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Marschall Truchot, du lundi au jeudi de 17h à 18h45 avec Olivier Truchot & Alain Marschall. Deux heures pour faire un tour complet de l’actualité en présence d’invités pour expliquer et débattre sur les grands sujets qui ont marqué la journée.
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00:00Le souverain pontife, le pape Léon XIV, est attendu demain en France.
00:04Il va arriver à 10h à l'aéroport d'Orly.
00:06Il sera accueilli par le président de la République, Emmanuel Macron,
00:10avant une rencontre prévue une heure plus tard à l'Élysée.
00:13C'est un événement, cette venue du souverain pontife.
00:16On va en parler avec Mathieu Rouget, l'évêque de Nanterre, qui est avec nous dans un instant.
00:19Bonsoir Monseigneur.
00:20Bonsoir et bonsoir à tous les inspecteurs.
00:22Merci d'être avec nous sur BFM TV.
00:24On va retrouver Jeanne Daudet.
00:26Elle est à Rome, citée du Vatican, pour BFM TV.
00:28Jeanne, comment pourrait-on dire ?
00:30Le pape prépare ses valises avant de s'envoler.
00:36Exactement, le départ de Rome est prévu ici demain matin, un peu avant 8h.
00:41Le pape qui va s'envoler dans un avion avec 85 journalistes,
00:46dont Julie Reuser derrière la caméra et moi-même.
00:49Nous serons aux côtés du pape pour couvrir toute cette visite.
00:52C'est 4 jours de visite exceptionnelle.
00:54Vous l'avez dit, il va être accueilli par Emmanuel Macron.
00:56Et puis après, le programme est extrêmement chargé, comme il en a l'habitude, lors de ses précédents voyages.
01:02Il y aura d'abord cette première journée à Paris, avec une visite à l'UNESCO, à Notre-Dame ou
01:07encore au Stade de France,
01:08où il y aura 80 000 jeunes pour l'attendre pour une grande veillée de prière.
01:12Le lendemain, évidemment, la messe XXL prévue, place de la Concorde, avec près de 600 000 fidèles sur l'avenue
01:19des Champs-Elysées, place de l'Étoile,
01:20et un peu aussi sur l'avenue de la Grande Armée.
01:22Et puis, ce sera une journée à l'autre, beaucoup plus spirituelle.
01:25Le pape qui veut être pèlerin parmi les pèlerins, voilà ce qu'on nous dit.
01:28Et enfin, la dernière journée du lundi, à Metz, qui sera consacrée plus à l'Europe, la construction européenne et
01:34la paix.
01:35Le pape qui devrait délivrer un message de paix à cette occasion dans cette ville de Metz, terre de réconciliation.
01:41Voilà pourquoi il l'a choisie.
01:42Voilà ce qu'on nous disait, notamment le cardinal Aveline, avec qui on a pu s'entretenir avant ce voyage.
01:48Voilà donc ce qui peut attendre, finalement, le pape Léon pour ses quatre jours de voyage.
01:53Beaucoup de rencontres, beaucoup d'échanges, beaucoup de thèmes aussi sur lesquels il a attendu, avec des discours qui sont
01:58attendus de la part du souverain pontife.
02:01Merci, Jeanne Dodé, avec Julie Roser, en direct de Rome, pour BFM TV.
02:04Monseigneur Roger, la pression monte, j'imagine, de votre côté.
02:08Vous allez suivre le pape pendant quatre jours.
02:10Dans quel état d'esprit êtes-vous ?
02:12C'est moi la pression que la joie, et la joie qui grandit, ma joie d'évêque évidemment, la joie
02:17des catholiques, et puis je trouve la joie, beaucoup plus largement, de beaucoup de nos contre-patriotes.
02:21Vous la ressentez ?
02:22Ah oui, je suis très très impressionné de l'enthousiasme que suscite cette visite, et un enthousiasme très très large.
02:27Comment vous l'expliquez ?
02:28Je pense que ce pape, il a touché les cœurs dès le jour de son élection par la paix qu
02:34'il diffuse.
