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00:11Bonjour à tous, je suis ravi de vous retrouver dans ce nouvel épisode de Variété.
00:15Alors aujourd'hui j'ai devant moi un artiste qui fait chanter et danser des stades pleins à craquer,
00:20des mariages, des cours de récré, c'est simple, jeune ou plus âgé, tout le monde le connaît
00:25et peut me citer une de ses chansons, c'est pas si courant aujourd'hui.
00:27Et il cultive ce succès avec discrétion, mais toujours le sourire aux lèvres, il porte comme souvent un couvre-chef,
00:33aujourd'hui c'est une casquette rouge, t-shirt noir, pantalon noir, la classe, bonjour Soprano.
00:38Et les lunettes parce qu'avec le temps on commence à pleuvoir de près, mais bon, bonjour, bonjour, bonjour.
00:44Là je suis sur mon téléphone parce que la billetterie pour votre nouvelle tournée elle vient d'ouvrir, vous savez
00:47qu'il faut être au taquet.
00:48Je suis tétanisé, moi je suis tétanisé parce que là on va essayer de faire un truc qui est totalement
00:53historique,
00:54il y a des stades carrément qui n'ont jamais eu de concert.
00:57J'ai vu, j'ai vu exactement, celui de Metz et celui du Mans.
01:01Ouais, donc je suis tétanisé, même Johnny n'a pas été, donc du coup je suis un peu en pression.
01:07Alors on clique, on clique, ça vous est déjà arrivé vous de cliquer frénétiquement sur une billetterie pour avoir une
01:11place à un concert ?
01:11Ben il y a quelques semaines, c'était pour aller à Londres pour voir Ariana Grande.
01:15C'est pas vrai.
01:16Voilà, j'ai réussi à avoir des places pour mes filles et moi.
01:18C'est pas vrai.
01:18On s'est régalés, je chantais comme un fou, il y avait des gens qui me voyaient, qui hallucinaient de
01:23voir Soprano.
01:23Thank you, next, thank you, next.
01:25Voilà, next, ils étaient tous là, ils ont dit mais qu'est-ce qu'il fait là ?
01:28Mais j'aime bien faire ça.
01:29Votre plus beau concert en tant que spectateur, c'est quoi ? J'ai envie de savoir moi, c'était
01:32qui ?
01:32Colplay.
01:33Ah c'est vrai ?
01:34Colplay, je les ai vus trois fois, chaque fois je suis halluciné par l'amour que les gens ont pendant
01:43au moins deux heures, je suis scotché, c'est la fête, on oublie toutes les guerres qu'il y a
01:49derrière, on est tous ensemble, c'est incroyable.
01:51Et on chante.
01:52Et on chante, et on chante, on chante, j'adore.
01:54Et vous, votre tournée, elle s'appelle Karaoke Stadium Tour, ça veut dire qu'on va chanter Soprano.
01:59C'est le but, c'est le but, c'est vrai que ça fait 30 ans que je suis là,
02:03il y a plein de générations qui ont écouté mes chansons, et je me suis dit, on va chanter toutes
02:08mes chansons, je vais faire revivre tous les personnages que j'ai créés, le clown, le coach, le facteur, héros
02:15du quotidien, héros, tout ce que j'ai pu créer en 30 ans, les faire chanter avec le public pour
02:21qu'on puisse passer un moment intergénérationnel.
02:23Un scoop sur la tournée, dites-nous un scoop, j'en demande pas plusieurs Soprano, un seul.
02:27Ben, si, j'ai bien dit si, si, on est bon, et que tout va bien, et qu'il accepte,
02:35il y aura une des personnalités les plus aimées de France, qui viendra chanter, j'espère, dans un des stades,
02:41parce qu'il est sur mon prochain album, mais je ne peux pas dire qui c'est.
02:44C'est une personnalité musicale ou sportive ?
02:47Là, j'étais sur Zizou, moi, donc c'est pas Zizou.
02:50Ah non, Zizou, non, non, non, je l'ai déjà appelé pour The Voice, donc, là, maintenant, il est...
02:55J'ai pas dit Joule, sinon j'aurais dit Joule, mais on verra, en tout cas, il y aura des
03:01invités extraordinaires.
03:03J'accepte, mais juste un tout petit autre indice pour qu'on puisse essayer de deviner.
03:06Ben, je pense que Variété l'a déjà invité plusieurs fois.
03:09Mais non.
03:11Allez, regardez, réécoutez Variété pour trouver l'un des invités exceptionnels de Soprano pour sa tournée.
03:18J'ai vu qu'il y aurait une pelouse d'or.
03:20Ça consiste en quoi, ça ?
03:21Alors, c'est vrai qu'on a inventé un truc, c'est que moi, j'aime beaucoup les shows.
03:25J'aime bien que les gens puissent s'amuser, participer aux shows.
03:27Ce que j'ai beaucoup aimé, justement, par exemple, au concert d'Ariana Grandet,
03:30j'ai vu des gens venir avec des oreilles de lapin, habillés pareil, la couette et tout.
03:35Et ce que moi, je voulais créer, c'est que je voulais faire une zone
03:38où les gens vont rentrer dans cette zone, dans ce carré or,
03:42où on va leur donner un matériel où ils vont participer aux shows.
03:46Ils vont complètement participer aux shows.
03:48Et tous ceux qui vont être dans les virages ou qui vont être dans la fosse vont le voir et
03:52vont...
