00:00Monsieur le ministre, simplement pour s'entendre sur l'ampleur du mouvement ce soir, combien de lycées touchaient aujourd'hui
00:05?
00:05180 lycées ont été concernés soit par les tentatives de blocage, soit par des blocages, soit par des éléments de
00:14perturbation divers et variés.
00:16Ça veut dire lycées bloqués, perturbés, dégradés aussi ?
00:20Il y a eu effectivement des dégradations, vous avez montré les images, des grilles d'entrée enfoncées par exemple,
00:26ce qui ne permet plus d'assurer la sécurité des élèves en cas d'intrusion derrière, très concrètement.
00:30Avec effectivement des feux de poubelle ou de palettes, et puis surtout avec des violences, avec des tirs de mortier.
00:37Encore aujourd'hui ?
00:38Oui, parfois les tirs tendus, il y en avait déjà eu vendredi, je me suis rendu ce matin dans un
00:41lycée de Créteil,
00:42où des élèves vendredi ont failli être blessés par des tirs tendus de mortier, par des éléments extérieurs.
00:48Ce n'est pas des lycéens, c'est des éléments extérieurs qui infiltrent les groupes de lycéens qui manifestent plus
00:53ou moins joyeusement leurs revendications.
00:55Comment pouvez-vous dire ce soir avec certitude que ce ne sont pas des lycéens ?
00:58Parce que quand vous interrogez les personnes d'éducation nationale, j'en ai huit qui ont été blessés,
01:02j'ai eu trois proviseurs au téléphone au cours des deux dernières heures, dont certains ont été donc blessés,
01:07et qui m'ont dit en fait, ce n'était pas nos élèves, nous connaissons nos élèves, ce n'était
01:10pas nos élèves...
01:12Très clairement, on a des gens qui sont... Enfin, lorsqu'il y a violence, je dis bien, je distingue les
01:17hypothèses.
01:18Mais lorsqu'il y a violence, elles sont commises par des personnes extérieures qui arrivent encagoulées, équipées, munies de mortier,
01:28et qui savent s'en servir.
01:30Je ne sais pas si vous avez un mortier dans votre poche, mais moi, je n'en ai pas.
01:32Style black bloc ?
01:33Style, oui, black blocs ou autre. Moi, je ne connais pas, par définition, je ne sais pas identifier ces gens,
01:38et la police va évidemment... Enfin, on a interpellé d'abord, et puis on aura une analyse ensuite.
01:42Mais c'est style black blocs, oui, c'est un peu ça le type de profil.
01:45Mais monsieur le ministre, quel mot vous posez ? Vous faites face à quoi aujourd'hui ?
01:48Tout à l'heure, le ministre de l'Intérieur disait, on n'est pas face à un mouvement classique de
01:52lycéens,
01:53on est face à autre chose, face à des violences urbaines.
01:55Alors, nous sommes clairement face à des violences urbaines qui tentent de récupérer ce qui était au départ
02:01un mouvement lycéen, j'allais dire, classique, et qui surtout essaient d'introduire un court-circuit violent
02:06par rapport à ce qu'est la démocratie scolaire. Il y a des instances de démocratie scolaire.
02:10J'ai dit tout à l'heure au recteur, j'ai demandé au recteur de voir avec les établissements
02:14pour que les conseils de vie lycéenne, qui sont les instances de dialogue dans les établissements
02:17avec les lycéens, puissent se réunir d'ici la fin de la semaine, dans les différents lycées concernés.
02:22Parce que si des lycéens ont des demandes, elles sont examinées dans ce cas.
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