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Christine Kelly revient, de 11h à 13h, sans concession, sur tous les sujets qui font l'actualité. Une émission durant laquelle VOUS avez la parole. Vous pouvez réagir en appelant le 01.80.20.39.21 (appel non surtaxé) ou sur les réseaux sociaux d'Europe 1 (Facebook , X et Instagram).
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00:0011h-13h, Christine Kelly sur Europe 1.
00:05Avant d'avoir Alain qui nous appelle d'Allemagne avec un témoignage très intéressant,
00:10Thierry qui nous appelle de Paris, peut-être, je le disais tout à l'heure, Gabriel Cluzel,
00:14le regard peut-être de l'étranger, avant d'avoir justement Alain,
00:17et de Donald Trump puisqu'il a posté sur son réseau social,
00:22où il cible, lorsqu'il voit les images en fait de ce qui se passe en France,
00:27n'ont pas peut-être, ou peut-être aussi, cette histoire de crise des lycées, des moyens,
00:32mais cible l'immigration hors de contrôle et l'islam. Que comprendre ?
00:37Alors la première chose, c'est que souvent, ceux qui vous voient de l'extérieur sont plus lucides que vous
00:43-même.
00:43Nous l'avons tous expérimenté. Quand on vous dit « oh t'as un peu grossi », on dit «
00:47ah bon tiens, je m'en étais pas rendu compte ».
00:48On n'aime pas beaucoup, mais c'est souvent le cas. Il y a une forme de lucidité.
00:53Et puis Donald Trump, il est plutôt du genre, à dire les quatre vérités,
00:57pas toujours avec beaucoup de subtilité, mais avec une certaine lucidité.
01:00Donc il ne fait que corroborer, je le rappelle, ce qu'a dit Jean-Luc Mélenchon en creux,
01:05quand il accusait la police de racisme, quand elle voulait contenir les manifestations.
01:11C'était une façon de dire, il y a une grosse composante de ces manifestations,
01:15qui est issue de l'immigration. Et de toute façon, c'est un constat qui a été posé
01:18au moment des diverses émeutes, que ce soit dans le cadre des matchs de foot,
01:22victoire ou défaite, on l'a dit, c'est tout pareil, de l'affaire Naël, etc.
01:26Par ailleurs, c'est vrai qu'il y a aussi des scènes qui intéressent fortement,
01:30les références à Allah, par Allah, cette diffusion d'une...
01:34Vous vous souvenez, ça date d'hier, d'un air, je ne sais pas comment l'appeler,
01:39ce n'est pas vraiment une chanson, d'un morceau de musique, de rap,
01:42qui est intitulé MRH, on en a parlé hier sur Mera,
01:47justifiant, enfin, glorifiant les attentats du Bataclan,
01:52glorifiant Mohamed Mera, enfin, la veille du 7 octobre,
01:55ça prend une résonance tout à fait particulière,
01:58et ça a été vu par trois fois, à Brive-la-Gaillard, entendu,
02:03et à Beaujancy dans le cadre des manifestations,
02:06et puis dans une église en Vendée, alors c'était encore autre chose,
02:08mais par des très jeunes adolescents,
02:10donc c'est vrai que ça interroge fortement,
02:12maintenant pour être tout à fait complet,
02:13il n'y a pas que cette composante-là, c'est évident.
02:16Il y a une jeunesse d'ultra-gauche,
02:18qui a été biberonnée par la France insoumise,
02:21qui tente de se fonder, qui tente de s'acculturer d'ailleurs,
02:24qui brandit le drapeau palestinien,
02:26alors qu'ils sont peut-être issus de la Creuse,
02:28ou en tout cas, ils habitent le cinquième arrondissement désormais,
02:33et donc c'est vrai que c'est très troublant,
02:34il y a un mélange de nihilo-islamisme dans ces manifestations,
02:37qui doit être absolument analysé,
02:38pour qu'on soit clair avec nous-mêmes.
02:40Gabriel Cluzel en direct sur Europe 1,
02:43vous Alain, vous nous appelez d'Allemagne,
02:46vous habitez en Allemagne,
02:48et vous dites, je vois les choses de l'étranger,
02:51dites-nous comment vous voyez la France ?
02:54Bonjour Alain.
02:55Oui, bonjour Christine, bonjour à toutes et à tous.
02:58Bonjour Alain.
02:58Alors, d'abord, moi je suis très très étonné
03:03par les polémiques sur les lignes éditoriales des radios,
03:06vous voyez, de la télé, etc.
03:07C'est-à-dire que j'écoute beaucoup votre émission,
03:09j'en écoute plein d'autres,
03:11et il y a une diversité en France qui est très intéressante,
03:14et puis en fonction de son humeur,
03:15on peut écouter telle ou telle chaîne.
03:16Je suis absolument d'accord avec vous,
03:18on fait une parenthèse,
03:19je serai à l'Arc-homme aujourd'hui,
03:21que je plaiderai pour cette diversité d'opinions,
03:24effectivement, que l'on peut retrouver d'une chaîne à l'autre,
03:27et en reconnaissant que ceux qui disent
03:28qu'ils ne font pas de chaîne d'opinion,
03:30ils en font.