03:52Donc, il n'y aura pas d'oreilles de lapin, mais il y aura des chapeaux, des casquettes, ce genre
03:55de choses.
03:55C'est important chez vous.
03:56Il va y avoir casquettes, chapeaux, nez rouge, lunettes vertes, lunettes rouges, on va voir.
04:01Mais en tout cas, on va s'amuser.
04:03C'est quoi de mon délirant, en fait ?
04:04Mais un concert, c'est pour s'éclater.
04:05C'est pour s'amuser, bien sûr qu'on va pleurer par rapport à plein de chansons touchantes,
04:10mais on va beaucoup faire la fête.
04:11Ça donne quoi Soprano quand il est en délire ?
04:13Quand il est en délire ?
04:15Mes enfants diraient que je fais des blagues nulles de tonton.
04:18Mais là, je suis dans l'extrême délire, mais je pense que tu dois être dans le même cas.
04:23Ça y est, on vieillit, mon pauvre.
04:25Je vous laisse lancer l'émission ?
04:28Soprano, variété, c'est parti !
04:34Où est-ce que vous vous sentez chez vous ?
04:36Ce sentiment d'appartenance, vous savez, qui tient à presque rien.
04:39Vous sortez de l'avion, de la voiture ou du train, et puis vous soufflez.
04:43Vous avez ce sentiment de sécurité, ou plutôt de paix.
04:46Vous vous sentez bien ?
04:47Ça peut être un goût, pour moi au vergnat, celui de la crème dans le pâté aux pommes de terre.
04:51Ça peut être une intonation, un accent, un mot, je ne sais pas moi, bougnat.
04:55On n'emploie qu'à un seul endroit, ça peut être un parfum, celui des arbres, des feuilles, des hortensias.
05:00J'aime bien cette idée de racine, moi.
05:02Et je pense à un texte d'une philosophe qui s'appelle Simone Veil,
05:05un texte qui s'appelle L'enracinement, où elle dit que c'est peut-être le besoin le plus important
05:09et le plus méconnu de l'âme humaine.
05:12Une racine qui conserve vivant certains trésors du passé et certains pressentiments d'avenir.
05:17Le sentiment d'appartenance, c'est ça.
05:19Ça contient tout ce qu'on a été, tout ce qu'on sera, tout ce qu'on est.
05:22On est là, ancré en paix.
05:2715h, 16h.
05:28Variété.
05:29Variété.
05:30C'est votre rendez-vous avec Augustin Trapenard sur RTL.
05:35Où est-ce que vous vous sentez chez vous, vous soprano ?
05:37Je sais que ça va faire cliché, mais je suis obligé d'expliquer avec toute cette magnifique poésie
05:42comment tu l'as lancée, c'est incroyable.
05:43C'est à la sortie du train, quand le train sort du tunnel à Marseille.
05:49Gare Saint-Charles.
05:49Même pas à Gare Saint-Charles.
05:51Vraiment, avant de rentrer, on voit le Grand Marseille mis sur la montagne dans les quartiers nord.
05:55Oui.
05:55À chaque fois que le train sort du tunnel, je regarde et je me dis, mais quand même,
06:01ça me ramène tellement de trucs parce que je vois mes quartiers nord là où j'ai grandi.
06:05Je vois la mer, je vois le port, je vois au loin Notre-Dame-de-la-Garde.
06:08J'entends direct les accents, les cigales.
06:12En fait, à la sortie de ce tunnel, à chaque fois, quand j'ai critiqué en me disant,
06:17j'ai envie de partir de Marseille, me ressourcer.
06:20Quand je reviens, je me dis, mais en fait, j'étais fou complet.
06:22Et c'est ce truc-là parce que ça me ramène à mon adolescence quand j'étais là,
06:26que je courais partout dans ces quartiers nord.
06:29Même en parler là, ça me met les frissons à chaque fois.
06:31La grande tournée, elle va se terminer à Marseille ?
06:33Toujours.
06:33Ça veut dire quoi pour vous, ça ?
06:35Moi, elle représente cette cosmopolitanie qui m'a donné l'amour de toute population,
06:41toute religion, toute personne, toute taille, toute classe sociale.
06:45Parce qu'en fait, on a un caractère un peu spécial à Marseille.
06:49Je crois même qu'il y a un réseau social où on peut voir des trucs.
06:53Ça s'appelle « Il n'y a qu'à Marseille qu'on peut voir ça ».
06:55Il y a plein de vidéos où tu vois des trucs hallucinants qui ne se passent qu'à Marseille.
07:00Et à chaque fois, vous êtes d'accord « Il n'y a qu'à Marseille ».
07:01Mais oui, à chaque fois.
07:02C'est intéressant que vous vous sentiez responsable de plus en plus,
07:05avec le succès aussi, de l'image qu'on donne de Marseille, de votre ville.
07:09Mais oui, parce qu'en fait, je me rappelle d'un ami à moi
07:12avec qui j'ai composé plein de chansons qui s'appelle Joe Rapha.
07:15Il habite à Lille.
07:16Je lui dis « Viens chez moi pour composer, on va travailler sur des nouvelles chansons ».
07:20Ma mère, elle me dit « Si on vient, on ne va pas dans les quartiers nord ».
07:23Il est arrivé à la gare, j'ai pris la voiture, je l'ai amené dans les quartiers nord.
07:26J'ai dit « Regarde, est-ce que c'est tout ce que les gens pensent ? »
07:30Non.
