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Le Premier ministre a présidé ce jeudi une réunion sur le plan de relance agricole en présence des ministres Annie Genevard, Monique Barbut et Serge Papin. A cette occasion, Sébastien Lecornu a répondu aux questions sur les mobilisations lycéennes et la convergence des luttes.
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00:00Salut la presse ici présente avec les membres du gouvernement pour une réunion importante sur le suivi de la crise
00:06agricole.
00:07Vous savez que le monde agricole, les agriculteurs de France ont subi ces dernières semaines les effets de deux crises
00:13majeures.
00:13La première géopolitique, à l'Ukraine c'est évidemment ajouter le Proche et le Moyen-Orient.
00:19C'est vrai évidemment pour le coût des carburants mais peut-être encore de manière plus sensible sur le coût
00:24des intrants, des engrais.
00:25Et puis évidemment une crise climatique qui ne cesse de se confirmer avec la rencontre à la fois des phénomènes
00:32d'incendie dans un certain nombre de régions et de sécheresse.
00:35Pour nous c'est un des dossiers majeurs de la rentrée depuis la fin du mois d'août qui mobilise
00:40l'ensemble des membres du gouvernement avec plusieurs séries de réponses.
00:44Déjà objectiver évidemment les pertes. A la fin du mois d'octobre on sera en fin de période de récolte.
00:50On va être capable de quantifier filière par filière et région par région les différentes pertes et on va pouvoir
00:56commencer à les chiffrer avec beaucoup plus de précision.
01:00Ça nous a permis de déclencher une première réponse avec un plan d'urgence pour 1,3 milliard d'euros.
01:05La première partie de cette réunion de ministres a d'ailleurs été consacrée à faire un suivi très précis de
01:11la consommation des crédits.
01:12Pour être complètement transparent un certain nombre de guichets d'aide fonctionnent très très bien.
01:16D'autres ont pris du retard donc on a objectivé tout ça et les ministres évidemment y reviendront.
01:22La deuxième réponse que nous allons apporter, le ministre Serge Papin en dira un mot tout de suite, c'est
01:26évidemment une discussion avec la distribution.
01:29Parce que par définition notre modèle agricole repose aussi sur un marché de consommation sur lequel il n'est pas
01:35question de faire n'importe quoi évidemment en matière d'augmentation des prix, d'inflation des produits agricoles.
01:39On a déjà une inflation importée à cause des produits énergétiques donc c'est certainement pas le gouvernement qui va
01:46organiser le n'importe quoi en la matière.
01:48Mais justement nous préomptons ce sujet et le ministre Papin y reviendra dans un instant mais on va organiser une
01:53discussion assez inédite,
01:55donc une forme de pacte de responsabilité justement entre l'amont de la filière et l'aval de la filière.
02:02Troisième volet de réponse évidemment c'est le plan de relance qui pour le coup lui va venir progressivement s
02:09'insérer dans les discussions budgétaires au Parlement.
02:12Certains outils sont déjà dans le budget, d'autres vont faire leur apparition par amendement avec au fond des axes
02:18qui ont été travaillés par la ministre Annie Gennevar et je la remercie.
02:21Sur le volet adaptation au changement climatique cela correspond aussi aux travaux menés par le ministère de Dominique Barbu.
02:27Mais notre capacité à être beaucoup plus indépendant et souverain, on le dit toujours mais je le redis sur engrais,
02:33on voit bien qu'on a une difficulté majeure.
02:36La décision que j'ai prise de libérer avec le président de la République 10 millions de barils de gazole
02:40nous permet d'avoir un impact évidemment positif sur le coût du GNR,
02:44ce qui est vrai d'ailleurs pour l'agriculture, ce serait vrai également pour la pêche.
02:47Le deuxième volet de ce plan de relance c'est l'adaptation au changement climatique de la production agricole,
02:53soit parce que les productions vont devoir s'adapter au changement du climat, soit parce qu'on peut adapter ces
02:57productions justement.
02:58On a tous été marqués par des images épouvantables l'été dernier, des carissages de volailles en Bretagne par exemple,
03:05parce que justement les bâtiments d'élevage en Bretagne n'étaient pas adaptés pour des raisons qu'on imagine et
03:10qu'on comprend à des chaleurs aussi extrêmes.
03:12Comment fait-on pour que de manière très pragmatique l'été prochain ne ressemble pas à l'été que nous
03:18avons connu ?
03:19C'est la question évidemment des stockages d'eau, notamment des citernes, bref autant de sujets sur lesquels il faut
03:24avancer,
03:25plus aussi des sujets assuranciels parce que malheureusement la question agricole, le monde agricole n'est pas toujours convenablement assuré,
03:33soit parce que c'est difficile d'accéder à l'assurance, soit parce que les produits d'assurance ne sont
03:37pas toujours adaptés évidemment aux problématiques que nous connaissons.
