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  • il y a 9 heures
Voilà trois mois que les infirmiers et aide-soignants des urgences crient leur détresse. Ces dernières semaines, des services d’urgences ont rejoint le mouvement de grève. Ils sont aujourd'hui 95. Infirmiers et aide-soignants demandent une augmentation de salaire de 300 euros nets mensuels, la création de 10 000 postes et plus de lits pour accueillir les patients qui doivent être hospitalisés après leur passage aux urgences. Une grande manifestation est prévue ce mardi. A l’hôpital Lariboisière, à Paris (Xème), quatorze infirmiers et aide-soignants ont transmis un arrêt maladie à l’hôpital lundi 3 juin, juste avant de prendre leur service. Cela leur a valu d’être convoqués par l’AP-HP qui souhaitait vérifier s’ils étaient vraiment épuisés. Entre deux prises en charges, le temps d’une pause cigarette, ils ont accepté de nous raconter leur quotidien. Direction de la rédaction : Pierre Chausse - Rédacteur en chef : Jules Lavie - Reporter : Clawdia Prolongeau - Production : Jeanne Boezec - Réalisation et mixage : Thomas Sellin et Alexandre Ferreira - Musiques : François Clos pour Binge Audio - Identité graphique : Upian

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News
Transcription
00:00Bonjour, c'est Jules Lavi pour CodeSource, le podcast d'actualité du Parisien.
00:11La détresse dans les hôpitaux, quelques 80...
00:14Le personnel des urgences qui durcit son mouvement à la veille d'une nouvelle journée de manifestation prévue pour demain.
00:19Aux urgences, la salle d'attente porte bien son nom. On y attend, souvent, très longtemps.
00:25On aperçoit des hommes, des femmes en blouse verte ou bleue, le pas pressé et on patiente.
00:30Vendredi dernier, la reporter Claudia Prolongeau est allée aux urgences à Lariboisière à Paris, le soir, tard,
00:36pour discuter avec les infirmiers, les infirmières et essayer de mieux comprendre leur ras-le-bol.
00:41Parce qu'il n'y a pas assez d'aide-soignants, parce qu'il n'y a pas assez d
00:43'infirmiers, tout ça, on n'en peut plus, on en a marre.
00:45Quelques jours plus tôt, dans la nuit du 3 au 4 juin, une dizaine de salariés des urgences s'étaient
00:51mis en arrêt maladie.
00:52En même temps, Claudia leur a demandé comment on en est arrivé là.
01:00Lundi 3 juin, 14 infirmiers et aides-soignants du service de nuit des urgences de Lariboisière, à Paris, ne sont
01:06pas venus prendre leur poste.
01:08Juste avant 21h, ils ont transmis un arrêt maladie à l'hôpital.
01:12Assez facilement, j'ai réussi à rentrer en contact avec l'une d'eux.
01:14Elle s'appelle Inès, a 27 ans, et je la retrouve chez elle dans le 10e arrondissement, à quelques heures
01:20de sa prise de service.
01:21Je suis allée voir mon médecin traitant, et elle a dit, ok, très bien, vous avez l'air vraiment épuisée,
01:26stressée, vous avez bien besoin d'un peu de repos.
01:30Il se trouve que mes collègues ont fait ça en même temps, et ce n'était pas très coordonné.
01:35Et avec Léa Salamé, nous recevons ce matin, dans le grand entretien du 7-9, la ministre des Solidarités et
01:41de la Santé, Agnès Buzyn, bonjour.
01:43Ils se sont mis en arrêt maladie, ça je pense que c'est dévoyé ce qu'est un arrêt maladie.
01:49Je pense que c'est une façon...
01:50C'est quoi, c'est pas acceptable, vous dites ce matin ?
01:51Non, je pense que ça n'est pas bien, ça n'est pas bien.
01:53Je suis un peu hallucinée qu'une personne qui a été médecin soit capable de dire ça.