07:31Et ça, c'est le truc qui me touche parce que moi, il y a mes amis,
07:34il y a ma famille, il y a plein de gens qui ont grandi là
07:37et qui ce sont des gens très bien.
07:38Et en fait, on a des a priori sur eux, on les juge.
07:41Et encore une fois, dans un monde où il manque de nuances,
07:43on fait des raccourcis sur plein de choses et c'est un peu malheureux.
07:46Ce qu'il faut dire, en tout cas, c'est que Marseille rayonne notamment par la musique,
07:50par le rap en particulier, qui est le genre musical le plus écouté aujourd'hui en France.
07:54C'est une institution, le rap, à Marseille.
07:57Bien sûr, grâce à IAM.
07:59Merci à IAM.
08:00IAM fait qu'aujourd'hui, des mecs comme moi, je peux être ici à RTL
08:05à pouvoir m'exprimer.
08:08Grâce à Kenny Arcana, grâce à Joule, grâce à vous.
08:11Grâce à Lafonki Family, grâce à Puissance Nord, un groupe des quartiers nord qui est super connu chez nous.
08:17Et après, il ne faut pas aussi oublier, il y a des artistes comme les Massilia Sun System
08:21qui nous ont donné envie de faire des concerts dans les quartiers.
08:25Nous, Marseille, la culture du rap et la musique urbaine
08:28et même d'autres musiques qui ont cette ADN marseillaise,
08:32nous, c'est toute notre carte d'entité.
08:34C'est notre ADN, c'est notre vie, c'est notre oxygène.
08:38On en revient toujours à Marseille, au fond, Soprano.
08:41Mais il ne faut pas oublier que vos parents sont d'origine comorienne.
08:44Qu'est-ce qu'ils vous ont transmis des Comores ?
08:46Ils m'ont transmis, je pense, la gentillesse,
08:49parce que les Comoriens sont très respectueux, ils sont très empathiques.
08:53Qu'est-ce qu'il veut dire, ce pays, les Comores, pour vous ?
08:56Pour moi, c'est mon sens.
09:00J'ai beaucoup de frissons quand je parle des Comores,
09:02parce que ce n'est pas un pays où, chaque fois, comme je dis à mes amis,
09:06quand ils vont au Maroc, au Mali ou en Côte d'Ivoire,
09:09je dis que ce n'est pas comme ça les Comores.
09:10C'est vraiment le tiers-monde avec le cœur sur la main.
09:13Ça me touche beaucoup, c'est pour ça que je fais beaucoup d'œuvres caritatives là-bas.
09:16Vous y retournez, parfois ?
09:18Quand je peux, mais c'est compliqué.
09:19À chaque fois que j'arrive, il faut les militaires, il faut la police.
09:22Oui, parce que vous avez été décoré là-bas, vous représentez quelque chose.
09:24Oui, je ne peux pas, à chaque fois, quand j'arrive, c'est un peu compliqué.
09:27Je reste 24 heures, j'y vais quand je peux ou quand je fais des actions, comme avec ma fondation.
09:34On amène plein d'ambulances et d'œuvres caritatives pour les écoles et pour les hôpitaux.
09:40Soprano, on reste ensemble jusqu'à 16 heures.
09:42On va revenir sur votre irrésistible ascension, sur votre vision du rap et de la chanson dont vous êtes une
09:47des incarnations les plus fortes aujourd'hui.
09:49Et puis, il y aura le diabolique questionnaire de variété et une surprise à la fin, complètement dingue, que vous
09:55nous avez concocté.
09:55Je ne dis rien, ce n'est pas mon genre, vous me connaissez.
09:57À tout de suite.
09:59C'est un spoiler.
10:01Variété, c'est le signe de la joie.
10:03Avec Sopra, Soprano, mon invité sur RTL jusqu'à 16 heures.
10:07On parlait tout à l'heure des Comores, mais aussi de Marseille, par laquelle vous clôturerez votre karaoké Stadium Tour.
10:12Marseille, votre ville de naissance, la ville de votre enfance, vous avez grandi, vous le dites, vous l'avez rappelé,
10:16dans les quartiers nord.
10:17Vous étiez quel genre d'enfant ?
10:19À moi, j'étais un rêveur, parce que très très jeune, je voulais faire de la musique.
10:22J'étais l'enfant gentil.
10:25Une image qui vous revient, là, comme ça, de vous, petit ?
10:27J'ai une image qu'à chaque fois qu'il y avait un problème, tout le quartier était toujours autour
10:32de moi.
10:32Ah, personne n'y l'embête, Sopra.
10:34Voilà, c'était l'image qu'on a, parce que je pense que les gens, ils m'aimaient bien, peut
10:39-être par rapport à mon caractère.
10:41Donc, c'est un peu l'image que j'ai dans mon quartier.
10:43Et l'école ?
10:44L'école, j'étais... Je pense que j'étais bon, mais j'avais un côté un peu renfermé sur moi
10:51-même.
10:52J'avais un manque de confiance en moi.
10:54Vous étiez au premier rang, au deuxième ou au dernier, Sopra ?
10:56Alors, j'ai commencé au premier rang, j'ai terminé les années en étant au fond de la classe.
11:01C'est fait petit à petit.
11:03Ça veut dire, chaque année, on commençait au début, et après, à la fin de l'année, j'étais là.