03:40Puis enfin, un volet aussi de simplification, notamment sur le volet fiscal, avec aussi une nouveauté,
03:47on connaissait le pacte d'Utreil pour les transmissions d'entreprises dans le milieu familial,
03:51on connaissait le pacte Papin depuis maintenant quelques semaines sur la transmission vers les salariés,
03:57et donc aussi on va compléter nos dispositifs par le pacte dit Gennevar,
04:02qui permet justement d'avoir des mécanismes de transmission des exploitations
04:06pour faire en sorte justement qu'aucune exploitation ne trouve pas un repreneur.
04:10On va continuer de travailler avec une concertation assez précise et assez territoriale sur ce plan de relance,
04:16sur des sommes qui sont importantes, le plan d'urgence c'est 1,3 milliard d'euros, vous disais-je,
04:22le plan de relance en fonction de ce que la concertation va donner, des discussions parlementaires,
04:27on est quand même quelque part entre 500 et 700 millions d'euros,
04:32qu'on va réinjecter dans les discussions budgétaires, certains sont déjà dans la copie,
04:38d'autres vont faire l'objet d'amendements du gouvernement,
04:40dès l'Assemblée nationale et dès le Sénat, au moins 4 amendements d'ailleurs du gouvernement vont être intégrés,
04:45mais on a globalement 15 jours devant nous, qui vont nous permettre justement de mener une concertation efficace.
04:52Dernier point, la vraie relance passe aussi par les décrets d'application de la loi d'urgence agricole,
04:57heureusement on ne part pas de rien, heureusement que le gouvernement a décidé cette loi,
05:01elle a été décriée sur le terrain politicien, enfin je note qu'aujourd'hui plus personne n'ose la contester,
05:06parce que pour cause, au regard de la situation dans laquelle on se trouve,
05:08si on n'avait pas emmené la loi jusqu'à son adoption finale et jusqu'au journal officiel au mois
05:14d'août dernier,
05:15on serait dans une grosse difficulté.
05:16Donc là, pour le coup, les ministres mènent un travail important pour que l'ensemble des décrets d'application de
05:20cette loi
05:20soit pris avant Noël, publication fin août au journal officiel de la loi,
05:25l'ensemble des décrets d'application, la prédation, l'eau, les simplifications de construction de travaux
05:30dans les bâtiments d'élevage, beaucoup de sujets qui sont attendus, sur lesquels on doit aller vite,
05:34et puis bien sûr, en toile d'écran, peut-être moins connue du grand public,
05:38mais une discussion importante actuellement avec l'ensemble des pays membres de l'Union européenne,
05:42sur le budget de l'Union européenne, et donc aussi sur la politique agricole commune,
05:45et ce n'est pas qu'une affaire de montant, c'est aussi une affaire de critères,
05:48de capacité à transformer aussi nos exploitations agricoles,
05:52et désormais l'adaptation au changement climatique, on le voit bien,
05:55n'est pas seulement le sujet de quelques régions du sud de la France,
05:58mais aussi du nord de la Loire, sans oublier évidemment aussi nos outre-mer,
06:02qui méritent aussi toujours une attention particulière.
06:05Voilà, pour donner quelques points en transparence,
06:08sur un sujet qui parfois occupe beaucoup l'espace médiatique,
06:11lorsque nous sommes définitivement en crise, je me permets de le dire,
06:13et c'est pour ça qu'on cherche nous, régulièrement, avec beaucoup de transparence,
06:19à rendre compte de ce qui est fait, parce que c'est beaucoup d'argent public,
06:22c'est une question de souveraineté importante, savoir d'où vient notre nourriture,
06:26c'est aussi une question évidemment de pouvoir d'achat,
06:30parce qu'un choc avec cette sécheresse, pardonnez-moi,
06:35par définition peut aussi avoir impact sur le pouvoir d'achat des Français,
06:39et donc c'est ce qu'on cherche à régler, très en amont justement, de ces discussions budgétaires.
06:43Peut-être que c'est la ministre de l'Agriculture, préciser deux ou trois éléments.
06:48Bien, après l'été que les agriculteurs viennent de traverser,
06:52qui est terriblement traumatisant,
06:55et y compris d'ailleurs sur le plan psychosocial,
06:59nous sommes très attentifs à l'état de la profession.
07:02Pour autant, il faut à la fois traiter l'urgence,
07:07c'est-à-dire soutenir nos paysans dans cette épreuve,
07:11leur permettre de relancer la production,
07:14bref, leur donner des perspectives,
07:16malgré les mois difficiles qu'ils viennent de traverser.
07:21Pour autant, traiter l'urgence ne doit pas dispenser,
07:25et je dirais même au contraire,
07:27doit nous engager à aborder l'avenir
07:30et la relance de la production agricole,
07:34en tenant compte, bien sûr, de la donne climatique.
07:37Il faut se mettre dans l'hypothèse
07:40que l'été prochain peut être difficile,
07:42donc dès maintenant,
07:44amener les agriculteurs à pouvoir être plus résilients.
07:49C'est par exemple un programme destiné aux bâtiments d'élevage,
07:53pour les rendre mieux adaptés à la canicule,
07:56pouvoir débloquer rapidement les projets de stockage et d'irrigation,
08:00tout en respectant naturellement la ressource eau
08:03qui est précieuse et qui doit être utilisée à bon escient.
