00:00D'abord, on ne peut pas, comme un revers de main, passer là-dessus.
00:05J'irais d'abord dire que la forme a totalement pris le pas sur le fond.
00:09Évidemment qu'il faut entendre les revendications qui sont faites de la part des élèves,
00:14de la part des parents d'élèves qui siègent dans les conseils,
00:17comme les conseils départementaux que je peux représenter dans les collèges.
00:20Il faut les entendre.
00:22Pour autant, pour le coup, la forme a pris largement le pas sur le fond,
00:26puisque, pardon, mais 80%, 90% de ce qui s'est passé toute cette dernière semaine,
00:32c'est tout, sauf des personnes qui viennent réclamer plus de moyens pour l'éducation nationale.
00:37Et moi, je les ai vus sur mon territoire.
00:39C'est-à-dire ? Qu'est-ce que vous avez vu ?
00:41Je n'ai pas vu de prix Goncourt, Madame Darfeuille, je peux vous le dire.
00:44Les gens qui sont avec des mortiers, ce ne sont pas des gens qui viennent passer
00:48ni leur brevet des collèges, ni leur bac de français en fin d'année, cette année.
00:51Ça, je peux vous le garantir. Et c'est insupportable.
00:54Mais vous, par exemple, vous n'avez pas vu que des casseurs.
00:57J'imagine que vous avez aussi vu des lycéens qui se mobilisaient.
01:00Mais si on part de Créteil, évidemment, le 21 septembre, ça part plutôt bien.
01:04Mais c'est comme systématiquement ce qui se passe dans notre beau pays.
01:08Le lycée de Nantes, qui a à peine 10 ans, tout ce qui concerne les incendies qu'on a vus,
01:15les mobiliers qui sont totalement cassés, ça suffit.
01:18Et il nous faut une réponse ferme par rapport à cela.
01:20Et tant que ces gens-là, et souvent des jeunes, et souvent des mineurs,
01:24pourront continuer à sortir de cela avec le grand V de la victoire pour être dans leur quartier,
01:29on ne s'en sortira pas.