00:01Europe 1, Christine Kelly et vous.
00:03Christine Kelly et vous sur Europe 1, c'est votre émission, vos témoignages, vos réactions 0 1 80 20 39
00:0821 au standard d'Europe 1 et sur WhatsApp.
00:10Christine.
00:11Oui, il est 12h20 sur Europe 1, nous allons parler du concert du Saint-Octobre Rose, nous allons parler du
00:18destin hors norme d'un héros qui a fait rêver le monde
00:21et puis on a terminé en beauté avec un grand livre d'or numérique géant assigné pour le pape Léon.
00:28Mais on a peut-être une réaction WhatsApp toujours sur le blocus des lycées pour terminer sur ce sujet-là,
00:34mais n'hésitez pas à continuer à appeler.
00:35Exactement 0 1 80 20 39 21, je suis étudiant à Sciences Po, quelques étudiants ont proclamé un blocus depuis
00:40mardi soir, soi-disant en soutien au lycée, mais bien sûr et les filles étaient derrière.
00:44Un premier vote a été organisé mardi matin, le résultat a été contre le blocus, alors pas content du résultat,
00:49un deuxième vote a été organisé en comité différent.
00:52Incroyable !
00:52Ah bah oui, mais ça ne m'étonne pas du tout.
00:54Merci d'avoir rappelé, merci d'avoir envoyé ce message.
00:57Marc, on a fait ça pour le traité de constitution européenne ?
01:01Oui, tout à fait.
01:02Le blocus des lycées, le provisoire du lycée professionnel Fernand de Gruglier à Auchelle, blessé par un tiers de mortier.
01:09On continue de vous tenir informé, continuez à nous appeler au 01 80 20 39 21.
01:15Patricia Paterlini, vous êtes oncologue, dans cette pleine actualité on vous reçoit, on veut quand même en parler, hématologue, biologiste
01:22moléculaire et fondatrice de Rare Cells.
01:24Aujourd'hui, 1er octobre qui lance le mois d'octobre en rose, vous êtes ancienne professeure à l'université de
01:31Paris-Cité et directrice de recherche à l'INSERM.
01:34Vous consacrez depuis plus de 30 ans vos travaux à la détection très précoce du cancer à partir d'une
01:40simple prise de sang.
01:42Vous êtes à l'origine de la technologie I7 développée pour détecter dans le sang des cellules tumorales.
01:48J'ai vu sur une interview de vous sur Newsmax aux Etats-Unis, c'était il y a 3 jours,
01:55comment vous expliquez effectivement qu'un test sanguin peut détecter des cellules tumorales jusqu'à 4 ans avant l'imagerie
02:00?
02:01Tout à fait, oui. Il faut voir que le cancer ne commence pas le jour où il devient visible.
02:06Il se développe très lentement pendant des années et le détecter à ces moments donne évidemment le maximum de chances
02:13de l'arrêter et d'arrêter qu'il endommage et qu'il attaque nos organes.
02:18Ça a été démontré par notre technique qu'il est détectable avant l'imagerie.
02:23Mais comment une simple prise de sang peut révéler un cancer ? Parce que si c'est ça, je veux
02:26dire, je vous taquine un peu, mais si c'est ça, je veux dire, la personne qui découvre ça, je
02:31veux dire, c'est jackpot bingo, on a tout gagné.
02:33Est-ce que c'est fiable à 100% ?
02:34Vous voyez ce que je tiens.
02:36Excellente question. C'est une course mondiale parce que c'est un défi mondial.
02:40Il s'agit d'aller détecter des signaux faibles du cancer qui sont dans le sang et en fait, notre
02:47technologie détecte plusieurs types de signaux faibles avec l'intelligence artificielle.
02:52Le défi est un test extrêmement sensible, spécifique et à bas prix.
02:57Et c'est pour ça que nous avons reçu ce prix comme technologie capable d'échanger le monde.
03:05Et nous avons un test à deux étapes qui, effectivement, a été prouvé.
03:11Être extrêmement sensible et aussi potentiellement à bas prix.
03:15Gabriel Cluzel a une question. Au sud, on a deux auditrices, Véronique et Sophie.
03:18Mais c'est accessible actuellement ou c'est en cours d'expérimentation où Madame Tout-le-Monde que je suis
03:23peut, par exemple, le faire ?
03:26Alors, pour obtenir ces buts aussi de bas prix, c'est un test à deux étapes.
03:32La première est déjà disponible en France, mais nous attendons à diffuser au niveau international et en particulier aux Etats
03:41-Unis,
03:41de développer la deuxième étape qui est extrêmement moléculaire.
