00:00Je trouve que justement, en fait, depuis le début de cette émission, on parle de violences, on parle de blocages.
00:07Moi, je suis venue avant tout pour parler de quelles sont les revendications de ces jeunes, qu'on soit étudiants
00:12ou lycéens.
00:12Et en parlant de ça constamment, vous faites le jeu de ceux qui viennent sur ces blocages, qui participent à
00:20des violences, alors que les lycéens le rappellent très bien.
00:22Vous voulez dire qu'en parlant des casseurs, on fait le jeu des casseurs ?
00:24Un petit peu, oui. Je suis désolée, mais les lycéens, aujourd'hui, ce qu'ils veulent, c'est être entendus
00:29sur des revendications concrètes.
00:30Des tables, des chaises, des enseignants, des infirmières scolaires, des assistantes sociales.
00:34Nous, en tant qu'étudiants aussi, on est mobilisés. La quasi-totalité des universités, aujourd'hui, sont dans un déficit
00:39budgétaire absolument monstrueux.
00:40Il y a des milliers de jeunes sans fac. Et c'est pour ça qu'aujourd'hui, la jeunesse est
00:43mobilisée.
00:44Et pourquoi elle est en colère ? Tout simplement parce que ces revendications ne sortent pas de nulle part.
00:48Ça fait des années qu'on alerte sur l'état des lycées, sur l'état des collèges, sur l'état
00:51des universités.
00:52Et personne, aucun jeune, aucun représentant syndical n'est entendu. Il y a une copie budgétaire qui va mettre le
00:58feu aux poudres.
00:59On a une casse sociale dans les universités, et pour les jeunes, aujourd'hui, qui est monstrueuse.
01:05Et donc, effectivement, quand moi, je vois la copie budgétaire du gouvernement, je ne m'étonne pas que la jeunesse,
01:09aujourd'hui, soit en colère.