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Blocus des lycées : «Il faut écouter les inquiétudes de notre jeunesse», a estimé Édouard Geffray, ministre de l'Éducation nationale.

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00:00Demain d'ailleurs je participerai à d'autres échanges, parce que je crois profondément à ce que nous avons vu
00:04ce matin.
00:05C'est-à-dire que quand vous avez une discussion construite, complète, où vous laissez la parole aux lycéens,
00:13et bien tout simplement vous êtes en mesure de les entendre, de les écouter, d'expliquer aussi certaines choses,
00:20de mesurer avec eux leur degré d'information ou parfois d'incompréhension, d'apporter des réponses.
00:29Et puis aussi de comprendre que nous sommes sur un mouvement de demande qui est profondément respectable dans les demandes
00:39qui sont formalisées.
00:41Il a été terni par des violences inqualifiables et qu'il ne faut pas laisser passer, mais il a été
00:47terni par ça.
00:48Mais précisément, ce que je fais depuis dix jours consiste à dire n'oublions pas, et notamment dans vos médias,
00:55ce que sont le cœur des demandes.
00:56Et ce qu'on constate, c'est qu'il y a à la fois des demandes qui sont très transversales,
01:00il y a la question de Parcoursup, qui est beaucoup revenue ce matin, vous l'avez entendu,
01:04la question des remplacements des professeurs absents, la question des horaires dans les journées qui sont chargées,
01:10la question du bâti scolaire, bien sûr, même si les régions investissent des milliards d'euros dans leur réhabitation,
01:17il reste des questions, j'allais dire, d'entretien du bâtiment, etc.
01:22Et puis, une fois qu'on a regardé ces différentes questions, on voit bien aussi que la réponse, elle est
01:26certes nationale,
01:27mais elle est aussi très locale.
01:29Ici, par exemple, depuis le début de l'année, quasiment pas de problème de remplacement.
01:32Et par contre, il y a des sujets de locaux.
01:36Les sujets d'horaire ne sont pas vécus de la même façon, selon la classe, selon la charge, etc.
01:41En revanche, ici, ils ont des très gros problèmes, nos élèves, pour trouver des stages.
01:46Vous voyez, donc, tout ça, en fait, dit quelque chose, d'abord, des inquiétudes de notre jeunesse,
01:51qu'il faut entendre, qu'il faut écouter, et pas seulement depuis dix jours,
01:57des inquiétudes que moi j'entends et sur lesquelles je travaille une fois encore depuis longtemps,
02:01mais sur lesquelles il faut qu'on mette un coup d'accélérateur pour répondre,
02:05et puis aussi leurs espoirs, parce que derrière ce mouvement, il y a aussi beaucoup d'espoir.
02:09Il y a une très grande solidarité de cette jeunesse,
02:12des jeunes qui sont très solidaires entre eux, très soucieux de la destinée
02:16ou des conditions d'apprentissage de leurs camarades du lycée d'à côté
02:20ou des autres lycées de France.
02:22Et donc, voilà, je suis venu partager ça avec eux.
02:25Aujourd'hui, demain, lundi, etc., il y a des milliers de temps d'échanges,
02:29comme celui-ci, qui sont organisés dans toute la France,
02:31que je crois infiniment fructueux, parce qu'ils sont infiniment respectueux,
02:34et parce qu'ils sont construits, et parce qu'on a des élèves qui sont matures,
02:38qui savent exprimer leurs attentes.
02:41Et puis, on a aussi, et d'ailleurs, ça a été la première demande
02:44d'une élue lycée qui n'avait pas vu qu'il y avait une plateforme,
02:47une soif de pouvoir s'exprimer individuellement.
02:50Vous avez tête entendue ?
02:52La première lycée qui a parlé, elle a dit,
02:53est-ce qu'il faudrait qu'il y ait une plateforme sur laquelle
02:55on puisse tous dire ce qui ne va pas, ce qui va, et nos attentes ?
02:58Alors, je dis, ça tombe bien, ça a été ouvert il y a deux jours.
03:01La plateforme Agora, il y a 51 000 élèves qui s'étaient exprimés ce matin,
03:0451 000 élèves en 48 heures, on n'a jamais vu ça,
03:06sur aucune consultation publique menée par le gouvernement.
03:10Donc, il y a une soif de cette jeunesse de s'exprimer.
03:13Et puis maintenant, il faut être à la hauteur,
03:14c'est-à-dire qu'il faut l'entendre, l'écouter, comprendre,
03:18comprendre aussi les ressorts profonds de ces inquiétudes,
03:21et puis apporter des solutions très concrètes sur les différents sujets.
03:24La démocratie scolaire, parce que leur premier mot, ça a été,
03:26on se sent seul et pas entendu.
03:29L'accompagnement humain, en termes de santé, en termes social,
03:34pour faire en sorte que nos élèves ne soient pas, si je puis dire, laissés à eux-mêmes.
03:38Le remplacement, et notamment les remplacements de longue durée,
03:41c'est-à-dire les remplacements pour lesquels les professeurs sont absents
03:44pendant une durée qui peut être de plusieurs semaines,
03:46pour ne pas que ça les pénalise.
03:48Parcoursup, sur lequel le ministre de l'Ontario se permet d'entendre travailler
03:52à la demande du premier ministre, parce qu'il y a très clairement
03:55des attentes très fortes sur cet outil,
04:00et sur, dans le fond, surtout la procédure globale d'orientation
04:02et de poursuite d'études, et puis évidemment sur le bâti scolaire
04:05sur lequel on travaille avec les régions.
04:06Voilà, donc on avait ce matin à la fois le condensé,
04:09puis l'incarnation en même temps très concrète, territoriale,
04:11de ce que nos jeunes élèves pensent,
04:13et de la façon dont nous avons besoin de discuter avec eux.
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