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  • il y a 7 minutes
Tous les jours, du lundi au jeudi, La France bouge prend des nouvelles d'entrepreneurs qui sont déjà passés dans l'émission.

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00:00Europe 1, la France bouge, la pépite.
00:03Mathilde Ouzet, vous avez créé Smoun en 2019 à Paris, vous avez fait une école de commerce, le SCP,
00:10vous avez commencé votre carrière dans l'industrie du luxe, dans le parfum notamment chez Guerlain,
00:14autour du marketing, et ce n'était pas prévu de vous lancer dans l'entrepreneuriat ?
00:19Non, pas du tout, c'est vraiment venu de mon vécu personnel.
00:22C'était au moment de la naissance de ma fille aînée, où je suis rentrée chez moi,
00:27pour celles qui ont les enfants, je me suis rentrée avec mon corps en chantier,
00:30avec mes pertes de sang, mes fuites de lait, et je me suis trouvée très dépourvue de solutions pour m
00:36'accompagner,
00:37alors qu'à côté de ça, il y a des innovations textiles incroyables, le sport par exemple,
00:42et moi je me retrouvais avec des culottes filées, les fameux pads, avec des serviettes hygiéniques que je me collais
00:46sur les seins,
00:47et au-delà de cette période qui est compliquée, je ne me suis vraiment pas sentie accompagnée dans cette période
00:52-là.
00:53Donc vous vous échangez avec d'autres femmes, où vous vous apercevez que finalement ces problématiques sont communes,
00:58ça ne vous concerne pas vous, c'est seulement vous, et là, vous vous associez, vous faites une rencontre pour
01:04créer Smoone,
01:05comment ça se passe pour passer le cap ? C'est pendant le congé maths ?
01:09Alors pendant mon congé maths, je me suis dit que j'avais envie d'apporter ma pierre à l'édifice,
01:14et de travailler sur des produits, de déterminer quels produits j'avais besoin pour aider les femmes.
01:21En rencontrant toutes ces femmes, je me suis rendue compte que le premier produit, c'était le menstruel,
01:25c'était vraiment, il y avait 75% des femmes qui déclaraient ne pas être satisfaites de leur protection hygiénique,
01:30ce qui est énorme, pour des raisons de santé, vous l'avez évoqué, de déchets, de confort aussi,
01:35la peur de la fuite, de l'inconfort.
01:38Et donc j'ai rencontré un ingénieur textile avec lequel j'ai travaillé pendant un an pour développer cette technologie,
01:42et ensuite je me suis en effet associée avec Marine, qui m'a permis aussi d'avancer,
01:48de pouvoir lancer la société, d'avancer rapidement dans la distribution de cette culotte à l'édifice.
01:53Et on en est là ce soir avec Smoone, vous restez avec nous, vous allez pitcher,
01:57on fait le petit point sur l'info de 21h, et puis on se retrouve dans un instant sur Europe
02:001.
02:01Merci.
02:02Europe 1, la France bouge, 20h30, 21h30, Elisabeth Assayac.
02:07Bienvenue dans la France bouge, si vous nous rejoignez ce soir,
02:11nous sommes avec Guillaume Gibault, le président du Slip français,
02:15nous sommes avec Mathilde Ouzet, la cofondatrice de Smoone,
02:17qui va pitcher d'ici quelques secondes, on va prendre des nouvelles de WeTurn,
02:22qui s'occupe des matières premières de nos vêtements pour les revaloriser avec WeTurn,
02:28et le coach de ce soir, c'est Fabrice Marcella, le directeur de la banque des start-up chez LCL.
02:32Fabrice, ça vous inspire tout ce qu'on se dit là depuis le début de l'émission ?
02:35En tout cas, ce que je trouve génial, c'est qu'on n'est pas dans du digital,
02:38on est vraiment dans du produit physique.
02:39Ça vous change ?
02:40Ça me change, oui, ça fait du bien justement d'avoir des entrepreneurs qui créent des produits
02:45et qui les produisent en France, ou bientôt en France pour d'autres.
02:49Fabrice Marcella, directeur de la banque des start-up chez LCL,
02:52c'est une émission en route vers les trophées de l'avenir Europe 1 LCL,
02:55et c'est aussi pour cela que nous sommes avec Guillaume Gibault,
02:57qui est candidat pour ces trophées, le président du Slip français.
03:01Mathilde Ouzet, on va découvrir Smoone,
03:03concrètement, vous avez apporté les maillots de bain menstruels,
03:06les culottes menstruelles, vous nous le disiez tout à l'heure,
03:08tout est parti de votre expérience personnelle,
03:12et en regardant les matières techniques qui se faisaient avec le sport,
03:15vous vous êtes dit, tiens, on va l'appliquer pour les désagréments des femmes.