02:35On vit dans un monde extrêmement tendu, c'est vrai en général, c'est vrai dans notre pays aussi,
02:39et d'emblée cet homme qui s'est présenté comme le messager de la paix désarmée et désarmante a su
02:46rejoindre les attentes de nos contemporains.
02:48On avait oublié que la France était un pays catholique.
02:53La fille aînée d'église ?
02:54Alors la France est un pays dont chacun sait qu'elle est très très marquée par la foi catholique.
02:58Tous nos villages ont un clocher, nos villages s'identifient à leur clocher.
03:03En même temps, la France est aussi un pays très sécularisé, un pays où la laïcité est parfois tendue.
03:09Mais il y a malgré tout ces racines qui continuent de nous habiter, de nous faire vivre.
03:15Et puis aussi, nous vivons un moment un peu particulier, où depuis quelques années,
03:21nous voyons que le nombre de jeunes, de moins jeunes, qui demandent à entrer dans l'église,
03:28à être baptisés, à avancer dans la foi, grandit.
03:31Et donc, il y a un moment un peu étonnant, où dans notre pays sécularisé,
03:35une forme renouvelée d'appartenance chrétienne se fait jour.
03:38Alors, ferveur des catholiques, beaucoup de monde attendu, notamment Place de la Concorde,
03:44puis aussi les politiques, bien sûr.
03:45Dès qu'il y a du monde, les politiques ne sont pas loin,
03:47d'autant plus qu'on est dans une campagne présidentielle, Marais Chantret.
03:50Alors, le président, on l'a bien compris, n'assistera à aucune des trois messes prévues.
03:53Mais il accueillera le pape demain à Orly, et il l'accueillera à l'Elysée.
03:57En revanche, de nombreux responsables politiques seront présents,
04:00à commencer par le Premier ministre, Sébastien Lecornu.
04:02Effectivement, qui représentera le chef de l'État, Sébastien Lecornu,
04:05qui sera accompagné par ailleurs de l'épouse d'Emmanuel Macron, Brigitte Macron,
04:09qui sera Place de la Concorde pour assister à cette messe géante.
04:12Et vous parliez, en effet, de toutes ces personnalités.
04:14On a fait un petit combinoscope.
04:15Elles sont très nombreuses, d'Edouard Philippe à Gabriel Attal,
04:19en passant par Marine Le Pen et Jordan Bardella,
04:21la présidente de l'Assemblée nationale lienne, Braun Pivé, Bruno Retailleau,
04:25ou encore Éric Zemmour, Sarah Knaffo, Marion Maréchal également,
04:29Bali Bagayotko, en tant que maire, maire de Saint-Denis.
04:33Ce sera au Stade de France.
04:34Exactement.
04:34Il y a une rencontre qui est prévue avec lui.
04:36Tout à fait.
04:36C'est la seule personnalité de gauche dans le trombinoscope.
04:39Effectivement, car, notamment il y a quelques instants,
04:41Jean-Luc Mélenchon, on l'entendra peut-être un peu plus tard,
04:43a dit que lui n'y participerait pas.
04:46Il n'est pas pour une participation active à cette messe.
04:49Est-ce que votre trombinoscope n'est pas complet ?
04:51Et sans donner de nom, je peux vous dire que des personnalités de gauche
04:56ont demandé aussi à pouvoir assister.
04:57Ben si, donner des noms, parce que comme ça,
04:58on va rajouter dans le trombinoscope.
04:59Et bien justement, moi j'aime bien la discrétion.
05:01Mais alors justement, c'est intéressant.
05:03Ça veut dire qu'elles vous ont appelé pour dire qu'on aimerait bien ?
05:05Des politiques que je connais bien m'ont dit
05:06mais comment est-ce qu'on fait si on veut assister à l'Asse ?
05:08Mais est-ce que tout ça, c'est sincère ?
05:10Parce que, est-ce que ces politiques viennent
05:12parce qu'ils sont en campagne, parce qu'il faut s'afficher ?