11:07C'est vrai que vous aviez une prof de français qui écrivait des textes de Jacques Brel et d'Akhenaton
11:12au tableau ?
11:12De Cabrel, oui, elle nous a appris les métaphores, les oxymores, les jeux de mots, la poésie.
11:20C'est elle et, bien sûr, beaucoup d'artistes qui m'ont donné l'envie de jouer avec les mots.
11:26Mais c'est intéressant, vous avez été éduqué au rap.
11:28Oui, c'est ça.
11:30Moi, je dis toujours que c'était la meilleure manière de nous concentrer.
11:34Parce qu'on était un peu perturbateurs.
11:37Du coup, le fait qu'elles nous mettent des rappeurs, M. Solar, je me rappellerai toujours,
11:41quand on avait des textes d'M. Solar sur le tableau, on était concentrés.
11:45On n'avait pas un qui s'éparpillait, parce que c'était des sujets qui nous parlaient,
11:49qu'on connaissait et qui nous permettaient de pouvoir nous reconnaître.
11:52Votre père, Soprano, il travaillait sur des pétroliers, votre mère était femme de ménage.
11:56Qu'est-ce qui comptait plus que tout, pour eux ?
11:58Le bac.
11:59Pour eux, il n'y avait rien de plus important que le bac.
12:02Ils n'ont jamais été à l'école.
12:03On leur a dit, quelqu'un qui réussit sa vie, c'est quelqu'un qui a son bac.
12:08Donc, du coup, ils ont tout concentré pour que nous, on ait le bac.
12:12Donc, moi, j'ai raté le bac une fois.
12:14Et j'ai bien compris que c'était tellement important pour mon père, il était traumatisé.
12:19Et la musique, elle avait quelle place dans cette famille ?
12:21La musique traditionnelle et religieuse avait une place importante.
12:25Par contre, le rap, il faut bien remettre un peu du contexte.
12:30Heureusement, attention, je dis du bien parce que je les aime beaucoup.
12:33Je crois même que c'est grâce à eux que j'ai commencé à écouter du rap français, c'est
12:36NTM.
12:37Mais c'est vrai que mon père, quand je lui ai dit que je faisais du rap,
12:40il a dit, comme le groupe qui s'appelle Nique ta mère, excusez-moi pour du terme,
12:44mais il s'appelait comme ça, NTM.
12:46Et moi, je disais oui, mais aussi comme M.C. Solar.
12:49C'était de la musique de bandits, comme vous dites parfois ?
12:52Ben ouais, c'était...
12:53Mais après, c'est une métaphore.
12:54Avec l'âge, j'ai compris que mon père était très énervé quand il entendait qu'on disait qu'on
12:59faisait des sons des bandits.
13:00C'est quand, la première fois que vous avez rappé ou chantez-vous, vous vous souvenez ?
13:03La première fois, je vais éviter ma chambre, parce que ma chambre, avec mes collègues, on a la fait.
13:09Mais c'était un concert dans mon quartier.
13:12Il y avait un camion qui avait ouvert l'arrière du camion.
13:16Et en fait, il faisait des micros ouverts.
13:18Parce qu'il y avait des tournois de basket, on leur donnait les trophées sur ce camion.
13:23Et à la fin, celui qui veut venir s'exprimer...
13:26Et moi, j'étais venu avec mes deux cousins et mon meilleur ami Rachid.
13:30On était arrivés, on a mis la cassette.
13:32Et on a commencé à rapper pour la première fois de notre vie devant des gens.
13:35Vous aviez quel âge ?
13:37Je devais avoir 14, 15...
13:39Et vous vous souvenez de quoi vous avez parlé ? Ce que vous avez raconté ?
13:42Oh, c'était que du style.
13:43Attends, c'était quoi la chanson ?
13:45J'aimerais bien que vous le dites.
13:45Oh, le refrain, c'était boum, K-D-B, tout le monde fait boum, K-D-B, ah ouais.
13:50Voilà, c'était autre chose.
13:53Vous écoutiez quoi avec vos cousins, justement ?
13:55On a voulu faire du rap pour ressembler à Chris Cross à l'époque.
13:58Ah oui, jump, jump, jump.
14:01On avait le même âge qu'eux, mais on écoutait beaucoup de rap américain.
14:05Chris Cross will make you jump, jump, jump, jump, jump, jump.
14:09J'ai un gros poster d'eux dans mon studio à l'heure actuelle.
14:12Mes enfants quand ils rentrent disent c'est qui ?
14:14C'est Chris Cross.
14:16Je ne peux plus me les voir, les mômes.
14:17Mais ils disaient, mais pourquoi ils sont habillés comme ça ?
14:19Ils s'habillaient à l'envers.
14:21Vous étiez le grand quand même.
14:23En tout cas, le grand par rapport à vos petits frères.
14:24Vous les avez beaucoup influencés ?
14:26Tous.
14:26Par exemple, mes deux frères sont sur scène avec moi.
14:28Manipulés.
14:29Je les ai manipulés.
14:31Tu sais, je les avais transformés en Jackson 5.
14:33On était dans ma chambre.
14:35On était sur le lit.
14:36On avait tous les ballets de nos parents.
14:38Et moi, j'étais Michael.
14:40Et eux, ils étaient le reste.
14:41Ils ont chanté.
14:42Et en plus, maintenant, 30 ans plus tard, ils sont sur scène avec moi, les deux.
14:46Ma sœur, elle s'occupe de Louane.