03:19Eh bien, je vous laisse pitcher en une minute, Smoone.
03:22Alors, Smoone, on est le leader des sous-vêtements techniques absorbants.
03:25Notre mission, c'est vraiment de permettre aux femmes de continuer à bouger,
03:28à vivre au quotidien sans cette peur de la fuite ou de la tâche.
03:32Et pour cela, on a commencé en 2019,
03:34on a mis l'innovation textile au cœur de nos produits
03:37pour répondre à des problématiques concrètes liées à la maternité,
03:41à l'allaitement, aux règles, aux fuites urinaires,
03:44et récemment à la pratique sportive.
03:47Vous pouvez le voir là, on a co-développé avec Kiprun un short absorbant,
03:51et on est très fiers également d'avoir été sélectionnés
03:54par les fédérations françaises de natation, de boxe et de tennis
03:57pour devenir fournisseurs officiels de leurs sportives.
04:00Concernant notre distribution,
04:02nos produits sont vendus via notre site e-commerce,
04:05mais également via nos 3000 points de vente,
04:07notamment chez Decathlon, InterSport, Etam ou Monoprix.
04:11et aujourd'hui, notre ambition,
04:14c'est vraiment de rendre que le technical wear
04:20devienne un standard du marché des sous-vêtements féminins
04:23en France, en Europe et demain à l'international.
04:27Merci Mathilde Ouzé, co-fondatrice de Smooth
04:29autour de la table à France Bouche.
04:30Guillaume Chibot ?
04:31Super pitch, très clair.
04:34Je te l'ai dit, en arrivant, jusque-là, je ne connaissais pas la marque,
04:36donc vraiment, je n'ai pas bien fait mes devoirs.
04:39Mais chouette, en tout cas, d'avoir déjà une grande distribution comme ça.
04:41Le produit a l'air technique et top,
04:43donc ça répond à un vrai sujet de société
04:45qui est hyper d'actualité.
04:47L'entrée vers le sport, c'est super.
04:49Et voilà, quand on parlait d'alignement de mission,
04:51ton histoire, ce pourquoi tu as créé l'entreprise,
04:53tout ça me paraît très aligné.
04:55Donc voilà, il faut comme toujours le bon produit,
04:57le bon prix, parce que c'est super de raconter une histoire.
04:59Combien c'est d'ailleurs les prix ?
05:00Alors sur les culottes, on est sur 35 et 39 euros selon les flux.
05:04Sur les maillots de bain, encore une fois, selon les modèles,
05:06on est entre 60 et 80 euros selon les niveaux d'absorption,
05:09la technicité du produit, parce que c'est des maillots étanches.
05:13Donc on a une grande variété pour aussi pouvoir répondre
05:16aux différents besoins des femmes.
05:17Fabrice Marcella, le coach de ce soir.
05:19Fabrice, vous disiez tout à l'heure, c'est liberté, c'est ça le mot ?
05:22C'était liberté, tout à fait.
05:23Et ça a été bien incarné dans le pitch de Mathilde.
05:26Ce que je trouve super, c'est qu'on est aujourd'hui sur un marché
05:28qui a très peu innové ces dernières années.
05:31C'est nouveau, c'est un nouveau marché.
05:32C'est un nouveau marché et Mathilde arrive sur un marché
05:36sur lequel il y a une attente de produits extrêmement forts,
05:39de produits réutilisables, plus sains, plus compatibles avec une vie active.
05:43Et donc la panoplie, en tout cas la diversité des produits que tu proposes
05:46répond bien à cette attente-là aujourd'hui du marché.
05:48Le marché est estimé d'un point de vue mondial,
05:51alors les sources divergent, mais c'est 260 millions de dollars,
05:55ce qui est énormissime.
05:56En France, c'est 15 millions de femmes menstruées.
05:58Donc c'est une vraie cible et un vrai potentiel, en tout cas,
06:02de développement pour l'entreprise Moon.
06:05Il y a quand même un petit sujet, Mathilde Ouzet.
06:07On était en train d'évoquer ça avec Guillaume Gibault
06:09qui, lui, est devenu industriel.
06:13Vous, aujourd'hui, vous ne fabriquez pas en France ?
06:16Non, on fabrique en Tunisie.
06:18Notamment, c'est notre technologie sans couture
06:20qui nous a amenés en Tunisie,
06:21parce qu'ils sont spécialistes de cette technologie-là.
