00:00La première idée reçue à déconstruire, c'est le fait de dire ou de penser que la soumission chimique s
00:04'opère exclusivement dans la sphère festive,
00:07que ça toucherait une cible de jeunes étudiants dans les festivals, dans les boîtes de nuit.
00:13Or, pas du tout, dans plus de 50%, la soumission chimique s'opère à domicile, dans la sphère qu'on
00:19appelle intrafamiliale.
00:21Souvent, les agresseurs sont des personnes que la victime connaît, un ami, un parent, un collègue de travail.
00:27Et dans la majorité des cas, les substances qui sont utilisées pour soumettre les victimes à des femmes d'agressions
00:32sexuelles,
00:33ce ne sont pas des drogues du type MDMA, cocaïne ou même du GHB.
00:38Dans la majorité des cas, ce sont des médicaments qui sont utilisés et qui sont détournés de leur propriété de
00:43base.
00:44Et dans le top des substances qu'on retrouve, dans les molécules, ce sont des anxiolytiques, des somnifères, des antidouleurs.
00:50On a réussi à faire en sorte qu'aujourd'hui, les analyses toxicologiques, et notamment d'urines de sang et
00:56de cheveux,
00:57soient accessibles, à titre gracieux, pris en charge par la Sécurité sociale.
01:01Ce n'est pas rien, ce n'est pas assez, mais c'est quand même une première étape qu'il
01:07faut quand même saluer.
01:08Et quelle est la prochaine étape pour Mandorpa ?
01:11Il y en a tellement.
01:12La prochaine étape, c'est d'arriver à un institut s'analyser une campagne annuelle de prévention.
01:16C'est à moi que j'y tiens.
01:17Il faut qu'on arrive à toucher massivement les victimes potentielles avérées dans les grandes villes,
01:22mais aussi dans les zones rurales, qui n'entendent pas parler de ça.
01:26Et puis on en entend beaucoup parler via les affaires médiatisées.
01:29On sait qu'il y a un réservoir de victimes.
01:31On parle de plusieurs milliers de victimes en France quand même.
01:34Ça n'arrive pas qu'aux autres.
01:35Sous-titrage Société Radio-Canada
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