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  • il y a 11 heures
Ségolène Royal s’en est vivement prise dimanche soir à Raphaël Glucksmann sur BFMTV, en revenant sur plusieurs propos récemment révélés et tenus par le leader de Place publique dans des échanges publiés sur les réseaux sociaux et tenus lors d'une réunion avec des militants. Elle a d’abord dénoncé la formule dans laquelle Raphaël Glucksmann l’accusait d’avoir fait « la danse du ventre à Macron ».

Pour Ségolène Royal, cette expression est sexiste et particulièrement humiliantе, car elle renverrait à l’idée qu’une femme pourrait chercher à obtenir une place ou une fonction en séduisant un homme de pouvoir. Raphaël Glucksmann a reconnu avoir tenu cette phrase et l’a qualifiée d’« inélégante »

. Il a assuré qu’il ne voulait pas lui donner une dimension sexiste et s’est dit désolé qu’elle ait pu être perçue ainsi. Ségolène Royal a ensuite élargi son attaque aux autres propos révélés ces derniers jours, notamment ceux visant Jean-Luc Mélenchon et Marine Le Pen.

Dans une autre vidéo, Raphaël Glucksmann avait tenu des propos extrêmement crus à leur sujet, allant jusqu’à lâcher la formule : « On leur pisse dessus ». Il reprochait notamment à Marine Le Pen de ramener le débat politique aux questions identitaires et à Jean-Luc Mélenchon de répondre sur le même terrain.

Ces déclarations ont provoqué de vives réactions, en particulier du côté de La France insoumise, Jean-Luc Mélenchon dénonçant le contraste entre le discours public de modération de Raphaël Glucksmann et la violence de certains propos tenus en privé. Ségolène Royal a donc choisi de mettre en avant ce décalage entre l’image très maîtrisée du candidat et le ton beaucoup plus brutal de plusieurs séquences récemment rendues publiques.

Face à elle, Raphaël Glucksmann a assumé l’essentiel des propos tout en reconnaissant leur caractère déplacé ou excessif.

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Transcription
00:00Je vais vous répondre. Mais d'abord, de quoi parle-t-on ? On parle de deux vidéos qui étaient
00:07dans un cadre privé, qui n'avaient pas vocation à devenir publics.
00:12C'était une réunion avec une dizaine de militants dans un café. Et il y a évidemment eu une fuite
00:22et c'est sorti sur la place publique.
00:24Je n'étais pas sur un plateau de télé, je n'étais pas dans un meeting. Et je vais vous
00:28dire une chose. Il n'y avait aucune connotation sexiste dans « danse du ventre ».
00:35J'ai regardé dans le dictionnaire, c'est « multiplier les gesticulations pour obtenir un poste ». Et d'ailleurs,
00:40il y a quatre jours, sur un plateau de France Télévisions, lors de notre précédent débat, Jérôme Gage a utilisé
00:46le même terme pour qualifier l'attitude d'Olivier.
00:49Pardon, une insulte de ce type faite à un homme et une insulte de ce type faite à une femme,
00:55ce n'est pas la même chose. Une femme qui montre son ventre et qui se donne, ce n'est
00:59pas la même chose.
01:00Les hommes ne font pas de « danse du ventre ». Donc, ce n'est pas la même chose. On
01:03sait bien que les insultes faites aux femmes ne sont pas de même portée que les insultes faites aux hommes.
01:08Et me dire que parce que vous l'avez dit à un homme, ce n'était pas une insulte, la
01:12connotation sexuelle me concernant, si.
01:14Et en plus, vous l'avez répété plusieurs fois, l'histoire de la danse du ventre. Dans vos réunions publiques,
01:18vous l'avez répété.
01:19Le fait que j'ai fait la danse du ventre pour obtenir des potes, vous l'avez répété plusieurs fois.
01:23Dans les émissions, face au public, dans vos réunions publiques et dans cette réunion.
01:28Non, je n'ai jamais dit ça publiquement. Et puisque nous crevons l'abcès, allons jusqu'au bout. Parce qu
01:36'il y a eu deux vidéos qui sont sorties et une autre où je m'adresse dans des termes qui
01:40sont vulgaires à Jean-Luc Mélenchon et Marine Le Pen.
01:47Vous voulez qu'on les donne ? Non, non, on va les donner. Laissez-moi finir. Déjà, ces vidéos n
01:52'avaient pas vocation à être publiques. C'était une réunion interne.
01:56Ça fait réagir les Français qui vous écoutent. Vous aurez la parole tout à l'heure. Je précise le contexte.
02:04Ce que j'entends à mes côtés, c'est notamment la question « assumer ».
02:10On ne vous entend pas, en fait. Sans micro-ondes, on ne vous entend pas.
02:13Vous êtes un homme public, disent-ils. Vous devez assumer.
02:16Assumer, mais je précise que c'était d'abord dans un cadre privé. Et ensuite, c'est sorti.
02:22D'accord. Une fois que c'est sorti, oui, j'assume. J'assume complètement ces propos.
02:26Je ne vais pas vous faire une bardella. C'était moi sur cette vidéo. C'était ma voix.
02:31C'était pas… C'est indéniable. Et donc, je vous le dis de manière très claire,
02:37je ne pense pas qu'il faille utiliser ce type de langage dans le débat public.
02:42Vous le regrettez ?
02:43J'en suis absolument conscient.
02:44Je ne pense pas qu'il faut que je ne pense pas que je ne pense pas que je ne
02:44pense pas que je ne pense pas que je ne pense pas que je ne pense pas que je ne
02:44pense pas que je ne pense pas que je ne pense pas que je ne pense pas que je ne
02:44pense pas que je ne pense pas que je pense pas que je ne pense pas que je pense pas
02:45que je pense pas que je pense pas que je pense pas que je pense pas que je pense pas
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