02:00Après, je ne l'en veux pas personnellement, elle a des objectifs à tenir, des budgets à resserrer.
02:05Mais c'est vrai que, humainement, c'est triste, et tout ce qu'elle a dit jusqu'à présent ne
02:10fait que enflammer la colère des personnes qui travaillent aux urgences.
02:13On est à bout, on n'a même pas le temps d'uriner, on n'a pas le temps de
02:16manger, on n'a pas le temps de boire, on est pour sans arrêt dans tous les sens.
02:19Je viens travailler avec la boule au ventre, dès qu'il y a le moindre cri, le moindre geste brusque,
02:25j'ai des mouvements de recul, j'ai le cœur qui bat.
02:28J'ai voulu comprendre pourquoi ces soignants n'en pouvaient plus.
02:32Pourquoi le seul moyen d'alerter sur leurs conditions de travail était d'abandonner pour de bon leurs patients.
02:38Vendredi à 23h, je me rends à l'hôpital Lariboisière, à côté de la gare du Nord, dans le 10e
02:43arrondissement de Paris.
02:44Près de l'entrée des ambulances, je croise d'autres infirmiers, grévistes du lundi eux aussi.
02:49Ils fument une cigarette, juste après avoir donné quelques verres d'eau à Jean-Marie, un SDF qui a l
02:54'habitude de venir les voir.
03:00L'une d'eux accepte de me parler, mais préfère utiliser un prénom d'emprunt.
03:04Marie a 42 ans, travaille ici depuis 4 ans et demi, elle a les cheveux bruns et les traits tirés.
03:10Elle semble très fatiguée.
03:11Nous ce qu'on veut c'est des réponses concrètes, en termes de matériel, en termes de revalorisation aussi de
03:18salariale.
03:18Parce que c'est bien gentil de nous dire qu'on est bien, qu'on est top, qu'on fait
03:22face, mais moi je ne suis pas leur pote en fait.
03:26Moi je suis payée et la gratification, je suis désolée, ça passe par une augmentation de salaire.
03:33Ce n'est pas par un merci vous êtes top.
03:35Moi je n'en ai rien à battre quoi.
03:37Enfin ça suffit à un moment donné.
03:39Et puis des moyens humains, des moyens matériels, parce qu'on a du matos de merde, ça il faut le
03:44dire.
03:44Quand vous devez aller chercher un appareil à glycémie, que vous en avez un pour 3 secteurs, que vous devez
03:50courir à droite à gauche.
03:52Quand l'appareil, l'électrocardiogramme tombe en rade et que vous n'avez pas, enfin que vous devez pareil aller
03:59pêcher celui du secteur qui est à l'autre bout de l'hôpital.
04:04Enfin c'est juste pas possible.
04:06Les pieds à perf, mais ça peut paraître des détails.
04:08Mais ce n'est pas des détails, c'est-à-dire que tout s'accumuler, ça fait que moi je
04:12suis au bout du rouleau.
04:14Un soir avec une application, Marie est même allée jusqu'à calculer la distance qu'elle a parcourue dans la
04:19nuit.
04:21Il y a un soir, j'ai fait presque 20 bornes.
04:2320 bornes dans mon service quoi.
04:25Ça paraît insensé.
04:26Et je rentre chez moi, je suis lessivée.
04:29Donc ça a un impact sur ma vie personnelle.
04:31Je ne sais pas si c'est dû au travail de nuit, mais je ne peux plus avoir d'enfant.
04:35Voilà.
04:36Il y a deux ans, je pouvais encore en avoir.
04:37Aujourd'hui, je ne peux plus en avoir.
04:39J'ai plus d'ovocyte en fait.
04:40Donc je suis en train de faire le deuil de ça.
04:54Au bout d'une heure, je rentre dans l'hôpital.
04:56Cette salle d'attente, elle est vraiment inhumaine.
04:58La riboisière est le plus gros service d'urgence de Paris, mais la salle d'attente est petite.
