00:00Est-ce qu'on peut vous poser une question en discrète ?
00:01Oui.
00:02Combien vous gagnez ?
00:04Ça dépend, j'ai plein d'emplois en fait.
00:07D'accord.
00:108, 10 000.
00:11J'ai deux sources de revenus.
00:12D'accord.
00:12Et dans mes deux sources de revenus, je dois être entre 4 et 5 000 euros par mois.
00:16D'accord.
00:17Donc c'est ce qui me permet d'acheter un peu ce que j'ai envie d'acheter.
00:21Combien vous gagnez par mois ?
00:24Par les temps qui courent, ce n'est pas bien de dire ça, mais au-delà des 8 000.
00:30Donc au-delà des 8 000, vous ne voyez pas de différence de niveau de vie pour vous en gros
00:35?
00:36Non.
00:41Salut tout le monde, vous êtes sur GPTV Investigation, la chaîne qui va là où personne ne va,
00:45qui pose des questions que personne ne pose dans la série Paris en faillite.
00:49Nous sommes ici à aller voir les gens, parce qu'on veut comprendre pourquoi est-ce que les commerces font
00:55tous faillite,
00:56pourquoi ils sont tous fermés, pourquoi il n'y a plus personne à Samaritaine, au Galera-Lafayette, à Montparnasse, etc.
01:02Et donc on va voir les gens, on va leur poser des questions.
01:04Est-ce qu'ils comprennent ? Est-ce qu'ils savent qu'il y a une grande inflation ?
01:08Combien ils gagnent ? On va leur poser la question.
01:11Combien les Français gagnent ?
01:12Ils nous répondront et je suis persuadé qu'on va avoir des réponses dithyrambiques.
01:18Allez, venez avec moi.
01:33Je suis persuadé qu'on va avoir des réponses.
01:49Je suis persuadé qu'on va avoir des réponses.
02:34Dites-moi, vous l'avez senti un peu l'inflation cet été ?
02:40Non, pas particulièrement.
02:41Non ?
02:41Non.
02:42Les prix n'ont pas augmenté ?
02:45C'est horrible ce que je vais vous dire, mais je n'ai pas remarqué.
02:48Parce qu'on parle de 15-20% sur les aliments, sur les fruits, légumes, tout ça.
02:57Est-ce que vous, vous arrivez à vous en sortir avec ce que vous gagnez ?
03:01Oui, j'ai la chance, oui.
03:04Combien vous gagnez ?
03:06Ça dépend, j'ai plein d'emplois en fait.
03:08D'accord.
03:118-10 000.
03:12Est-ce que vous avez pu voir qu'il y avait cet été de l'inflation, fruits, légumes, aliments, etc.
03:20?
03:20Pas spécialement, c'était plutôt l'année dernière.
03:23Je n'ai pas vu de différence cet été, mais je...
03:29Vous êtes patron de kiosque ici à Paris.
03:32Combien vous gagnez par mois ?
03:34Alors maintenant, la presse me rapporte à peu près 1 200 euros net par mois.
03:391 200 euros net par mois, c'est-à-dire moins qu'un smic ?
03:42Moins qu'un smic.
03:43Car la presse ne se vend plus.
03:45Dans le meilleur des cas, il y a une bascule vers le numérique.
03:47Et donc, il y a un report.
03:50Mais dans le pire des cas, malheureusement, les gens lisent de moins en moins.
03:53Ils vont zapper sur leur téléphone des petites informations sur les réseaux sociaux
03:59qui ne sont pas de la culture et de l'information.
04:01Comment vous faites pour vivre sur Paris avec 1 200 euros par mois ?
04:06Alors, je me suis diversifié dans toute ma vie.
04:09J'ai eu 71 ans cet été.
04:10Je me diversifie, je me suis adapté.
04:12Donc, je vends des produits qu'on appelle dans le jargon hors presse.
04:16Ça va des cafés, ça va des boissons, des soins de Paris.
04:20Quand il pleut, des parapluies.
04:21Et je m'adapte avec ça.
