- il y a 17 minutes
Avec Nicolas de Tavernost, président du conseil d'administration du Stade rennais FC, ancien directeur général par intérim du Groupe RMC BFM, ancien président du directoire du Groupe M6, ancien propriétaire et dirigeant des Girondins de Bordeaux.
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NewsTranscription
00:00Stéphanie Demiru.
00:01Soyez les bienvenus ravis de vous retrouver jusqu'à midi
00:05pour un, à vous le dire, spécial aujourd'hui en première partie.
00:09Un invité particulier, Nicolas Taverneau.
00:12Il est notre invité, il a été pendant près de 40 ans
00:15aux commandes d'M6.
00:17Il publie un livre, la télé comme jamais,
00:19où il nous raconte les coulisses, les succès, les coups de poker
00:23et les secrets de ce monde impitoyable.
00:25Vous avez une question à lui poser, n'hésitez pas, 0826.
00:290826, 300, 300, à vous de le dire.
00:32Dans notre deuxième partie, à partir de 11h aujourd'hui,
00:36êtes-vous prêt à travailler jusqu'à 65 ans ?
00:38C'est en tout cas ce que propose le candidat à la présidentielle
00:41Édouard Philippe qui préconise également 45 annuités de cotisation
00:45d'ici à moins de 10 ans avec des exceptions pour un Français sur 3
00:49et une dose de capitalisation obligatoire.
00:51Alors, courage politique nécessaire ou effort impossible ?
00:55A vous de le dire.
00:56De l'île à Lyon, les blocages de lycées qui se poursuivent aujourd'hui
00:59sur fond de tension dans certains établissements.
01:01Au lendemain d'une journée qui a parfois viré à l'émeute urbaine
01:05dans plus de 400 établissements.
01:07La crise qui est devenue politique.
01:09Le gouvernement accuse LFI d'attiser les violences.
01:11Jean-Luc Mélenchon dénonce une répression à l'arrière-goût raciste.
01:15Et vous, qu'en pensez-vous ?
01:17A vous de le dire.
01:18Un ministre israélien chargé de lutter contre l'antisémitisme
01:22prend la défense de Jordan Bardella et attaque Mediapart.
01:25Le président du RN, vous le savez, est accusé d'avoir écrit des messages antisémites
01:29à 17 ans, ce qu'il nie formellement.
01:32Ce soutien venu d'Israël affaiblit-il les accusations contre lui ?
01:36Et vous, que pensez-vous de cette affaire ?
01:380-800-26-300-300 au standard.
01:4410h midi, Sud Radio, à vous de le dire, Stéphanie Demuru.
01:49Bonjour Gilles Ganzemann.
01:50Bonjour Stéphanie.
01:51Alors, une émission un petit peu bousculée.
01:54Alors, vous êtes toute excitée depuis ce matin, vous, l'amoureux d'M6
01:58qui avez travaillé dans cette chaîne.
02:00Ça m'a formée, j'avais des cheveux à l'époque,
02:02donc c'est pour dire que ça remonte.
02:03Et le grand souvenir que j'ai d'M6, c'est le jour de la prise d'otage de Neuilly
02:08parce que M6 a cassé son antenne comme un grand
02:11et on fait plus de deux heures de direct, c'est la décision de Patrick Charles à l'époque.
02:16Et à ce moment-là, toute la chaîne s'est dit, ah, on est une grande chaîne.
02:20Ah oui, l'information...
02:21C'est le souvenir que j'ai de cette prise d'otage
02:23où c'est la première fois qu'M6 cassait son antenne pour de l'info.
02:27Et on a la joie d'accueillir Nicolas de Taverneau.
02:29Bonjour M. de Taverneau.
02:31On est très heureux de vous accueillir aujourd'hui.
02:34On a grandi avec cette petite chaîne qui n'a cessé de monter au fil des années.
02:38La folle aventure M6, Love Story, Capital, Top Chef.
02:43Ces émissions qui nous ont accompagnés, bousculés parfois,
02:48et bousculés même la société.
02:49Vous allez tout nous raconter.
02:51Dans quelques instants, Gilles Gansman nous a concocté un zapping spécial M6.
02:57Mais tout d'abord, petite question, parce qu'on va avoir le temps,
03:00on va prendre le temps de développer tout ça.
03:02Quelle est votre vision des médias aujourd'hui ?
03:04Vous êtes soulagé quand vous vous dites, voilà ce que c'est devenu aujourd'hui.
03:09C'est un secteur qui est chahuté.
03:12Oui, oui, il est bousculé.
03:15Alors il y a deux paramètres.
03:16Le premier, c'est qu'il y a beaucoup plus de concurrence aujourd'hui
03:19qu'il n'y en avait lorsqu'on a créé la chaîne.
03:21Même si à l'époque, souvenez-vous, on disait qu'il y avait une chaîne en trop.
03:23C'est vrai.
03:24Alors qu'il y en avait six.
03:27Et aujourd'hui, il y en a des dizaines.
03:30Ce qui a vraiment changé,
03:31ce n'est pas tellement le nombre de chaînes,
03:33c'est le fait que maintenant il y a la mondialisation.
03:34C'est-à-dire que grâce à Internet, ou à cause d'Internet,
03:38toutes les plateformes américaines, etc.,
03:40les Netflix, etc., et les réseaux sociaux,
03:42arrivent directement chez les consommateurs,
03:43chez les téléspectateurs,
03:45et donc ils ne passent plus par les chaînes traditionnelles.
03:47Et c'est ça le vrai changement.
03:49Et donc ça bouscule lors des choses,
03:51et en plus, avec quand même des aspects réglementaires
03:54qui n'ont pas été adaptés à ça,
03:55parce que la loi n'avait pas été faite pour ça,
03:57n'a pas anticipé ces événements.
03:59Et donc aujourd'hui, le challenge,
04:01c'est une hyper concurrence dans le domaine de médias,
04:04avec un marché qui le finance,
04:06que ce soit le marché payant pour les chaînes comme Canal+,
04:09ou le marché gratuit, financé par la publicité,
04:12ou l'argent public pour le service public,
04:16l'argent public n'est pas extensible,
04:18et la publicité, c'est des marchés aussi compliqués.
04:21Donc il y a des vrais challenges.
04:22Alors ça veut dire qu'il faut être plus créatif,
04:24c'est ce qu'on avait essayé de faire au début de M6,
04:28ça veut dire qu'il faut être peut-être un peu plus local,
04:31et que la télé traditionnelle doit être plus d'une télé de direct,
04:36sport, info, etc., débat,
04:40et qu'il faut développer les plateformes dites de streaming,
04:43comme TF1+, M6+,
04:45ce qui a été fait depuis déjà les années 2010.
04:48Mais voilà, donc c'est un challenge important,
04:51et moi je suis un peu pour le regroupement quand même
04:53de toutes ces chaînes,
04:55pour avoir des groupes qui soient un peu plus puissants,
04:58pour qu'ils puissent davantage investir dans les contenus.
05:00C'est un peu le message que...
05:02Au risque de disparaître ?
05:03Au risque, oui, de s'affaiblir.
05:06Qui dit affaiblir, dit affaiblissement des contenus,
05:09donc affaiblissement des moyens,
05:10et ça veut dire qu'à ce moment-là,
05:13l'écosystème, comme on dit français,
05:16par la qualité, baisseront s'il n'y a pas de revenus.
05:19Donc il faut regrouper un peu toutes ces chaînes,
05:21il y en a quelques-unes qui vont disparaître,
05:23et puis vraiment adapter un peu la programmation
05:27à la nouvelle concurrence de l'ensemble du système.
05:30Et Edith, je voyais les sous-titres des dossiers de presse,
05:34les confidences du parrain du PAF,
05:36vous assumez ce titre avec tout ce que ça comporte ?
05:40Non, mais d'abord, moi je ne suis plus en fonction,
05:42si vous voulez, exécutive dans ce métier,
05:45donc il y a des successeurs qui sont tout à fait compétents,
05:48il se trouve que la durée fait que le titre vient peut-être de la durée,
05:54et que la télé, c'est d'ailleurs comme la radio,
05:58un marché assez particulier,
06:00c'est-à-dire que contrairement au cinéma,
06:01au cinéma, plus vous faites de films,
06:03bon, plus il y a de spectateurs.
06:05En télé et en radio, ce n'est pas tout à fait pareil,
06:08c'est-à-dire que les gens ont un certain temps,
06:10parce que la bagarre c'est sur le temps,
06:12pour regarder la télé ou écouter la radio,
06:14et quand ils écoutent votre concurrent,
06:16c'est qu'ils ne vous écoutent pas vous,
06:17et donc c'est un marché relativement fermé,
06:21dans lequel celui qui gagne,
06:23le gagne sur les autres,
06:24et donc ça donne un climat hyper concurrentiel,
06:27et donc batailleur.
06:28Presque une mafia,
06:29puisqu'on parle de parrain.
06:31Non, mais je plaisante,
06:32mais quand on parle de parrain,
06:33en général...
06:34Non, mais c'est relativement combatif.
06:37Oui, enfin dans le livre,
06:39vous flinguez pas mal quand même, hein ?
06:40Non, j'observe.
06:42Oui, c'est ça, c'est joliment dit.
06:43C'est joliment dit.
06:44Allez, Gilles Ganzemann,
06:45votre zapping, on rentre dans le vif du sujet.
