00:00C'est-à-dire qu'il y a deux options pour Laurent Nunez, le ministre de l'Intérieur.
00:04Soit engager massivement les forces de l'ordre, multiplier les interpellations,
00:09afficher en fait la puissance de l'État, puisque l'État, oui, a des moyens
00:13et peut contenir, s'il le veut vraiment, ces violences.
00:17Mais il y a la crainte qu'une intervention tourne mal et mette aussitôt le feu aux poudres.
00:22L'autre option, eh bien, c'est de contenir, d'essayer de temporiser
00:26et d'accepter une partie de la casse matérielle,
00:32au risque de voir, cette fois, les violences s'enquister
00:35et gagner de nouveaux établissements, qu'il y ait une forme de contagion.
00:39Vous voyez surtout que Laurent Nunez a en tête le précédent 2023,
00:43souvenez-vous, ce qui est évidemment dans toutes les têtes,
00:46après la mort de Naël, Gérald Darmanin, lui, avait choisi la démonstration de force.
00:50Jusqu'à 45 000 forces de l'ordre policier-gendarmes mobilisées chaque soir,
00:54des unités spécialisées engagées et une consigne de fermeté.
00:57Les émeutes avaient fini par refluer après près d'une semaine.
01:01Aujourd'hui, donc, Laurent Nunez doit trancher,
01:03soit il prend le risque de la fermeté, soit il choisit l'enlisement.
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