05:03Elle est aussi toute grise et bondée.
05:05Il n'y a pas de fenêtres, il fait chaud.
05:07Les gens, quand ils commencent à y en avoir beaucoup, c'est l'enfer.
05:09Il n'y a plus de place pour s'asseoir, les sièges sont cassés.
05:11Devant le guichet, une dizaine de personnes fait la queue pour s'enregistrer.
05:14D'autres, assises sur des chaises ou couchées sur des brancards, interpellent les infirmiers
05:18à chaque fois qu'ils passent.
05:20À côté de moi, une dame attendent déjà depuis 6 heures pour une douleur à l'avant-bras.
05:25La grogne ne faiblit pas du tout chez les urgentistes, au contraire.
05:29Elle touche 60 sites partout en France.
05:32Quelques 80 services d'urgence sont en grève depuis plusieurs mois.
05:3595 services sont désormais mobilisés en France.
05:39Les passages aux urgences, 21 millions par an, ont déjà doublé en 20 ans.
05:44Ils risquent donc de progresser encore.
05:46J'ai vu nos conditions empirées.
05:49J'ai vu une population de plus en plus précaire,
05:53notamment avec l'arrivée des migrants.
05:55Après, Gare du Nord, ça a toujours été un petit peu ce profil-là.
06:00J'ai vu une montée en flèche de la fréquentation.
06:04Et avec des problématiques bien spécifiques,
06:08c'est-à-dire une toxicomanie chez des jeunes migrants qu'on ne voyait pas avant,
06:12une violence accrue, même si ça a toujours existé aux urgences, surtout ici.
06:16Et puis, un manque de personnel pour faire face à cette spécificité-là.
06:21Les soignants me répètent que bien souvent,
06:23ils finissent leur nuit épuisée, jusqu'à ne plus voir ceux qui les entourent.
06:27Dans la nuit du 17 décembre,
06:29un événement a particulièrement marqué Inès
06:31et tout le service des urgences de la Riboisière.
06:33C'était une nuit assez chargée.
06:36Et en effet, cette dame était sur un bancard dans la salle d'attente.
06:39Et nous, on a vraiment l'habitude de passer dans cette salle d'attente
06:41en checkant un petit peu, faisant un petit coup d'œil circulaire
06:44pour voir que les personnes qui dorment, dorment bien,
06:47qu'il y ait personne qui se sort de douleur ou qui fasse un malaise.
06:49Et cette dame, elle est complètement passée à l'asphère.
06:53Nos petits checks, nos petits coups d'œil comme ça,
06:57c'est pas efficace.
06:58On ne prend pas le temps d'aller les voir exactement.
07:01Il se trouve qu'on s'était mobilisés sur tout l'été précédent
07:05pour prévenir qu'on n'avait pas assez de postes,
07:07pas assez d'infirmiers, pas assez d'aides-soignants.
07:12Et d'autres petites revendications de ce genre-là.
07:15Moi, ce n'était pas ma zone de surveillance à moi,
07:17mais même mes collègues qui sont censés surveiller cette zone-là,
07:19ils ne peuvent pas le faire physiquement parce qu'ils sont trop occupés ailleurs.
07:23Cette dame, elle a été accueillie par une infirmière de jour
07:25qui est très compétente et pour laquelle on ne peut vraiment pas
07:28reprocher quoi que ce soit à son accueil.
07:29En vérifiant la salle d'attente, à un moment où c'était un peu plus calme,
07:33à je ne sais plus, 5 ou 6 heures,
07:35une de nos aides-soignantes qui a remarqué que cette dame était sur un bancard
07:39et en essayant de la réveiller, s'est rendu compte qu'elle était inanimée.
07:43Je ne sais pas si ça vous est déjà arrivé de trouver quelqu'un mort quelque part,
07:47mais ce n'est pas très agréable.
07:49Et nous, en général, on voit les patients se dégrader,
07:53alors que là, on n'a rien vu.