06:47Tout commence par la fin d'une chaîne,
06:49et la laissance d'une chaîne,
06:51décidée par Jacques Chirac.
06:52Jacques Chirac devient Premier ministre de François Mitterrand.
06:55Il a décidé qu'il fallait réorienter la télévision,
06:58il n'était pas content de ce qu'avait fait François Mitterrand,
07:01entre autres avec la chaîne de Berlusconi,
07:03« Bye bye TV6 »
07:05et « Bonjour M6 ».
07:07Et à l'époque, c'est déjà Francis Lalanne
07:09qui hurle à la justice.
07:11Le PAF, le paysage audiovisuel français,
07:13change de visage.
07:14Nous saluons ce matin la naissance d'une petite sœur privée,
07:17M6,
07:18une télé sous la conduite de la Lyonnaise des Eaux
07:20et de la CLT,
07:22installée sur les cendres de TV6.
07:24La fin d'une époque et le début d'une autre.
07:26Agnès Poirier.
07:26TV6 vient de mourir, il est minuit.
07:29Une soirée d'adieu en direct et en musique.
07:31La dernière séance de la chaîne musicale française.
07:42TV6 est morte, voici M6M pour Métropole,
07:46mise en place par la CLT et la Lyonnaise des Eaux.
07:48Ultime préparatif,
07:50Eurache,
07:5011h15 ce matin,
07:52on s'active jusqu'à la dernière minute.
07:54Top,
07:55Magneto.
07:57Quand vous entendez ces images,
07:59ça vous évoque quoi ?
08:00Parce que je crois que c'était le 1er mars 1987,
08:03vous étiez dans un tout petit studio d'RTL,
08:06vous pensiez,
08:07vu que ça marche ?
08:08Oui,
08:09on n'était pas nombreux au départ.
08:12Et effectivement,
08:12d'abord,
08:12il y a eu une bagarre pour avoir l'autorisation,
08:14la fréquence,
08:15ça a été rappelé par Francis Tazan.
08:17Il y avait une chaîne musicale
08:19qui existait quand même assez peu,
08:20il faut bien dire qu'il n'y avait pas beaucoup d'audience,
08:22et d'ailleurs,
08:22qui a entraîné pour nous
08:23d'avoir une obligation musicale.
08:25Là, on devait faire 30% de nos programmes en musique.
08:28Et quand on a...
08:29On débarrait de rien.
08:31Donc,
08:31on avait une quarantaine de collaborateurs,
08:33dans un...
08:34Et on utilisait des studios ARTL,
08:37effectivement,
08:38rue Haillard,
08:39pour débarrer la station.
08:41Et on était surtout...
08:42On n'était reçu que par 30% des Français.
08:44Donc, il y avait 70% des Français
08:46qui ne recevaient pas la chaîne.
08:48Et donc,
08:49la politique a consisté à dire
08:50faisons en sorte qu'ils puissent la recevoir
08:52avant de dépenser énormément d'argent.
08:54Et la 5 n'a pas fait la même chose.
08:56C'est-à-dire que la 5 a été reçue
08:57par la moitié des Français,
08:58à peu près, au démarrage.
08:59Vous avez subi des railleries, d'ailleurs,
09:00à ce moment-là,
09:01les moqueries.
09:02Ah oui, oui, oui, oui.
09:03Non, mais il y a des programmes,
09:05je ne sais pas lesquels,
09:06dans lesquels,
09:07c'était quand même fait vraiment
09:08avec des bouts de ficelle.
09:10Vous allez...
09:10Je vais vous en montrer un tout à l'heure.
09:13Dans votre livre,
09:14vous expliquez
09:15que ce qui a fait pencher la balance,
09:17c'est que vous avez embauché
09:19un professionnel.
09:20Jean Drucker,
09:21ça a changé tout le dossier.
09:23Alors, nous sommes un dimanche,
09:24on est avec 2-3 croissants,
09:26il est 11h,
09:27et Jean Drucker lance la chaîne.
09:29Et toi, la 2, la 3,
09:31fais gaffe,
09:31gros plan de Charlotte.
09:32Oui, il est en tête.
09:33Bon, les cadreurs au casque.
09:36Attention, bientôt l'antenne.
09:39Bonjour.
09:40Merci d'être avec nous ce matin.
09:41Comme vous voyez,
09:42nous ne vous cachons rien
09:43des derniers préparatifs
09:44avant le démarrage
09:45dans quelques instants.
09:47Vous savez que vous êtes déjà
09:4810 millions
09:48à nous avoir rejoints
09:50dès ce matin
09:50pour le baptême de la chaîne,
09:52mais que notre ambition,
09:53c'est que très rapidement,
09:55vous soyez 3 fois plus nombreux.
09:57Et je vous donne rendez-vous
09:59très rapidement sur M6.
10:01Et maintenant,
10:02si vous en êtes d'accord,
10:04que la fête commence.
10:10Voilà apparaît un vieux logo
10:11fait de briques de brocs
10:13avec un trait,
10:14un 6 dessiné.
10:16A l'époque, vous saviez,
10:17c'était les palettes.
10:18Alors, il y a un 6 fait à la palette.
10:21Il y a d'ailleurs un nom
10:21trouvé dans l'urgence.
10:22Oui, et surtout,
10:25Jean Drucker,
10:2630 millions,
10:26ils ne le feront jamais.
10:27Et 10 millions,
10:28ils le feront avec le football,
10:30mais en 30 millions,
10:31on voit qu'il est comme son frère
10:33qui sait vendre les choses.
10:34C'est un très bon vendeur.
10:35Oui, exactement.
10:37Vous êtes déjà 10 millions.
10:3810 millions,
10:39c'était le nombre de personnes
10:40qui pouvaient nous recevoir.
10:41Oui, évidemment.
10:4210 millions de foyers
10:43qui pouvaient nous recevoir.
10:44Et c'était bien de dire
10:46qu'on était 10 millions.
10:48Je vous voyais quand même
10:51assez ému quand même.
10:52Vous entendez, Jean Drucker ?
10:53C'est des bons souvenirs.
10:54D'abord, si vous voulez,
10:54on avait gagné la bataille
10:55de la fréquence
10:57parce qu'il fallait avoir
10:57l'autorisation.
10:58Et donc, ça,
10:59ça a été quand même très complexe
11:00pendant un an.
11:01Pendant un an,
11:01avec Jean Drucker,
11:02on s'est bataillé
11:03pour avoir l'autorisation.
11:05Après, on a démarré
11:06comme on a pu.
11:08Comme on a pu
11:09en bricolant un peu les choses.
11:11Et puis, progressivement,
11:12ça s'est assez rapidement
11:15professionnalisé quand même.
11:15En tout cas,
11:16c'est toujours un moment
11:17extrêmement émouvant.
11:18Les débuts d'une chaîne,
11:19il faut de l'audace,
11:20parfois un petit peu
11:21de roublardise.
11:23C'est vrai ?
11:24C'était plus vrai
11:25à notre époque
11:26qu'aujourd'hui.
11:26Aujourd'hui,
11:27vous avez des chaînes YouTube.
11:28Tout le monde peut créer
11:29quasiment sa chaîne.
11:31À l'époque,
11:32on était six,
11:33dont cinq gratuites.
11:35Donc, c'était beaucoup plus
11:40impressionnant
11:40aujourd'hui.
11:41Gilles ?
11:42Évidemment,
11:43quand on est une petite chaîne,
11:45on n'a pas de pétrole,
11:46mais on a beaucoup d'idées.
11:48Et comme dirait Emmanuel Schaaf
11:49pour qui j'ai travaillé,
11:50alors vous voulez que je fasse
11:51Emmanuel Schaaf
11:51des petits melins ?
11:53On trouvait l'astuce
11:54pour battre les grandes enseignes,
11:55mais à moindre coût.
12:00Le monde change
12:02à une vitesse folle.
12:03Le fort ne bat plus le faible.
12:05Dorénavant,
12:05c'est le rapide
12:06qui bat le lent.
12:07Robert Murdoch.
12:12Bonsoir,
12:12ils ont une vingtaine d'années,
12:14ils font partie
12:14de la nouvelle génération,
12:15celle qui est née
12:16avec l'ordinateur.
12:17Aujourd'hui,
12:18ils veulent aller vite,
12:19se sentir libres
12:20et gagner de l'argent.
12:21Et pour des dizaines
12:22de milliers d'entre eux,
12:24on ne jurait que par un seul mot
12:26ces derniers mois,
12:27Internet.
12:28Eh oui,
12:28Internet.
12:29Et puis,
12:30ça va faire du chemin,
12:31Internet.
12:31Il avait du nez,
12:32ce Emmanuel.
12:33Et puis,
12:34Badoumba.
12:41Salut,
12:42j'ai 15 ans.
12:43Enfin,
12:43Culture Pub à 15 ans.
12:44C'est en effet le 27 octobre 1987
12:46qu'apparaissaient
12:47pour la première fois
12:48à la télévision
12:49des pubs
12:49en dehors des écrans de pubs.
12:51C'était nous,
12:51voilà.
12:53Non,
12:53mais c'est vrai
12:53que quand on écoute ça,
12:54on se dit que vous avez,
12:55sans flagornerie,
12:57révolutionné la télé
12:58parce que c'était des rendez-vous,
13:00on était tous devant,
13:00Capital,
13:01Culture Pub,
13:02ça a marqué
13:03une époque.