06:25Aujourd'hui, on peut produire en Tunisie,
06:29et c'est des produits qualitatifs,
06:31et comme je le disais, on fait vraiment attention
06:34à la qualité de nos matières.
06:36Donc on est certifié Bicorp Ecovadis Platinum,
06:38qui est le plus haut niveau de cette certification RSE.
06:42On est garantie 100 PFS,
06:43donc on peut faire aussi les choses qualitativement.
06:47Même en étant à l'extérieur ?
06:48Même en étant à l'extérieur, on fait du bateau pour essayer de limiter.
06:50Donc c'est vraiment aussi la technologie qui nous a amenés là-bas.
06:52Mais est-ce que ce serait envisageable
06:55de rapatrier tout ça en France ?
06:57Eh bien, ça serait justement...
06:59Est-ce que vous y avez pensé déjà ?
07:01Alors, on y a pensé.
07:02C'est vrai qu'aujourd'hui, on a encore une petite structure,
07:04et je suis admirative de se dire
07:06« Demain, je vais monter une usine. »
07:09Mais pas forcément aller jusque-là.
07:12Et pas aller jusque-là,
07:13mais justement, c'est pour ça que je pense
07:14qu'il faut qu'on échange avec Guillaume
07:16pour voir dans quelle mesure il y a des capacités.
07:18On est là, sur Europe 1, allez-y.
07:20Il peut y avoir des capacités de production.
07:21Mais quand même, fabriquer en France, c'est très dur.
07:23Quand on démarre, et j'ai été à ta place
07:25il y a quelques années maintenant,
07:26en fait, les fabricants ailleurs sont très forts.
07:29Il faut quand même le dire.
07:29Ils sont très actifs, ils font des produits de qualité,
07:31et c'est à des prix qui sont très compétitifs.
07:34Donc du coup...
07:35C'est tentant.
07:35Oui.
07:36Il faut vraiment se le dire.
07:37Fabriquer en France, nous, on a pris la face nord,
07:39on a entreprise à mission, c'est le but de l'entreprise,
07:41c'est super, mais c'est quand même absolument pas la norme.
07:44Donc, il faut qu'on arrive, nous, industriel,
07:46et maintenant, on se met dans le sous-en-tac.
07:47Mais il faut expliquer peut-être ça pour d'autres boîtes comme...
07:50Exactement.
07:50Si je vous explique, comment est-ce qu'on arriverait à travailler ensemble ?
07:52Il faudrait que tu viennes, et t'es la bienvenue,
07:54on s'est dit tout à l'heure, à l'usine,
07:55qu'on décompose le produit.
07:57Est-ce qu'on est capable d'avoir la même technologie de 100 coutures
07:59que ce que vous avez, je pense, en l'état aujourd'hui ?
08:01Non, on l'a pas.
08:02Est-ce qu'on imagine un investissement ensemble ?
08:04Du coup, tout de suite, vous voyez bien que,
08:06par rapport à un fabricant en Tunisie
08:08qui est déjà intégré, dont il maîtrise le produit, le prix,
08:11et pour toi et pour nous, c'est du risque, du temps,
08:13donc il y a un potentiel derrière,
08:14mais c'est des projets qu'il faut prendre sérieusement.
08:16En tout cas, nous, on serait ravis de regarder ça.
08:18C'est pas mal.
08:18Mais c'est des beaux projets,
08:20et je pense qu'en effet, aujourd'hui,
08:22c'est cette opportunité-là qu'on a eue en Tunisie
08:24avec leur technicité,
08:24mais bien évidemment avec grand plaisir
08:26si on peut produire une partie en France.
08:28Fabrice Marcella.
08:28D'autant plus que les avis aujourd'hui
08:30sont extrêmement positifs sur les produits
08:32tels qu'ils sont vendus.
08:33J'ai noté sur Trustpilot,
08:34c'est 4,4 sur 5 pour plus de 3 000 avis.
08:36Donc les produits sont reconnus,
08:38qualitatifs par celles qui l'utilisent.
08:40Tout à fait.
08:41C'est vraiment notre signature.
08:43On est vraiment l'expert des sous-vêtements techniques.
08:46La qualité, elle est au centre de tous nos process,
08:50notamment en Tunisie,
08:51nos contrôles qualité,
08:52le contrôle de nos matières
08:53qui viennent de France, d'Italie.
08:55Les matières françaises et italiennes.
08:56Françaises et italiennes, d'accord.
08:57Donc c'est pas tout tunisien.
08:59Non, non, non.
09:00Nos matières, on va les chercher
09:02vraiment chez les experts
09:03pour avoir les meilleures matières
09:04qui sont en France et en Italie.
09:06On est bon en France là-dessus.
09:07En maritime.