03:46Après, évidemment, il faut effectuer des validations larges avant que ça devienne un test de dépistage généralisé.
03:56Alors, on a Véronique qui nous appelle du Finistère.
03:58Bonjour Véronique, vous avez eu un cancer du sein avec Récidie.
04:02On vous a enlevé un sein et vous voulez témoigner sur votre traitement qui s'est bien passé, c'est
04:06-à-dire ?
04:07Oui ? Allô ?
04:09Oui, dites-nous.
04:10Oui, bonjour à tous.
04:12Bonjour Véronique.
04:13Bonjour Christine.
04:14Oui, j'avais écouté une émission il y a quelques jours où vous aviez eu une personne qui avait parlé
04:23de son traitement.
04:25Et j'avais trouvé ça très pessimiste et très noir.
04:29Et je trouvais que c'était dommage de n'avoir qu'un seul témoignage.
04:36Et je voulais dire qu'il y avait des tas de femmes qui avaient subi des cancers du sein.
04:42Oui, c'est vrai que cette auditrice était en errance médicale, je m'en souviens.
04:46Voilà, et elle parlait vraiment, elle donnait un tableau très noir de tout ce qu'on peut avoir comme traitement
04:51après un cancer.
04:53Et je trouvais que c'était bien d'avoir aussi d'autres témoignages.
04:58Donc pour vous, ça s'est bien passé, ma chère Véronique.
05:00Oui, oui, ça s'est bien passé.
05:02Et bien sûr que c'est lourd, bien sûr que c'est fatigant.
05:05On n'en ressort pas complètement indemne.
05:07Mais il faut vraiment le faire.
05:10Il faut croire en la médecine.
05:11Il faut croire dans les progrès en ce qui concerne le cancer du sein et des autres.
05:15Merci beaucoup pour votre témoignage.
05:17Merci infiniment, ma chère Véronique.
05:19Sophie, on vous prend rapidement parce qu'on va faire la pause.
05:21Sophie vous a appelé de Vendée.
05:23Vous dites que vous avez 60 ans, vous avez un cancer du sein depuis un an et demi.
05:26Mais dites-nous.
05:27Oui, c'est moi qui ai appelé la semaine dernière.
05:30Ah, bien parlé de vous.
05:33Et oui, j'ai vu que la dame parlait de moi.
05:35Je parlais de mon cas.
05:37Je parlais de mon cas au niveau de l'hormonothérapie.
05:41Bien sûr, il y en a où ça se passe très bien.
05:43Mais je fais partie de la Ligue contre le cancer.
05:47Et quand on se réunit, il y en a quand même beaucoup qui ont des effets secondaires.
05:52Bon, heureusement, pas tout le monde.
05:54Et moi, j'aurais bien aimé être dans ce cas-là.
05:56Mais non, moi, je suis dans le cas où j'ai tous les effets secondaires.
06:01Merci en tout cas, Sophie de nous avoir rappelé.
06:02C'est incroyable, on parlait de vous, effectivement.
06:04Merci d'avoir rappelé au Standard Europe 1.
06:08Patricia Paterlini,
06:09combien de temps plus tôt on peut découvrir un éventuel cancer du sein dans le sang ?
06:16Avec la prise de sang.
06:17Il y a 4 ans, selon les connaissances actuelles.
06:21Moi-même, j'ai développé un cancer et j'avais les signes 4 ans avant qu'il devienne détectable.
06:27Donc, vous saviez que vous alliez développer un cancer, mais vous l'avez développé quand même ?
06:30Je savais que j'étais en train de développer un cancer, mais je ne savais pas où il s'est
06:35développé.
06:35Et vous avez pu vous soigner ?
06:37Oui, il n'a été éliminé que par chirurgie.
06:40La preuve, c'est que quand on le détecte proche de cette phase invisible, il est éliminable par chirurgie.
06:47Merci infiniment d'avoir été en direct sur Europe 1.
06:51C'est un bel espoir.
06:51Merci beaucoup, Patricia Paterlini, d'avoir été notre invitée pour cette journée d'Octobre Rose.
06:57Octobre qui commence.
06:58On marque une pause, on revient avec Marc Menon, le destin hors norme d'un héros qui a fait rêver
07:03le monde.
07:04Restez sur Europe 1.
07:05Vous écoutez Christine Kelly et vous, et vous réagissez au 01-80-20-39-21.
07:09A tout de suite sur Europe 1.