08:07C'est pouvoir déployer rapidement,
08:09comme l'a dit le Premier ministre,
08:11les décrets d'application de la loi d'urgence.
08:14Et puis, c'est amener aussi à plus long terme,
08:18à moyen et long terme,
08:21la réalisation des projets d'avenir agricole.
08:23Il y en a beaucoup.
08:24On a fait un tour de France.
08:26Il y a plus de 800 projets d'avenir agricole
08:29pour la souveraineté alimentaire
08:30qui ont été identifiés.
08:32Il faut lancer, dès avant la fin de l'année,
08:35un appel à projets
08:36pour que ces porteurs de projets
08:38puissent trouver auprès de l'État,
08:39mais pas que,
08:43des supports, des aides,
08:44de l'aide à l'ingénierie, par exemple,
08:46parce que ce sont des projets parfois compliqués à mettre en œuvre.
08:49Et enfin, il faut sécuriser.
08:51Sécuriser par l'assurance, cela a été dit.
08:53Aujourd'hui, deux agriculteurs sur dix en France,
08:57comme dans le reste de l'Europe, du reste, sont assurés.
08:59Or, l'assurance, c'est un outil pour dérisquer la production agricole.
09:03Il faut qu'il soit mieux compris et mieux sollicité.
09:07Et puis, bien sûr, encore et toujours,
09:09travailler à la transmission.
09:10Alors, tous ces sujets trouvent une traduction
09:12dans la négociation que nous menons aujourd'hui,
09:15au niveau européen, dans la future PAC.
09:17La position de la France est très claire.
09:20C'est la position qui sera défendue
09:22dans ce qu'on appelle la négo box,
09:23la boîte de négociation des États.
09:26Pas un euro ne doit manquer à la PAC.
09:30Nous devons, alors même que
09:32les enjeux de souveraineté alimentaire
09:35sont tellement importants
09:36dans un contexte géopolitique très bousculé,
09:39il faut que nous soyons souverains.
09:41C'est une question de liberté et de sécurité
09:43pour l'ensemble des Européens et singulièrement
09:45pour les Français.
09:47Et puis, il faut que la PAC soit là,
09:49aux côtés des agriculteurs,
09:51pour sécuriser le revenu,
09:53pour renouveler les générations,
09:55pour simplifier les procédures,
09:57et puis pour apporter aux différents secteurs
10:00de production l'aide
10:01que, légitimement, ils peuvent attendre.
10:04– Serge, un mot sur les...
10:07– Oui, c'est-à-dire.
10:09– Bien, le Premier ministre
10:12et la ministre de l'Agriculture
10:14ont parlé d'un contexte difficile
10:17pour nos filières agricoles.
10:19Va s'ouvrir le 1er décembre
10:22les négociations commerciales.
10:25Donc, en amont de ces négociations,
10:27comme l'a dit le Premier ministre,
10:30je vais inviter autour de la table
10:33dès la semaine prochaine
10:35toutes les parties prenantes
10:36pour trouver un pacte de responsabilité,
10:41d'équilibre
10:42entre la nécessité de la souveraineté agricole,
10:48bien sûr,
10:49qui vit un contexte difficile,
10:52de notre appareil aussi agroalimentaire
10:56et je pense en particulier au PME
10:59et bien sûr, concilier tout ça
11:02avec le pouvoir d'achat,
11:04comme l'a dit le Premier ministre,
11:05qui est aussi au cœur des attentions
11:07de ce gouvernement.
11:08Donc, voilà l'enjeu,
11:10c'est un peu inédit.
11:12On va, en amont de l'ouverture de ces négociations,
11:16eh bien, convier toutes les parties prenantes
11:19pour assumer ces enjeux tous ensemble.
11:22Il y va de l'intérêt général du pays
11:25par rapport à sa souveraineté
11:27et son indépendance alimentaire.
11:32– Bien, pour compléter un petit peu
11:35le tour de table,
11:36tout d'abord, bien sûr,
11:36on se tiendra aux côtés
11:38du ministère de l'Agriculture
11:40pour les premières adaptations,
11:44je dirais,
11:45des exploitations agricoles
11:47pour l'été 2027,
11:49un petit peu comme l'ensemble
11:51du grand plan adaptation
11:52que j'ai soumis au Premier ministre,
11:54avec des volets de très court terme,
11:56c'est préparons-nous immédiatement
11:58pour l'été prochain, au cas où,
12:00et des mesures plus structurelles
12:03que nous avons commencé à discuter aujourd'hui
12:06et qui apparaîtront aussi
12:10dans ce programme d'adaptation,
12:12c'est quel type de culture
12:14pour le climat de demain,
12:16c'est aussi quel type de sécurité
12:20pouvons-nous donner aux agriculteurs
12:24peut-être avec des extensions
12:27de paiements pour services rendus aux écosystèmes
12:35qu'on devra effectivement discuter
12:37à l'intérieur de la PAC en particulier
12:39et donc des volets assez larges
12:42sur l'ensemble de ces thématiques.
