00:00Alors ensuite, convergence des luttes, ça c'est un mot très politique.
00:04Vous avez bien le droit d'ailleurs, je fais aussi de la politique.
00:09Moi, le week-end, je suis dans la ville dans laquelle je suis élu, dans laquelle j'ai grandi, à
00:13Vernon dans l'heure.
00:14Je vois bien quand même, il y a des angoisses, on est dans une forme de moment de permacrise,
00:21des guerres, des incertitudes sur le pouvoir d'achat, l'inflation.
00:26C'est pour ça qu'on a aussi pris des mesures inédites sur le carburant, le sentiment qu'une crise
00:31pousse une autre.
00:34C'est sûr qu'il y a un moment de fatigue dans le pays, je le ressens profondément.
00:40Après, que la classe politique ou que certains mouvements politiques veulent récupérer cette fatigue
00:45pour le transformer en carburant électoral, ça n'a échappé à personne.
00:48Et d'ailleurs, c'est leur droit.
00:50Je pense que les Françaises et les Français ne seront pas dupes.
00:53Après, il y aura une grande journée de mobilisation aussi.
00:55C'est le 18 avril prochain.
00:57Je le dis, mais on fait comme s'il n'y avait pas un grand rendez-vous démocratique
01:00qui structure quand même la vie du pays depuis 1962,
01:03c'est-à-dire l'élection au suffrage universel direct du président de la République.
01:07Et au fond, c'est aussi à la campagne présidentielle de démarrer,
01:10pour être complètement transparent avec vous.
01:12Parce que pour une population, pour des concitoyens, des concitoyennes,
01:17qui ont des aspirations de long terme,
01:19c'est aussi à l'élection présidentielle de donner aussi à voir une espérance et une vision.
01:25Pour notre part, et j'ai toujours été clair,
01:28le gouvernement se déconnecte de la campagne présidentielle.
01:31Ça n'empêche pas qu'on fait du mieux que l'on peut,
01:33et plus d'ailleurs, pour répondre à toutes les crises telles qu'elles surgissent.
01:37On l'a vu avec le drame épouvantable de Liana.
01:41On a fait cette loi intégrale qui est une première réponse,
01:44dont je note que trop peu de personnes parlent dans le débat public.
01:47C'était seulement en mai et en juin dernier.
01:50Nous sommes en train de répondre sur les sujets de sécurité civile avec Laurent Nunez.
01:55On se rappelle les incendies, Landes, Gironde.
01:58Quand on parle de ce sujet, aujourd'hui, ça n'intéresse presque plus personne dans le débat public,
02:02parce que tout le monde parle des lycées.
02:04Quelque chose me dit que lorsqu'il y aura peut-être moins d'actualité sur les lycées,
02:07et qu'on voudra parler du fond sur les lycées,
02:08on aura du mal à parler du fond sur les lycées dans le débat public,
02:11c'est un peu malheureusement aussi notre système politico-médiatique.
02:15Enfin, moi, je veux dire aux Françaises et aux Français
02:16que comme on n'a pas d'agenda électoral,
02:18on n'est pas obligé de raconter n'importe quoi aux gens.
02:20C'est une grande liberté.
02:21Ça permet d'être responsable et de dire que l'ensemble des graves difficultés
02:26que le pays peut connaître, les ministres sont complètement mobilisés
02:28pour y répondre avec beaucoup de sérieux.
02:31Après, une fois de plus, c'est une démocratie,
02:32donc les gens veulent manifester, c'est bien leur droit,
02:35mais dans le respect de l'état de droit précisément,
02:38et en refusant la violence, je le redis,
02:40on n'est pas loin d'un peu moins de 1000 policiers et gendarmes blessés,
02:45moins de 300 en dessous, enseignants, proviseurs, blessés.
02:51Enfin, il faut aussi défendre le service public et celles et ceux qui le rendent.
02:55C'est aussi ça un grand pays.
02:56Je pense qu'on est encore un grand pays, un grand peuple.
02:58Il faut aussi qu'on se comporte comme tel.
03:00Merci.
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