14:48Et mon autre sœur, elle est là pour gérer que toute la famille tienne debout.
14:52Donc c'est magnifique.
14:53Donc la musique, c'est devenu une affaire de famille.
14:55C'est devenu une affaire de famille.
14:56Je pense à vos cousins, notamment Alonzo et Vincenzo, avec qui vous fondez, avec un ami d'enfance, Rachid, alias
15:01DJ Sia Stiles, le collectif psychiatre de la rime.
15:04Vous aviez 15 ans.
15:05Avec le recul, c'est quel souvenir, ça, pour vous ?
15:07Ça fait partie des meilleurs moments de ma vie.
15:09C'est vrai ?
15:10On était innocents, insouciants, naïfs.
15:12On n'aimait que la musique.
15:13Il n'y avait que la passion.
15:15Il n'y avait rien d'autre.
15:15Vous vouliez quoi ?
15:16Vous recherchiez quoi ?
15:17Regarde, on est avec toi.
15:18Je vais te dire les mots.
15:19À chaque fois, on cherchait la plus belle phrase.
15:21À chaque fois, on cherchait la plus belle punchline.
15:23On faisait un truc, on faisait de l'impro.
15:25Beaucoup d'impro.
15:26On mettait deux chaises.
15:27On mettait un poste, comme ça.
15:29Et chacun devait se faire un battle d'impro.
15:32Trouver les meilleurs punchlines, les meilleurs jeux de mots.
15:34Celui qui trouvait la meilleure métaphore, l'autre en face devait s'asseoir.
15:39Et il y avait un autre qui passait.
15:40On ne faisait que ça.
15:41Et alors, Akhenaton vous repère ?
15:43Akhenaton nous repère, justement, parce qu'on faisait beaucoup de concerts à Marseille,
15:46où on faisait ce style de battle.
15:48Et aussi, où on préparait la scène avec plein de shows.
15:52Et Akhenaton est venu nous proposer, avec les autres membres du groupe Dayam,
15:56nous proposer un contrat pour sortir notre premier album.
15:58Il y a encore du psychiatre de la rime dans le soprano d'aujourd'hui ?
16:00Oui, toujours.
16:01Moi, j'ai toujours été celui qui était concerné par ce qui se passe dans l'actualité et le social.
16:06On vous a accepté tout de suite dans la chanson française ?
16:09Alors, comment expliquer ça ?
16:11On a dû avoir des gens...
16:13Bien sûr, quand tu as des succès et que tu as des hits, on t'accepte très vite.
16:18Mais les gens devaient sûrement me sous-estimer par rapport au chant.
16:22Jusqu'au jour, je me rappelle, j'ai fait une grosse dédicace à Taratata et Nagui,
16:27qui nous avaient laissé venir chanter Daniel Balavoine.
16:30Et je ne sais pas, il s'est passé un truc où il y a eu le monde de la
16:33variété ou de la pop
16:34qui ont commencé à me dire, ah, lui, en fait, il chante quoi ?
16:37Il rappe et il chante.
16:38Aujourd'hui, Soprano, c'est quand même 3 milliards de vues sur YouTube.
16:41Vous avez vendu 3 millions d'albums.
16:43Vous faites partie des enfoirés.
16:44Vous êtes au musée Grévin.
16:45Vous vivez bien, ça ?
16:46Oh, ça, c'est dur.
16:47Le musée Grévin, c'est dur ?
16:48Mais c'est ce que j'allais vous dire, ouais.
16:50Elle est bien, la...
16:51La statue est super.
16:52Ils l'ont bien fait et tout.
16:53Mais moi, je suis gêné à chaque fois.
16:56Encore le week-end dernier, il y a mon ami qui m'envoie une photo avec sa femme
17:00qui me pointe du doigt avec la statue.
17:02Je suis là, je regarde, je me dis, oh là là, c'est une dinguerie.
17:05Dans 100 ans, dans un siècle, si ce musée est encore là, on se rappellera de moi.
17:11C'est une dinguerie.
17:11Il y a un moment où on pète un peu les plombs avec le succès, où il faut que l
17:14'entourage,
17:15la famille vous rappellent d'où vous venez, qui vous êtes ?
17:18Dans mon cas, c'est un peu différent parce que je suis entouré des mêmes depuis toujours.
17:23En fait, tout est arrivé doucement.
17:24Ce n'est pas comme un footballeur qui, à 17 ans, d'un coup, reçoit un gros contrat.
17:28Moi, c'est étape par étape.
17:30Et du coup, j'ai grandi, organisé ma vie avec le succès.
17:33Donc, du coup, même ma famille est organisée pour qu'on soit dans une stabilité
17:38qui nous permet de ne pas perdre les pédales.
17:41Il y a un truc que je n'ai pas dit.
17:42Selon le classement du journal de Mickey, ça fait 6 ans que vous êtes la personnalité préférée des 7-14
17:47ans.
17:47Ça, c'est une dinguerie.
17:48Avec certaines chansons que je fais qui sont très dures par rapport à la société, par rapport à plein de
17:53trucs,
17:54je me dis, mais comment ?
17:55Je pense que ma bonne humeur, bien sûr, les mélodies aussi font beaucoup.
18:00Les refrains qu'on mémorise.
18:01Bien sûr, les refrains qu'on mémorise, mais Jean-Jacques Goldman avait ça, Gimsy l'a ça, Jules l'a
18:07ça.