12:43– Avez-vous des questions,
12:47mesdames et messieurs ?
12:48– Oui.
12:49– Je repartirai avec les ministres
12:50en fonction des thèmes.
12:51– Bon, vous avez été assez complet,
12:53mais c'est sûr,
12:53donc je voulais bien vérifier,
12:55c'est bien entre 500 et 700 millions
12:57pour le plan de relance
12:58ou le plan de rebond,
12:59et c'est dans le budget 2027.
13:01C'est bien ça ?
13:02– Oui, plan d'urgence,
13:031,3 milliard,
13:04et nous l'avons financé essentiellement
13:07par des redéploiements de crédits
13:08sur les crédits de 2026,
13:10en ce moment.
13:12Plan de relance pour 2027
13:16avec des crédits qui sont déjà
13:17dans la copie initiale
13:19et pour cause,
13:19on a présenté le budget pour 2027
13:22il y a 15 jours,
13:23donc on avait déjà des ingrédients
13:24du plan de relance,
13:25sauf que le plan de relance,
13:27pour qu'il fonctionne,
13:27il faut vraiment qu'il vienne du terrain.
13:29Donc c'est pour ça que depuis le début,
13:30j'avais dit aux ministres,
13:31on va incorporer au fur et à mesure,
13:33par amendement,
13:35les nouveautés pour s'adapter,
13:36ce qui nous donne aussi de la souplesse,
13:38ce qui permet aussi d'ailleurs
13:39à l'Assemblée nationale
13:39et au Sénat de s'emparer du sujet.
13:41Vous voyez bien qu'il y a des objets nouveaux
13:42quand on parle du pacte Genevare
13:43sur les transmissions.
13:45Bon, ça mérite quand même aussi
13:46des discussions
13:47avec les différentes forces politiques.
13:49La somme est indicative.
13:52Par définition,
13:53je vous l'ai dit
13:54et je ne le redirai jamais assez,
13:56on doit terminer à 5%
13:57de déficit à la fin,
13:59donc on est sur des sommes.
14:00Si ça devait être plus,
14:02par définition,
14:03il faudrait le gager
14:03par des économies
14:04ou des recettes ailleurs.
14:05Voilà, ça c'est pour moi
14:06évidemment absolument clé,
14:07mais je ne l'ai jamais caché
14:08depuis l'interview que j'avais donnée
14:09à Paris Match
14:10le mois de juillet dernier
14:11et les nombreuses interviews
14:13que j'ai données
14:13depuis que la question agricole
14:15ne pouvait pas attendre
14:16l'élection présidentielle
14:17et que le budget pour 2027
14:18devait le traduire
14:19de manière évidente.
14:21Ok, merci.
14:22Bonjour, Mano Bouvier,
14:23France Info,
14:24une question sur le budget
14:25de l'Union Européenne
14:26qui a été voté hier
14:27à plus de 30 milliards d'euros.
14:29Le Rassemblement National
14:30et la France-Saint-Denis
14:31veulent le baisser.
14:33Concrètement,
14:33est-ce que ça aurait réellement
14:34un impact sur l'argent
14:35qu'aurait la France
14:36avec la PAC ?
14:37Et la France est-elle gagnante
14:38à mettre autant d'argent
14:39au sein de l'Union Européenne ?
14:41La ministre s'est exprimée
14:43sur les discussions en cours
14:44sur la politique agricole commune.
14:46Déjà, un point quand même
14:47qu'il faut donner
14:47à ce gouvernement,
14:48avec le président de la République,
14:49on a souhaité que l'amende
14:51dite Google
14:53puisse permettre
14:54de baisser la contribution
14:56de la France
14:57à l'Union Européenne.
14:58J'ai vu les débats
14:59un peu théoriques
15:00et hors sol sur le sujet.
15:02Ça, c'est pour le coup
15:03pas théorique,
15:03c'est pas hors sol,
15:04c'est factuel
15:05et ça nous a permis
15:06évidemment de faire baisser
15:08un tout petit peu
15:10de pression budgétaire
15:10que nous avions sur les épaules.
15:12Deux, est-ce que la politique
15:13agricole commune
15:15doit rester commune
15:16avec des financements communs ?
15:18Ben oui,
15:19dans un marché commun,
15:20c'est absolument indispensable.
15:21Tout simplement
15:22parce que nous sommes
15:23une grande puissance agricole
15:24et qu'on a vocation
15:24à exporter.
15:26Si nous n'avions pas
15:27cette puissance agricole
15:29et cette vocation
15:29à exporter,
15:31je vois bien le débat
15:32qui pourrait consister
15:32à dire, au fond,
15:34donnons moins d'argent
15:34à l'Union Européenne,
15:35puis nous-mêmes
15:36prenons sur les crédits
15:37de l'État
15:37nos outils de financement
15:38pour le monde agricole.
15:40Enfin, on a une puissance,
15:42une puissance
15:43qui ne correspond pas
15:44à la seule consommation
15:46des Françaises
15:47et des Français.
15:47Donc, par définition,
15:48oui, on doit être gagnant
15:49sur cette discussion.