13:04On a essayé
13:05de sortir un peu
13:06des sentiers battus,
13:07des grandes chaînes,
13:08du sport,
13:08etc.
13:08Parce qu'on a été rappelé,
13:10on n'avait pas les moyens
13:11pour ça.
13:11Et donc,
13:12il a fallu avoir
13:12des gens assez imaginatifs
13:14qui ne venaient pas forcément
13:15d'ailleurs de l'origine
13:15de la télé.
13:17Christian Blachas,
13:18par exemple,
13:18il venait de la pub
13:19et il a fait Culture Pub.
13:21Et d'ailleurs,
13:21c'est assez amusant
13:22de voir l'évolution.
13:23Aujourd'hui,
13:23les gens sont un peu publifobes
13:25quand même,
13:25un peu plus publifobes.
13:26Il y a des bloqueurs de pub
13:28sur Internet,
13:28etc.
13:28A l'époque,
13:29la pub avait vraiment
13:31ses stars
13:31et on les mettait,
13:33on les mettait en avant,
13:34c'était comme des stars de cinéma.
13:36Et donc,
13:36Culture Pub a été
13:37une émission formidable.
13:39Pendant des années,
13:40des années,
13:40on a Culture Pub
13:41et puis il y avait
13:41beaucoup d'émissions.
13:42Ça a duré combien de temps,
13:43Culture Pub ?
13:44Culture Pub,
13:45ça a duré 15 ans.
13:46Je pense.
13:46Ça a fait rêver quand même
13:47aujourd'hui.
13:48Oui,
13:49mais les émissions
13:50de Turbo
13:50existent depuis
13:51la création de la chaîne.
13:52C'est la mission
13:53la plus longue.
13:54Mais d'une façon générale,
13:56aujourd'hui,
13:57sur elle,
13:58le M6,
13:59sur le groupe M6,
13:59que ce soit W9,
14:00Cisterre ou M6,
14:01il y a énormément
14:02d'émissions
14:03qui ont plus de 20 ans.
14:04Beaucoup d'émissions
14:05qui ont plus de 20 ans.
14:06Bon,
14:06Nicolas Taverneau,
14:07on va continuer
14:08ces discussions.
14:09La télé,
14:10comme jamais,
14:11vous restez avec nous
14:12si vous le voulez bien
14:13jusqu'à 11h.
14:14Il y a d'autres extraits
14:15dans ma blouse.
14:16Avec plein d'extraits
14:17pour tout ce qui est
14:17qu'on va commenter.
14:19On va tout de suite
14:19et vous n'hésitez pas
14:20si vous voulez
14:22poser des questions
14:23à Nicolas Taverneau
14:240800 26 300 300.
14:27Sud Radio
14:3110h midi,
14:33Sud Radio,
14:33à vous de le dire,
14:35Stéphanie Demiru.
14:36A vous de le dire
14:37avec aujourd'hui
14:38un invité exceptionnel,
14:39Nicolas De Taverneau.
14:40Il a été pendant
14:41près de 40 ans
14:42aux commandes d'M6.
14:43Il publie un livre
14:45à la télé,
14:46comme jamais.
14:46Il raconte les coulisses,
14:48les succès,
14:49les coups de poker,
14:50les secrets de la télé.
14:51Si vous avez une question
14:52à lui poser,
14:52n'hésitez pas
14:530800 26 300 300.
14:56Gilles Gansman,
14:57la suite de votre
14:58zapping spécial M6,
15:00forcément.
15:00Dans votre livre,
15:01une grande chaîne,
15:02c'est une chaîne
15:03qui a de l'info.
15:04Mais quand vous n'avez
15:04pas les moyens,
15:05vous ne mettez pas
15:06de présentateur.
15:07Les images suffisent.
15:08Le 6 minutes.
15:28Une fusée éclairante
15:29dans le ciel nocturne
15:30de Cherbourg.
15:31Un bateau au loin
15:32qui entre dans la rade.
15:33Vous avez entendu
15:34le journaliste
15:35qui tourne sa feuille.
15:36C'était M6.
15:37C'était vraiment ça.
15:38Ça se faisait à RTL, hein ?
15:40Oui, à l'époque,
15:42on n'avait pas les moyens
15:42de se payer
15:43un présentateur star.
15:46Et puis,
15:47en plus,
15:48il y avait un gros avantage
15:49dans le 6 minutes,
15:50c'est que ça donnait
15:51une apparence
15:51d'objectivité complète.
15:53C'est-à-dire que
15:54comme c'était
15:54des enchaînements,
15:56voilà,
15:56donc on a vécu
15:57pendant longtemps,
15:57mais simplement,
15:58il fallait avoir
15:59des journaux télévisés
16:00pour structurer la chaîne
16:01au fur et à mesure.
16:02Aujourd'hui,
16:02on les a fait
16:03un quart d'heure avant,
16:042h45, 10h45.
16:05Les journaux
16:06sont un vrai succès marquant
16:07de la chaîne M6.
16:09Et vous dites,
16:10Nicolas de Taverneau,
16:11on ne fait pas
16:11de télévision sérieuse,
16:13généraliste,
16:14sans information.
16:15C'est très important.
16:16C'est très important.
16:17D'abord,
16:18c'est du direct,
16:19par définition,
16:19l'information.
16:20Et à partir du moment
16:21où aujourd'hui,
16:22on est challengé
16:23sur les fictions,
16:24sur le cinéma,
16:25etc.,
16:25il faut avoir quand même
16:26des thèmes.
16:27Alors,
16:27on l'a fait très bien
16:28avec les magazines,
16:29mais il nous fallait
16:30du direct
16:31pour avoir vraiment
16:32des piliers.
16:33Alors,
16:33au départ,
16:34ça s'est fait
16:35dans le scepticisme,
16:35parce qu'on a dit,
16:37mais pourquoi
16:37ils arrivaient en retard ?
16:38Ils n'avaient qu'à garder
16:39leurs 6 minutes.
16:40Mais quand on voit
16:41les scores du 12h45
16:42ou du 12h45 actuellement,
16:44ça montre que ce sont
16:45deux pieds très importants
16:48dans l'activité
16:49du groupe M6.
16:50On y reviendra
16:51de toute façon
16:51sur l'information
16:52parce qu'elle a jalonné
16:53aussi votre vie.
16:54Vous avez ensuite
16:55dirigé BFM TV.
16:56D'ailleurs,
16:56vous expliquez
16:57tout au début
16:58de votre livre
16:58que vous comprenez
16:59déjà que la télé,
17:01c'est au-delà
17:02de la télé,
17:03ce n'est pas que
17:03ce qui se passe
17:04sur l'écran
17:04avec le passage
17:06du film
17:06Jamais sans ma fille
17:07qui provoque quasiment
17:09une crise diplomatique.
17:10Donc c'est vrai
17:11que l'information
17:12est stratégique.
17:13Vous le comprenez
17:14assez rapidement.
17:15Oui, oui.
17:16Dans les médias,
17:17vous le savez très bien ici
17:18que les médias
17:19ont une résonance
17:20qui n'est pas simplement
17:21une résonance
17:22de savoir
17:22combien on fait d'audience,
17:23combien on fait de recettes
17:24ou si l'activité marche bien.
17:26Ils ont une résonance
17:27dans la société.
17:29On l'a vu
17:29au moment du loft,
17:30vous le direz peut-être
17:31tout à l'heure.
17:32On le voit
17:33quand on a expliqué
17:34davantage
17:35l'économie appliquée
17:36avec Emmanuel Schindl
17:37en Capital,
17:38on le voit
17:38quand on fait
17:39les émissions
17:39d'explications
17:40comme E égale M6,
17:42il y a quand même
17:42une mission
17:43dans les chaînes
17:45qui est non seulement
17:46de distraire
17:46mais aussi
17:47d'expliquer,
17:48d'informer,
17:49voire de cultiver
17:50pour le plus grand nombre.
17:52Et ça,
17:54de savoir,
17:55alors ça ne veut pas dire
17:56faire harter
17:57parce qu'on est
17:59une chaîne populaire
18:00et de faire
18:03ce que le public souhaite
18:05mais de manière
18:06la plus intelligente possible
18:08en variant les genres
18:09et en essayant
18:10d'être un peu ambitieux.
18:11C'est ce que nous avons
18:12essayé de faire
18:12notamment à travers
18:13les magazines.
18:13Et l'information
18:14a beaucoup évolué depuis
18:15avec beaucoup de débats
18:16d'actualité.
18:17On y reviendra
18:18notamment,
18:19j'ai hâte d'avoir
18:20votre avis
18:20sur cette commission
18:21de visuel public
18:23menée par Charles Alonc.
18:24On vous posera
18:25la question tout à l'heure, Gilles.
18:26Nagui,
18:26Ophélie Winton,
18:27Mac Lesgey,
18:28Charlie et Lulu,
18:29bien d'autres ont démarré,
18:30même Coé a démarré
18:32sur MC.
18:32C'était une caméra
18:33et des appels,
18:34ils n'avaient pas d'argent.
18:36Et puis,
18:38Nicolas Taverneau
18:40appelle la direction
18:42de sa chaîne
18:43et lui dit
18:44je vais casser la tirelire.
18:46Et oui,
18:47c'est le loft
18:48et c'est un coup de génie.