04:23Et depuis 2 ans, je touche en même temps ma retraite.
04:25Puisque j'ai tous les trimestres et j'ai l'âge.
04:27Donc, je touche maintenant en même temps ma retraite.
04:29Ce qui cumule les 3 me permet de boucler mes fins de mois.
04:32Vous avez 71 ans.
04:34Vous êtes indépendant.
04:35Vous êtes en plus retraité.
04:37Et vous n'arrivez à peine qu'à boucler les fins de mois.
04:40C'est un peu dramatique.
04:41C'est un peu dramatique.
04:43Oui, c'est vrai.
04:44C'est vrai.
04:44Mais bon, on survit.
04:46On s'adapte.
04:47Toujours.
04:49Je suis fidèle à mes fournisseurs.
04:51Et en principe, ils essayent de respecter les prix raisonnablement.
04:55Ce que je peux dire, c'est que j'étais en vacances en province.
04:57Et je me perçois qu'en fait, en province, les prix sont même plus chers qu'à Paris.
05:01Et je ne comprends pas très bien.
05:02Parce qu'à Paris, on a un pouvoir d'achat plus élevé.
05:04En principe.
05:06Et en province, les prix sont plus chers.
05:08Alors peut-être parce qu'on a moins de choix en province.
05:09Alors qu'à Paris, on a beaucoup plus de commerçants et de points de vente, des grandes surfaces, etc.
05:16Parce qu'on a beaucoup de Français qui nous disent, de Parisiens plutôt, parce qu'on est sur Paris,
05:21qu'ils n'arrivent pas à s'en sortir.
05:24Est-ce que vous, vous arrivez justement à vous en sortir bien ?
05:28Je vais être honnête.
05:29Je suis retraité.
05:31J'ai un pouvoir d'achat convenable.
05:33Donc, je ne suis pas quelqu'un qui va se plaindre.
05:35J'ai deux sources de revenus.
05:37Et dans mes deux sources de revenus, je dois être entre 4 et 5 000 euros par mois.
05:41Donc, c'est ce qui me permet d'acheter un peu ce que j'ai envie d'acheter.
05:46Avez-vous remarqué une forte inflation cet été ?
05:50Non.
05:51Du tout ?
05:52Je n'ai rien remarqué du tout.
05:53Je ne dis pas qu'il n'y en a pas, mais je n'ai pas fait...
05:55Même pas sur les fruits, légumes, tout ça, non ?
05:58Non.
05:58Non, non.
05:59Je suis mon primeur.
05:59C'est globalement toujours les mêmes prix.
06:03Vous travaillez dans la vie active.
06:04Vous êtes...
06:06Je suis encore dans la vie active.
06:08Ce n'est pas votre métier ?
06:09Je suis chef d'entreprise.
06:10D'accord.
06:12La dette mondiale approche 350 000 milliards de dollars.
06:18Avec une durée moyenne de 5 ans, environ 70 000 milliards doivent être refinancés chaque année.
06:26Que se passe-t-il si l'argent se raréfie ?
06:30Andy Boussaglia démonte cette mécanique de dette de liquidité pour identifier ce qui pourrait provoquer la prochaine rupture.
06:38Découvrez le dossier d'enquête offert par Géopolitique Profonde.
06:42Cliquez sur le premier lien dans la description.
06:51Combien vous gagnez par mois ?
06:54Pas les temps qui courent, ce n'est pas bien de dire ça, mais au-delà des 8000.
07:00Donc, au-delà des 8000, vous ne voyez pas de différence de niveau de vie pour vous en gros ?
07:05Non.
07:07Est-ce que vous avez pu voir l'inflation cet été sur fruits, légumes, tout ça ?
07:13Tous les jours, quand j'ai fait mes courses, c'est assez choquant à chaque fois.
07:17Je suis toujours surprise.
07:20Je mange...
07:21J'ai commencé à travailler il n'y a pas récemment.
07:24J'avais retrouvé un niveau de vie plutôt sympa où je ne me privais pas trop, je me faisais des
07:29bons plats.
07:30Et là, je sens que je retourne en arrière.