15:51C'est pour ça aussi
15:51que nous sommes durs
15:53dans la discussion
15:54pour être diplomates
15:56sur non seulement
15:58la somme,
15:59ça a été dit
15:59par la ministre Gennevard,
16:00le fonctionnement
16:02de ces sommes,
16:03parce que l'agriculture
16:04et la politique
16:05agricole commune,
16:06c'est une politique
16:06de production agricole,
16:08ce n'est pas des dispositifs
16:09sympathiques pour la ruralité.
16:11Ça, c'est autre chose.
16:12Ça peut être du Féadère,
16:13c'est d'autres politiques,
16:14mais nous, on est attachés
16:15à avoir une politique
16:16agricole commune
16:17autour de la production.
16:18Et puis, d'autres sujets,
16:19le POSEI,
16:20qui n'est pas un sujet
16:21très grand public,
16:21mais qui correspond
16:22à des outils
16:22pour les outre-mer.
16:23Voilà.
16:23En tout cas,
16:24les discussions
16:24vont se poursuivre.
16:26Il y a une dimension
16:27très politique
16:28dans les débats
16:28de l'Assemblée nationale
16:29sur le budget.
16:30Après, quand on le regarde
16:31de manière globale,
16:32on voit bien que,
16:33pour notre puissance agricole,
16:34la politique agricole commune
16:35est un outil.
16:36Maintenant, il faut évidemment
16:37bien la négocier.
16:39Monsieur le Premier ministre,
16:40bonjour.
16:40Hugo Capelli pour BFM TV.
16:42Vous avez parlé
16:43des agriculteurs.
16:44En ce moment,
16:45il y a toujours
16:45des manifestations lycéennes
16:47qui se poursuivent
16:48et on s'attend
16:48à d'autres mouvements,
16:50notamment ce samedi 17 octobre.
16:52Est-ce qu'on doit s'attendre
16:54à une convergence des luttes ?
16:56Est-ce que vous redoutez
16:57ces manifestations
16:58attendues samedi ?
16:59Et d'ailleurs,
16:59à ce sujet,
17:00quelles sont les remontées
17:01que vous avez à ce stade ?
17:03Est-ce qu'on risque
17:03de voir des violences
17:05dans les rues
17:05en France ce samedi ?
17:07Il y a plusieurs questions
17:08dans votre question ?
17:09Bon, déjà,
17:10on regarde des informations
17:11qui nous sont remontées
17:11dans la matinée.
17:13Ça ne ressemble plus
17:14à un mouvement lycéen.
17:16Là, on a un mouvement
17:17de violence urbaine
17:19dont d'ailleurs
17:20l'intensité de la violence
17:22a encore augmenté
17:23ces derniers jours.
17:25Singulièrement,
17:26en zone urbaine précise,
17:28Paris, Créteil, Lyon,
17:30quelques points disséminés
17:31sur le territoire
17:32et dans lesquels
17:33il y a pour le coup
17:35un appel de violence
17:36qui est absolument épouvantable.
17:39Ce matin,
17:40autant que ces derniers jours,
17:41des tirs de mortiers
17:42avaient lieu de la rue
17:43vers les lycées,
17:44on a même eu
17:45des intrusions
17:47de personnes
17:48qui sont allées
17:48tirer aux mortiers
17:49dans les lycées.
17:51Bon, je pense que maintenant,
17:52les mots,
17:53et j'invite aussi
17:53la classe médiatique
17:55à être techniquement précis
17:56dans les mots
17:56qu'on emploie,
17:57ce n'est pas un mouvement lycéen.
17:58C'est faire injure
18:00d'ailleurs aux lycéens
18:01qui ont voulu témoigner
18:02une angoisse,
18:03un mécontentement
18:04ou demander des choses
18:04au gouvernement
18:05ou aux conseils régionaux.
18:07Il faut vraiment faire
18:09la part des choses
18:09entre les violences urbaines
18:11qui ne trouvent pas
18:13de cadre légal
18:13et d'acceptation,
18:15par définition,
18:16d'un cadre de revendication.
18:17Donc ça,
18:18il faut le faire
18:18parce que ça serait aussi
18:19jeter l'opprobre
18:20sur les lycéennes
18:22et les lycéens
18:22qui ont exprimé
18:24un mécontentement.
18:25Donc voilà,
18:26il faut le dire,
18:26je l'ai dit hier au Sénat,
18:28on a globalement
18:29quelque chose
18:30comme 200 lycées
18:31sur les 3 700
18:32que contre le pays
18:33dans lequel il y a
18:34une violence
18:34qui s'enquisse,
18:35ce qui n'est pas d'ailleurs
18:36toujours une violence
18:37qui vient des lycéens
18:37ou de jeunes,
18:39de gens qui sont
18:40du lycée concernés
18:41mais qui viennent
18:42évidemment de l'extérieur.
18:44Donc ça,
18:44malheureusement,
18:44c'est un problème
18:45d'ordre public.
18:46Est-ce qu'en même temps,
18:48il faut oublier
18:49les revendications
18:50des lycéennes
18:51et des lycéens de France ?
