00:00La rigueur, le côté extrême-gauche, ils assument une forme de radicalité
00:05et ils sont là, ils défendent les lycéens, le bordel, etc.
00:08Et ils n'ont évidemment pas un mot.
00:10Mais quand on a mille policiers, moi dans ma circonscription,
00:13ma commissaire a été lourdement blessée, j'ai un proviseur qui a été attaqué,
00:18l'un des tout premiers lycées qui a connu des violences.
00:22C'est insupportable, en fait.
00:24Qu'est-ce qu'insupportable ?
00:25Qu'est-ce que j'ai dit d'insupportable ?
00:26Vous les avez lâchés, M. Cazeneuve ?
00:28Attendez, un cheveu d'un enseignant ou d'un proviseur...
00:31Vous croyez que j'ai dit ça ?
00:32M. Cazeneuve, un peu de respect, si vous voulez.
00:33Je ne parle même pas de vous, M. Delaporte.
00:34Non, parce que vous avez l'air de dire que c'est intolérable.
00:38Est-ce que j'ai le droit de dire que c'est intolérable qu'on attaque des proviseurs et des
00:40professeurs ?
00:40Parce que nous, on pensait que c'est pour vous.
00:42Je ne vous réponds pas.
00:44M. Cazeneuve, vous avez lâché les policiers.
00:46Dans ce cas-là, ce que dit le provisiste, c'est pas lâchés.
00:48C'est indécent, si vous voulez, d'avoir ce débat aujourd'hui,
00:51quand on sait qu'on a autant de policiers,
00:54autant de personnels de l'éducation nationale
00:56qui ont été agressés au cours de ces manifestations,
00:59et d'un côté, de vouloir les alimenter et de surfer sur ce qui se passe,
01:03et de l'autre, péniblement condamnés autour d'un plateau télé, ces violences.
01:07Donc, en fait, il faut aussi être très clair par rapport à ça.
01:09Oui, et vous avez raison, M. Delaporte,
01:11il y a un certain nombre de revendications des lycéens qui sont entendables.
01:14On peut tout à fait avoir un débat sur Parcoursup,
01:16parce qu'on peut tout à fait avoir un débat sur les...
01:19Est-ce que vous êtes en train de faire un débat ?
01:20Moi, j'ai dit qu'il y a une rupture de promesse républicaine
01:23quand il n'y a pas de professeur devant une classe
01:25et qu'on a, à ce titre-là, échoué
01:27et des choses à réparer concrètement.
01:29Évidemment qu'on n'a pas tout bien fait,
01:31sinon il n'y aurait pas cette colère qui s'exprimerait dans la rue.
01:33Néanmoins, tous les débordements qu'on a connus depuis deux semaines,
01:35on doit les condamner d'une seule et même voie,
01:38être extrêmement clairs,
01:39et quand on s'attaque à des policiers,
01:40quand on s'attaque à des fonctionnaires de l'éducation nationale,
01:42on passe un cap et le reste n'est plus audible.
01:46C'est ça la limite qu'il faut poser.
Commentaires