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  • il y a 11 minutes
Christine Kelly revient, de 11h à 13h, sans concession, sur tous les sujets qui font l'actualité. Une émission durant laquelle VOUS avez la parole. Vous pouvez réagir en appelant le 01.80.20.39.21 (appel non surtaxé) ou sur les réseaux sociaux d'Europe 1 (Facebook , X et Instagram).

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Transcription
00:00Jacqueline, vous nous appelez de Paris.
00:01Jacqueline, vous dites que vous avez connu mai 68.
00:05Comment vous réagissez lorsque vous voyez ce qui se passe aujourd'hui ?
00:09Bonjour Christine, bonjour à toute l'équipe.
00:11Je suis ravie de converser avec vous.
00:14Oui, j'ai 78 ans, donc en 68, j'étais avec le mouvement.
00:22J'étais plutôt élevée à politique.
00:26J'ai été surprise en 68 qu'on n'ait plus de solvants de lavage
00:30alors que j'étais en chimie.
00:32Ça a commencé comme ça.
00:35Simplement, j'ai fait partie de la commission témoignage
00:40parce que c'est vrai que la police, à l'époque, n'hésitait pas à agir.
00:47Vous aviez 20 ans, si mes calculs sont bons, en 68.
00:51Oui, mais les politiques étaient là.
00:53C'est-à-dire que M. Charles de Gaulle avait dit
00:57« La chien, lui, ne passera pas ».
00:58Et il ne voulait pas descendre le niveau de la France
01:01et donc il a fait le nécessaire pour qu'il y ait effectivement quelque chose.
01:06Je ne voudrais pas qu'on en arrive à de telles choses aujourd'hui.
01:11Mais je suis scandalisée par l'attitude laxiste et incendiaire.
01:17Alors, laxiste du Conseil d'État qui dit toujours l'inverse
01:20de ce qui peut être un avancement.
01:23L'attitude des élus et les filles qui ne se comprend pas,
01:26je ne sais pas ce qu'ils cherchent.
01:27Parce que les lycéens, si ce sont réellement les lycéens,
01:33ils n'auront pas 18 ans l'année prochaine
01:36ou du moins ils ne seront pas inscrits sur les listes électorales.
01:39Donc, ce n'est pas des voix.
01:42Le syndicat de la magistrature, c'est pareil.
01:45Enfin, tout est à la volo.
01:46Je ne sais pas où on va.
01:47Je suis ravie d'avoir l'âge que j'ai aujourd'hui.
01:51Parce que je ne sais pas ce qu'on va laisser à nos enfants, petits-enfants.
01:55Qu'est-ce qu'on va dire à notre fille ?
01:56Moi, ma fille, elle a 12 ans.
01:57Qu'est-ce que je vais lui dire ?
01:58Je suis d'accord avec vous, ma chère Jacqueline.
02:00Qu'est-ce qu'on va dire à nos enfants ?
02:01Eh bien, écoutez, je ne sais pas.
02:03Je ne sais pas.
02:03Je ne sais pas si ce n'est qu'effectivement...
02:07Enfin, je ne vais pas vous raconter ma vie
02:09parce que déjà, vous n'avez pas le temps.
02:10Ah, mais sur les terrasses.
02:13Mais j'ai travaillé sur la Seine-Saint-Denis il y a 40 ans.
02:18Il y avait déjà des prémices de ce genre de choses.
02:21Des prémices ?
02:22Des prémices.
02:24Il y avait déjà des gens qui étaient là
02:26pour profiter de l'État français, pour ne rien faire.
02:29Ça ne s'est pas arrangé.
02:30Les parents ont démissionné, c'est sûr.
02:33Et moi, j'ai beaucoup de gens,
02:35quand je me servais des cabines téléphoniques,
02:38parce qu'à l'époque, il n'y avait pas le téléphone portable,
02:41si ça ne marchait pas,
02:43on savait qui c'est qui les avait dégradés.
02:45C'est intéressant ce que vous dites.
02:46Il fallait casser.
02:47Jacqueline, parce que là, par exemple,
02:49le maire de Saint-Loup en Provence propose de couper les réseaux sociaux
02:53pour pouvoir arrêter cette manifestation.