18:51Non.
18:52Et d'ailleurs,
18:52on est à 92 ou 93 000
18:55contributions
18:56sur la plateforme.
18:57Vous avez vu hier
18:58qu'on a commencé
18:58à faire un certain nombre
18:59d'annonce
19:00sur les réponses
19:01que l'on peut donner.
19:02On va saisir
19:03les conseils régionaux
19:03parce que beaucoup
19:04de questions bâtimentaires
19:06qui méritent d'ailleurs
19:07d'être objectivées
19:07parce que tout ça,
19:09il n'y a pas un lycée
19:10qui ressemble plus
19:10à un autre.
19:11Donc il faut aussi
19:12territorialiser tout ça.
19:14Le ministre est revenu
19:15sur la question
19:15des remplacements.
19:17J'ai ouvert moi-même
19:18un débat
19:18sur la question
19:19du nombre de professeurs
19:20au regard de la chute
19:21du nombre d'élèves,
19:22c'est-à-dire au fond
19:22le débat démographique.
19:24C'est un beau débat
19:24politique
19:25qui dépasse d'ailleurs
19:26à mon avis
19:26les semaines qui viennent.
19:28C'est pratiquement
19:29un débat de présidentiel
19:30la démographie.
19:31Retraite,
19:31assurance,
19:32maladie,
19:32de l'autre côté,
19:32école.
19:33Donc non,
19:34moi je reste évidemment
19:36très ouvert à ça.
19:37Ensuite,
19:37samedi.
19:38Je le rappelle
19:39parce que parfois
19:39sur les réseaux sociaux
19:40on voit des choses
19:40un peu curieuses,
19:41parfois aussi d'ailleurs
19:43dans les médias.
19:44C'est une démocratie.
19:46Donc il y a un cadre
19:47de droit
19:47qui protège justement
19:49les citoyennes
19:50et les citoyens
19:50lorsqu'ils veulent exprimer
19:52un mécontentement.
19:52c'est vrai du droit de grève,
19:54c'est vrai du droit de manifester.
19:56Donc par définition,
19:57un certain nombre
19:58de mouvements,
19:59la France insoumise,
20:01le nouveau parti anticapitaliste,
20:03le syndicat,
20:04la CGT,
20:04ont commencé à rentrer
20:05en contact
20:06avec les préfectures,
20:08notamment à Paris,
20:09pour faire des déclarations
20:10de manifestations.
20:11Mais c'est bien leur droit.
20:13Et d'ailleurs,
20:14même si je ne suis pas
20:14d'accord avec eux,
20:15je me battrai jusqu'au bout
20:16comme dirait l'autre
20:17pour qu'ils aient toujours
20:17ce droit.
20:19Pourquoi d'ailleurs
20:19faut-il le faire,
20:20cette déclaration ?
20:21Parce que ça permet au mieux
20:22au service de l'État
20:23d'organiser la protection
20:24des manifestants.
20:25Parce qu'à votre question,
20:26est-ce qu'on redoute
20:27de la violence ?
20:28Oui.
20:29Oui.
20:30Vous voyez bien
20:30que nous n'arrivons plus
20:32à avoir une manifestation
20:34dans ce pays,
20:35en tout cas ces derniers temps,
20:37dans lequel des mouvements
20:38violents de l'ultra-gauche,
20:40notamment,
20:41parfois de l'ultra-droite,
20:42en l'espèce ces derniers jours
20:43de l'ultra-gauche,
20:45qui s'insèrent justement
20:46dans les cortèges
20:47et notamment qui donnent
20:48à voir une violence
20:50épouvantable
20:50dans les fins de cortège.
20:52C'est pour ça que je me suis
20:53aussi un peu fâché
20:54par deux fois récemment
20:56à l'Assemblée nationale
20:57et au Sénat,
20:58parce qu'en fait,
20:58on est en train
20:59de tout mélanger.
21:00Et donc,
21:01la condamnation de la violence,
21:02elle n'est pas que politique
21:03ou morale,
21:03elle permet aussi
21:04de reprotéger
21:06le cadre d'expression
21:07du mécontentement
21:08par ailleurs.
21:09Alors ensuite,
21:09convergence des luttes,
21:10ça c'est un mot
21:11très politique.
21:13Vous avez bien le droit d'ailleurs,
21:14je fais aussi de la politique.
21:16Moi,
21:18le week-end,
21:19je suis dans la ville
21:21dans laquelle je suis élu,
21:22dans laquelle j'ai grandi,
21:22à Vernon dans l'heure.
21:23Je vois bien quand même,
21:25il y a des angoisses,
21:27on est dans une forme
21:28de moment de permacrise,
21:30des guerres,
21:31des incertitudes
21:32sur le pouvoir d'achat,
21:35l'inflation.
21:36C'est pour ça qu'on a aussi
21:37pris des mesures inédites
21:38sur le carburant,
21:39le sentiment qu'une crise
21:40pousse une autre.
21:43c'est sûr qu'il y a
21:44un moment de fatigue
21:45dans le pays,
21:46je le ressens profondément.
