault sans contrepartie
01:59et en mettant des gens au chômage.
02:04Quand il dit qu'il nous emmerde, ce n'est pas que du Covid, il nous emmerde, tout le monde,
02:09tous les français.
02:10Il veut quoi nous diviser, c'est tout ?
02:12Il faut qu'on se mette ensemble, qu'on se mette pour ce qu'on a.
02:15Il n'y a pas que dans les grandes villes qu'on vit, les petites aussi.
02:18On a besoin des petites villes, des petites régions.
02:21Qu'est-ce qu'on va faire après sinon ?
02:23Après, il ne faut pas s'étonner, le sentiment des gens qui ont un rejet vis-à-vis de l
02:27'élite.
02:28Il ne faut pas s'étonner que les gens, bientôt, ils n'aillent plus dans les bureaux de vote.
02:33Ils sont en train de tout détruire.
02:34Ils détruisent le tissu social, le tissu économique.
02:37Dans n'importe quel domaine, ça ne va pas.
02:40Nous, on parle pour l'industrie automobile.
02:42Ça ne va pas.
02:43Ça ne va pas dans l'agriculture.
02:44Ça ne va pas dans le médical.
02:46Il n'y a aucun domaine qui tient la route.
02:51Il y a de plus en plus de misère.
02:53Et alors, au bout d'un moment, il va falloir se réveiller.
02:57Qu'est-ce qu'on attend ? De crever de faim ?
03:00Non, nous, on ne veut pas.
03:02Une nation qui n'a pas d'industrie, ce n'est pas bon.
03:06On ne relève pas un pays en fabriquant un chômage de masse.
03:09Et là, les politiques en place fabriquent le chômage de masse.
03:18Nous mobilisions depuis des années sur ce département et sur ce bassin de Decazeville
03:23avec un slogan qui était « Naître, vivre et travailler » dans le bassin.
03:28Ils nous ont envoyé, enlevé le naître en fermant la maternité.
03:34Désormais, ils nous enlèvent le travailler.
03:37On va faire comment pour vivre ?
03:39Sans boulot.
03:40Parce que, vous voyez, ça, c'est un bleu de travail.
03:45C'est un bleu de travail, c'est à nous.
03:47C'est à nous.
03:48Et ce gouvernement,
03:50ce gouvernement,
03:51il stigmatise par la réforme abjecte de l'assurance chômage.
03:56Ceux qui, soi-disant, ne cherchent pas de boulot,
03:58il stigmatise ceux qui se battent
04:01pour conserver une filière d'avenir en France
04:04qui est la fonderie.
04:06Parce qu'effectivement,
04:08salut aux camarades de MBF,
04:11de Fonderie du Croix-Doux et bien d'autres.
04:13Parce que c'est toute une filière,
04:15une filière entière
04:17qui est fondamentale
04:18pour la production de véhicules,
04:20mais pas que.
04:21Oui, je le réaffirme.
04:22Les voyous, c'est Renault.
04:25Les voyous, c'est l'État
04:27qui a dit qu'il n'agisse pas
04:28en répondant à nos légitimes revendications.
04:35Je ne ferai pas plus l'ordre
04:37parce que déjà, beaucoup de choses en...
04:39...