00:00Et hier, alors hier c'était un strike sur le plateau de C'est à vous, il y avait donc
00:05Roselyne Bachelot, Eric Dupond-Moretti,
00:08Christine O'Krent, Patrick Cohen et Camille Vigoine.
00:14Parce que Eric Dupond-Moretti et Roselyne Bachelot ont écrit un livre pour dire le RN, non je crois, on
00:20a d'ailleurs la couverture.
00:22Évidemment ce livre que personne n'achètera, décidément non, personne n'achètera ce livre.
00:26Mais il a un avantage ce livre, c'est qu'il te permet de faire toute la tournée des médias,
00:31et les médias bien pensants, puisque t'es dans la bonne parole.
00:35C'est le but.
00:36C'est le but, c'est-à-dire que ce livre n'est pas fait pour être vendu, personne ne
00:39l'achètera.
00:40La chambre d'Eupond-Moretti n'est pas décomptée en temps de parole.
00:42Oui, oui.
00:42Mais ça c'est quand même un scandale.
00:44Mais bien sûr, mais ça n'a, moi je pense que c'est contre-productif, donc ils ont raison.
00:50On peut revoir la couverture là, de, comment dire, voilà.
00:55C'est vrai, c'est pas engageant non plus cette couverture, cette photo, elle n'est pas forcément la plus
01:01engageante.
01:02Oh vous êtes durs là, parce qu'elle a la photo.
01:05Non mais, je sais pas, ils pourraient jouer tous les deux dans une adaptation des Misérables, ils pourraient faire les
01:09Ténardiers.
01:10Mais en revanche, on va écouter, si vous le voulez bien.
01:15Non mais, non mais, pourquoi ?
01:17Parce que, bon, écoutez, bon, on a le droit de faire un peu, d'ironiser, on a le droit, de
01:23temps en temps.
01:24Bon, on a le droit, on a le droit.
01:27Écoutez, on a l'après, franchement.
01:29Vous allez encore vous faire épingler là-dedans.
01:31Mais, écoutez, on a le droit, on a le droit de blaguer un peu tout ça, n'est pas...
01:36Bon, alors écoutez, en revanche, ce qu'a dit M. Éric Dupond-Moretti.
01:42Vous disiez, la presse a déjà dit.
01:45Mais, une partie de la presse de notre pays est d'une infinie complaisance avec le Rassemblement National, le Front
01:50National.
01:52Il faut le dire, ça.
01:53Vous voyez, sur les questions économiques, qui fréquente qui ?
01:56Parce que, dis-moi qui tu es, je te dirai, dis-moi qui tu fréquentes, je te dirai qui tu
02:00es.
02:01Pardon de vous dire que, nous, on a pris notre bâton de pèlerin et qu'on est allé voir les
02:06choses de façon factuelle.
02:07Qu'il s'agisse de la culture, qu'il s'agisse des relations économiques que le Front National envisage avec
02:13des tas de boîtes.
02:14J'ai dit tout à l'heure qu'il y avait des tas de noms, que ça changeait tous les
02:16quinze jours de noms, etc.
02:18Je n'ai jamais vu, dans une grande émission de télévision, poser à M. Bardella la question.
02:22Mais dites-moi, quels sont vos liens économiques avec Unanime, avec Rewal, avec Edda ?
02:28Il y en a une autre hipotée, je ne peux pas tous vous les citer.
02:31Bon, sur le plan économique, c'est vrai qu'on sort d'une séquence d'Emmanuel Macron qui n'a
02:36pas forcément été non plus très réussie.
02:38Ce qui est drôle, c'est qu'il dit que la presse est complice du Rassemblement National.
02:41Ça ne m'avait pas frappé.
02:43Moi non plus.
02:44Surtout, il fait des questions des journalistes.
02:46C'est bien, c'est quand même un responsable politique qui dit aux journalistes qu'il devrait poser comme question.
02:50Il a le droit parce qu'il est dans le camp du bien.
02:53Moi, je suis frappé quand même par cette opération médiatique.
02:55En effet, ils sont partout.
02:56Ils vont être invités dans tous les médias pour dérouler leurs bonnes paroles.
03:00Pour un résultat dans les librairies qui, à mon avis, ne sera pas forcément très temps.
03:03Remarquez, ce n'est pas les seuls.
03:05Alors, les charges, ce n'est pas les seuls.
03:07Le livre politique qui ne se vend pas, c'est un genre à part entière.
03:10Oui, sauf que Philippe Devilliers vend ses livres.
03:12Sauf que Sarah Knafou, elle est à 170 000.
03:17Sarah Knafou va peut-être être à 400 000.
03:21Prenez le cas de François Hollande.
03:22François Hollande ne sort pas son livre pour faire un best-seller.
03:24François Hollande, parce qu'il est à l'affût, en espérant que la primaire socialiste dérape,
03:29comme ça, il est invité.
03:30Ça se vendra très peu, mais ce n'est vraiment pas l'intérêt de la chose.
03:33Mais en effet, de l'autre côté de l'échiquier, ce sont des livres plutôt qui se vendent.
03:37Ça repasit son livre ?
03:39Bien sûr, exactement.
03:40C'est que ces livres n'ont pas...
03:42Et alors, ils bénéficient pourtant d'une jolie promotion.
03:45Est-ce que ça veut dire que c'est les gens de droite qui achètent des livres ?
03:48Non, ça veut dire peut-être que les gens de droite ont des choses intéressantes à dire et à proposer,
03:53alors que, manifestement, les gens de gauche ne trouvent pas le public...
03:57Oui, c'est de droite, en tout cas, selon l'ARCOM.
04:00Elle est comptée en hiver droite.
04:02Oui, mais...
04:02Pardon, c'est aussi un sujet.
04:04Oui, j'ai vu que...
04:05Écoutez, il y avait M. Raffarin qui était invité, je crois, de Sonia Mabrouk.
04:08On lui demande, entre LFI et RN, de choisir, et il a dit « Je vote blanc ».
04:14Bon.
04:15C'est...
04:15Là aussi, c'est son...
04:17Comment dire ?
04:18C'est son...
04:19C'est son avis.
04:20C'est son droit.
04:22Bon.
04:23Chacun, après...
04:24Mais ça va être jusqu'au mois de...
04:25Jusqu'au printemps, ça va être...
04:27La question, hein...
04:28Vous voyez bien, quand Sarah Knafo est invitée à une émission,
04:32vous voyez bien l'intérêt qu'elle suscite, dans la mesure où...
04:35En termes d'audience, oui.
04:36En termes d'audience, sur le fond, elle a toujours des choses à dire.
04:39On peut être en désaccord avec ce qu'elle dit,
04:41mais elle a toujours des choses à dire qui sont argumentées,
04:44et en plus, dans la forme.
04:47Elle a un sens de la répartie, un sens du verbe.
04:50À chaque fois qu'elle débat avec l'autre personne, l'autre bretteur,
04:54il ne sait pas quoi dire.
04:55Ça tombe à plat.
04:57Vous êtes peut-être convaincu par elle,
04:59et c'est aussi votre droit.
05:01Alors, il n'y a pas qu'entre journalistes, bien sûr,
05:03que ça peut être sévère, et entre médias,
05:05il y a aussi entre candidats.
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