18:53On célibataire
18:55coupé du monde
18:55Philippe,
18:56Laure,
18:58Aziz,
18:59Loana,
19:00Jean-Edouard,
19:01Julie,
19:02Stevie,
19:02Kimi,
19:03Fabrice,
19:04Kenza
19:05et Christophe.
19:06Filmé dans un loft
19:07de 225 mètres carrés,
19:0924 heures sur 24,
19:10par 26 caméras
19:11et 50 micros.
19:13Dans six semaines,
19:15ils ne seront plus que deux.
19:16Qui sera le couple idéal ?
19:19C'est vous qui décidez.
19:21Bonsoir à tous,
19:22bienvenue sur le plateau
19:22de Love Story.
19:23Comme vous le savez,
19:24hier,
19:24Stevie a quitté définitivement
19:26le Love Story.
19:27Vous avez trahi T-Fan
19:28pour devenir une grande chaîne,
19:30ce n'est pas bien ?
19:31Vous avez assez...
19:33On n'a trahi personne d'abord
19:35et la deuxième chose,
19:36c'est qu'il faut rendre à César
19:37ce qui est à César,
19:38c'est mon collègue et complice
19:40pendant toutes ces années,
19:41Thomas Valentin,
19:42qui était un excellent patron
19:43des contenus,
19:44des programmes,
19:46qui pendant un an
19:47m'a dit
19:47écoutez,
19:48il y a un phénomène en Europe,
19:50regardez Big Brother,
19:51il faut absolument...
19:51C'est une nouveauté,
19:52c'est un ovni
19:54dans le monde télévisuel
19:55mais qui bouscule tout.
19:56Il faut que nous,
19:57nous soyons les premiers
19:58à le prendre
19:59parce que sinon,
19:59ça arrivera sur les chaînes
20:00mais comme on est une chaîne
20:01qui innove,
20:02il faut que l'innovation
20:03vienne de chez nous
20:04et donc,
20:04il a été tout à fait...
20:07Alors moi,
20:07j'étais un peu...
20:07Vous êtes parti en Italie
20:08voir Big Brother
20:10mais ça ne nous a pas emballé,
20:11c'est le moins qu'on puisse dire.
20:12J'ai l'impression
20:13d'être derrière
20:13une vie de centain
20:14dans un pipe show,
20:15je crois,
20:16c'est ce qu'il dit dans l'île.
20:17Disons que je ne suis pas venu
20:18très rassuré sur le programme.
20:21Et donc,
20:22d'abord,
20:22les équipes
20:23d'Andemol à l'époque,
20:26de Manil Jé,
20:26d'aujourd'hui,
20:27ont très bien adapté
20:29le programme,
20:29c'est eux qui étaient
20:30responsables de la production,
20:31donc n'ont pas fait exactement
20:32ce qu'ils faisaient
20:33en Italie ou en Europe,
20:34donc ils ont été
20:34un petit peu plus
20:36novateurs
20:37et ça a été
20:38une période très agitée
20:40mais qui a été
20:40un peu disruptive
20:41dans la télé
20:43grâce notamment
20:45à la fois
20:46à la production
20:46mais également
20:47à Thomas Valentin
20:47qui a mené ça
20:48de main de maître.
20:49Mais c'est vrai
20:49que ce que dit
20:49Gilles Gansman,
20:50bon,
20:50il y a eu un petit épisode,
20:51là vous allez vite
20:52parce qu'il y a eu
20:54donc Big Brother,
20:55vous y renoncez,
20:55vous allez voir
20:56Patrick Lelay,
20:57vous concluez
20:57une sorte de pacte,
20:59pas de télé-réalité
21:00ni chez vous,
21:01ni chez nous,
21:01ni à TF1,
21:02ni à M6
21:03et puis,
21:04bon,
21:04finalement,
21:04vous prenez
21:05la décision
21:06de lancer le loft
21:06et là c'est énorme.
21:08C'est très vite.
21:09Oui, mais l'histoire
21:10n'est pas tout à fait celle-là.
21:11L'histoire c'est que
21:13on était prêts
21:14effectivement
21:14à s'entendre
21:15sur la télé-réalité
21:16mais à l'époque
21:17les équipes de TF1
21:19souhaitaient lancer
21:20Koh Lanta
21:21qui était,
21:22ils me disaient
21:23c'est Jean-Fort Boyard
21:24ça,
21:24c'est pas de la télé-réalité.
21:26Nous,
21:27il ne faut pas nous prendre
21:28non plus pour Bédu-Bénais.
21:29Je veux dire,
21:30Koh Lanta c'est de la télé-réalité
21:31et d'ailleurs
21:32je vois que c'est toujours
21:32à l'antenne.
21:33C'est un programme efficace
21:35qu'on aurait bien aimé avoir
21:35d'ailleurs.
21:36J'ai un dernier son
21:38je sais que vous avez
21:39beaucoup d'humour
21:40donc ça va vous faire rire
21:41mais juste avant
21:42la scène de Lohana
21:43vous l'assumez ?
21:45Écoutez,
21:46moi j'ai,
21:46la production
21:47a fait cette scène
21:48voilà.
21:49mais vous l'assumez
21:50en tant que patron
21:51ce n'est pas votre tasse dotée.
21:53Qu'est-ce que vous voulez
21:53que je fasse ?
21:54Je ne vais pas couper
21:55c'était du direct
21:56donc on assume
21:58ce qui est à l'antenne.
21:59Alors le Loft
21:59fait la une
22:00de tous les journaux
22:00de tous les médias
22:01et évidemment
22:02des guignols de l'info
22:04et pour la première fois
22:05vous apparaissez
22:06dans les guignols
22:06vous avez vu votre marionnette ?
22:08Oui,
22:09je l'ai vu rapidement.
22:10Elle est apparue deux fois
22:10dont cette fois
22:12face à Patrick Lelay
22:14écoutez Stéphanie
22:14l'extrait
22:15est extraordinaire.
22:16C'est la guerre
22:17entre TF1 et M6
22:19la petite chaîne
22:20qui monte
22:20proche à la grosse vieille
22:22qui descend
22:22d'avoir piqué
22:23purement et simplement
22:25l'idée de Love Story
22:26pour faire Star Academy.
22:27Nicolas Tavernot
22:28vous êtes le président
22:29d'M6
22:30c'est vraiment un plagiat ?
22:31Tout à fait
22:32c'est le même concept
22:32que Love Story
22:33le même rythme.
22:34Quel concept pauvre con ?
22:35C'est une émission de merde
22:36Love Story.
22:37Ah bon ?
22:37Pourquoi vous faites pareil alors ?
22:38Parce que la merde
22:39à la télé
22:40c'est nous
22:40qui l'avons inventé.
22:41Je suis le papa
22:42de la merde
22:43moi monsieur.
22:43Ça va
22:44les émissions de merde
22:45c'est à tout le monde
22:45nous aussi on sait faire.
22:46Vous savez faire ?
22:47Et Love Story
22:48popstar
22:48fan de
22:49le Hit Machine
22:49c'est pas de la merde ça ?
22:50Ça ?
22:51Mais c'est de la merde
22:52d'amateur ça monsieur.
22:53Tout est possible
22:54avec Morandini
22:55perdu de vue
22:56témoin numéro 1
22:58mystère avec Pradel
22:59sans aucun doute
23:00ça c'est de la vraie merde monsieur.
23:02C'est dépassé
23:03faut renouveler la merde.
23:04Laissez faire les pros.
23:05Oui oui oui
23:05ça va
23:06vous avez gagné
23:07tous les deux.
23:07Vous avez même créé
23:08une chaîne
23:09TF6.
23:10Ah TF6
23:11oui ça c'est vrai
23:12qu'on a des chiottes collectives.
23:14Ça vous fait rire Nicolas
23:15c'est vrai qu'il nous manque
23:16les guignols
23:17c'était succulent.
23:18Écoutez c'est quand même
23:19du talent
23:19c'est quand même du talent
23:21quelquefois
23:21on en prend plein de la tête
23:22mais c'est quand même du talent.
23:24Bon au delà de l'humour
23:25vous êtes d'accord
23:26avec le fond là ?
23:27On avait essayé
23:28de faire les guignols
23:29on l'avait mis à l'antenne
23:31vous vous en souvenez
23:32sans doute pas
23:32on avait mis
23:33ce qu'est l'ancêtre
23:34des guignols
23:35parce que les guignols
23:35avaient un prédécesseur
23:37qui s'appelait
23:38les spitting images
23:39qui étaient en Angleterre
23:40et les spitting images
23:42les guignols
23:42c'est une bluette
23:43à côté des spitting images
23:44je vous garantis
23:45que sur la famille royale
23:46il y a des choses
23:47que je raconterais pas
23:47à l'antenne
23:48et c'était diffusé
23:50sur une grande chaîne
23:52au UK
23:53et donc on a adapté
23:54on les a traduites
23:55les spitting images
23:56parce qu'on n'avait pas
23:57les moyens
23:57et on a essayé
23:58de faire les guignols
23:59mais malheureusement
23:59c'était trop cher pour nous
24:00à l'époque.
