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  • il y a 21 heures
Le Premier ministre Sébastien Lecornu a répondu à une question de Laurent Marcangeli, président du groupe Horizons & Indépendants à l’Assemblée nationale, à propos du bilan des violences en marge du mouvement lycéen. «C’est le bilan le plus lourd depuis des décennies dans l’Education nationale, en nombre d’agents publics blessés», a-t-il souligné lors de la séance de Questions au gouvernement de ce mardi 6 octobre. 

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Transcription
00:00les événements qui se produisent dans les lycées et autour des lycées de notre pays,
00:05avec aussi, disons-le, parfois une certaine forme d'impuissance
00:07qui nous touche tous au plus profond de nous-mêmes.
00:11Alors, autant le dire d'emblée, si oui, le dialogue doit exister,
00:16si oui, les lycéens ont le droit d'avoir à réclamer davantage de moyens,
00:21une meilleure organisation de leurs travaux,
00:24jamais, jamais rien ne justifiera un tel déferlement de violence.
00:29Aujourd'hui, ce n'est pas un problème d'organisation de la vie au lycée dont il s'agit,
00:33c'est un problème d'ordre public.
00:34Le groupe que je préside demande à ce que l'ordre revienne,
00:37avant tout, pour permettre à cette mission de service public de s'exercer dans les meilleures conditions.
00:43Parce qu'on assiste à une casse, une véritable casse de service public.
00:45Je veux avoir une pensée, personne ne pense à eux.
00:48Pour les personnels de l'éducation nationale qui subissent de plein fouet
00:51les événements qui sont en train de se produire,
00:53pour nos forces de l'ordre, pour celles et ceux qui sont victimes de ces violences,
00:57pour nos compatriotes qui voient leur argent public partir en fumée.
01:01Et aujourd'hui, nous le disons très clairement,
01:04c'est ceux qui cassent qui devront payer.
01:06Monsieur le Premier ministre, plusieurs questions.
01:09D'abord, un bilan, un bilan humain,
01:11parce que nous le savons, il y a eu des blessés de part et d'autre,
01:14dans les services publics comme chez les élèves.
01:16Un bilan également des dégâts matériels,
01:18parce que cet argent, il va falloir aller le chercher pour pouvoir réparer.
01:22Et c'est de l'argent des Français dont on parle.
01:24Et enfin, un bilan politique.
01:26Monsieur le Premier ministre, la semaine dernière,
01:27vous avez laissé entendre qu'une famille politique,
01:30qu'un parti politique était peut-être derrière tout ça,
01:33qu'un parti politique était peut-être derrière ce noyautage,
01:36derrière cette manipulation de notre jeunesse.
01:37La représentation nationale veut savoir de quoi il s'agit.
01:41Je vous remercie.
01:43Merci beaucoup, Monsieur le Président Marc-Angeli.
01:46La parole est à Monsieur le Premier ministre.
01:48Merci, Madame la Présidente de l'Assemblée nationale.
01:50Mesdames et Messieurs les députés,
01:52Monsieur le ministre, Monsieur le Président Marc-Angeli,
01:54permettez-moi, à travers votre question,
01:56de rendre compte à la représentation nationale
01:58de l'ensemble du panorama,
02:00des faits tels que nous les connaissons,
02:02de faire quelques éléments de bilan,
02:04peut-être aussi quelques éléments de clarification,
02:06car il ne vous aura pas échappé que le débat public
02:08est inondé de contre-vérités parfois
02:10ou de fausses informations,
02:12mais aussi, parce que vous l'avez dit,
02:13quelques perspectives politiques
02:15pour le service public de l'éducation nationale.
02:18Premier élément, le bilan.
02:22215 élèves blessés,
02:24la majorité d'entre eux,
02:25suite à des agressions
02:27ou de manière plus résiduelle,
02:29des accidents.
02:3185 personnels éducatifs,
02:33dont 34 proviseurs et adjoints.
02:35Mesdames et Messieurs les députés,
02:37c'est le bilan le plus lourd
02:39depuis des décennies dans l'éducation nationale
02:41en nombre d'agents publics blessés.
02:44Et je le dis comme vous l'avez dit,
02:46une banalisation de cette violence
02:48contre les personnels de l'éducation nationale
02:50n'est pas acceptable.
02:52715 policiers et gendarmes blessés
02:55et aux blessures s'ajoutent
02:57beaucoup d'insultes,
02:58d'actes d'intimidation,
03:00y compris contre les magistrats,
03:02on l'a vu avec M. le procureur de la République
03:04dans le territoire de Belfort,
03:06et même contre les journalistes.
03:08Et je veux le dire ici,
03:10quelles que soient nos opinions politiques
03:12et nos sensibilités,
03:13j'arriverai au fond dans un instant,
03:14nous n'avons pas le droit
03:16d'abandonner les agents du service public,
03:19quel que soit leur ministère,
03:20quel que soit ce qui peut être dit
03:23ici ou là,
03:24on défend le service public.
03:26Et jadis,
03:27l'ensemble de l'hémicycle
03:29aurait applaudi pour le faire.
03:31Les fonctionnaires territoriaux
03:34de l'État
03:35méritent le soutien,
03:37car il n'y a pas de service public
03:38dans la République
03:39sans que la classe politique
03:41ne fasse corps
03:42derrière ces services publics.
03:47Sous-titrage Société Radio-Canada

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