21:49Après,
21:50que la classe politique
21:51ou que certains mouvements
21:52politiques veulent récupérer
21:53cette fatigue
21:54pour le transformer
21:55en carburant électoral,
21:56ça n'a échappé à personne.
21:57Et d'ailleurs,
21:58c'est leur droit.
21:59Et je pense que
22:00les Françaises et les Français
22:01ne seront pas dupes.
22:02Après, il y aura
22:02une grande journée mobilisation aussi,
22:04c'est le 18 avril prochain.
22:06Je le dis,
22:07mais on fait comme s'il n'y avait
22:08pas un grand rendez-vous démocratique
22:09qui structure quand même
22:10la vie du pays
22:11depuis 262,
22:12c'est-à-dire l'élection
22:13au suffrage universel direct
22:14du président de la République.
22:16Et au fond,
22:17c'est aussi à la campagne
22:18présidentielle de démarrer
22:19pour être complètement
22:20transparent avec vous.
22:21Parce que
22:22pour une population,
22:23pour des concitoyens,
22:25des concitoyennes
22:26qui ont des aspirations
22:27de long terme,
22:28c'est aussi à l'élection
22:29présidentielle
22:31de donner aussi à voir
22:32une espérance
22:33et une vision.
22:34Pour notre part,
22:35et j'ai toujours été clair,
22:37le gouvernement
22:37se déconnecte
22:38de la campagne présidentielle.
22:39Ça n'empêche pas
22:40qu'on fait du mieux
22:41que l'on peut,
22:42et plus d'ailleurs,
22:43pour répondre
22:43à toutes les crises
22:44telles qu'elles surgissent.
22:47On l'a vu avec
22:47le drame épouvantable
22:49de Liana.
22:50On a fait cette loi intégrale
22:52qui est une première réponse
22:53dont je note
22:53que trop peu de personnes
22:54parlent dans le débat public.
22:56C'était seulement
22:57en mai et en juin dernier.
22:59Nous sommes en train
23:00de répondre
23:01sur les sujets
23:01de sécurité civile
23:02avec Laurent Nunez.
23:03On se rappelle
23:04les incendies,
23:06Lande, Gironde.
23:07Quand on parle
23:07de ce sujet aujourd'hui,
23:08ça n'intéresse
23:09presque plus personne
23:10dans le débat public
23:11parce que tout le monde
23:12parle des lycées.
23:13Quelque chose me dit
23:13que lorsqu'il y aura
23:14peut-être moins d'actualité
23:15sur les lycées
23:16et qu'on voudra parler
23:16du fond sur les lycées,
23:17on aura du mal
23:18à parler du fond
23:19sur les lycées
23:19dans le débat public.
23:20C'est un peu malheureusement
23:21aussi notre système
23:22politico-médiatique.
23:24Enfin, moi,
23:24je veux dire aux Françaises
23:25et aux Français
23:25que comme on n'a pas
23:26d'agenda électoral,
23:27on n'est pas obligé
23:28de raconter n'importe quoi
23:28aux gens,
23:29c'est une grande liberté,
23:30ça permet d'être responsable
23:32et de dire que
23:33l'ensemble des graves difficultés
23:35que le pays peut connaître,
23:36les ministres sont
23:36complètement mobilisés
23:37pour y répondre
23:38avec beaucoup de sérieux.
23:40Après, une fois de plus,
23:40c'est une démocratie
23:41donc les gens veulent manifester,
23:43c'est bien leur droit
23:44mais dans le respect
23:45de l'état de droit précisément
23:46et en refusant la violence,
23:48je le redis,
23:49on n'est pas loin
23:50d'un peu moins de 1000
23:51policiers et gendarmes blessés,
23:54moins de 300 en dessous.
23:57Enseignants,
23:58proviseurs,
24:00blessés,
24:00enfin,
24:01il faut aussi défendre
24:02le service public
24:02et celles et ceux
24:03qui le rendent.
24:04C'est aussi ça un grand pays.
24:05Je pense qu'on est encore
24:06un grand pays,
24:06un grand peuple.
24:07Il faut aussi
24:08qu'on se comporte comme tel.
24:10Bonjour Monsieur le Premier ministre,
24:11Anne Renaud de l'AFP.
24:12Vous avez répondu
24:13la semaine dernière
24:14aux inquiétudes
24:14des Français sur les carburants.
24:16Vous répondez aux inquiétudes
24:18des agriculteurs aujourd'hui.
24:21Pourquoi attendre
24:21pour répondre aux inquiétudes
24:22des lycéens
24:23qui manifestent
24:24depuis trois semaines
24:24et d'autre part,
24:26trouvez-vous
24:26que le débat budgétaire
24:28part bien
24:29avec le refus
24:33des députés
24:34de plafonner
24:35un abattement
24:35pour les retraités ?
24:37Deux questions différentes.
24:38On n'attend pas
24:38pour répondre
24:39aux préoccupations
24:40des lycéens.