07:57Et donc, on venait d'attacher un patient sur son brancard
08:00pour éviter qu'il cause des troubles à lui-même ou aux autres.
08:04En sortant de là, on est beaucoup à être passé par la salle d'attente
08:07pour retourner dans nos secteurs respectifs.
08:10Et c'est là qu'il me semble que c'est Marine a trouvé cette dame inanimée.
08:16Et donc, de là, elle a lancé l'alerte
08:19et on a tout déclenché pour la réanimer le plus rapidement possible,
08:23mais c'était trop tard.
08:28C'est une épée de Damoclès au-dessus de notre tête
08:30de se dire qu'il y a un patient qui peut mourir en salle d'attente.
08:32Surtout que cette salle d'attente, on avait beaucoup de difficultés à la surveiller
08:35parce qu'on n'a pas de visu dessus et parce qu'à chaque fois qu'on y entre,
08:39il y a une cinquantaine de patients ou d'accompagnants
08:43qui nous sautent dessus pour avoir un peu d'informations,
08:45quelques bribes, parce qu'ils n'ont pas de nouvelles de leurs proches
08:48ou parce qu'ils ne savent pas quand est-ce qu'ils vont passer,
08:50parce qu'ils ont mal, parce qu'ils ont envie de faire pipi,
08:52parce que ce n'est pas un endroit où c'est agréable d'aller.
08:55Depuis le décès de cette dame, et c'est triste à dire qu'il ait fallu
08:57qu'elle décède pour qu'il y ait ça,
09:00un poste de surveillance de cette zone-là a été créé.
09:04C'est vraiment triste pour une équipe d'arriver à ce constat-là
09:06qu'on n'arrive même plus à effectuer nos missions.
09:09On est là pour soigner, pas pour regarder les gens crever.
09:12Malgré cet épisode dramatique, les urgences continuent d'être en flux tendu.
09:17Maxime, médecin urgentiste depuis 5 ans ici,
09:19me reçoit dans un bureau encombré par des vêtements et des blouses.
09:22Ça a laissé un traumatisme énorme parce que le métier de soignant,
09:24c'est de guérir, c'est d'apaiser, c'est d'assurer.
09:28C'est jamais de vivre dans l'esprit le décès d'une patiente
09:32qui fait partie des morts évitables,
09:34c'est-à-dire une mort qui aurait pu être évitée
09:37par la présence de plus de personnel, plus de moyens.
09:40C'est très difficile parce que c'est des soignants qui sont jeunes,
09:44qui ont une formation qui est assez courte,
09:453 ans pour les infirmiers.
09:47Leur salaire est de 1 500, 1 600 euros par mois.
09:50Les médecins, eux, gagnent 3 fois plus,
09:52ont 10 ans d'études, sont un peu plus aguerris
09:55quand ils arrivent sur le terrain.
09:56Nous, dans notre service, on est 200 à partager
09:58un service d'urgence qui est implémenté
10:00autour de la gare du Nord et de Barbès.
10:02On vit tous la même réalité,
10:04mais il est urgent de défendre et d'écouter
10:07les paramédicaux de terrain
10:09qui sont, encore une fois,
10:11bien plus que la normale,
10:14exposés à de la violence, à de la difficulté,
10:16alors qu'ils viennent faire un métier qui est noble.
10:18Aujourd'hui, il faut les écouter.
10:19Au bout de 3 heures sur place, je ressors
10:21et discute avec un groupe d'interne
10:23quand une infirmière vient me dire que j'ai été repérée
10:25et que je dois partir.
10:27Au même moment, Inès prend une pause
10:29et j'ai juste le temps de lui voler encore quelques minutes.
10:34Vous êtes une des figures de ce mouvement
10:37qui a le plus été médiatisé.
10:39Vous êtes passée à la télé,
10:41on a vu votre visage, on connaît votre nom.
10:42Ça ne vous fait pas peur, ça, pour votre carrière ?
