00:00On nous a parlé Revalo, on nous dit vous inquiétez pas, on va revoir ensemble.
00:04Mais la seule chose qu'ils nous proposent, c'est de faire des heures supplémentaires,
00:08d'accompagner encore plus d'élèves, mais rien de concret pour notre pouvoir d'achat.
00:13Donc on est là aujourd'hui.
00:20Ce qu'on demande en fait, c'est des services publics forts.
00:23On n'en a rien à faire de faire baisser les cotisations sociales, on n'en a pas stupide.
00:27On sait bien qu'en fait, les cotisations sociales, c'est pour la société, dont on fait tous partie.
00:32Et on paye tous, pour tout le monde.
00:35Si on baisse les cotisations sociales, seuls les riches auront des services.
00:38Par exemple, l'école, parce que moi je ne suis que enseignante, donc je vais parler qu'au nom de
00:42l'école.
00:42Ça veut dire qu'en fait, si vous êtes riches, vos enfants iront dans une bonne école,
00:46et ils auront un avenir avec un diplôme scolaire.
00:49Mais si vous êtes ordinaire, ou si vous avez un bas salaire,
00:52vos enfants seront dans des écoles merdiques, avec des enseignants un peu au rabais, etc.
00:57Pareil pour le soin, il n'y aura plus rien.
00:59Donc en fait, c'est super dommage.
01:01On ne veut pas une baisse des cotisations sociales, on veut une augmentation des salaires.
01:05Comme ça, on payera plus et tout le monde sera content.
01:07On aura des services publics.
01:09Aujourd'hui, on voit que le contexte géopolitique, il aggrave encore cette crise au quotidien.
01:15Il y a des difficultés de plus en plus profondes pour la population à pouvoir se chauffer.
01:20On avait déjà une sobriété énergétique qui était très marquée depuis la pandémie.
01:26Là, les prix des denrées alimentaires qui augmentent, l'énergie, etc.
01:30C'est très difficile.
01:31Donc pour nous, il y a une urgence salariale marquée, très claire.
01:34Et il faut qu'à la fois dans le public et dans le privé,
01:36qu'il y ait de vraies augmentations de salaires.
01:3915 centimes d'euros à la pompe, très clairement, c'est une mesurette.
01:42Et ce n'est vraiment pas grand-chose par rapport à ce qu'il faudrait.
01:45Pour nous, il n'y a pas de salaire inférieur à 1 700 euros par mois.
01:49Il y a 400 euros tout de suite.
01:51Ça, c'est des mesures concrètes, importantes, efficaces
01:54et qui permettraient à chacun et à chacune de pouvoir s'en sortir un peu mieux
01:59face à l'urgence qu'on connaît.
02:01Une infirmière qui débute ou une aide-soignante qui débute,
02:05elle gagne le SMIC plus 1 euro pour certains.
02:09Donc aujourd'hui, quand on voit le logement à Paris ou en banlieue parisienne,
02:16plus l'augmentation des frais courants, c'est impossible de vivre.
02:22Mais vous voyez, Martin Hirsch, directeur général de la PHP,
02:25aujourd'hui, se refuse à financer des aides-soignants
02:30qui ont eu des 18 sur 20 au concours infirmiers
02:33sous prétexte qu'il n'y a pas d'argent.
02:35Et quand on voit le gouvernement, les milliards qu'ils ont donnés
02:38aux sociétés du 440, pour le bien commun qu'est l'hôpital public,
02:44nous, on a eu des miettes.
02:45Et aujourd'hui, on ne finance pas des aides-soignants
02:48qui veulent devenir infirmières et qui acceptent de continuer
02:51à travailler à l'hôpital, même malgré deux ans de pandémie,
02:55à travailler dans des conditions épouvantables.
02:58C'est une honte.
02:59On estime la perte de pouvoir d'achat des fonctionnaires
03:02d'environ 20 à 30% ces 20 dernières années.
03:06Donc ça fait longtemps qu'on réclame des augmentations du point d'indice,
03:08qu'on se mobilise pour l'augmentation,
03:11puisqu'on a perdu énormément de pouvoir d'achat.
03:13Nous, malgré cette perte du pouvoir d'achat,
03:15on estime que l'augmentation doit se situer au moins à 10% d'augmentation,
03:19mais pas au mois de juillet, immédiatement,
03:21parce que l'inflation, on la vit tous les jours et pas dans quelques mois.
03:24Et on veut une ouverture réelle de négociation
03:27pour discuter du rattrapage de tout ce qu'on a perdu
03:30depuis ces 10 dernières années, voire plus.
03:32Ça ne va pas être dans les salons de matignon que ça va se décider.
03:35Ça va se décider dans la rue.
03:37Maintenant, aujourd'hui, on est dans une période
03:39où les travailleurs, ils prennent des coups les uns après les autres.
03:43Il y a la peur du chômage, la peur des licenciements.
03:46Et puis, peut-être de ne pas se sentir fort.
03:49Maintenant, il y a quand même plein de gens,
03:51même s'ils ne vont pas manifester,
03:52ils ne sont pas d'accord avec leur salaire qu'ils ont actuellement.
03:55Parce que ce salaire, ils ne leur permettent pas de vivre.
03:57Et même chose pour les retraités, les pensions de retraite,
04:00où c'est complètement insuffisant.
04:01Moi, je suis persuadée qu'à un moment, il y aura un coup de colère,
04:04qu'il y aura la saloperie de trop qui sera faite
04:07et qui fera que les gens, ils sortiront dans la rue,
04:12ils sortiront pour s'exprimer, pour dire,
04:14il y en a marre, il y en a ras-le-bol
04:15et on va chercher ce qui nous appartient.