03:30Fermons la parenthèse, mon cher Alain,
03:31mais je suis d'accord avec vous.
03:34Oui, alors je disais donc au Standard
03:36qu'il y avait deux choses, moi,
03:37que je trouvais extrêmement étonnantes.
03:39La première, c'est la manière dont est traité
03:42verbalement, en fait, les actes des casseurs,
03:46et à chaque fois, j'entends, en fait, dans la presse,
03:48enfin, je lis dans la presse et j'entends dans les médias,
03:50parce que je regarde, bien sûr,
03:50et je lis dans la presse française,
03:52j'entends des affrontements entre la police
03:54et des jeunes, des manifestants, des casseurs.
03:57Et à chaque fois, je me dis,
03:58mais qu'est-ce que ça veut dire, des affrontements ?
03:59C'est-à-dire que c'est comme s'il y avait
04:00deux bandes rivales.
04:01Et ça donne, en fait, une image de la police,
04:04de gens qui ne sont pas là pour maintenir l'ordre,
04:05mais qui sont là, simplement,
04:06pour s'affronter avec les autres.
04:08Et donc, ça, c'est...
04:09Alors, pour en parler à mes amis allemands,
04:11en fait, ils ne comprennent pas bien
04:12pourquoi on parle d'affrontement.
04:14Non, on parle d'agression
04:16de la part de groupes de jeunes
04:17ou de groupes de délinquants,
04:18et puis d'une police qui se défend,
04:20qui défend, alors, parfois,
04:22avec des moyens qui peuvent être discutables,
04:24mais en tout cas, qui n'est pas
04:24dans une perspective d'attaque
04:27et de, vous voyez, entre deux bandes.
04:29Ça, c'est la première chose.
04:30Tout à fait. Rappelons,
04:33760 policiers blessés,
04:34ce sont les premières victimes,
04:36selon les chiffres, en tout cas,
04:37de cette crise des lycées.
04:40Et la seconde, moi,
04:41qui m'étonne vraiment,
04:43et je voudrais,
04:44alors, je ne suis personne,
04:45mais en tout cas, à ma mesure,
04:47vraiment souligner ça,
04:48c'est la rigueur, en fait,
04:50et le professionnalisme
04:51des policiers français.
04:52C'est-à-dire que...
04:53Alors, il y a effectivement
04:54des jeunes qui ont été blessés,
04:55une main qui a été arrachée,
04:56c'est terrible.
04:56En fait, ça ne devrait pas arriver.
04:59Mais néanmoins,
04:59quand je regarde, en fait,
05:01les images de cette policière
05:02qui est pourchassée,
05:04qui est lynchée, en fait,
05:06un policier qui a été lynché
05:07et qui joue leur vie, finalement,
05:09moi, si j'avais été à leur tas,
05:10j'aurais peut-être sorti mon arme.
05:12Et à aucun moment,
05:13je n'ai pas lu et je n'ai pas vu
05:15et je n'ai pas entendu, en fait,
05:16que des policiers avaient sorti
05:17leur arme,
05:18leur arme létale, pour le coup.
05:19Et donc, je trouve que...
05:22Effectivement, ils utilisent
05:23des grenades de désencerclement,
05:25je n'y connais rien,
05:26ou des gaz à l'écoge et tout,
05:28mais c'est aussi pour ne pas
05:29utiliser leur arme.
05:30Et je trouve qu'on peut vraiment
05:31leur donner un coup de chapeau,
05:33c'est-à-dire que c'est formidable
05:34qu'on ait des fonctionnaires
05:35de police,
05:36quel que soit en plus,
05:37parce qu'il y a une différence
05:38entre les CRS,
05:38la police municipale,
05:39ils ne sont pas formés
05:40de la même manière, a priori,
05:41mais ils ont tous, en fait,
05:43ce recul.
05:44Moi, je ne sais pas,
05:45si j'étais lynché
05:46par un groupe d'individus,
05:48je sortirais mon arme
05:49pour me défendre, quoi.
05:50Et à aucun moment,
05:51ils le font,
05:51et je trouve que c'est un sang-froid
05:52qu'il faut souligner
05:53et qui est absolument formidable.
05:54Donc, vue d'Allemagne,
05:55merci beaucoup, mon cher Alain.
05:57Vous appelez pas en dire
05:58que la police fait preuve
05:59de sang-froid,
06:00et vous tirez un coup de chapeau,
06:02effectivement, à la police.
06:03Gabriel,
06:03que vous mettez les armes ?
06:03Non, mais moi,
06:04j'abonde absolument
06:05dans votre sens,
06:06et c'est un peu ce qu'a dit aussi,
06:08il me semble,
06:08Olivier précédemment,
06:10c'est-à-dire que,
06:11déjà, si on interdit
06:12l'utilisation
06:14des armes intermédiaires,
06:15comme il dit,
06:15mais qu'est-ce qu'il restera-t-il ?