09:08Et par rapport aux produits
09:09culottes menstruels
09:10que beaucoup, beaucoup de marques ont implantées.
09:12Au début, c'était quelques petites marques
09:13un peu niches,
09:14puis les gros acteurs s'y ont mis.
09:15Comment est-ce que vous naviguez-vous
09:16par rapport à ce marché
09:17qui est quand même un peu capté par tout le monde ?
09:19Alors, qui est très compliqué.
09:20Et c'est très compliqué.
09:22Et surtout, il y a eu de tout.
09:23À un moment, vraiment,
09:24il y a des culottes menstruels.
09:25On peut avoir 3 culottes menstruels
09:26pour 15 euros.
09:27Évidemment, les clientes,
09:28elles se perdent.
09:29Et c'est pour ça
09:30qu'on a été la première marque
09:32de culottes menstruels
09:33à être labelliser Bicorp,
09:35à faire la certification Ecovadis
09:37et être Platinium,
09:38à faire des tests supplémentaires
09:39pour montrer que nous,
09:40on n'avait aucun PFS
09:41parce qu'il y a des marques
09:42de culottes menstruels
09:43sur lesquelles il y a eu des tests,
09:44il y avait des PFS.
09:45PFS, qu'on rappelle aux auditeurs,
09:47donc c'est des...
09:48C'est des perturbateurs.
09:50En fait, c'est des perturbateurs.
09:52intimes.
09:52C'est pas possible.
09:55Et en fait, tout ça,
09:56mais le discrédit aussi
09:57sur nous, notre travail
09:59et sur la catégorie.
10:00Et sur la catégorie.
10:01Donc nous, la manière
10:02pour répondre à ta question,
10:03c'est vraiment de,
10:05par des tests gynécologiques,
10:06dermatologiques,
10:07par tous ces tests,
10:08de montrer qu'on était,
10:09qu'on faisait les choses
10:10bien, sérieusement,
10:11et qu'on respectait
10:12notre promesse faite aux femmes
10:13de les accompagner
10:14au quotidien
10:15et de leur donner
10:17les sous-vêtements nécessaires
10:18pour qu'elles continuent
10:19leur vie sereinement.
10:20Fabrice Marcella.
10:21Donc, en résumé,
10:22les atouts,
10:23un produit différenciant.
10:25Là, on l'a vu,
10:26ces différenciants,
10:27ces techniques.
10:28Voilà, un modèle multicanal,
10:29c'est-à-dire que tu as utilisé
10:30tous les canaux,
10:31le digital,
10:32comme des partenaires
10:33Grand Distrib,
10:34et puis aussi des partenariats
10:35extrêmement forts
10:36avec des marques
10:37comme Decathlon ou Etam.
10:38Les pharmaciens aussi,
10:39pour rassurer.
10:40J'ai compris que c'était
10:41un marché où il fallait
10:42encore rassurer
10:43les consommatrices.
10:45Alors, les pharmacies,
10:46c'est un...
10:47Alors, les pharmacies,
10:48il y a eu le projet
10:50de décret
10:50et qui est passé
10:51du remboursement
10:52des cuillettes menstruels
10:53en pharmacie.
10:54On n'y est pas encore
10:55parce que le cahier des charges,
10:57pour nous,
10:58a mis trop de contraintes
10:59qui nous demandaient
11:00de retravailler notre produit,
11:01surtout pas de la bonne manière,
11:02c'est-à-dire qu'ils ont imposé
11:03des matières
11:04qui, pour nous,
11:04ne sont pas les meilleures
11:05pour des cuillettes menstruels.
11:06Donc, vous restez alignés
11:07avec ce que disait Guillaume tout à l'heure.
11:07on reste alignés
11:08sur nos revendeurs.
11:10Après, il n'empêche
11:10que c'est une super évolution
11:12pour les femmes.
11:12Bien sûr.
11:13Je suis ravie que le gouvernement
11:14s'empare du sujet
11:14et on verra dans l'avenir
11:16si on y va
11:17et comment on y va.
11:18Mais aujourd'hui,
11:18ce qu'il décharge,
11:19il est trop restrictif
11:20par rapport aux produits
11:21qu'on fait.
11:21Pour l'instant,
11:22l'autre problématique,
11:24c'est que vous êtes présent
11:24en France,
11:26mais l'envie,
11:27et c'est la raison
11:27pour laquelle vous êtes aussi
11:28parmi nous ce soir,
11:29c'est de pouvoir aller
11:30au-delà de nos frontières.
11:32Exactement.
11:33Comment on duplique aujourd'hui
11:36ce déploiement
11:37qu'on a pu connaître
11:38en France,
11:38à l'international ?
