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  • il y a 3 minutes
Pillages : «Ce qui est terrible c'est que c'est les gens défavorisés qui sont en première ligne», note Pascal Praud

Tous les jours, actualité, débats et bonne humeur rythment L'Heure des pros. Ce lundi, Pascal Praud revient sur les pillages en marge des blocages des lycées.

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Transcription
00:00Aussi beaucoup de pillages, j'ai vu des pillages à Nantes, à Lidl, et là vous allez voir ce qui
00:04s'est passé par exemple à Antibes, et les pillages c'est le début.
00:08Vous savez les pillages c'est quelque chose qui, ça n'existait pas dans la société française, les pillages.
00:13Donc on a vu ça arriver les soirs de match, de football, la nuit, alors on est sur les Champs
00:19-Elysées, on rentre dans une boutique,
00:20on a vu ça effectivement un petit peu partout, les émeutes, et bientôt ils vont rentrer chez les gens.
00:27Mais bien sûr ils vont rentrer, ils vont venir en bas de leur appartement osmanien, en bas de leurs hôtels
00:34particuliers,
00:34et là ça va peut-être bouger, mais parce que là c'est le pillage, c'est le tiers-monde,
00:38donc c'est intéressant comme la France qui arrive.
00:41Peut-être que ça bougera, on ne sait pas en fait, on ne sait pas quand est-ce qu'il
00:45y aura la fameuse réaction dont vous parliez tout à l'heure.
00:47Mais voyez là le sujet de Nicolas Roche.
00:52Sur ces images de vidéosurveillance, des dizaines et des dizaines de jeunes envahissent ce supermarché.
01:00La scène dure une trentaine de secondes, après quoi les émeutiers s'en vont, terrorisant sur leur passage la caissière
01:08et une cliente.
01:11Dans la foulée, une femme filme l'état du magasin qui vient d'être pillé.
01:19Quelques jours après les faits, le gérant témoigne.
01:22Vous voyez une foule qui débarque, qui crie, qui casse tout, c'est assez impressionnant.
01:29Voilà, donc c'est un choc pendant 25 secondes encore, c'est pas long, mais ça suffit pour traumatiser.
01:36J'étais avec des jeunes femmes, c'est un traumatisme.
01:39Ce supermarché, Maxime l'a repris il y a seulement quelques mois.
01:43C'est mon bébé, j'ai investi beaucoup d'argent dedans.
01:47Voir qu'au bout de trois mois comme ça, on peut se faire découper littéralement, ça fait mal.
01:55Maxime estime le préjudice à environ 500 euros.
02:00500 euros simplement ?
02:01Oui.
02:03Ils sont entrés, eux ont volé, mais ils ont piqué les chocobéennes.
02:07Ce qui est terrible, c'est qu'évidemment, c'est les gens les plus défavorisés qui sont en première ligne.
02:11Dans les établissements, ceux qui, effectivement, des établissements de quartier, tout ça,
02:15c'est ceux qui sont le plus en difficulté.
02:18Et j'écoutais hier, effectivement, la fameuse primaire de la gauche,
02:22et évidemment, on ciblait le privé.
02:24Parce que comme le privé, ça marche, qu'est-ce qu'ils veulent faire ?
02:27Ça les ennuie que ça marche, le privé.
02:29Parce que quand t'as un peu les moyens, tu ne mets plus ton gosse aujourd'hui dans le public,
02:32tu le mets dans le privé.
02:33Et qu'est-ce qu'ils veulent faire ?
02:34Ils veulent imposer dans le privé une sorte de quota
02:37qui, effectivement, viendrait et ferait sans doute, pourquoi pas, baisser le niveau.
02:42Mais comme c'est de l'argent public que reçoit le privé, parce que c'est sous contrat,
02:46il y a un moyen de pression.
02:47C'est insupportable pour eux, la réussite du privé.
02:51Donc vous allez aussi avoir cette bataille-là,
02:53au nom de la justice, de tout ce que vous direz,
02:56bien sûr, de la justice sociale,
02:57toutes les fadesses qu'on entend depuis 50 ans.
03:00Merci.

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