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Édito : la mise en commun, le communisme / 7 Février 2012 / par Jean-Paul Piérot

en audio/video http://youtu.be/Kmxczx73jn4
et Voici le texte original

Par Jean-Paul Piérot. Et si le devenir du communisme du XXIe siècle se jouait aujourd'hui ? Certes pas uniquement ni précisément au cours de ces quatre jours du 36e Congrès du PCF -- ce serait alors une insoutenable responsabilité qui incomberait à un millier de militantes et de militants.

En jetant un regard sur les premières années du nouveau millénaire, force est de constater, qu'on s'en réjouisse ou qu'on le déplore, que ce parti, secoué de turbulences, aspiré dans un trou d'air en 2002 et 2007, promis au crash par ses contempteurs patentés, non seulement ne s'est pas abîmé mais est demeuré une formation qui compte, quoi qu'insuffisamment, dans la société, sur l'échiquier politique et dans les institutions. Les communistes n'ont pas fait du surplace, ils ont su renouveler leur stratégie et leur pratique avec la mise sur les rails du Front de gauche. Depuis sa création, à l'automne 2008, cette coalition ouverte s'est éprouvée au fil des campagnes militantes et des consultations électorales pour devenir une forme originale et pérenne de rassemblement.

Le XXe siècle à la fois a porté de grandes espérances d'émancipation humaine et a essuyé de grands échecs. L'apparition d'une force communiste en France, en 1920, a puissamment contribué à cette aspiration à la transformation de la société, toujours présente dans le peuple. La solidarité, la mise en commun contre le tout marchand, bref une conception communiste, ont trouvé des débuts de réalisation en France même, comme le droit à la santé
et à la protection sociale intimement liée au nom du communiste Ambroise Croizat. Si le XXe siècle n'est pas parvenu à changer, à humaniser le monde, le XXIe en sera-t-il capable ? C'est en quelque sorte la question que pose le secrétaire national du PCF, Pierre Laurent, quand il invite
à défricher le chemin d'un « communisme
d'une nouvelle génération ».

Le climat politique de la France de ce début 2013, plongée dans l'austérité, a un urgent besoin d'éclaircie, qu'exprime en convoquant Guillaume Apollinaire cet appel du congrès communiste à « rallumer les étoiles ». Chaque jour charrie son lot de renversement des valeurs, de tentatives de ringardiser les références au progrès social. L'heure est à la stigmatisation des militants syndicaux qui refusent de signer avec le Medef un accord de capitulation sociale, qui ne cèdent pas
au chantage à la fermeture d'entreprise et refusent de mettre en danger la santé des ouvriers que des patrons veulent soumettre au rythme des quatre-huit...
Soyons justes, ce mauvais parfum de revanche sociale
ne date pas d'aujourd'hui, il a envahi tout le quinquennat de Nicolas Sarkozy, mais les salariés de Florange,
de PSA, de Renault ou de Goodyear, qui ont contribué
à l'élection d'un président et d'une majorité parlementaire se réclamant de la gauche, attendaient du gouvern

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Transcription
00:04L'éditorial, je pense qu'il est à l'image du Congrès, il est combatif.
00:06Il donne un petit peu les éléments que tous les communistes rassemblés en Congrès
00:11on voudrait voir se dessiner pour la période qui vient.
00:14C'est-à-dire dans une période d'austérité, dans une période où le droit du travail,
00:18les droits à l'éducation, les droits à la santé, tous ces droits-là sont attaqués.
00:21Il faut qu'il y ait une réponse qui vienne de notre côté.
00:24L'éditorial, il met ça en avant.
00:27Je partage plutôt les éléments de l'éditorial.
00:30www.l'humanité.fr

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