07:32Très dans quoi ?
07:33Je suis ingénieure en espace public.
07:35C'est-à-dire que vous êtes cadre ?
07:37Oui.
07:38Est-ce que je peux vous poser une question indiscrète ?
07:40Oui, allez-y.
07:41Combien vous gagnez ?
07:432500 net.
07:442500 net ?
07:45Oui.
07:46Ce qui n'est pas dingue pour un cadre ingénieur en espace public avec beaucoup d'études.
07:50Oui, après, ça ne fait que deux ans que je travaille.
07:53Quand même, parce que j'ai eu des gens là, ils m'ont dit que je gagne 8000, 10 000.
07:57Ah oui ?
07:59Je suis retraitée, je suis à 5000.
08:02Mais ce qui est moins.
08:03Le gâteau d'avant, il m'a dit ça.
08:04Bah, je suis choquée, mais écoute.
08:07Je pense que le français est quelqu'un de très négatif par nature.
08:12Et puis, il y a ceux qui disent, tiens, quelles sont les opportunités et comment on avance ?
08:16Et je pense faire plutôt partie des gens qui avancent.
08:20Et soit on s'apitoie, soit on regarde devant.
08:22Et alors moi, j'en ai plus d'années derrière moi que devant, mais je continue à regarder devant.
08:27C'est tellement plus agréable.
08:28Et donc, vous voyez l'avenir qui est bien.
08:32Vous ne voyez pas l'écroulement économique dont certains parlent ?
08:35Non, là, je pense que la situation économique est certes difficile.
08:39Je pense que certains agitent un certain chiffon rouge pour faire peur.
08:44Après, comment je vois l'avenir ? Je suis de nature positive.
08:47On va attendre les élections présidentielles.
08:49Et là, je pourrais peut-être venir négatif et pessimiste si un certain parti l'emporte.
08:55C'est quoi sur ta partie ?
08:56Bon, à la fille, c'est une catastrophe.
08:58Non, mais il faut être très clair.
09:00Moi, je remarque que tous les services, aujourd'hui, sont beaucoup plus chers.
09:04Si je prends un exemple très simple, le stationnement dans Paris, c'est une vraie folie.
09:09Avoir une voiture dans Paris, on nous demande d'un côté de ne pas avoir de voiture,
09:13mais d'un autre côté, on taxe les voitures.
09:15Donc, c'est une source de profit pour les autorités locales ou nationales.
09:19D'accord ?
09:21Et relativement à ce que je vous disais tout à l'heure,
09:25le stationnement en province est dix fois moins cher qu'à Paris.
09:28Et je ne m'explique pas.
09:29Parce qu'à Paris, on ne gagne pas dix fois plus que les provinces.
09:32Je crois que c'était pour question écologique.
09:34Il y a eu un référendum.
09:36L'écologie, oui, c'est vrai.
09:38Vous avez raison.
09:39Alors, moi, j'ai plaisanté.
09:40Quand il y a eu une sorte de référendum de vote, de votation, on dit,
09:46sur l'augmentation des taxes pour les gros véhicules,
09:50j'ai dit donc ce que vous voulez,
09:51c'est que les gros véhicules ne s'arrêtent jamais.
09:56Parce qu'en fait, ça coûte moins cher de rouler que de s'arrêter.
09:59Et c'était un peu une absurdité.
10:01Les pouces, les partages, commentez à fond,
10:05créez le débat et surtout abonnez-vous à GPTV Investigation.
10:09Peut-être que je n'ai pas choisi le bon domaine.
10:12C'est quoi votre niveau d'études pour être ingénieure ?
10:14C'est 5 ans d'études avec la prépa.
10:17Donc, c'est sur concours en plus.
10:19Sur concours ?
10:19Oui.
10:20C'est des 2 ans de prépa ou 3 et après concours et après école d'Angers.
10:23Et vous, vous êtes dans le privé ou dans le public ?
10:26Je travaille pour une toute petite boîte privée, mais on est 4.
10:30C'est peut-être pour ça aussi, je ne suis pas très bien payée.