05:14Parce que toutes les caméras seront braquées
05:17sur ce qui va se passer à Paris ?
05:18Ou est-ce qu'il y a vraiment du serveur aussi du côté des politiques ?
05:20Non mais, vous savez, chaque fois qu'il y a un événement public,
05:22il est possible aux élus de venir.
05:24C'est parti de leur statut d'élu.
05:25Chacun vient comme il le veut.
05:26C'est son problème et c'est son droit.
05:29Ce qui sera à la première place, évidemment,
05:32après-demain à la Concorde,
05:34c'est le pape lui-même et la célébration de la foi,
05:37mais aussi les personnes handicapées
05:39qui seront dans les premiers rangs,
05:40les jeunes servants d'hôtel,
05:42les innombrables choristes, les musiciens,
05:44et puis aussi des jeunes qui sont trop jeunes
05:47pour aller au Stade de France,
05:48pour qu'il y aura un grand temps de louanges
05:50toute la matinée à la Porte Maillot,
05:51et qui seront aux premières loges pour être à la messe du pape.
05:53Ce que vous dites, ce n'est pas rendez-vous VIP ?
05:55Non, non, non, on accueille les élus
05:57et c'est bien de le faire avec soin et déférence,
06:00mais c'est second par rapport à l'événement lui-même.
06:03Vous parliez des responsables politiques
06:05et ceux de gauche qui, visiblement,
06:07vous ont fait quelques textos
06:08pour essayer d'avoir une place.
06:10Écoutez, Jean-Luc Mélenchon.
06:13On me demande à moi si je vais aller à la messe,
06:15qu'est-ce que vous voulez, j'allez faire à la messe ?
06:16Bon, ça va être gênant pour le pape.
06:19On va lui dire, il y a un représentant du diable qui est là.
06:21Enfin bon, ça ne se fait pas, quoi.
06:22Je blague, mais c'est pour vous dire
06:24en quoi une éventuelle démarche de foi de ma part
06:29changerait quelque chose.
06:30Non, le pape va faire une belle messe,
06:32les chrétiens vont être contents de prier avec lui.
06:36Voilà.
06:39Vous pourriez l'inviter, Jean-Luc Mélenchon ?
06:41En tout cas, je trouve que sa déclaration
06:42est tout à fait respectable et digne
06:45et ça me semble s'inscrire justement
06:47dans ce contexte très paisible
06:49dans lequel nous avons à vivre cette visite.
06:50C'est-à-dire, on vient qui veut, qui veut venir, c'est ça ?
06:53Exactement.
06:54Mais on est quand même dans un pays
06:55qui est à bouffeur de curé depuis longtemps.
06:57Est-ce que c'est fini ça, monseigneur ?
06:59Non, non, non, on est dans un pays de stricte laïcité
07:01et parfois de laïcité...
07:02Pardon pour l'expression, mais c'est...
07:04Non, mais on est dans un pays parfois de laïcité tendue,
07:06parfois même trop tendue,
07:07mais là, je trouve qu'il y a un moment
07:09de grâce, de charme.
07:10Il y a une excellente collaboration
07:12entre l'Église et le pouvoir public
07:13pour toute l'organisation logistique et sécuritaire du voyage.
07:17Je trouve que les choses me semblent
07:19à peu près ajustées et à leur place
07:21et paisibles, et c'est ça qui est important.
07:22Mais vous avez compris l'absence d'Emmanuel Macron ?
07:24Je trouve ça tout à fait respectable.
07:27Ah bon ?
07:28L'important, c'est que le président
07:30accueille le pape comme il va le faire.
07:32Vous l'avez rappelé, et à Orly et à l'Elysée.
07:34Il a raison de sécher.
07:35Il sera présent aussi à Metz.
07:37Vous savez, je pense qu'on aurait pu reprocher
07:39au président de chercher à capitaliser
07:42sur l'événement pour sa propre notoriété.
07:46Ce qui lui a peut-être d'ailleurs été reproché
07:48à Marseille il y a quelques années.
