00:00Aussi beaucoup de pillages, j'ai vu des pillages à Nantes, à Lidl, et là vous allez voir ce qui
00:04s'est passé par exemple à Antibes, et les pillages c'est le début.
00:08Vous savez les pillages c'est quelque chose qui, ça n'existait pas dans la société française, les pillages.
00:13Donc on a vu ça arriver les soirs de match, de football, la nuit, alors on est sur les Champs
00:19-Elysées, on rentre dans une boutique,
00:20on a vu ça effectivement un petit peu partout, les émeutes, et bientôt ils vont rentrer chez les gens.
00:27Mais bien sûr ils vont rentrer, ils vont venir en bas de leur appartement osmanien, en bas de leurs hôtels
00:34particuliers,
00:34et là ça va peut-être bouger, mais parce que là c'est le pillage, c'est le tiers-monde,
00:38donc c'est intéressant comme la France qui arrive.
00:41Peut-être que ça bougera, on ne sait pas en fait, on ne sait pas quand est-ce qu'il
00:45y aura la fameuse réaction dont vous parliez tout à l'heure.
00:47Mais voyez là le sujet de Nicolas Roche.
00:52Sur ces images de vidéosurveillance, des dizaines et des dizaines de jeunes envahissent ce supermarché.
01:00La scène dure une trentaine de secondes, après quoi les émeutiers s'en vont, terrorisant sur leur passage la caissière
01:08et une cliente.
01:11Dans la foulée, une femme filme l'état du magasin qui vient d'être pillé.
01:19Quelques jours après les faits, le gérant témoigne.
01:22Vous voyez une foule qui débarque, qui crie, qui casse tout, c'est assez impressionnant.
01:29Voilà, donc c'est un choc pendant 25 secondes encore, c'est pas long, mais ça suffit pour traumatiser.
01:36J'étais avec des jeunes femmes, c'est un traumatisme.
01:39Ce supermarché, Maxime l'a repris il y a seulement quelques mois.
01:43C'est mon bébé, j'ai investi beaucoup d'argent dedans.
01:47Voir qu'au bout de trois mois comme ça, on peut se faire découper littéralement, ça fait mal.
01:55Maxime estime le préjudice à environ 500 euros.
02:00500 euros simplement ?
02:01Oui.
02:03Ils sont entrés, eux ont volé, mais ils ont piqué les chocobéennes.
02:07Ce qui est terrible, c'est qu'évidemment, c'est les gens les plus défavorisés qui sont en première ligne.
02:11Dans les établissements, ceux qui, effectivement, des établissements de quartier, tout ça,
02:15c'est ceux qui sont le plus en difficulté.
02:18Et j'écoutais hier, effectivement, la fameuse primaire de la gauche,
02:22et évidemment, on ciblait le privé.
02:24Parce que comme le privé, ça marche, qu'est-ce qu'ils veulent faire ?
02:27Ça les ennuie que ça marche, le privé.
02:29Parce que quand t'as un peu les moyens, tu ne mets plus ton gosse aujourd'hui dans le public,
02:32tu le mets dans le privé.
02:33Et qu'est-ce qu'ils veulent faire ?
02:34Ils veulent imposer dans le privé une sorte de quota
02:37qui, effectivement, viendrait et ferait sans doute, pourquoi pas, baisser le niveau.
02:42Mais comme c'est de l'argent public que reçoit le privé, parce que c'est sous contrat,
02:46il y a un moyen de pression.
02:47C'est insupportable pour eux, la réussite du privé.
02:51Donc vous allez aussi avoir cette bataille-là,
02:53au nom de la justice, de tout ce que vous direz,
02:56bien sûr, de la justice sociale,
02:57toutes les fadesses qu'on entend depuis 50 ans.
03:00Merci.