24:01Merci Nicolas de Taverneau
24:03pour cette demeure
24:04vous restez surtout avec nous
24:05la télé comme jamais
24:07on poursuit nos discussions
24:09chez Alary Editions
24:10pour rappeler l'éditeur
24:12dans quelques instants
24:13nos débatteurs nous rejoindront
24:15et je suis sûre
24:15qu'ils auront plein de questions
24:16à vous poser
24:17tout comme peut-être
24:17nos auditeurs
24:180800 26 300 300
24:21à tout de suite
24:23Sud Radio
24:2510h midi
24:26Sud Radio
24:26à vous de le dire
24:28Stéphanie Demury
24:29à vous de le dire
24:31à vous de le dire
24:31spécial aujourd'hui
24:33avec un invité exceptionnel
24:35Nicolas de Taverneau
24:36qui publie la télé
24:37comme jamais
24:38aux éditions
24:39Alary Editions
24:40il nous raconte
24:41tous les coulisses
24:42de la télévision
24:43les secrets
24:43les coups de poker
24:44n'hésitez pas à venir
24:46l'interroger
24:470800 26 300 300
24:49Kevin Bossuet
24:50diplômé en histoire contemporaine
24:51nous nous a rejoint
24:52c'est l'un de nos trois
24:52débatteurs de la journée
24:53les autres sont coincés
24:54sous la pluie
24:55mais non
24:56il y a Mathias Nierman
24:57qui vient de nous rejoindre
24:58également fondateur
24:59du cabinet
24:59de conseil
25:00chef Cap
25:01bonjour Mathias
25:03bonjour à tous
25:03Nicolas de Taverneau
25:04avant de continuer
25:06nos conversations
25:07sur la télé
25:08parce qu'on a envie
25:08de savoir plein de choses
25:09évidemment
25:11je ne peux pas m'empêcher
25:12de vous poser
25:13et de vous faire réagir
25:14à cette nouvelle
25:15qui vient de tomber
25:15un accord de cession
25:17entre les Girondins de Bordeaux
25:18et un fond
25:20un fond
25:20le Bark Bench
25:21plus précisément
25:22alors on rappelle
25:24votre rôle
25:25dans les Girondins de Bordeaux
25:27vous êtes
25:28vous étiez
25:30propriétaire
25:31avec M6
25:31de ces Girondins de Bordeaux
25:33pendant 19 ans
25:34vous avez
25:35de 1999
25:36à 2018
25:37vous avez représenté M6
25:40propriétaire
25:40des Girondins de Bordeaux
25:41aujourd'hui
25:42quelle est votre réaction
25:43à la fin de ce feuilleton ?
25:45d'abord
25:45il y a eu une grande déception
25:47si vous voulez
25:47depuis la reprise
25:48des Girondins de Bordeaux
25:49évidemment
25:49et la descente
25:51sans arrêt
25:52depuis que nous avons cédé
25:55pendant 19 ans
25:56on a eu beaucoup de plaisir
25:57à être le propriétaire
26:00de ce club
26:01on a eu pas mal
26:02de succès
26:03pendant ces 19 ans
26:04on a laissé un club
26:05quand même
26:05qui était en bonne santé
26:06lorsqu'on l'a cédé
26:07malheureusement
26:08les repreneurs
26:10n'ont pas eu
26:11n'ont pas fait
26:12les choix
26:12qui s'imposaient
26:13et donc
26:14ça a été une descente
26:15extrêmement rapide
26:16pendant ces années-là
26:17bon c'est une bonne nouvelle
26:19s'il y a un repreneur
26:20pour éviter la liquidation
26:22puisque c'était quand même
26:23de ça
26:24dont il s'agissait
26:25bon mais la remontée
26:26sera extrêmement lente
26:27et dure
26:28puisque
26:28il est toujours en régionale
26:30et évidemment
26:31le plus rapidement
26:32ça sera
26:32j'espère que le projet
26:36aura du succès
26:37c'est tout ce que je peux en dire
26:38alors après
26:40on nous reproche
26:41d'avoir choisi
26:42un mauvais successeur
26:44bon
26:44c'est comme les locataires
26:46c'est pas forcément
26:46écrit sur leur figure
26:47comment ils sont
26:48c'était deux grands fonds américains
26:50qui avaient fait des promesses
26:52et pignon sur rue
26:53bon il se trouve que
26:55comme d'ailleurs
26:57certains autres clubs
26:58en France
26:58puisque le football professionnel
27:00était quand même
27:00en difficulté
27:01et nous nous ne pouvions plus garder
27:02les Girondins de Bordeaux
27:03parce que
27:04à partir du moment où
27:06quand il y a eu
27:08l'acquisition du PSG
27:09etc
27:09le football est devenu
27:11beaucoup plus
27:13disons
27:14cher
27:14entre guillemets
27:15en investissement
27:16et donc
27:17on ne voulait pas mettre en péril
27:18l'activité principale
27:20qui était la télévision
27:21par rapport au football
27:22et c'est pour ça
27:23qu'on avait choisi à l'époque
27:24un truc très cher
27:24vous n'arrêtez pas justement
27:25d'avoir vendu le club
27:26en 2018
27:27quand vous voyez
27:28ce que c'est devenu
27:29vous auriez peut-être
27:29fait des choses différemment
27:30simplement nous
27:31voilà malheureusement
27:32moi je ne suis pas le propriétaire
27:33donc je suis comptable
27:35du groupe
27:36et le groupe
27:37n'avait pas les moyens
27:38de conserver
27:39les Girondins de Bordeaux
27:40sur la période
27:40ce qu'on peut regretter
27:42c'est le choix
27:43du successeur
27:45mais encore une fois
27:46il y a eu d'ailleurs
27:47d'autres
27:48d'autres éléments
27:49dans le foot professionnel
27:50il y a des aléas
27:52et il n'était malheureusement
27:54pas écrit
27:54que ça se passe
27:56très mal
27:57avec le premier
27:58des successeurs
27:58et puis ça se passe
27:59encore plus mal
28:00avec le deuxième
28:00des successeurs
28:01maintenant j'imagine
28:02que vous êtes très fier
28:03quand vous voyez
28:04qu'il y a des Rennais
28:05qui sont dans l'équipe
28:06de France de Zidane
28:08ça doit vous faire plaisir
28:10quasiment la moitié
28:10des joueurs
28:11oui
28:12ce que nous avions commencé
28:13à faire à Bordeaux
28:14c'est la première décision
28:15que nous avions prise
28:16quand on a repris le club
28:17en 99
28:18c'était d'investir
28:19dans le centre de formation
28:20puisque c'est indispensable
28:22pour un club
28:22d'avoir un centre de formation
28:24et le club de Rennes
28:26a toujours fait
28:26de centres de formation
28:28de l'académie
28:28un de ses piliers forts
28:30il y a 7 joueurs
28:30dans l'équipe actuelle
28:32de France
28:33il y a près de 30 internationaux
28:36qui viennent
28:38des équipes actuelles
28:39ou du centre de formation
28:40de Rennes
28:41et donc ça montre
28:42la qualité
28:43de ce centre de formation
28:44avec des très grands joueurs
28:45et ça va continuer
28:47puisque nous
28:48la famille Pinault
28:50inaugure un investissement
28:51très important
28:52qu'ils ont fait
28:53dans les bâtiments
28:53vendredi
28:54le centre de formation
28:56et le centre d'entraînement
28:57de Rennes
28:58qui va être inauguré
28:59par les propriétaires
29:01du club
29:02la famille Pinault
29:03ce vendredi
29:04et ce qui montre
29:05l'effort
29:05qu'ils continuent
29:06de soutenir
29:07pour le développement
29:08de ce club
29:09qui s'appuie sur
29:10à la fois
29:11leur équipe professionnelle
29:12et l'académie
29:12et ça c'est votre futur
29:13pardon
29:14excusez-moi
29:14et ça c'est votre futur
29:18là
29:19le club de Rennes
29:21est un club
29:22qui a le soutien
29:23d'une famille
29:24en Bretagne
29:25qui est très implanté
29:26en Bretagne
29:27évidemment
29:28il y a toujours
29:28les aléas sportifs
29:29mais je crois
29:30que cette année
29:30il y a une belle équipe
29:31donc j'espère
29:31qu'elle aura les résultats
29:33et qu'elle donnera
29:34la satisfaction
29:35qu'on en attend
29:36mais il y a
29:37ce pilier de formation
29:39qui est extrêmement important
29:41auquel le club de Rennes
29:42est très attaché
29:42c'est vrai qu'il faudrait
29:43en plus garder
29:44les joueurs plus longtemps
29:45et éviter qu'ils aillent ailleurs
29:47parce que c'est vrai
29:47que je le disais
29:48la moitié de l'équipe de France
29:49aujourd'hui
29:49elle vient quasiment
29:50de ce centre de formation de Rennes
29:51qui est excellent
29:52un des meilleurs
29:53en France
29:54voire
29:54si on pouvait tous les garder
29:55si vous l'avez tous racheté
29:56ça serait exceptionnel
29:58puisqu'on aurait 30 joueurs internationaux
30:00bon
30:00mais le modèle économique
30:02d'un club comme Rennes
30:03c'est de former
30:04de continuer à former
30:05des grands joueurs
30:06de les faire jouer
30:07dans l'équipe
30:07si possible
30:08parfois de les prêter
30:09et puis ensuite éventuellement
30:10de décéder
30:11pour qu'il y ait un équilibre économique