18:08Il y a beaucoup d'artistes, mais quand je vois que 6 ans, on est dans le top 3 des
18:12plus jeunes,
18:13chaque fois, je suis choqué, je suis magnifique.
18:16Le fait qu'on puissait chanter tous ensemble un refrain en chœur.
18:20J'aime bien cette expression en chœur, parce qu'il y a mon chœur dedans.
18:23Dans un stade rempli à craquer, quand tout le monde se met à chanter à l'unisson, ça fait quoi,
18:27soprano ?
18:28Ça fait battre son chœur, je m'explique. Ça veut dire qu'on le sent vraiment battre.
18:32Parce que tellement on vit tous les jours, on court, on ne sent même plus son chœur battre,
18:37parce que tellement c'est devenu naturel et que notre charge mentale est prise par plein de choses.
18:41Quand on est en concert, on voit tout le monde qui a le même tempo cardiaque, on va dire ça
18:46comme ça.
18:46Même quand il chante fou ?
18:47Même quand il chante fou ?
18:49Et c'est pour ça que le karaoké est magnifique, parce que tout le monde devient chanteur, c'est magnifique.
18:53Pour le meilleur et pour le pire, soprano, reste ensemble jusqu'à 16h.
18:58Parce qu'il faut qu'on aborde les vrais sujets.
18:59Votre animal totem, votre plus grand défaut, votre plus grand crime, c'est l'indiscret questionnaire.
19:04Ah, j'ai un crime de fou !
19:06Oh ! C'est sur RTL, à tout de suite.
19:09Avec Soprano, surtout mon invité jusqu'à 16h, et on va entrer dans le dur là, avec les secrets, les
19:14obsessions, les crimes, je veux tout savoir.
19:16C'est le questionnaire de variété, vous répondez en une anecdote, une phrase, un mot, est-ce que vous êtes
19:20prêts ?
19:21Allez, on y va !
19:22Quel était votre rêve d'enfant ?
19:23Faire des concerts.
19:24Si vous deviez choisir un pseudonyme, quel serait-il ?
19:27Joy Boy, ça veut dire l'homme heureux, mais c'est une référence à mon manga préféré qui s'appelle
19:33One Piece, Joy Boy.
19:34Quel est votre mot préféré ?
19:36Cupidon.
19:37L'amour ?
19:38Ouais, Cupidon, je sais pas, c'est magnifique, je trouve. Je l'utilise beaucoup dans mes chansons.
19:42Quelle est votre réplique de film favorite ?
19:44Le premier truc qui m'est arrivé, c'est pas le bon, mais bon, tu vas jouer à la vache,
19:48dans Scarface, mais ça devrait pas être celui-là.
19:51Mais je sais pas, c'est le premier truc qui est arrivé dans ma tête.
19:53C'est bien, franchement, c'est un grand film.
19:55Quels sont vos petits surnoms ? Comment on vous appelle ?
19:57On m'appelle La Colombe.
19:59La Colombe ?
19:59Ouais, c'est mes amis, ils m'appellent comme ça, La Colombe.
20:02Et votre mère, elle vous appelle comment ?
20:04Ma mère, elle m'appelle Saïd.
20:05Saïd ?
20:06Ouais.
20:06Oui, Saïd, c'est votre nom ?
20:08Ouais, mais je sais pas, elle m'a jamais donné, elle m'a jamais donné de surnom, je vais la
20:11gronder, c'est quoi ces histoires ?
20:13Mais vos frères, ils vous appellent Saïd ?
20:14Il y a un de mes frères qui m'appelle So, il y en a un autre qui m'appelle
20:17La Colombe, et il y en a un autre, il m'appelle Big Bro.
20:20Ah voilà !
20:21Les autres, ils m'appellent Big Bro.
20:22Ça, c'est des bons surnoms. Qui est votre héros, Soprano ?
20:25C'est Mandela.
20:26Et votre héroïne ?
20:27Michel Obama.
20:29Quelle est votre citation fétiche ?
20:31Puisqu'il faut vivre autant le faire avec le sourire.
20:33C'est qui ?
20:34Moi.
20:36Quelle est la qualité que vous auriez aimé avoir dans la vie ?
20:38La confiance en soi, on va dire ça comme ça.
20:41Quel est votre plat préféré ?
20:43Un plat comorien qui s'appelle le pilau.
20:45C'est quoi ?
20:45C'est une sorte de paléla comorienne faite avec un citron vert, avec le poulet ou la viande,
20:52mais c'est un plat comorien que ma mère faisait, et c'est magnifique, le pilau.
20:55C'est un scandale, j'ai encore faim, alors que j'ai déjà déjeuné.
20:59A quelle époque est-ce que vous auriez rêvé de vivre, vous ?
21:01Années 80, je l'ai vécu, mais je l'ai vécu en décalé, parce que je suis né en 79.
21:06Comme moi ?
21:07Voilà.
21:07Donc, je suis arrivé en 90, on ne m'a parlé que des années 80 et des années 70.
21:12Donc, c'est un peu la période que j'aurais aimé vivre.
21:14Quel est votre animal totem ?
21:16Je sais celui qui ne l'est pas, c'est les chats sans poils, parce que j'en ai un
21:20à la maison, il me rend fou.
21:22Il s'appelle comment ?
21:23Il s'appelle Ruby, il me fait mal à la tête.
21:25Surtout, moi j'ai très peur des chats sans poils.
