00:00Pour l'augmentation des salaires et la défense du droit de grève,
00:02voici le maître mot de cette manifestation interprofessionnelle
00:06à l'initiative de la CGT, FO, la FSU et les organisations de jeunesse.
00:10Nous sommes aujourd'hui à Paris, Place d'Italie,
00:12pour partir à la rencontre des grévistes de la SNCF et recueillir leurs sentiments.
00:16Quel est le sens de ce mouvement qui s'étend désormais à de nouveaux secteurs professionnels ?
00:20Comment se fait-il moteur dans la lutte pour la revalorisation salariale ?
00:24Et quelle continuité donner à ce mouvement ?
00:26Allez, c'est parti !
00:27Il y a vraiment des choses qui ont été très mal reçues à la SNCF.
00:30Au mois de juillet, on nous a proposé une augmentation générale des salaires à la SNCF de 1,4%.
00:37C'est-à-dire 4 fois moins que l'inflation qui est prévue, voire 5 fois moins.
00:40Donc aujourd'hui, il y a un vrai mécontentement sur les salaires à la SNCF.
00:44Et il y a d'autres mécontentements. On est en sous-effectif partout.
00:47Les réformes successives de la SNCF ont amené une vraie case du service public.
00:51Et les cheminots, aujourd'hui, ont un ras-le-bol de la façon dont ça se passe à la SNCF
00:55et sont prêts à défendre ce qu'elle a été avant.
00:57Les raffineurs nous montrent la voie qu'il y a un vrai problème de partage des richesses
01:02et de salaire dans notre pays.
01:04Aujourd'hui, il y a beaucoup de corporations qui sont en grève.
01:06Il y en a qui le seront encore demain avec les raffineurs.
01:09Le gouvernement nous déclare la guerre.
01:11Nous dit « Nous, on est prêts à vous réclissionner.
01:12On est prêts à tout faire pour casser le droit de grève. »
01:15Aujourd'hui, on leur répond que si on veut faire grève, si on veut que ça se voit,
01:18c'est les travailleurs qui décideront.
01:19Aujourd'hui, il y a un vrai problème de partage de richesses dans notre pays.
01:22Même si ce mouvement n'est qu'un début, il aura une suite.
01:25J'espère que les syndicats se réuniront dès demain et qu'il y aura des suites à ce mouvement.
01:29Je pense qu'il y a un certain rapport de force qui est en train de monter en France.
01:33Et même si tout le monde n'est pas syndiqué et si tout le monde ne participe pas aux manifs,
01:38je pense qu'il y a un fort mécontentement de la population française dans son ensemble.
01:41En réalité, les problématiques des revendications des camarades d'industrie pétrolière
01:49sont un peu les mêmes qui peuvent être portées par toutes les catégories de salariés en France.
01:54Face à l'inflation qu'il y a aujourd'hui, il y a une nécessité d'augmenter les salaires.
02:00Il y a des attaques sans précédent sur le pouvoir d'achat.
02:04Moi, j'ai commencé à travailler sous l'époque Giscard, où à chaque fois il y avait des revalorisations.
02:09Aujourd'hui, on va arriver à des taux d'inflation qui sont équivalents à ceux des années 70.
02:15Par contre, il n'y a pas de revalorisation des salaires à la hauteur.
02:19Il y a cette histoire de super profit auquel les salariés n'ont aucune redistribution.
02:26Et je dirais, depuis le premier mandat de Macron,
02:30on assiste à une casse des droits sociaux sans précédent,
02:34remise en cause d'acquis qui datait de la libération, etc.
02:40Et je pense que ça, même si tout le monde n'en a pas conscience,
02:44tout le monde aujourd'hui, dans sa vie quotidienne, se rend compte qu'il a de plus en plus de
02:48difficultés.
02:49À chaque fois qu'il y a un mouvement mobilisateur et impactant,
02:54on prend tout de suite les gens en otage,
02:57qui sont scandaleux, on n'a plus le droit de faire grève.
03:00Et ça, pour nous, c'est inadmissible.
03:03Même si on comprend ce que ça peut engendrer pour la population,
03:08malgré tout, c'est le seul rapport de force qu'on puisse avoir pour faire avancer les choses.
03:14Je pense qu'aujourd'hui, on a tout qui est réuni, effectivement,
03:18pour avoir un mouvement puissant et fort, interprofessionnel.
03:23On voit bien que la question des salaires, du pouvoir d'achat
03:28est la préoccupation principale au niveau de la population nationale.
03:33Et si on arrive à, justement, à fédérer au niveau des entreprises interprofessionnelles
03:42ce mécontentement et cette nécessité, en se mobilisant tous ensemble,
03:47on peut gagner quelque chose de grand.
03:50Gardons espoir et oui, je l'espère fortement,
03:53qu'il y ait une prise de conscience et qu'on aboutisse à un réel mouvement d'ampleur,
04:00y compris avec la problématique des retraites qui se profile à l'horizon.
04:05Alors, le mouvement des raffineurs est très, très fédérateur,
04:09de par le revendication, parce que c'est vraiment un sujet
04:12dont on n'a pas parlé depuis des années, qui est l'augmentation des salaires,
04:16alors que ce soit dans l'entreprise, suite aux marges colossales des actionnaires,
04:24mais aussi l'augmentation générale des salaires sur l'ensemble de la population,
04:29de la France, quoi.
04:31Et puis, les réquisitions, c'est inacceptable, complètement inacceptable.
04:37On parlait de réquisitions à l'époque en fête-guerre,
04:41en fête-guerre, mais aujourd'hui, on parle de réquisitions juste pour aller travailler,
04:45juste pour nourrir le 440.
04:48Donc là, oui, je peux dire complètement que c'est entièrement fédérateur.
04:53C'est parti !
04:55C'est parti !
04:57C'est parti !
05:00C'est parti !