00:00Et l'actualité, elle se poursuit avec Philippe Brun qui réagit à la décision judiciaire dont vous nous avez parlé.
00:06Les juges des référés du tribunal judiciaire de Paris ont rendu leur décision
00:11et estiment que la condition d'urgence qui est fixée dans le statut du Parti Socialiste pour opérer à ma
00:19suspension,
00:20que ces conditions d'urgence étaient réunies.
00:23Et en raison d'un appel de la présumée victime à 23h50 la veille du dépôt des candidatures de la
00:30primaire.
00:32Et sur ce fondement, le tribunal judiciaire de Paris a rejeté ma demande de requête.
00:37Au moment où nous nous parlons, ce mercredi matin, nous apprenons dans le canard enchaîné
00:42que cet appel de 23h50 n'a jamais existé et que la plaignante n'a jamais appelé le siège,
00:49comme cela a été dit aux membres du bureau national, comme cela a été dit à la justice.
00:54Nous apprenons qu'en revanche, c'est la directrice de cabinet d'Olivier Faure, Sarah Kerich,
01:00qui à 23h50 a appelé les autorités du parti pour dénoncer ces soi-disant allégations
01:06et donc procéder à mon exécution politique.
01:10On a donc menti au bureau national du Parti Socialiste,
01:13en lui faisant croire qu'une plaignante s'était manifestée la veille du dépôt des candidatures.
01:20On a menti à la justice, puisque le jugement le dit extrêmement clairement,
01:24et je vous renvoie à la page 6 du jugement.
01:26Le seul fondement de mon exclusion, c'est cet appel à 23h50.
01:31Le seul fondement juridique de l'urgence est cet appel à 23h50.
01:36Or, nous savons aujourd'hui, et il est établi, et il n'est pas contesté d'ailleurs,
01:39par la direction du Parti Socialiste, que cet appel n'a jamais existé.
01:43Durant l'audience, le Parti Socialiste n'a produit d'ailleurs aucune preuve de cet appel,
01:48mais nous l'avons cru sur parole.
01:50Dans l'audience, nous voyons également, et c'est écrit dans le jugement,
01:54qu'il n'y a aucun fait de violence qui m'a été reproché,
01:57et que dans la saisine faite le 1er juillet par la plaignante,
02:00elle évoque divers cas de contentieux,
02:02mais elle n'évoque à aucun moment des violences physiques ou des violences sexuelles.
02:06Il s'agit donc, on le sait maintenant aujourd'hui, d'un coup monté.
02:11Et il n'y a pas d'affaire Brun, il y a une affaire Olivier Faure.
02:15Et donc je vous annonce ce matin, que j'ai demandé à mes avocats,
02:19et ils viennent de le faire, de saisir la cour d'appel de Paris.
02:22Le juge des référés de la cour d'appel de Paris,
02:25qui devra se prononcer en vertu de ces éléments nouveaux.
02:28Car le jugement rendu ce matin est caduque,
02:30car ne prend pas en compte les informations du cadar enchaîné,
02:33qui change absolument tout dans la décision des juges.
02:37Je suis donc aujourd'hui serein et déterminé à faire valoir mes droits,
02:41et notamment celui d'être candidat à l'élection primaire du Parti Socialiste,
02:46pour laquelle j'avais réuni l'ensemble des parrainages,
02:49pour laquelle je dispose de nombreux soutiens parlementaires, de maires, d'élus.
02:53Je tiens ici à remercier tous ceux qui m'ont exprimé leur soutien,
02:57et ils sont très nombreux dans le Parti Socialiste et ailleurs.
03:00Je tiens à remercier les grandes figures du droit,
03:04l'ancien garde des Sceaux, Éric Dupond-Moretti,
03:06et tant d'autres personnes qui se sont offusquées
03:08contre cette mesure stalinienne d'exécution.
03:12Je demande aujourd'hui à Olivier Faure et à Johanna Roland
03:16de convoquer en urgence le Bureau national du Parti Socialiste,
03:20pour dire ce qui s'est passé exactement,
03:22pour donner la lumière sur la réalité de cette fausse saisine de 23h50,
03:26dont nous savons aujourd'hui, car elle n'est pas contestée,
03:29qu'elle n'a jamais existé.
03:31Le Bureau national doit me réintégrer.
03:33Le Bureau national doit maintenant dire la vérité
03:36et me permettre d'être candidat à la primaire.
03:38Voilà ma déclaration que je souhaitais vous dire ce matin.
03:42Je vous remercie.
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