30:13qui est quand même très compliqué
30:14dans le football professionnel
30:16avec des efforts très importants
30:18de la famille Pinault
30:20pour ce club de Rennes
30:21et nous
30:21nous n'avions pas
30:22ces moyens là
30:23pour développer
30:24le club de Bordeaux
30:25les clubs des Girondins
30:26puisque nous sommes
30:27une société cotée
30:28nous faisons de la télévision
30:29c'était pas notre business
30:30vraiment
30:32quand on vous écoute
30:33d'ailleurs on se dit
30:33la télévision
30:34est-ce que c'était
30:35votre métier
30:36le football
30:37votre passion
30:37parce qu'il y a aussi eu
30:38la ligue
30:39à récouter
30:54ça c'était donc
30:55la chaîne
30:56Ligue 1 plus
30:57le générique
30:58votre souvenir
31:01quand je suis arrivé
31:02à la ligue de football
31:05la ligue de football
31:07se trouve
31:08se trouvait
31:09dans une situation
31:09extrêmement difficile
31:10par rapport aux droits
31:11ce qu'on dit domestique
31:12c'est-à-dire les droits
31:13de la télé en France
31:14il y a eu pour des raisons
31:15historiques
31:16c'est fâché
31:17avec son diffuseur principal
31:18Canal Plus
31:19il y a eu
31:20des épisodes
31:21et moi je suis arrivé
31:23on va proposer le job
31:24le diffuseur
31:25ne payait plus
31:26ce qu'il devait
31:26il y avait des contestations
31:28des procès
31:28dans tous les sens
31:29et personne ne voulait
31:30reprendre la ligue 1
31:31et Canal Plus
31:32se satisfaisant
31:33des coupes internationales
31:34enfin européennes
31:34donc c'est une situation
31:36extrêmement complexe
31:37qui continue d'ailleurs
31:38d'être complexe
31:39et il a fallu
31:40en deux mois et demi
31:41trois mois
31:41lancer une plateforme
31:42pour que les gens
31:43continuent à pouvoir
31:44voir la ligue 1
31:45plateforme qui est développée
31:46aujourd'hui
31:46qui s'appelle Ligue 1 Plus
31:47et qui a l'excluivité
31:48du championnat de France
31:50de football
31:51et donc c'est un projet
31:55dans lequel il y aura
31:56des développements
31:57qui a permis
31:59de passer
32:00cette étape
32:02extraordinairement délicate
32:03des droits domestiques
32:04mais ce n'est pas fini
32:05parce qu'il va falloir
32:06cravacher
32:07pour que les droits domestiques
32:08augmentent
32:09il y aura encore
32:10certainement
32:10deux années difficiles
32:12ce qui fait que
32:13la formation
32:14vous avez vu quand même
32:16que ce qu'on appelle
32:17le trading des joueurs
32:18l'achat et la vente des joueurs
32:20heureusement
32:20que ceci
32:22est positif
32:23en France
32:24puisque
32:26les français
32:27ont vendu
32:27ont fait des plus-values
32:28pour près de 5 à 600 millions
32:29de ventes de joueurs
32:31s'il n'y avait pas ça
32:32je pense qu'il y aurait des faillites
32:33mais le football professionnel
32:34est vraiment dans une situation
32:35délicate aujourd'hui
32:36comme la télé
32:36et on va en parler
32:38on va continuer à parler
32:39des médias
32:40puisque vous êtes là
32:41pour votre livre
32:42Nicolas de Taverneau
32:43la télé
32:44comme jamais
32:45où vous révélez
32:46ces 40 ans au sein
32:47d'M6
32:48les coulisses
32:49les croustillants
32:49et on va en parler aussi
32:51avec nos débatteurs
32:52qui ont plein de questions
32:53et plein de souvenirs d'M6
32:54sauf Kévin
32:54peut-être que vous aviez
32:555 ans et demi
32:55moi j'ai pas de télévision
32:57mais même j'ai pas de télévision
32:58donc je ne sais pas
32:59depuis que j'ai 18 ans
33:00je regarde pas la télévision
33:01mais évidemment
33:02le love story
33:03tout ça
33:03ça marque également
33:04mon adolescence
33:05et on a tous regardé
33:06des phénomènes de société
33:06on va en parler
33:070-826-300-300-300
33:12Sud Radio
33:1510h midi
33:16Sud Radio
33:17à vous de le dire
33:18Stéphanie Demiru
33:21à vous de le dire
33:22à vous de le dire
33:24et surtout à lui de le dire
33:25aujourd'hui invité exceptionnel
33:27Nicolas de Taverneau
33:28qui publie la télé
33:29comme jamais
33:30à la Rie édition
33:32c'est vrai que pour tous
33:33les amoureux de télé
33:35et nous d'M6
33:36qu'on a vu monter
33:36monter
33:37c'est vrai que c'était
33:37une petite
33:38toute toute petite chaîne
33:39en 1987
33:40vous n'étiez pas né
33:41Kévin Bossuet
33:42à peine peut-être
33:43un nourrisson
33:45et on est heureux
33:46de vous accueillir
33:47pour parler de ses souvenirs
33:49parce que
33:49c'est vrai qu'il y a des émissions
33:51qui ont bouleversé
33:53la société
33:53le loft
33:54a été quasiment
33:55un fait politique
33:56je me souviens
33:56de ses articles
33:57dans Libération
33:57dans Le Monde
33:58chacun y allait
33:59de son commentaire
34:01tout le monde déteste
34:03mais tout le monde regarde
34:04disait Libération
34:05en substance
34:06j'ai que mes débatteurs
34:07Kévin Bossuet
34:08Noémie Alliwa
34:09et Mathias Nieman
34:11vous avez quoi
34:12comme souvenir
34:13Noémie
34:13vous regardiez
34:14vous le loft
34:15je me souviens du loft
34:16effectivement
34:16je ne pouvais pas tout regarder
34:17parce qu'il y avait
34:18les parents derrière
34:19aussi qui vérifiaient
34:20qui se doutaient
34:21c'était tout nouveau
34:21on ne savait pas
34:22à quoi s'attendre
34:23ils avaient aussi
34:24un peu peur
34:24de ce qu'il y allait
34:25nous-mêmes
34:26nous éduquer
34:27d'une certaine façon
34:27mais je me souviens
34:28que ça faisait partie
34:29des grandes discussions
34:30qu'on avait
34:30effectivement
34:31dans les cours de récréation
34:32avec les autres élèves
34:34j'avais une dizaine d'années
34:35à ce moment-là
34:35je me rappelle très bien
34:36qu'on discutait
34:37et chacun avait d'ailleurs
34:39son personnage préféré
34:40chacun préférait
34:41tel ou tel acteur
34:42enfin tel ou tel
34:44est-ce que c'était
34:44des acteurs
34:45des personnages
34:45en tout cas
34:46qui se représentaient eux-mêmes
34:47mais ça devenait
34:49vraiment un sujet de débat
34:50un sujet de discussion
34:51un sujet même de passion
34:53et c'est vrai que
34:54voilà
34:54ça a incarné quelque chose
34:56pour toute une génération
34:57ce moment où la télé
34:58était le moment
34:59où tout le monde
35:00se retrouvait derrière
35:01quelque chose de commun
35:02ce qui est de plus en plus rare
35:03aujourd'hui
35:04et c'est peut-être
35:05la question que j'aimerais
35:06vous poser
35:07on a la chance
35:07de vous avoir
35:08sur ce plateau
35:09si je peux peut-être
35:10vous poser une question
35:11sur l'avenir
35:13de la télévision
35:14est-ce que vous pensez
35:14que la télévision
35:15a un avenir
35:16parce qu'aujourd'hui
35:17les gens sont sur leur
35:19téléphone portable
35:19ils regardent des influenceurs
35:21chacun a sa propre communauté
35:23vous savez
35:23c'est ce que disait
35:24le sociologue Jérôme Fourquet
35:25nous sommes à l'ère
35:26de l'archipélisation
35:27et ça vaut aussi
35:28dans les médias
35:29est-ce que vous pensez
35:30que dans ce monde-là
35:30de plus en plus
35:31archipélisé
35:32communautarisé
35:33la télé comme rassembleuse
35:34peut encore exister demain
35:36alors deux choses
35:37la première chose
35:38c'est que la télé traditionnelle
35:39va progressivement changer
35:41vraiment changer
35:43c'est-à-dire que
35:43les grands moments
35:45regardez le 20h tous ensemble
35:46ou le 10h45
35:48ça va évoluer
35:49ça va évoluer
35:51puisque grosso modo
35:52internet permet de faire
35:53de l'autoprogrammation
35:54l'autoprogrammation
35:55c'est-à-dire le choix
35:56du moment
35:57si vous voulez regarder
35:58Cauchemar en cuisine
35:59vous pouvez le regarder
36:00à l'heure que vous souhaitez
36:00c'est d'ailleurs un avantage
36:01c'est pas non plus
36:02un inconvénient
36:03parce que probablement
36:04beaucoup de gens
36:05ne peuvent pas regarder
36:06à 21h
36:07Cauchemar en cuisine
36:08mais ils préfèrent le regarder
36:09le matin ou l'après-midi
36:10donc ça
36:11ça va évoluer
36:11la deuxième chose
36:12c'est qu'il y aura encore
36:13des grands événements
36:14qui rassembleront
36:15par exemple
36:16c'est la raison pour laquelle
36:17nous nous sommes positionnés