21:27Vous savez que si j'en croise un dans un parking, il y a un parking qui clignote, je pense
21:31que je me pars en courant.
21:32Ah mais il ne faut pas...
21:34Si un jour tu viens à la maison, on va le cacher.
21:37Donc, ce n'est pas le chat sans poils, c'est qui ?
21:39La colombe ?
21:40Oui, la colombe.
21:41Quel est votre livre de chevet ?
21:42Au-delà des One Piece, des Scans, et au-delà de Harry Potter, quand même, j'aime beaucoup l'alchimiste.
21:51De Paolo Coelho.
21:52Qu'est-ce que vous détestez chez vous ?
21:53Les gens, ils vont devenir fous.
21:55C'est mon empathie.
21:58Parce que des fois, ça me crée des problèmes.
22:00Vous voulez dire que ça fait mal ?
22:02Ben oui, parce que des fois, je mets en galère mes amis, parce que justement, je veux aider d'autres
22:06amis, ou je ne veux pas laisser en galère.
22:09Et du coup, j'embarque tous ceux qui sont avec moi, et des fois, c'est compliqué.
22:14C'est difficile de dire non, pour vous ?
22:16C'était difficile.
22:17Maintenant, avec l'âge, je sais ce que je veux, ce que je ne veux pas, donc du coup, j
22:21'ai moins de culpabilité à dire non.
22:23Comment est-ce que vous aimeriez mourir ?
22:24À Marseille, déjà, et en dormant.
22:28Quel a été votre plus grand mensonge dans votre vie ?
22:31Que j'ai dit à ma mère que j'allais faire des avions en étant en quatrième technologie.
22:36Que j'allais devenir ingénieur pour faire des vaisseaux spatiaux et tout ça.
22:41Bref, voilà.
22:42Avec qui est-ce qu'on vous confond, parfois, dans la rue ?
22:44Une fois, on m'a confondu avec Thierry Henry parce qu'on m'avait vu faire une photo, j'étais
22:48mort de rire.
22:49Beaucoup avec mes frères.
22:50Qui sont aussi musiciens, il faut dire.
22:52Voilà, parce qu'on a la même tête.
22:54Et aussi, non, par rapport à quand tu es connu et que tu es noir de peau, vous êtes maître
22:59Gims.
23:00J'ai dit, mais je n'ai pas la barbe et les lunettes.
23:03Donc, ça, c'est rigolo.
23:04Quel est le parfum ou la saveur de votre enfance que vous n'oublierez jamais ?
23:08Là, directement comme ça, l'odeur de la classe avec la colle, la table avec un peu...
23:14Merci.
23:15La colle Cléopatra, évidemment.
23:17Personne n'en parle jamais.
23:18Ça, c'est un vrai parfum d'enfance.
23:19Je te jure, le parfum de la colle me fait repenser à ça.
23:23Mélange d'amandes, de noix de coco et, disons-le clairement, de drogue parce qu'on sniffait ces peaux de
23:27colle.
23:28Il faut dire les choses comme elles sont.
23:30Mais oui, et tu sais, même l'odeur du bois de la table.
23:33Il y avait le trou où on mettait un cunier et tout ça, qui pouvait s'ouvrir, qu'on pouvait
23:38mettre le cahier, le truc.
23:39Mais tout ce truc-là, ça me ramène à mon adolescence.
23:42Quelle chanson d'un autre ou d'une autre est-ce que vous auriez rêvé écrire, soprano ?
23:47Il y a tout l'écrit, les SOS de Balavoine.
23:52Il y a Si j'étais moi de Zazie.
23:55Il y a un morceau de Cosmo Puccino qui s'appelle L'enfant seul.
23:58Magnifique.
23:59Demain c'est loin, Dayam.
24:01Je trouve qu'ils ont dit tellement de choses de mon environnement.
24:07Je vais faire le Make American.
24:09Et Lose Yourself de Eminem.
24:11Voilà, parce que quand même, c'est incroyable cette chanson.
24:14C'est quelque chose que j'aime beaucoup chez vous, c'est que vous êtes un admirateur.
24:17Et ce n'est pas forcément quelque chose qui est très mis en avant, le fait d'admirer aujourd'hui.
24:22Et pourtant, admirer c'est se mettre en retrait, c'est faire preuve d'un peu d'humilité.
24:25C'est tellement beau d'admirer les choses.
24:28Je trouve que des fois, on est tellement concentré à la quête de quelque chose
24:32qu'on oublie de s'arrêter deux secondes et de voir un peu tout ce qu'il y a autour
24:37et d'avoir les yeux qui brillent, parce que je trouve que c'est beau.
24:40Soprano, quel est le plus grand crime que vous ayez commis ?
24:43C'est d'avoir menti à tout un public sur un clip qui s'appelle
24:47« À nos héros du quotidien » que beaucoup de gens connaissent.
24:50Dans le clip, on me voit faire du vélo, je ne sais pas faire du vélo.
24:53C'est un crime.
24:54Ça veut dire que par exemple, je roulais, je faisais un...
24:57Un, deux, trois, je tombais, on disait « on coupe, on tourne une autre scène ».
25:02Voilà, ça c'est mon plus grand crime.
25:03Mais on ne pouvait pas apprendre à faire du vélo, vous ne voulez pas apprendre ?
25:06J'ai essayé !
25:08J'ai fait que tomber, je ne fais que tomber, mes enfants se manquent de moins.