11:40La réflexion qui a été la mienne,
11:42c'était de me dire
11:42qu'est-ce qui fait
11:43que ça marche aujourd'hui
11:43et comment on peut
11:44s'appuyer là-dessus
11:45avec du bon sens
11:46pour aller aussi
11:47à l'international.
11:48Ce que j'ai noté,
11:49qu'est-ce qui fait
11:49que ça fonctionne ?
11:50Un, il y a déjà
11:50un site direct
11:51qui a permis de tester
11:54la demande à faible coût.
11:55Deux, il y a
11:56les grands partenaires
11:57Monoprix,
11:58Décathlon,
11:58on en parlait tout à l'heure.
11:59Et puis, il y a des marques de mode
12:00aussi avec lesquelles
12:00vous bossez.
12:01Et donc, ce que je me suis dit,
12:02pour aller à l'international,
12:04si je reprends cette recette-là,
12:06je me dis que,
12:07un, il faut choisir
12:08peu de pays,
12:09deux ou trois pays.
12:10Comment les choisir ?
12:11Un, mesurer la maturité
12:13de la catégorie dans ces pays.
12:14Est-ce que la culotte mensuelle
12:15est déjà l'objet
12:18d'une utilisation dans ces pays ?
12:19Deux, la proximité,
12:20la langue, la logistique,
12:21la réglementation.
12:22Il y a peut-être
12:23la Belgique, le Luxembourg
12:24ou la Suisse
12:25qui peuvent partir
12:25avec une longueur d'avance
12:26parce que je crois
12:26que, est-ce que vous distribuez déjà
12:28peut-être via votre site internet
12:30un peu dans ces pays-là ?
12:31Oui, mais ça représente
12:33une partie du site.
12:33Voilà.
12:35Ensuite, il y a
12:35l'accessibilité de la distribution.
12:37Est-ce que c'est
12:38un ou deux grands réseaux ?
12:40Et ensuite,
12:41quelle est l'intensité concurrentielle
12:42sur ces marchés ?
12:42Donc, un,
12:43je choisis deux ou trois pays.
12:44Deux, je reprends le digital
12:46pour tester avant d'investir
12:47dans le monde physique.
12:48Pourquoi ?
12:48Parce que ça ne coûte pas cher à faire.
12:50Deux, trois, pardon.
12:52Il y a beaucoup de points là.
12:54Pardon ?
12:54Non, non, allez-y.
12:55Allez-y, c'est vrai.
12:55Allez, je m'appuie sur un partenaire
12:56local de confiance.
12:57Plutôt un agent, finalement,
12:59qu'une filiale.
13:01Pourquoi ?
13:01Parce que l'agent, lui,
13:02il va être rémunéré
13:03uniquement au succès.
13:05Finalement, ça me permet
13:05de ne pas trop investir.
13:07Et puis, il va connaître
13:08aussi l'écosystème local.
13:10C'est bien ça,
13:10un agent sur place.
13:12Un agent sur place.
13:13Il y a un pays
13:13qui vous fait rêver ?
13:14L'Allemagne.
13:15L'Allemagne.
13:15L'Allemagne et l'Espagne,
13:16c'est les deux pays
13:17aujourd'hui
13:18qu'on essaie de conquérir.
13:20En tout cas,
13:20privilégier un agent,
13:21c'est un coût fixe
13:22quasi nul,
13:23c'est le droit à l'erreur,
13:24c'est un accès immédiat
13:24au réseau.
13:26Et enfin,
13:27c'est aussi,
13:28le quatrième point,
13:29c'est financer cet export
13:30à l'international.
13:31Il y a Team France Export
13:33qui, j'imagine,
13:34vous avez déjà consulté.
13:35C'est là où on vient
13:35vous voir, non ?
13:36Pour financer.
13:37Et ensuite,
13:38effectivement,
13:39on peut se voir également
13:39pour...
13:39La banque des start-up
13:40chez le CL.
13:41Voilà, je ne fais pas trop
13:42de publicité
13:43pour ce qu'on fait,
13:43mais on le fait très bien.
13:44Mais on peut,
13:44effectivement,
13:45accompagner, bien sûr,
13:45à l'international
13:46des entreprises françaises
13:47qui cherchent à s'y implanter.
13:49Mais, donc,
13:50voilà mes recommandations.
13:50En tout cas,
13:51c'est d'y aller pas à pas
13:51et avec du bon sens
13:52et de façon très pragmatique.
13:53J'ai bien aimé
13:54votre idée d'agent,
13:55en tout cas,
13:56Fabrice Marseille.

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