36:18sur les Coupes du Monde
36:18la Coupe du Monde
36:19a été diffusée
36:21sur M6
36:22la dernière Coupe du Monde
36:23la prochaine en 2030
36:24sera diffusée également
36:25sur les antennes
36:26du groupe M6
36:27et donc ça
36:28c'est des grands moments
36:29de rassemblement
36:29les grands débats
36:30à la présidentielle
36:31seront sur les chaînes de télé
36:32donc il y aura encore
36:34des directs
36:36notamment
36:36du live
36:37comme on dit dans le jargon
36:38qui feront qu'il y aura encore
36:40cet esprit
36:41mais tout ce qui est
36:43fiction etc
36:44alors je pense quand même
36:45que c'est comme le cinéma
36:47c'est-à-dire que
36:47il y aura
36:48des grandes émissions
36:50je ne sais pas
36:51si vous regardez
36:52les deux films
36:52sur De Gaulle
36:53bon
36:54les deux films
36:54je ne sais pas
36:55si vous l'avez regardé
36:56mais c'est quand même
36:57des films
36:58qui donnent
36:59un esprit collectif
37:00donc ça sera pareil
37:02pour des fictions
37:02mais ça sera
37:04beaucoup plus difficile
37:05de faire de manière
37:06quotidienne
37:07un rassemblement
37:08autour de l'écran
37:09on va prendre
37:10un premier auditeur
37:12alors Thomas
37:12c'est pas Thomas Valentin
37:13je ne pense pas
37:14a priori
37:15je le connaissais
37:16c'est lui
37:16c'est ça
37:17qui nous appelle
37:18de vannes
37:19justement sur cette discussion
37:20sur l'avenir
37:21de la télévision
37:23bonjour Thomas
37:24oui bonjour à tous
37:25bonjour Nicolas
37:26alors moi je voulais
37:28effectivement vous poser
37:28une question
37:29je voulais vous demander
37:29est-ce que la réussite
37:30de M6 finalement
37:32ne tient pas
37:33ses débuts
37:33est-ce que le fait
37:35d'être
37:35puisqu'elle était
37:36une petite chaîne
37:37initialement
37:37ne nous a pas permis
37:38d'avoir une liberté
37:40qui a permis
37:40au programme
37:42je pense
37:42il y a différents formats
37:43qu'on n'avait jamais vu
37:44à la télévision
37:45à l'époque
37:46quand on avait
37:47en face
37:47des grandes chaînes
37:47comme TF1
37:48qui était déjà installée
37:49avec une audience
37:50qui était forte
37:51qui voulait absolument
37:52préserver
37:53est-ce que ça
37:54pouvait permettre
37:55peut-être à M6
37:56de prendre moins de risques
37:58alors c'est une très bonne remarque
38:00une très bonne question
38:01je pense qu'il y a deux choses
38:02un les difficultés
38:04ont resserré l'équipe
38:05et un des
38:07c'est pour ça
38:07que j'ai voulu vraiment
38:08faire partager cette expérience
38:09dans mon livre
38:10c'est que je pense
38:11que c'est le collectif
38:12qui a permis la réussite
38:13du groupe M6
38:14c'est les collaborateurs
38:15il n'y a pas de chapelle
38:15à M6
38:16il n'y a pas des gens
38:17qui s'occupent de ceci
38:18les techniciens
38:19ceux-là
38:19les journalistes ici
38:20les gens qui s'occupent
38:21de cinéma
38:21tout le monde s'entraide
38:23il y a un esprit collectif
38:25M6
38:25qui est devenu un groupe
38:26parce qu'il y a d'autres
38:26chaînes de télévision
38:27il y a des radios
38:28il y a du cinéma
38:29etc
38:29mais
38:31on a essayé
38:32de garder cet esprit
38:33mon successeur
38:34David Laramondi aussi
38:36d'avoir un esprit
38:38collectif
38:38bon
38:38cet esprit collectif
38:40il est venu aussi
38:41des difficultés
38:42qu'on a eu au départ
38:42c'est-à-dire qu'on n'avait pas le choix
38:44on n'avait pas le temps
38:45de se bagarrer
38:46on allait d'abord
38:48et enfin
38:48vous avez raison
38:50je crois qu'il y a eu
38:52une recherche
38:53de faire des nouveautés
38:55et surtout
38:56je pense
38:57un réflexe
38:58de curiosité
38:59par exemple
39:00moi j'avais ramené
39:01de l'Espagne
39:02scène de ménage
39:03scène de ménage
39:04qui est toujours sur les antennes
39:05aujourd'hui
39:05qui sont les programmes courts
39:07d'M6
39:07Camelot
39:07Caméra Café
39:08etc
39:09et scène de ménage
39:10c'est un programme
39:11que nous n'avons pas inventé
39:13mais qui était
39:14en Espagne
39:15qui a duré deux ans
39:15d'ailleurs en Espagne
39:16qui a été formidablement
39:18bien adapté
39:18par Cabot
39:19la société de production
39:20et les équipes d'M6
39:21et donc
39:22qui a duré
39:23mais ça
39:24c'est cet esprit
39:25de curiosité
39:26et d'aller chercher
39:27des idées
39:28là où elles sont
39:28c'est par exemple
39:29L'amour est dans le pré
39:29c'est une petite télévision
39:31je crois en Irlande
39:32qui a inventé
39:32L'amour est dans le pré
39:33et en Suisse
39:34ça a été adapté
39:35dans les grands pays
39:36mais je pense que souvent
39:40ces recherches
39:41ces inventions
39:41viennent
39:42on parlait
39:43et puis ensuite
39:44il y a une autre chose
39:45c'est que je crois
39:46qu'on a fait confiance
39:47à des talents nouveaux
39:48on parlait d'Etche Best
39:50en cauchemar en cuisine
39:51tout à l'heure
39:52il y a eu des personnages
39:53des manueux chins
39:54qui n'avaient pas fait
39:54forcément cette télévision
39:55la liste est impressionnante
39:57on voit d'ailleurs
39:58la photo à la fin
39:59de votre livre
39:59des 25 ans
40:01c'est impressionnant
40:02les équipes
40:04ont fait confiance
40:04Cérine Lignac
40:05par exemple
40:05qui avait 20 ans
40:07quand on l'a pris
40:08Mac Lesgy
40:09qui est de Egal M6
40:11c'est des gens
40:12qui sont toujours
40:12sur les antennes
40:13toujours sur les antennes
40:14parce que
40:15je pense
40:17qu'il y avait
40:18un esprit
40:19de liberté
40:19et de vérité
40:21dans les programmes
40:22d'M6
40:23qui sont importants
40:25ce qu'on a appelé
40:26nous les magazines
40:27de la vie
40:28alors
40:29prononcer du propre
40:30moi c'est une émission
40:31que j'aimais beaucoup
40:32c'est du propre
40:32il y avait deux personnages
40:34deux femmes
40:35exceptionnelles
40:36qui ont présenté
40:37c'est du propre
40:37quand vous dites
40:38quand on vous propose
40:39un concept
40:40qui est sur
40:41nettoyer un appartement
40:42qui est sale
40:43vous dites
40:43bon tiens
40:44le producteur
40:44il ne s'est pas cassé
40:46mais quand ensuite
40:47vous voyez
40:48le casting
40:48de l'émission
40:49comment ils prennent
40:50les gens
40:51finalement
40:52c'est une rencontre
40:53dans ces lieux
40:54profs
40:54c'est une rencontre
40:55et bien
40:55l'émission
40:56a été formidable
40:57quand vous regardez
40:57le pensionnat de Chavagne
40:58vous en souvenez
40:59absolument
41:00c'était quand même
41:01le proviseur
41:02qui a fait
41:02le pensionnat
41:03qui a fait
41:04le pensionnat
41:06et le pensionnat de Chavagne
41:07c'est un programme
41:08exceptionnel
41:08c'est de confronter
41:09la réalité du passé
41:10et la réalité d'aujourd'hui
41:11moi je me souviens
41:12il y avait une fille
41:13qui arrivait dans le pensionnat de Chavagne
41:14qui disait
41:15mais t'as vu comment il me parle
41:16il avait piqué les portables
41:18à l'entrée etc
41:18bon ça c'est des vraies émissions
41:20très vraies émissions
41:21c'est de la vraie force de M6
41:22dans votre livre
41:23vous parlez beaucoup
41:24de l'information
41:25et de BFM
41:26ça va vous intéresser
41:27il y a quelque chose
41:28de surprenant
41:29dans votre livre
41:30vous parlez de CNews
41:31qui est leader
41:32maintenant devant BFM
41:33quand vous arrivez
41:36dans ce groupe là
41:38et là vous dites
41:39on ne doit pas
41:40être devant CNews
41:42et on ne doit pas courir
41:44après CNews
41:45c'est surprenant
41:46pour quelqu'un
41:46qui arrive
41:47et qui dit au groupe
41:48CGA-CMA
41:50ne soyons pas leader
41:51non non
41:52je n'ai pas dit ça
41:53non non
41:53tu peux
41:53ce que je dis
41:55c'est que
41:55c'est deux choses
41:56qui sont différentes
41:57là c'est un peu technique
41:59mais
41:59l'audience à la télé
42:02ça se mesure
42:02sur la durée d'écoute
42:04CNews a moins de téléspectateurs
42:05que
42:06nettement moins
42:07que BFM
42:08mais
42:09les gens
42:10restent plus longtemps
42:11parce qu'ils sont
42:12en plus plus âgés
42:13donc ils ont plus de temps
42:14voilà
42:14et
42:15j'ai dit simplement
42:17je crois que
42:18les propriétaires actuels
42:19de