02:55Vous êtes pour ou contre ça, par exemple, Jacqueline ?
02:57Ah oui, oui, oui, tout à fait, tout à fait.
02:59C'est difficile à faire légalement.
03:00Parce que, regardez, vous allez dans un bus, un métro,
03:03ou n'importe quoi, ou même dans la rue,
03:04les gens qui traversent en regardant que leur téléphone,
03:07c'est dramatique.
03:09À chaque fois, on risque des accidents.
03:10Il n'y a plus de personnes.
03:12Mais là, pour le blocus des lycées,
03:14vous pensez que ça empêcherait effectivement
03:15la communication entre les lycéens ?
03:17Ça pourrait certainement alléger le fait
03:21qu'il y ait une émulation,
03:24et que, par exemple, les journalistes soient pris à partie,
03:30et qu'ils soient immédiatement sur un site.
03:32Merci beaucoup.
03:34Attendez, j'ai juste une question à faire.
03:37C'est pour ça que j'ai...
03:39Ils ont une folle énergie à détruire.
03:42Si toutefois, ce sont des lycéens,
03:44je leur reste encore assez...
03:47Comment dirais-je ?
03:48Dubitative à ce niveau-là.
03:50Je suggère, parce qu'il n'y a pas de place dans les prisons.
03:53La prison, c'est peut-être beaucoup,
03:55mais enfin, il faudrait au moins,
03:56ce que l'on appelait à mon époque,
03:58des maisons de redressement,
03:59ou du moins des maisons qui servaient
04:01à faire une éducation.
04:03Et je suggérerais, étant donné que les parents
04:05ne vont pas avoir d'argent,
04:06où il va y avoir encore des avocats
04:09qui vont être là pour arriver à démontrer
04:10qu'ils ne sont pas solvables.
04:12Donc, je souhaiterais que l'énergie
04:15que ces gens qui ont à détruire
04:19la mettent dans, comment dirais-je,
04:21des travaux d'intérêt généraux,
04:23c'est-à-dire remettre en état ce qu'ils ont détruit.
04:25Apprendre un métier,
04:27se joindre à ceux qui vont remettre en état les abris,
04:30parce qu'on va arriver en hiver ou en automne,
04:33et puis les abris, il faut bien remettre le vert.
04:36Ceux qui nettoient, qui retirent tout le vert sécurit,
04:39au moins qu'ils prennent un balai, ces jeunes,
04:41ils feront quelque chose.
04:43Et ça leur apprendrait à faire quelque chose,
04:45et ça leur apprendrait aussi à penser
04:47qu'on ne fait pas non plus 9h-17h pour le plaisir.
04:52Merci beaucoup, en tout cas.
04:52On commence à apprendre quelque chose.
04:54Merci Jacqueline de nous avoir appelés en direction Europe 1.
04:56Jacqueline, 78 ans, qui nous appelle de Paris,
04:58et qui dit « J'ai connu mai 68 »
05:00et qui propose ses solutions
05:01pour ses élèves, ses lycéens.
05:04Et comme on a eu tout à l'heure,
05:05une auditrice qui proposait aussi ses solutions,
05:08la déchéance de droits civiques.
05:09On marque une pause, on revient avec Amoré Bucco,
05:11journaliste pour les justices en direct sur Europe 1,
05:13avec Gabriel Cluzel en direct sur Europe 1,
05:14et pour parler aussi de ce regard que portent l'étranger,
05:18les étrangers sur la France d'aujourd'hui.
05:20Amoré Bucco qui dit « On passe notre temps à donner des leçons aux autres. »
05:24C'est un peu normal, je ne suis pas d'accord avec vous.
05:25Amoré, on marque une pause, on revient en direct sur Europe 1.
05:28Et comme Jacqueline, vous avez la parole avec Christine Kelly sur Europe 1.
05:3101-80-20-39-21, vous appelez le numéro du standard Europe 1.
05:35Il est non surtaxé.
05:3612h42, vous écoutez Christine Kelly sur Europe 1.

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