07:49Je ne sais pas, mais en tout cas...
07:50Parce que là, il avait assisté à la messe au vélodrome.
07:52Voilà, mais c'est une visite beaucoup plus resserrée.
07:54Là, il sera à l'Elysée et à Metz lundi.
07:57Non, c'est pas ce qu'on raconte.
07:58Personnellement, je trouve que sa discrétion est ajustée.
08:01C'est pas ce qu'on raconte, parce que le président
08:02aurait aimé avoir des moments un peu à lui
08:04avec le pape, qui lui ont été refusés,
08:07notamment une visite à Notre-Dame.
08:09Non, mais alors ça, c'est...
08:10Alors, est-ce que par un peu vexé,
08:13il s'est dit, finalement, je n'assiste à aucune messe ?
08:15C'est absolument pas ça.
08:17Les échanges avec lui ont été très, très constructifs
08:20pour toute la préparation du voyage.
08:22Et vous dites, on raconte qu'il y a des journalistes
08:25qui vérifient leurs sources, d'autres qui les vérifient moins.
08:28Donc, ce sont des racontards.
08:29Je pense qu'il y a bien des racontards sur le sujet.
08:31Nous sommes avec la sénatrice et les Républicaines
08:33et Bouches-du-Rhône, Valérie Boyer.
08:34Bonsoir, madame la sénatrice.
08:36Merci d'être en direct avec nous.
08:38Vous n'avez jamais fait mystère de votre foi.
08:40Vous serez à Paris pour cette venue du pape ?
08:42Avec une très grande joie, oui.
08:45Vous avez réussi à avoir un pass VIP ?
08:50Écoutez, je suis là parce que c'est un bonheur pour moi
08:54de partager ce moment et d'être près du Saint-Père
08:57que j'ai eu la chance de rencontrer à Rome, déjà.
09:03Mais c'est surtout un grand bonheur pour beaucoup de Français.
09:06Et donc, c'est pour moi...
09:08Vous savez, je suis membre du groupe, de plusieurs groupes,
09:12mais celui du groupe d'amitié France-Vatican.
09:14Donc, il est aussi normal que je sois là.
09:17Et donc, c'est pour moi...
09:18J'attends effectivement cette visite avec une grande joie
09:20et une grande impatience.
09:22Madame Boyer, dans un pays laïque,
09:24est-ce que c'est la présence des élus ?
09:26Est-ce que les élus doivent publiquement s'afficher
09:29dans une messe qui sera filmée ?
09:33Écoutez, la laïcité n'interdit pas la pratique d'une religion,
09:38surtout que c'est la religion historique de la France.
09:42C'est celle qui a aussi fabriqué le pays dans lequel nous vivons.
09:46D'ailleurs, vous parliez de plusieurs personnalités politiques tout à l'heure.
09:52Par exemple, un qui a un prénom de Jean-Luc,
09:54c'est le prénom de deux évangélistes.
09:56Donc, on voit bien combien notre foi catholique
09:59est présente dans nos vies aujourd'hui.
10:03Et la laïcité, ce n'est pas l'exclusion de sa religion.
10:09Et de toute façon, moi, j'y vais, vous m'interrogez.
10:12Donc, je vous réponds comme Française, comme parlementaire.
10:16Mais j'y vais comme tous les Français
10:20qui auront envie de se rendre à cet événement absolument formidable
10:25et qui réunit bon nombre de personnes.
10:27Je crois qu'il n'y a personne qui est capable de réunir une foule pareille.
10:32Vous regrettez l'absence d'Emmanuel Macron aux trois messes du pape ?
10:36Écoutez, moi, ma préoccupation samedi,
10:40c'est de participer à cet événement
10:44avec de nombreuses personnes qui partageront leur joie
10:48et d'écouter le message de paix, d'amour du pape.
10:54Voilà, je crois que c'est celui-ci qui nous rassemble.
10:56Et c'est ça que je souhaite partager samedi.
11:01– Merci Valérie Boyer, c'est-à-dire que c'est un événement magnifique
11:03qui a vécu des moments particulièrement douloureux.
