00:00En France, l'activité est péniblement rentable.
00:03Nous avons hérité d'une situation il y a dix ans,
00:06quand je suis arrivé, quand j'ai été nommé à la tête de Canal+,
00:09avec l'arrivée du nouvel actionnaire,
00:11avec Canal+, qui perdait 400 millions d'euros en France.
00:14Et au bout de dix ans d'efforts, nous sommes arrivés à peine à la rentabilité.
00:17On ne peut pas répercuter cette augmentation tout de suite,
00:19parce que la vaste majorité de nos abonnés, près de 90%,
00:21sont engagés pour un an ou deux ans.
00:23Ça veut dire qu'on ne peut pas modifier le tarif en cours d'abonnement,
00:26donc on doit attendre qu'il n'y aura pas d'impact des hausses de tarifs
00:28avant 2028 ou 2020.
00:30Maxime Saada, président du directeur de Canal+, conséquences pour le cinéma ?
00:35Canal+, finance le cinéma bien au-delà de ses obligations.
00:39Aujourd'hui, Canal+, finance plus le cinéma français
00:41que tous les autres acteurs français-américains réunis.
00:44Canal+, finance à peu près 200 millions d'euros.
00:46Si on applique strictement nos obligations avec les nouvelles offres,
00:49on est de l'ordre de 50 millions d'euros.
00:50On finance le cinéma 150 millions de plus que ce que nos obligations nous imposent.
00:54Et le sport ?
00:56Et le sport, c'est pareil.
00:56On est le premier financier du sport français avec le top 14,
01:00avec la Ligue des champions, avec la D1 féminine,
01:02qui s'appelle maintenant la Première Ligue.
01:04Vous savez, aujourd'hui, le Paris Saint-Germain
01:06gagne plus d'argent avec la Ligue des champions que nous finançons
01:08qu'avec la Ligue 1.
01:10Donc on est aujourd'hui le premier financier du sport en France.
01:13Maxime Saada, président du directoire de Canal+,
01:15Il faut s'attaquer à ce qui marche, c'est troublant quand même.
01:17Ouais, c'est fou.
01:18C'est le truc qui marche, donc il faut le détruire.
01:20Il cherche de l'argent absolument pas.
01:22Ah oui, mais à quel prix ?
01:23Oui, alors il y a peut-être aussi, parfois, un groupe qui peut être aussi visé.
01:26Il ne faut pas écarter cela.
01:28Il ne faut pas être non plus naïf.
01:30Ah oui, moi je suis naïf.
01:31Bon, et écoutez ce qu'a dit également Maxime Saada
01:35sur le groupe, précisément à l'étranger, dans le monde entier.
01:39Canal paye des impôts en France, c'est bien le sujet.
01:41On a une société, aujourd'hui, qui est devenue un champion mondial,
01:44au passage, le seul, la seule société française et même européenne
01:47qui aujourd'hui est présente dans 70 pays
01:49et qui peut espérer rivaliser avec les acteurs américains.
01:51Et donc on paye des impôts.
01:53Et donc quand vous licenciez des gens,
01:54quand vous réduisez votre chiffre d'affaires,
01:56vous avez des cotisations en moins, des charges patronales.
01:59Vous dites que ça va coûter de l'argent ?
02:00Non mais ça va coûter.
02:01Et puis qui va se substituer à Canal+,
02:02pour financer l'osport et le cinéma ?
02:05Maxime Saada, effectivement, à suivre.
Commentaires