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  • il y a 11 minutes
On imagine souvent la soumission chimique comme une drogue glissée par un inconnu dans un verre en soirée. La réalité est bien plus glaçante : dans la majorité des cas, l'agresseur est un proche et le crime a lieu au cœur du foyer.

À l'occasion du lancement de la toute première campagne nationale de prévention contre la soumission chimique réalisée par Rebecca Zlotowski, nous recevons Caroline Darian (fondatrice de l'association M’endors pas) et Arielle Schwab (Vice-présidente d'Havas Paris).

Elles alertent sur un fléau qui touche toutes les générations, y compris les enfants, et brisent l'omerta sur "l'arme" principale des agresseurs : l'amnésie. L'effacement des souvenirs plonge les victimes dans une double peine terrifiante, mêlant honte et culpabilité.

Leur message d'urgence : l'absence de souvenir ne veut pas dire qu'il ne s'est rien passé. La soumission chimique est une course contre la montre pour récolter des preuves médicales.

Le doute existe, le doute s'investigue. N'ayez pas honte d'agir.

📞 Si vous avez le moindre doute (réveil inexpliqué, trous noirs, sensations étranges), contactez immédiatement le Centre de référence des agressions facilitées par les substances (CRAFS).

Tu savais que ça touche aussi les enfants ? Partagez cette vidéo en masse. C'est en diffusant cette prévention qu'on protège notre entourage. 👇

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Transcription
00:00On a vraiment des cas d'enfants qui sont drogués par leur père,
00:05qui mettent des substances dans un yaourt, dans la nourriture.
00:08160 000 enfants victimes d'inceste en France, on parle d'un enfant toutes les trois minutes.
00:12Tu peux me raconter ce qui s'est passé avec ton papy ?
00:15Malheureusement, la soumission chimique intervient dans un cercle proche,
00:19dans un cercle de confiance, souvent dans des lieux qui devraient représenter la sécurité
00:23et la protection et qui sont les lieux du crime.
00:27Ça touche toutes les classes de la société, ça touche tous les genres.
00:31Une fille de 9 ans, une personne transgenre, on retrouve une femme de l'âge de ma mère.
00:36Cette campagne, il faut comprendre qu'elle était nécessaire.
00:39Et en fait, ce qu'on a voulu montrer, c'est la spécificité de ce que traversent les victimes de
00:46soumission chimique
00:46qui, dans la majorité des cas, n'ont pas de souvenirs, ou peu, ou partiels, de ce qu'elles ont
00:52vécu.
00:52Donc c'est la double peine.
00:55Je me bats.
00:57Dans des cas de soumission chimique, c'est une course contre la montre.
00:59Et on a besoin de récolter un maximum de preuves, et notamment des preuves médico-légales.
01:04Et l'intérêt de collecter ces preuves médico-légales, dans le sang, dans l'urine, dans les cheveux,
01:10c'est que derrière, ça constitue des preuves tangibles pour pouvoir déposer plainte
01:14et pour pouvoir entreprendre une judiciarisation.
01:17Et donc effectivement, l'idée, c'est de rentrer dans les foyers, de rentrer dans les esprits des gens,
01:21pour que, quand ils ont autour d'eux un cas qui rassemble un certain nombre de critères,
01:27ils puissent se diagnostiquer, eux-mêmes ou leurs proches, s'identifier comme victimes.
01:32C'est pas parce qu'on n'a pas de souvenirs que les faits n'ont pas eu lieu.
01:36Vous avez un doute, il s'est probablement produit quelque chose,
01:40investiguez ce doute.
01:41À l'heure actuelle, au moment où on se parle,
01:43il y a des milliers de victimes en France qui, comme ma mère, s'ignorent, s'ignoraient.
01:47Ma mère, pendant 10 ans, elle s'ignorait.
01:5075% des agressions par soumission chimique sont commises par un proche.
01:55Dans un cas sur deux, les souvenirs s'effacent.
01:58Si vous avez un doute, contactez le CRAF.

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