11:07J'avoue qu'une messe à cet endroit même
11:09où beaucoup de personnes ont perdu la vie,
11:12c'est une circonstance abominable.
11:14Eh bien, je trouve que c'est un très beau symbole
11:16et c'est un événement magnifique
11:18que d'avoir encore une fois le pape à Paris.
11:21– Alors, restez avec nous parce qu'on va écouter Gabriel Attal,
11:24l'ancien Premier ministre, ancien ministre de l'Éducation nationale,
11:26justement, à propos de cette venue du pape et de sa présence.
11:28– Je n'ai pas hésité à m'y rendre.
11:31– Pourquoi ?
11:32– Parce que ça va être un moment important dans la vie du pays
11:34pour beaucoup de Français,
11:37parce que je crois que ce sont des paroles,
11:40celles du pape,
11:42qui méritent d'être entendues
11:45et qui alimentent aussi le débat public.
11:46On se rappelle notamment de son encyclique
11:48sur l'intelligence artificielle,
11:50qui a été utile aussi dans le débat sur l'IA.
11:52Et en tant que responsable politique,
11:54il me semblait, oui, tout à fait logique
11:58et naturel de pouvoir assister à ce moment.
12:01– C'est intéressant ce que dit Gabriel Attal,
12:03parce qu'effectivement, on sait que l'intelligence artificielle,
12:05c'est un sujet qui intéresse beaucoup le pape Léon XIV.
12:08Il va en parler, il en a déjà beaucoup parlé.
12:10Il a toute une équipe d'ailleurs qui travaille sur ce sujet au Vatican.
12:14Donc vous voyez, Gabriel Attal se dit,
12:15mais moi j'ai envie de l'entendre là-dessus.
12:17– Oui, bien sûr, parce que le message que le pape va proposer,
12:21d'abord ça dépend des moments de cette visite qui est très variée.
12:23Il y a le discours à UNESCO, qui sera beaucoup sur les questions éducatives
12:26et sûrement de l'intelligence artificielle,
12:28qui va déployer le message que le pape donne
12:30dans son encyclique magnifique Humanité.
12:32Mais si vous voulez, le message du pape,
12:34comme le message des catholiques en général,
12:36c'est un message qui est offert à tous.
12:38Chacun l'accueille tel qu'il est,
12:39avec foi ou moins de foi,
12:41dans son chemin, dans ses responsabilités.
12:44Mais c'est un message qui n'enferme personne
12:46dans quelque attitude que ce soit.
12:48– Alors on va regarder avec Julien Migaud-Muller maintenant
12:51le coût de la venue du souverain pontife,
12:53du pape Léon XIV.
12:56– Bonsoir Julien Migaud-Muller.
12:57– Ça coûte combien à l'État ?
12:59Et finalement on s'interroge.
13:00On est quand même dans une période un peu compliquée,
13:02période de disette.
13:03Est-ce qu'on peut se le permettre ?
13:04– Si on peut se le permettre,
13:05ce n'est pas moi de le dire.
13:06Mais en tout cas, je vais vous donner les chiffres que l'on a,
13:09les faits, rien que les faits.
13:10Regardez, la venue du pape Léon XIV en France
13:12coûte 27 millions d'euros.
13:15Ce sera pris en charge par le Vatican, l'Église donc.
13:19Mais cet argent, il vient d'où et de qui ?
13:20En fait, il vient des fidèles.
13:22Ça peut être n'importe qui qui donne par exemple
13:24sur le site de l'Église catholique apparaît
13:27qui a fait ce petit appel.
13:29Et regardez, il y a une petite subtilité.
13:30Votre don permet une réduction d'impôt
13:32sur le revenu égal à 66% de son montant.
13:36C'est intéressant donc.
13:37Et je vous ai fait un petit calcul.
13:38Si vous donnez 100 euros par exemple,
13:41ça donne quoi ?
13:41Sans un don de 100 euros sur le site de l'Église
13:43pour financer l'avenue du pape,
13:45ça coûte de votre poche en réalité 33 euros.