42:19de
42:19de
42:20de BFM
42:21le suivent
42:21BFM ça se veut
42:23une chaîne d'actualité
42:24c'est pas
42:24c'est pas une chaîne
42:25c'est moins
42:27c'est pas une chaîne
42:28disons qui défend une opinion
42:29qui défend un courant de pensée
42:31donc c'est
42:32Kevin Bossuet
42:33il réagit là
42:34il n'est pas d'accord
42:34pour intervenir
42:36parfois sur CNews
42:38je n'ai jamais eu l'impression
42:39qu'il y avait une défense
42:41d'un courant de pensée
42:42ou qu'il y avait la défense
42:44d'une opinion
42:45il y a certes
42:46des débats
42:46il y a certes
42:47des discussions
42:48avec également
42:49beaucoup de contradictions
42:51et je n'ai pas eu
42:52je n'ai pas l'impression non plus
42:53que CNews ne traitent pas
42:54l'actualité
42:55et moi ce que je n'aime pas
42:56c'est qu'on regarde
42:57cette chaîne
42:58qui marque l'opinion
42:59cette chaîne
43:00qui est quand même
43:00extrêmement populaire
43:02chez une partie des français
43:03avec mépris
43:04ce sont les mêmes
43:05qui a attablé
43:06à Saint-Germain-des-Prés
43:07méprisent tout ce que vous avez fait
43:09tout ce que vous avez fait
43:10sur M6
43:10qui justement
43:11est quelque chose
43:12de formidable
43:13et qui a beaucoup imprégné
43:14dans les milieux populaires
43:17et juste une chose aussi
43:18imaginez
43:19un monde médiatique
43:20sans CNews
43:21sans le JDD
43:22sans des opinions
43:24qui finalement
43:25des opinions
43:26qui ne pourraient plus
43:27s'exprimer
43:28et moi je me tourne quand même
43:29vers l'Arcom
43:30qui dès que CNews
43:32franchit un petit peu
43:33le Rubicon
43:34de manière extrêmement
43:35malhonnête
43:36sous la pression
43:37sanctionne cette chaîne
43:38et quand c'est le service public
43:40où il n'y a absolument pas
43:41de pluralisme
43:42ou même quand c'est BFM
43:43on a tendance
43:44en effet
43:44à ne pas
43:46vouloir voir
43:47et j'aimerais aussi
43:48avoir votre opinion
43:48sur une chose
43:49il y a eu une commission
43:50d'enquête
43:51notamment avec Charles Aloncle
43:52qui a montré
43:53à quel point
43:54le service public
43:55n'était pas
43:56un service public
43:57pluraliste
43:58on l'a encore vu récemment
43:59notamment avec
44:00M. Sapin
44:00est-ce que vous vous rendez compte
44:02une prise d'otage
44:03du service public
44:04avec nos impôts
44:05par des petits idéologues
44:07qui prétendent
44:08catégoriser
44:09qui est d'extrême droite
44:10et qui ne l'est pas
44:11et enfin
44:12j'aimerais juste dire une chose
44:13est-ce que vous n'êtes pas
44:14pour un pluralisme externe
44:16qui fonctionnerait
44:17beaucoup mieux
44:17plutôt que ce flicage
44:19de l'Arcom
44:19qui essaye de mesurer
44:20les opinions
44:21et qui à la fin
44:22établit une véritable censure
44:24de manière malhonnête
44:24et de manière idéologiquement orientée
44:26Voilà le coup de gueule
44:27de Kévin Bossuet
44:28en clair
44:28Nicolas Taverneau
44:29est-ce que vous estimez
44:30aujourd'hui
44:30qu'il y a encore
44:31un service public
44:33neutre et impartial
44:34aujourd'hui ?
44:35Alors
44:35sur ma propre réflexion
44:38sur la commission d'enquête
44:39ou sur la place
44:40du secteur public
44:42je me suis battu
44:43pendant 37 ans
44:45sur le service public
44:46comme concurrent
44:47je dirais
44:47qu'il y a
44:48plusieurs constats
44:49premièrement
44:51aujourd'hui
44:51il n'y a pas les moyens
44:52de privatiser
44:54le secteur public
44:55donc la question
44:55ne se pose pas
44:57soit
44:58on le supprime
44:59ce qui me paraissait
45:00quand même
45:00un peu abusif
45:02pour le moins
45:03soit
45:04on s'en accommode
45:05parce que
45:07économiquement
45:08on ne peut pas
45:09aujourd'hui
45:11financer
45:11autant de chaînes
45:12de télévision
45:12s'il n'y a pas
45:13une contribution publique
45:14le marché ne le supporte pas
45:15ça c'est un constat objectif
45:17deuxièmement
45:18quelle est la mission
45:19du secteur public
45:20alors d'abord
45:21c'est une décision politique
45:23qui définit la mission
45:24moi j'ai un avis
45:26mon avis
45:27c'est que le secteur public
45:28doit faire ce que le secteur privé
45:29ne sait pas faire
45:30je prends souvent
45:31l'exemple du Tour de France
45:33le Tour de France
45:34c'est pas un programme
45:35c'est pas Arte
45:36le Tour de France
45:37le secteur public
45:38ne peut pas se contenter
45:39de faire que des programmes
45:40culturels
45:41sinon il n'existe pas
45:43il doit s'adresser
45:44au plus grand nombre
45:45puisqu'il est financé
45:45par tout le monde
45:47et donc
45:47il y a des secteurs
45:49sur lesquels
45:49qui ne peuvent pas
45:51être financés
45:51soit par l'abonnement
45:52soit par
45:54et encore
45:55l'abonnement pose des problèmes
45:56parce que c'est quand même
45:57le consommateur qui paye
45:58soit par la publicité
46:01et le cas du Tour de France
46:03le Tour de France
46:03c'est l'après-midi
46:04ça nécessite
46:04des très très gros moyens
46:06c'est très cher à produire
46:07etc.
46:08et je pense que
46:09le secteur privé
46:11n'a pas les moyens
46:12enfin dans tous les cas
46:12de ma période
46:14on n'avait pas les moyens
46:15de faire le Tour de France
46:15donc le secteur public
46:17est tout à fait adapté
46:18à faire le Tour de France
46:23mais par contre
46:24je pense que le secteur public
46:25n'est pas du tout nécessaire
46:27pour acheter des séries américaines
46:28faire des grandes variétés
46:29ou des films américains
46:31parce que
46:31vous auriez fait les choses différemment
46:32parce que je crois
46:33que Nicolas Sarkozy
46:33vous avait proposé
46:35la direction de France Télévisions
46:36oui alors pour le moins
46:37je n'étais pas adapté
46:38alors là vraiment
46:39ah bon pourquoi ?
46:39je n'étais pas adapté
46:40à ce secteur
46:41non non mais parce que
46:41ce n'est pas ma philosophie
46:43moi je suis
46:44le fonctionnement
46:45c'est des choses
46:46qui sont beaucoup trop lourdes
46:47pour moi
46:47j'aime bien
46:49choisir les équipes
46:50discuter avec les équipes
46:51mélanger les équipes
46:52le mammouth était trop gros
46:54ce n'est pas une question de taille
46:55c'est une question de fonctionnement
46:56là il y a beaucoup à dire
46:57sur le fonctionnement
46:58je veux dire
46:59je ne gérerai pas
47:00le service public
47:01et donc
47:02quand vous n'avez pas
47:03la liberté d'entreprendre
47:05ce n'était pas mon truc
47:06mais encore une fois
47:08ce que je regrette un petit peu
47:09par rapport à la commission
47:10puisque c'était ça votre question
47:12c'est qu'on a regardé
47:13parfois les choses
47:14avec un petit bout
47:15de la lorniette
47:16c'est à dire
47:16est-ce que
47:16les chambres à Cannes
47:17les taxis
47:18je ne sais pas quoi
47:19les machins
47:19bon c'est peut-être des sujets
47:20mais le vrai sujet
47:21c'est
47:22qu'est-ce qu'on donne
47:22comme mission au secteur public
47:24et pour moi
47:25la réponse
47:25c'est
47:26le secteur public
47:26ne sert
47:27et l'argent public
47:29ne doit financer
47:30que ce que le secteur privé
47:31ne sait pas faire
47:32est-ce qu'il n'y a pas
47:32Noémie pardon
47:34c'est la fin
47:34désolé
47:35on arrive au bout
47:36mais c'est sûr
47:37que c'est passionnant
47:37ce que vous nous dites
47:38d'ailleurs Charles Lalonde
47:38sera notre invité
47:39le 5 octobre
47:41merci beaucoup
47:42Nicolas de Taverneau
47:44ça rend joyeux
47:45Kevin Bossuet
47:45merci
47:46la télé
47:47comme jamais
47:47aux éditions
47:48Alary
47:49édition
47:50merci d'avoir été
47:50notre invité
47:51on se retrouve
47:52dans quelques instants
47:52pour nos débats
47:54notamment
47:55le blocus des lycéens
47:56la situation peut-elle
47:57encore dégénérer
47:58on voit que c'est très politisé
48:00on interrogera
48:01nos débatteurs
48:01et puis ça y est
48:02est-ce que vous êtes prêts
48:03à travailler jusqu'à 65 ans
48:05pour Edouard Philippe
48:06et bien c'est oui
48:07il aimerait bien
48:09vous imposer ça
48:10qu'est-ce que vous en pensez
48:11vous de le dire
48:110826 300 300
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