10:45Si, ce n'est pas quelque chose de très bon
10:47pour ma carrière dans l'hôpital public.
10:48Mais est-ce que je vais faire carrière
10:50pendant 60 ans dans l'hôpital public ?
10:52Non, je ne pense pas.
10:53Parce que dans ces conditions-là, ce n'est pas possible.
10:56Et pourtant, j'aimerais y développer mes compétences
10:58et j'ai l'esprit du service public.
11:00Mais dans ces conditions-là, c'est non.
11:02Ce sont mes convictions, je les porte
11:05et je n'ai plus rien à perdre là-dessus.
11:09Je n'étais pas très cérébrale quand j'étais au lycée.
11:11J'aimais bien le contact humain.
11:14C'est des études qui étaient à mi-chemin
11:16entre le technique et le relationnel.
11:19Et il se trouve que pendant les études,
11:20ça m'a tellement plu que je me suis abandonnée à fond.
11:22Et j'ai atterri aux urgences et j'adore ça.
11:25Je pars en septembre, oui.
11:27Pourquoi ?
11:28Parce que les conditions de travail sont affreuses
11:29et j'ai besoin de me reposer.
11:33Mais j'ai besoin d'avancer sur d'autres choses.
11:36Là, j'ai l'impression de stagner
11:37parce que dans mon boulot,
11:38on est tellement de la tête dans le guidon
11:40qu'on ne peut rien faire à côté.
11:41Et là, j'ai vraiment besoin d'évoluer vers...
11:44Enfin, d'évoluer, de pouvoir former, me former
11:47et changer d'air.
11:48Et sortir de l'hôpital un petit peu
11:49parce que l'hôpital public me sort vraiment par les yeux.
11:52Et vous êtes un peu triste de partir ?
11:54Bah ouais, complètement, parce que j'adore ça.
11:56Les urgences, c'est...
11:58Quand on est en vacances, on y repense, quoi.
12:01Quand on a envie de voir les patients,
12:02de rigoler, de...
12:03Et en même temps, c'est complètement idéalisé.
12:07Enfin, quand on est loin des urgences, on idéalise.
12:08On se dit, ah oui, c'est vrai,
12:09ce moment où j'ai pu rigoler avec tel patient.
12:12Mais prendre le temps de détendre les gens
12:14pour éviter qu'ils aient peur et qu'ils angoissent,
12:16c'est tellement rare que...
12:18En fait, on a des valeurs, on a une morale.
12:21On a envie de faire les choses très bien,
12:23de compresser le temps d'attente
12:24et faire ça tous les soirs
12:26en voyant qu'au-dessus, on n'a pas de soutien.
12:31Bah, au bout d'un moment, on casse.
12:36Claudia, que demandent précisément les grévistes aujourd'hui ?
12:39Les grévistes, ils demandent une prime
12:40de 300 euros net mensuels sur leur salaire.
12:43Ils demandent également la création
12:44de 10 000 postes d'infirmiers et d'aides-soignants
12:46dans les hôpitaux
12:47et l'ouverture de lits pour accueillir les patients
12:50qui doivent être hospitalisés
12:51après leur passage aux urgences.
12:53Pour le moment, ils n'ont pas obtenu ce qu'ils veulent,
12:55donc la grève continue et le mouvement prend de l'ampleur.
12:58Pour exemple, vendredi, il y avait 83 services d'urgence
13:00qui étaient en grève dans toute la France.
13:01Et aujourd'hui, il y en a déjà 101.
13:06Merci Claudia Prolongeau.
13:14Code Source est le podcast d'actualité du Parisien.
13:17Production Jeanne Boézek, réalisation et mixage
13:21Thomas Selin et Alexandre Ferreira.
13:23Si vous aimez Code Source, n'oubliez pas de vous abonner
13:25sur votre application de podcast préférée.
13:28Nous sommes disponibles partout.
13:29YouTube, Spotify ou encore Deezer.
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