13:49Pourquoi ?
13:49Parce que vous aurez une réduction d'impôt
13:51et l'État français paiera de sa poche 66 euros.
13:55Et puis il y a aussi toute la question de la sécurité
13:58autour du pape.
13:59Ça aussi, ça a un coût.
14:00Oui, et puis il y aura beaucoup, beaucoup de monde.
14:02Regardez, à Paris et à Saint-Denis, au Stade de France,
14:05on attend un million de personnes en deux jours.
14:07Et côté sécurité, il y aura beaucoup de personnes.
14:1014 000 membres des forces de l'ordre,
14:12les policiers, les gendarmes, l'opération Sentinelle,
14:15des moyens spéciaux, des mineurs, tireurs d'élite,
14:17les motards, 1 000 personnes et pas moins de 2 500 sapeurs-pompiers.
14:21Le pape ne va pas qu'à Paris et à Saint-Denis.
14:23Il va également du côté de l'Ordre.
14:2550 000 personnes attendues samedi et dimanche.
14:283 000 membres des forces de l'ordre,
14:30police, armée, Sentinelle et 1 100 gendarmes.
14:33Et ça, c'est juste pour l'Ordre
14:35parce qu'après, le pape, il va où il va, à Metz.
14:37Et là aussi, beaucoup, beaucoup de monde.
14:393 400 policiers et 771 personnes.
14:43Ça, ce sont pour les moyens humains.
14:45Il y aura également une bulle de protection dans les airs
14:48avec énormément de moyens, des avions rafales,
14:50des hélicoptères Fenech, des aéronefs
14:51pour surveiller et faire de la reconnaissance,
14:54mais également des systèmes défense sol-air.
14:57Donc ça, c'est la France qui va payer.
14:59Ça va nous coûter cher, très cher,
15:01mais ça peut rapporter gros.
15:02Prenons l'exemple de l'Espagne
15:03où le pape était, je crois, au mois de juin.
15:07Ça a coûté 25 millions d'euros au pays, à l'Espagne,
15:10avec des retombées énormes,
15:12estimées à 90 jusqu'à 120 millions d'euros.
15:15Merci, Julien Migo-Muller.
15:17Le pape, ça rapporte.
15:18Mais les 27 millions précisément,
15:20qui va les payer ?
15:21Alors, c'est la générosité des fidèles français.
15:23Ce n'est pas le Vatican qui assume cela.
15:25C'est une somme considérable.
15:27Mais vous voyez, il y a tellement de monde
15:28que si on veut les accueillir dans de bonnes conditions,
15:30grands écrans, sonorisation ajustée,
15:33eh bien, ça demande des dépenses
15:34qui sont effectivement très lourdes.
15:36Mais vous savez,
15:37c'est un événement qui est totalement gratuit.
15:38Oui, si tous les fidèles de la messe de samedi après-midi
15:43payaient une place pour un concert de Céline Dion au tarif le moins cher,
15:49eh bien, on paierait deux fois l'intégralité du voyage.
15:53Donc, c'est un événement gratuit.
15:55Donc, évidemment, il faut pouvoir le financer par la générosité de tous.
15:57– Mais est-ce que ça va au-delà des fidèles catholiques,
16:01la venue du pape ?
16:02C'est-à-dire, est-ce que les autres croyants
16:04des autres religions en France,
16:06– De non-croyants, oui,
16:06– notamment de Lyssen,
16:07qui devient la deuxième religion de France,
16:10est-ce qu'ils se sentent concernés par la religion ?
16:11– Alors, moi, j'ai l'impression que oui.
16:13Je le constate par tous les gens que je rencontre.
16:16Et d'abord, il y aura un événement interreligieux
16:20spécifiquement organisé à Metz lundi matin.
16:22Et puis, moi, je suis très frappé de voir
16:25que beaucoup de gens extrêmement variés
16:27sont touchés, des non-croyants,
16:29puis aussi des non-pratiquants.
