Passer au playerPasser au contenu principal
  • il y a 9 heures
Pour marquer leur opposition avec la cérémonie officielle de « reconnaissance » aux personnels soignants place de la Concorde, plusieurs milliers d’entre eux se sont retrouvés le 14 juillet dans les rues de Paris pour faire entendre leurs propres revendications.
En plus d’une reconnaissance « plus sincère », ils plaident notamment pour plus de moyens, plus de personnel, et moins de fermeture de lits dans les hôpitaux.
Autant d’éléments indispensables au bon déroulement des soins au quotidien, ainsi qu’en cas d’une deuxième vague de Covid-19.

📣 SUIVEZ L'HUMANITÉ
Tous nos articles : https://www.humanite.fr/
Facebook : https://fr-fr.facebook.com/humanite.fr/
Twitter : https://twitter.com/humanite_fr

Catégorie

🗞
News
Transcription
00:00Nous encenser, comme on encense les morts de 14-18,
00:05c'est aussi une façon de remettre le couvercle en disant maintenant l'affaire est faite et c'est terminé.
00:16Moi ce qui me faut en colère c'est que le gouvernement a trouvé des milliards,
00:23des milliards d'euros à donner aux grosses entreprises
00:26pour continuer à vivre et à filer à leurs actionnaires.
00:30Et que là, même pour l'augmentation de salaire, il faut attendre 6 mois.
00:34Donc c'est complètement hypothétique en plus mettre l'argent,
00:38en plus d'être indécent parce que c'est même pas ce qu'on demande.
00:41Faire attendre le prochain financement de la sécurité sociale, c'est se foutre de nous.
00:46Moi en ce moment je fais le boulot de deux, il ne faut pas de médaille.
00:49Moi je m'en fous des médailles, je m'en fous d'avoir un défilé à mon honneur.
00:52Ce que je dis, c'est de pouvoir travailler correctement, de ne plus avoir de récupérer des collègues en pleurs.
00:57Et pouvoir finir mon mois aussi, pour que mes collègues, moi j'ai une de mes collègues,
01:00là elle ne peut plus payer son envoyé, elle va partir de l'hôpital à la fin de l'année
01:03s'ils n'augmentent pas les salaires.
01:04Ce n'est pas parce qu'elle n'aime pas son boulot, elle adore son service, elle adore son travail,
01:08elle se pré-mène comme vous, c'est une différence sociale sociale, mais elle ne peut plus vivre.
01:11J'ai une collègue secrétaire qui était là tous les jours pendant le Covid,
01:14elle ne mangeait pas pendant des mois parce qu'en fait son mec l'a quitté
01:17et qu'en fait son salaire ne lui permettait pas de vivre toute seule avec un enfant.
01:19Mes médailles, on s'en fout, mes budgets, puis c'est tout !
01:24Mes médailles, on s'en fout, mes budgets, puis c'est tout !
01:28Ça fait 32 ans que je suis à première, et là je vais bientôt partir à la frête et sans
01:34regret.
01:35Alors que j'ai adoré mon travail, maintenant je vais à l'usine.
01:39Le matin, j'ai une minute par personne pour distribuer les médicaments.
01:45Une minute par personne.
01:47Alors quand quelqu'un me dit, je vous en prie, accordez-moi 5 minutes, je ne peux pas lui accorder.
01:52Et ça c'est inhumain.
01:59Quand je suis arrivée en 1990 dans mon hôpital, on était 23 orthophonistes.
02:04Aujourd'hui on n'est plus que 6.
02:06La seule titulaire temps plein, les 5 autres sont des mi-temps contractuels, mi-temps, quart-temps.
02:13Ce qui est une catastrophe pour les patients parce qu'ils n'ont plus accès aux soins orthophoniques à l
02:17'hôpital.
02:17Est-ce que Macron vous a entendu ?
02:20Non !
02:21Non, non, non, non !
02:23On est victime de ce gouvernement qui fait la sourde oreille et qui pense qu'en nous donnant des primes,
02:27ce qu'on appelle des pacotilles, notre colère va s'éteindre.
02:31Mais à l'heure d'aujourd'hui, si nos hôpitaux ne tournent pas, c'est parce que le gouvernement ne
02:35met pas les moyens.
02:36Ça fait bien longtemps que la santé va mal, faut être en table, et tant pis pour les malades qui
02:43se dégradent.
02:45On sort à peine du Covid qu'on n'a pas réouvert complètement nos lits, que ce soit dans toutes
02:50les villes de France au niveau national.
02:52Donc ce qu'on veut, c'est la non-fermeture de lits, réouverture de ceux qu'ont fermé et des
02:57embauches dans tous les grades,
02:59que ce soit les soignants, comme les ouvriers, comme les techniques.
03:02Le gouvernement fait un effet de com' en accordant la moitié de ce qui était demandé par les hospitaliers, les
03:08agents,
03:08et dans le même temps, ils ne rouvrent pas des lignes.
03:11Donc en fait, le service public qui est l'hôpital va continuer à se casser la figure, exactement comme avant.
03:20On est toujours les mêmes sur le terrain, on n'a toujours pas pris nos congés, on est très fatigués.
03:25Donc si on a une deuxième vague, c'est une catastrophe.
03:28On n'était pas prêts à la première, on ne sera pas prêts à la deuxième, c'est une évidence
03:31totale.
03:32À la première, on a dû envoyer des patients en Allemagne, à l'étranger, pour pouvoir les soigner.
03:37Monsieur Macron s'en félicite que ce soit bien passé, ça ne s'est pas bien passé.
03:41Et c'est une honte ce qu'il nous fait, c'est de la provocation et on ne lâchera rien.

Recommandations