00:00Je veux donc être clair. Contrairement à ce que certains racontent et répètent, les forces de l'ordre n'ont
00:07pas pour instruction d'affronter les lycéens.
00:10Leur mission est de protéger les biens, mais surtout les personnes, de faire respecter la loi et de permettre l
00:16'accès aux établissements scolaires.
00:18Elles doivent agir pour cela de manière proportionnée, dans un contexte souvent très difficile, il faut le reconnaître, et je
00:23veux leur redire notre soutien.
00:25Mais lorsqu'un jeune est gravement blessé, les enquêtes doivent en établir les circonstances en toute transparence, comme pour toute
00:34atteinte aux personnes.
00:35Je l'ai rappelé hier à l'Assemblée nationale, le respect de l'État droit s'impose à chacun.
00:42Mais la colère des jeunes ne vient pas de nulle part. Nul ne peut être indifférent aux angoisses qu'ils
00:49expriment.
00:50Ces lycéens, on le sait, étaient enfants, ou en tout cas entraient dans l'adolescence pendant le Covid.
00:55Nous leur avons demandé des efforts considérables.
00:58Depuis, ils voient les guerres, le changement climatique, parfois leurs parents ou leurs proches en difficulté.
01:05Malgré ces angoisses, nous leur demandons pourtant de choisir leur orientation et de regarder l'avenir avec confiance.
01:12La responsabilité du gouvernement et de l'ensemble des formations politiques doit être de rétablir cette confiance.
01:18Et cela commence, évidemment, et déjà, par les écouter.
01:22Sous-titrage Société Radio-Canada