16:30Vous voyez, dans Mondiocèse,
16:32nous avons enregistré près de 80 000 personnes
16:36qui se sont inscrites pour la messe de samedi.
16:39Et c'est notablement plus que ce que nous réunissons
16:42chaque dimanche.
16:43Ça veut donc dire que des personnes non-pratiquantes,
16:46et d'après ce que me disent certains curés,
16:48quand ils voient un nombre de personnes
16:50qui se sont inscrites,
16:51parfois ce sont des non-croyants,
16:52mais qui sont allés dans la paroisse catholique
16:53pour pouvoir avoir un moyen simple
16:56de se rendre à la messe.
16:57Donc, c'est un moment ouvert à tous,
16:59et c'est un moment qui rejoint très largement.
17:01Et dans les projections, d'ailleurs, de participation,
17:04quand on parle notamment avec le ministre de l'Intérieur,
17:07ça traduit cela,
17:08c'est-à-dire une forme de curiosité des non-croyants,
17:11notamment sur le passage de la Papa Mobile,
17:12dans les rues de Paris et aussi à Metz.
17:15Une déambulation prévue.
17:17Absolument.
17:17Et là, ce sont des milliers, des milliers de personnes
17:20qui sont attendues,
17:21et sans doute pour voir uniquement le pape,
17:23et par curiosité,
17:24sans forcément avoir une foi catholique avérée ou revendiquée.
17:28Voilà, exactement.
17:28Et en fait, moi, je pense que c'est ça qui est très important.
17:30Alors, pour les catholiques,
17:31cet événement va être un moment de renouvellement
17:33dans leur foi, d'encouragement,
17:35mais aussi pour des gens qui sont curieux de Dieu,
17:37peut-être que certains vont se dire,
17:38mais oui, il y a quelque chose de fort qui nous attire.
17:41Et puis, pour notre société française,
17:42qui est tellement violente, tellement clivée,
17:45on le voit avec la tournure que prennent les débats politiciens
17:48de ce début de campagne présidentielle,
17:50avoir une parenthèse ou une oasis de sérénité,
17:54de paix, de fraternité,
17:56je trouve que c'est quand même quelque chose de souvenir.
17:57C'est une parenthèse enchantée pendant quatre jours ?
17:59Non, c'est plutôt une oasis qui, j'espère,
18:01portera du fruit durablement.
18:02Nous sommes avec Isor Delagorse,
18:05elle est devant la cathédrale Notre-Dame de Paris,
18:07où on doit attendre avec impatience,
18:09doit déjà avoir la tête à deux mains,
18:11à l'arrivée du pape.
18:16Exactement, on sent qu'il y a beaucoup d'effervescence,
18:18des milliers de personnes qui s'amassent cet après-midi
18:21devant cette cathédrale de Notre-Dame.
18:23Ils prennent des photos,
18:25certains restent 15 minutes,
18:26d'autres restent plusieurs heures.
18:28Ils voient ces installations qui ont commencé ce matin,
18:32des préparatifs, des chaises ont été installées,
18:34des drapeaux aussi, des oriflames aux couleurs du Vatican,
18:37des écrans géants poursuivent cette célébration des vêtres
18:40qui aura lieu demain à 17h15.
18:42On sent qu'il y a beaucoup d'impatience de la part des fidèles.
18:45Ils seront 250 000 demain à suivre cette déambulation du pape
18:49dans les rues de Paris.
18:51On sent qu'il y a beaucoup d'impatience.
18:52Ils attendent d'accueillir ce pape,
18:55mais aussi un moment de communion, des chants.
18:57On nous dit qu'il y a beaucoup d'impatience
18:59parce que c'est un moment, un événement historique.
19:01Ça fait depuis 2008 que la capitale n'a pas accueilli
19:04de souverain pontif.
19:05Merci Isard de la Grosse avec Nistrine,
19:07Elia Goubi en direct de la cathédrale Notre-Dame
19:09pour BFM TV.
19:10Merci Monseigneur Rouget,
19:12évêque de Nanterre d'avoir été avec nous.
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