00:00Donc là, il y a des jeunes gens qui sont devant le lycée Turgot, ce serait intéressant.
00:04Moi, j'aimerais bien qu'ils viennent un jour sur ce plateau, tous, et vraiment les interroger.
00:09Parce que j'entends qu'on dise qu'il n'y a pas assez de profs, on n'a pas
00:14assez de moyens.
00:14Mais pourquoi tu brûles ton lycée si tu n'as pas assez de moyens ?
00:17Turgot Turgot.
00:19Qu'est-ce que tu vas brûler ton lycée si tu as ton...
00:23Bon, tout paraît quand même là, je ne sais pas où nous sommes.
00:28Nous sommes à Lille.
00:29Bon, je ne reconnaissais pas forcément les arbres de Lille.
00:33Donc, mais bon là, ça paraît quand même sous contrôle.
00:37En tout cas, tranquille.
00:41Alors, qu'est-ce qu'il crie ? On va écouter ce qu'il crie, ces jeunes gens.
00:50Ah oui, il crie que nous sommes tous antifascistes.
00:53C'est évidemment une revendication pour l'école, bien évidemment.
00:57Bon, il y a... Les policiers sont là.
01:00Je ne sais pas où vont cette déambulation.
01:03Malo, il est là pour comprendre cette déambulation dans les rues de Lille ?
01:07Où est-ce qu'ils vont ?
01:08Ils marchent ensemble avec les policiers, c'est sympa.
01:11Oui, les étudiants sont en train de marcher derrière les policiers,
01:17en train de scander des slogans antifascistes, vous le disiez.
01:21Donc, en fait, il y a eu une interpellation après qu'un jeune ait tenté de prendre une photo avec
01:26un policier.
01:28Et les jeunes se sont un peu rebellés contre les forces de l'ordre en leur disant que...
01:34En leur disant qu'eux étaient armés, que ces jeunes n'étaient pas armés.
01:38Donc, voilà, depuis, les policiers sont en train de replier pour emmener ce jeune jusqu'à leur voiture.
01:44Et le groupe de jeunes qui, justement, disaient qu'il fallait lâcher ce jeune homme
01:51est en train de marcher derrière ces policiers depuis quelques minutes, maintenant.
01:57Eh bien, merci beaucoup.
01:58Alors, c'est vrai que ces jeunes cagoulés, masqués, parfois, c'est très étrange,
02:03pour des revendications lycéennes, et qui crient « nous sommes tous des antifascistes ».
02:07Mais qui se rassurent, on est tous antifascistes, personne n'a envie du fascisme dans ce pays.
02:14Éric Nolot, qu'est-ce que ça vous inspire ?
02:16Moi, je suis un peu pris par la solennité du moment,
02:19parce que je crois que je n'ai jamais été aussi inquiet pour notre pays.
02:23C'est-à-dire que je constate qu'il y a une coalition très hétéroclite.
02:26Dans la coalition, il y a des petits cons, il y a des incendiaires,
02:30il y a des lyncheurs de policiers, il y a un syndicat de la magistrature,
02:33il y a un parti politique qui est des filles, il y a une partie de la classe médiatique
02:37qui pousse le pays centimètre par centimètre vers l'abîme.
02:40Je pense que ça peut très très mal se terminer, de deux manières.
02:43D'abord parce que la police va être obligée de répondre quand même aux agressions dont elle est victime.
02:49Et puis de la part des Français, comment on les appelait, normaux,
02:52il y aura un jour une réaction.
02:54Parce qu'on ne peut pas supporter ça.
02:56Je suis en lit en permanence de dire qu'on est dans un pays fasciste,
03:00de brûler des établissements qui ont été construits à grands frais,
03:03parce que ce ne sont pas des établissements délabrés qui ont été incendies,
03:06c'est parfois des établissements flambant neufs.
03:08Je crois que le français moyen en a un peu marre.
03:10Surtout qu'on a montré il y a quelques jours maintenant
03:13un autre visage de la France avec la visite du pape.
03:16Donc cette France existe.
03:18Est-ce qu'elle va supporter d'être malmenée et agressée comme ça longtemps ?
03:22Moi, je ne le crois pas.
03:23Richard Millet ?
03:24Oui, en fait, depuis une semaine, me reviennent en tête
03:28tous les mots d'ordre et les slogans de mai 68.
03:31Alors vous ne les connaissez peut-être pas tous,
03:33mais je vais en citer quelques-uns.
03:35CRS, SS, 68.
03:38Flics, fascistes, assassins, c'est 68.
03:40Il est interdit d'interdire, c'est 68.
03:43Cours, camarades, le vieux monde est derrière toi, etc.
03:46Or, si je les cite, c'est parce que ces gens-là, ces lycéens,
03:51sont les petits-fils des gens qui hurlaient ça dans les rues.
03:55Or, on voit que LFI veut appliquer ce programme.
03:59On est en plein dedans.
04:00Et je suis tout à fait d'accord avec Eric.
04:02Il y a de quoi vraiment être inquiet,
04:03parce que cette fois, ce ne sont plus simplement des slogans,
04:06ce sont des choses qui brûlent, des lycées qui brûlent.
04:09Écoutons ce que dit David Lissnard sur le syndicat de la magistrature.
04:15Je confirme ce que je veux dire.