10:31Et on travaille pour souvent des projets publics, par contre.
10:37D'accord.
10:37Du coup, oui.
10:38Et vous, dans votre métier, est-ce qu'il y a des perspectives de gagner plus,
10:42d'être comme la génération baby-boomer, de gagner beaucoup plus ?
10:45Bah, écoutez, je me demande.
10:48Je ne sais pas, parce que là, c'est dur de dire avec l'emploi que j'ai actuel,
10:51dans la structure actuelle que j'ai.
10:54Je pense que oui, mais je ne peux pas vous dire.
10:57Je n'ai pas trop la vision, là, d'une promotion ou d'une augmentation de salaire.
11:03Devenir propriétaire, au fond, je l'espère.
11:05Mais en fait, déjà, je n'imagine pas toute seule.
11:08Ce sera avec un partenaire, sinon moi, avec mon pauvre salaire,
11:11on ne va pas aller très loin.
11:13Mais si je veux vraiment être propriétaire, il faut que je quitte la banlieue parisienne.
11:17Et ça, je ne me le vois pas le faire, quoi.
11:19Pour aller en province.
11:20Pour aller en province, oui.
11:23Beaucoup de Français se plaignent, justement, de la crise économique.
11:27Vous, vous ne la sentez pas et vous pensez qu'à l'avenir, vous allez moins bien vivre ?
11:31Je suis persuadé qu'une grosse partie de la population française est quand même dans l'embarras,
11:37pour finir le mois.
11:40Puisque tout augmente, les loyers augmentent, les coûts de la vie augmentent.
11:44Et les gens n'ont pas une augmentation proportionnelle par rapport à l'augmentation du coût de la vie.
11:49Mais je répète, je ne peux pas, moi, me placer dans cette situation étant un petit peu un anti, si
11:55j'ose dire.
11:55Je ne suis pas un milliardaire, mais je suis un cadre moyen qui gagne correctement sa vie.
12:00D'accord ?
12:01De plus, je suis à un âge où on a moins de besoins, peut-être.
12:04C'est ce que, je ne sais pas, un humoriste disait.
12:06Quand on est jeune, on a beaucoup de besoins d'argent, on n'en a pas.
12:10Et quand on est vieux, on a beaucoup d'argent, on n'en a pas de besoins.
12:13Vous, vous avez pu voir ce qu'il en était avec des Parisiens intramuros.
12:19Une génération gagne très bien sa vie.
12:22Une autre génération gagne vraiment moins bien sa vie.
12:26On sent qu'il y en a qui ont voté Macron et d'autres qui n'ont pas voté Macron.
12:31Justement, ceux qui ont voté Macron, ce sont les gagnants de la mondialisation.
12:355 000, 8 000, 10 000, etc.
12:38C'est la belle vie.
12:39Les autres, ce seront les perdants.
12:41Et ce sera comme ça de plus en plus dans l'avenir.
12:45On va faire aussi un maximum de ces reportages pour que vous voyez, vous sachiez,
12:50vous compreniez vraiment la réalité du terrain.
12:54Je pense que c'est excessivement important au niveau de l'information que vous sachiez.
13:00Merci d'avoir été si nombreux.
13:01Vous relayez à fond.
13:02Vous créez le débat.
13:04Surtout créez le débat.
13:05Donc, commentez, commentez.
13:07Abonnez-vous à GPTV Investigation.
13:09Et n'oubliez pas, soyez complotiste.
13:11Ça vous sauvera.
13:13Dettes records, crédits fragiles, marchés concentrés.
13:17Les signaux d'alerte s'accumulent.
13:20Pourtant, le système tient encore grâce aux banques centrales.
13:24à la liquidité et à une volonté politique de soutenir les actifs.
13:29Andy Boussaglia identifie ses forces,
13:32puis les fissures qu'elles ne peuvent pas effacer.
13:35Pour découvrir ce qui pourrait finalement faire craquer le système,
13:39le dossier d'enquête vous est offert.
13:42Cliquez sur le premier lien dans la description.