24:41Après,
24:41vous voyez bien
24:41que les revendications
24:43sont très disparates
24:45et que d'ailleurs,
24:46même nous et vous,
24:48médias et politiques,
24:50vous auriez bien du mal
24:50à lister deux ou trois chantiers
24:52très précis.
24:54Quand le ministre
24:54de l'Éducation nationale,
24:55ce qui d'ailleurs
24:56a fait réagir dans le pays,
24:57a déployé
24:58ces 3000 enseignants
24:59pour faire des remplacements,
25:01les Français se sont dit
25:02mais pourquoi ils attendent
25:04seulement maintenant,
25:05etc.
25:05La réalité,
25:06c'est qu'en fait,
25:06ce sont des réservistes
25:07qui font les remplacements
25:08en général en période hivernale
25:10et on a appelé
25:10ce corps de réserve
25:11tout de suite.
25:12Mais c'est une réponse immédiate.
25:13Ça permet aussi
25:14aux Françaises et aux Français
25:15de comprendre
25:16comment fonctionne
25:16le ministère
25:17de l'Éducation nationale
25:18qui est un gros ministère
25:19avec des gens absolument remarquables
25:21qui y sont engagés.
25:22Enfin,
25:23c'est une grosse structure.
25:25Deux,
25:25pardon,
25:26j'ai renvoyé
25:26à fin octobre,
25:27mi-novembre.
25:28Ce n'est pas l'année prochaine
25:29ou la cinglingling.
25:31Des moments
25:32dans lesquels
25:33on peut changer
25:34la copie budgétaire
25:35d'un budget
25:36qui augmente
25:36d'1,2 milliard d'euros
25:37l'année prochaine
25:38dans la manière notamment
25:39d'attraper le sujet
25:40de la démographie,
25:41vous disais-je.
25:42Je ne peux pas dire
25:43que la classe politique
25:43se soit beaucoup emparée
25:44de ma proposition.
25:46Tout simplement
25:47parce qu'une part
25:48des élites de ce pays,
25:49y compris les élites politiques,
25:50sont dans un déni
25:51sur la démographie.
25:52Or,
25:52c'est vrai de la question
25:53des retraites,
25:53c'est vrai de la question
25:54du vieillissement de la population
25:55pour les dépenses maladie
25:56et c'est vrai
25:58de l'école.
26:00Bon.
26:00Et ça,
26:01moi,
26:02je veux traiter ce sujet
26:03avec Édouard Geffray
26:03parce que
26:04pour avoir présidé
26:06un département rural,
26:07c'est aussi une question
26:08d'aménagement du territoire.
26:10Où sont nos écoles
26:11demain
26:12avec 1,6 million
26:14d'élèves en moins
26:14d'ici 2035 ?
26:15C'est un beau sujet.
26:17Je propose
26:18que ce débat,
26:19on commence à l'avoir
26:19dès maintenant.
26:20Nous,
26:21on y répond.
26:21Après,
26:22vous ne me referez pas.
26:24Je ne ferai jamais
26:25n'importe quoi.
26:27Donc,
26:28on voit bien
26:28le système
26:29où il faut tout de suite
26:30alimenter
26:31les bandeaux
26:32des chaînes info,
26:33les réseaux sociaux
26:35pour tout de suite
26:36donner l'impression
26:36qu'on donne du sucre rapide.
26:38Je me refuse
26:39à tomber là-dedans.
26:40Et j'essaie
26:40le plus sérieux possible
26:42dans la manière
26:43de répondre
26:44à ces questions.
26:44Ensuite,
26:45le débat parlementaire.
26:47Il ne faut pas non plus
26:48inquiéter
26:49ni les Français,
26:50ni le monde économique,
26:52ni les marchés financiers.
26:54Les premières lectures
26:55des textes économiques
26:57et financiers
26:58au mois d'octobre
26:59et au mois de novembre
26:59ont toujours été
27:00des premières lectures
27:01dans lesquelles
27:03les formations politiques
27:04marquent des engagements,
27:06défendent des sensibilités.
27:08Ce test,
27:09on n'a jamais vu
27:09de compromis apparaître
27:10en octobre
27:11ni en novembre.
27:12Et vous le savez
27:13puisque l'année dernière,
27:14c'est en décembre
27:15et en janvier
27:16que ces compromis
27:16sont apparus.
27:17Donc je pense
27:18qu'il faut aussi
27:18expliquer
27:19et qu'on fasse
27:20notre travail
27:21d'expliquer
27:22aux Françaises
27:22et aux Français
27:23mais aussi
27:23au monde économique.
27:24Je jette le pavé
27:25dans la mare
27:26et au monde financier,
27:27évidemment,
27:28dans un moment
27:28dans lequel
27:29les taux d'intérêt
27:29sont plus élevés.
27:31Il faudrait expliquer
27:32comment ça fonctionne
27:32notre système.
27:34Première lecture,
27:35on se compte.
27:36En décembre,
27:38il faudra trancher
27:39autour de compromis
27:39qui fonctionnent.
27:40Je pense qu'il faut
27:41le faire
27:42avec beaucoup
27:42d'ouverture d'esprit
27:43et beaucoup de calme.
27:44d'esprit