06:16Il n'y aura plus qu'un choix,
06:17soit rien faire,
06:18soit utiliser des armes létales,
06:20ce qui n'est quand même pas souhaitable,
06:21donc ça paraît complètement fou,
06:22cette idée
06:23de désarmer la police,
06:25de leur enlever
06:26les quelques armes intermédiaires
06:27qu'ils ont,
06:28et par ailleurs,
06:29ils font preuve
06:29d'une grande maîtrise.
06:30S'ils ne sont plus là,
06:31il y aura des individus paniqués,
06:33tétanisés,
06:34qui seront obligés
06:34de se défendre seuls,
06:35et là,
06:36là, ça peut être disproportionné
06:37et très violent.
06:38La police,
06:38elle a une maîtrise incroyable,
06:40parce qu'elle a l'habitude,
06:41elle a l'habitude de tout ça.
06:42Donc c'est un danger supplémentaire
06:44de laisser les émeutiers
06:45face aux Français ordinaires.
06:47Rappelons aussi,
06:47ma mémoire est bonne,
06:48qu'après Black Lives Matter,
06:49il y avait un endroit
06:50aux Etats-Unis
06:51où il y avait,
06:52pendant trois semaines
06:53ou un mois,
06:54plusieurs semaines en tout cas,
06:55un retrait de la police,
06:56ils ont expérimenté ça,
06:57et je peux vous dire
06:58qu'ils ont appelé
06:59la police au secours
06:59très très rapidement,
07:01parce que c'était le chaos.
07:03Voilà, ils ont dit
07:03voilà, on ne veut plus de la police
07:05après ce qui s'est passé.
07:06Et voilà,
07:07et après ils ont appelé la police.
07:08Merci beaucoup Alain
07:09de nous avoir appelé
07:10pour cette vue d'Allemagne.
07:10Thierry,
07:11vous nous appelez de Paris,
07:12vous êtes commissaire divisionnaire honoraire
07:14et vous voulez commenter,
07:15vous la décision certainement
07:16de Laurent Nunez
07:17de suspendre l'utilisation
07:19des grenades assourindissantes,
07:20c'est ça ?
07:21Oui absolument.
07:22Bonjour à vous.
07:23Bonjour.
07:24Je vais reprendre des propos
07:25de votre interlocuteur
07:26pressement, effectivement.
07:28L'armement mis à la disposition
07:30des forces de l'ordre,
07:31et en propos d'une mineure,
07:33si vous me le permettrez,
07:33j'aimerais,
07:34on parle de la police nationale,
07:35j'aimerais simplement rappeler
07:36que les personnes
07:37que l'on voit à la télévision,
07:38ce sont des pères,
07:39ce sont des mères,
07:40des frères, des sœurs,
07:41moi-même,
07:42lorsque je faisais du MO,
07:43j'étais même grand-père,
07:44et donc ce ne sont pas des gens
07:45qui sont issus de je ne sais trop où,
07:47ils ont une vie personnelle,
07:48et bien évidemment,
07:49lorsqu'ils se trouvent
07:50confrontés à des jeunes manifestants,
07:52ils se projettent naturellement
07:53dans leur vie familiale,
07:55et il est clair
07:55qu'on ne se lève pas le matin
07:56en tant que fonctionnaire de police
07:58pour dire
07:58je vais casser du lycéen,
08:01c'est absolument absurde.
08:02C'est tellement trop polyménaire.
08:04L'autre chose
08:05sur l'armement intermédiaire,
08:07l'armement intermédiaire,
08:08c'est quoi ?
08:09Nous avons dans un premier temps
08:10le plus léger,
08:11si j'ose dire,
08:12c'est la peur du gendarme,
08:13certes,
08:13elle n'existe plus beaucoup,
08:14et au final,
08:15comme l'évoquait
08:16votre interlocuteur précédent,
08:18c'est l'usage
08:18de l'arme administrative.
08:20Toutes ces armes intermédiaires,
08:21elles sont différentes,
08:22on a des matraques,
08:23on a des grenades hydrogènes,
08:24du gaz acrymogène,
08:25des grenades de désencerclement,
08:27elles vont progressivement
08:28de façon à maintenir
08:29le plus loin possible
08:31en fait des manifestants.
08:32Il faut absolument
08:33qu'il y ait cette distance
08:34qui soit respectée
08:35entre le manifestant
08:35et le policier.
08:37En supprimant
08:38cette grenade de désencerclement,
08:40monsieur le ministre de l'Intérieur
08:42prend un risque très très important.
08:44Thierry,
08:44restez en ligne avec nous,
08:45c'est très intéressant,
08:46on marque une pause,
08:47on revient.
08:48Vous qui êtes commissaire divisionnaire,
08:50vous nous direz pourquoi,
08:52effectivement,
08:53selon vous,
08:54le ministre de l'Intérieur
08:55prend un risque très important.
08:57On marque une pause,
08:57restez en ligne avec nous,
08:58très intéressant,
08:59on revient tout de suite
09:00sur Europe 1.
09:00Et comme Thierry,
09:01vous pouvez réagir dès maintenant
09:02au 01-80-20-39-21.
09:05Christine Kelly et vous,
09:06c'est votre émission,
09:07vous avez la parole
09:07de 11h à 13h sur Europe 1.
09:09Sous-titrage Société Radio-Canada
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