00:00Au-delà des entorses au pluralisme qu'on peut constater au quotidien,
00:03en fait, il y a un caractère systémique dans l'engagement militant
00:06des dirigeants et des cadres de l'audiovisuel public.
00:09Il y a quelques postes qui sont assez préoccupants.
00:12On a le numéro 2 de France Télévisions qui, avant de travailler chez France Télévisions,
00:16n'avait travaillé que pour Europe Écologie des Verts,
00:18donc il n'avait fait que de la politique.
00:20On a la responsable de la cellule de fact-checking,
00:23notamment pour France Info et pour France 5,
00:25qui était une tête d'affiche de la France Insoumise
00:28pour un meeting en novembre dernier.
00:30On a, par exemple, le secrétaire général de la Société des Journalistes
00:36qui nous explique que le cordon sanitaire belge
00:38serait une idée intéressante à appliquer en France,
00:40qui consisterait à évincer de tous les plateaux de l'audiovisuel public
00:44les représentants des partis qualifiés d'extrême-droite.
00:47Donc, une litanie comme celle-ci, on pourrait passer des heures à en faire.
00:52Et tout l'intérêt aussi de cette commission d'enquête,
00:55c'était de voir qu'à des postes très importants
00:57pour des entreprises publiques qui sont pourtant garantes aussi
01:00du respect du pluralisme,
01:01on a fait le choix, par une forme de certaines d'élites,
01:05collectivement, de nommer des militants
01:07qui, aujourd'hui, ont la charge de la qualité de l'information,
01:11de l'honnêteté de l'information, du pluralisme.
01:13Et donc, ça donne Delphine Arnotte qui nous explique
01:16que son rôle n'est pas de représenter la France telle qu'elle est,
01:19mais telle qu'on voudrait qu'elle soit.
01:21Donc, je trouve que ça résume aussi, parfois, les biais, les filtres
01:24qui sont mis dans le traitement d'informations d'un service public
01:27qui, il faut aussi le rappeler, est payé par l'ensemble des Français.
01:29Sous-titrage Société Radio-Canada
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