25:11Au début, c'est difficile, on est tous tombés, mais il y a un moment donné, on peut apprendre.
25:15Je sais, je sais, je sais.
25:17Chiche !
25:17Mais bien sûr !
25:18Prochain défi, le vélo.
25:20Prochain tour de France.
25:21Vous avez fait des stats de vélodrome, vous pouvez bien apprendre à faire du vélo, franchement.
25:24Qu'est-ce que vous avez fait de plus fou, vous, avec l'argent ?
25:27Moi ?
25:28C'est un truc un peu négatif, ce n'est pas fun.
25:30Attendez, on est bienveillants, nous, vous pouvez nous le dire.
25:33Non, mais c'est parce qu'en fait, mon père était très malade pendant le Covid, il est décédé du
25:38Covid.
25:38Et le truc fou, c'est que je voulais être à ses côtés.
25:42Et pendant la période, j'ai dit, je m'en fous, trouvez moi-même un jet privé, on y va
25:48tous, on y va.
25:49Et j'ai pris l'argent, je ne sais plus combien ça m'a coûté, je m'en foutais complet.
25:54On a pris le jet, on est partis jusqu'au Comore pour voir mon père.
25:59Malheureusement, on est arrivé, c'était pour l'intérêt, mais c'était le truc où je n'ai pas réfléchi
26:04et boum, voilà.
26:05Soprano, vous n'avez pas à vous en vouloir ?
26:07Oui, je sais, mais c'était le truc le plus fou.
26:11Sinon, en général, je fais attention, je fais attention, ce ne sont pas les trucs que j'aime faire.
26:16C'est le papa de trois enfants, ça aide à garder les pieds sur terre ?
26:19Ah, cinq, j'en ai cinq maintenant. Je viens d'avoir un bébé il y a un an et demi.
26:23Comment ils vivent votre célébrité, justement ? Comment votre entourage vit votre célébrité ?
26:27Pour mes enfants, ils ont l'habitude.
26:30Pour mes frères et sœurs, même pour ma femme, ça a été imposé.
26:34Pour mes enfants, c'est un truc, presque comme mes frères sont sur scène avec moi, ils croyaient que tous
26:39les tontons, ils passent à la télé.
26:41C'est quoi le truc le plus marrant qu'il vous ait dit, justement, vos enfants, sur votre vie, sur
26:45votre métier, parce que ce n'est pas une vie comme celle que tout le monde a ?
26:49Non, ce n'est pas. En plus, le pire, c'est que vraiment, par exemple, ils s'en foutent complet.
26:55J'ai l'impression, tous les jours, je leur dis, en fait, moi, je suis votre banque à concert.
27:00Papa, il y a le concert de tel artiste, tu peux...
27:03J'ai dit, mais il n'y a même pas un bonjour dans le message, il n'y a pas
27:07un... Je ne sais pas, moi, papa, on t'aime, tu fais quoi, tu es en bonne santé ?
27:12Non, papa, il y a un concert là-bas, tu peux me trouver des places ?
27:15Et des fois, ils me sortent des concerts qui sont à l'autre bout de la planète.
27:19Je dis, voilà.
27:19Il faut dire non, hein ?
27:21C'est dur.
27:22Soprano est dans variété jusqu'à 16h.
27:24Vous n'êtes pas au bout de vos surprises ?
27:26Allez, on le dit, il y a un piano qui est rentré dans le studio.
27:29Je ne sais pas pourquoi, moi.
27:31Suspense.
27:32On reste là.
27:33Variété avec Soprano, dont on a appris qu'il répondait aussi au surnom de la colombe, de Sceaux, de Big
27:40Bro,
27:40qu'il avait déjà menti à sa maman et même un jour, pris un avion.
27:44Mais moi, je le dis pour des bonnes raisons.
27:46Si vous nous rejoignez maintenant, sachez que vous pouvez rattraper le début de cette émission en podcast sur le site
27:50et l'application RTL, ainsi que sur toutes les plateformes.
27:53Mais pour l'instant, restez donc avec nous, puisqu'on est en compagnie de Big Bro.
27:58Jusqu'à 16h, Soprano Big Bro, qu'on aura la chance de voir sur scène en fin d'année pour
28:02une tournée des Stades de France.
28:04La billetterie vient tout juste d'ouvrir.
28:05Ça s'appelle le Karaoke Stadium Tour et on va chanter, danser, être ensemble.
28:10J'ai l'impression que ce que vous recherchez, c'est quand même toujours ça.
28:13Ça revient toujours à ça, la joie.
28:15Vous trouvez qu'on en manque de joie, de sourire aujourd'hui ?
28:18En fait, il faut prendre un peu de recul.
28:20C'est surtout les réseaux sociaux qui nous amènent ce côté un peu noir.
28:24Ça peut être violent.
28:24Voilà, c'est très violent.
28:26Par contre, quand moi je viens à mes concerts, j'ai l'impression que les gens quand même,
28:31j'en suis sûr qu'ils ont des idées politiques totalement différentes,
28:34qu'ils viennent d'endroits totalement différents, de religions totalement différentes.
28:37Et pourtant, ils ont tout le sourire.
28:39Ils chantent ensemble, ils font la fête ensemble.
28:41Et à chaque fois que je crie mon message de rassemblement ou même mes coups de gueule,
28:47ils sont tous ensemble pour essayer de le transmettre aux plus jeunes qui sont avec eux
28:51et qui viennent voir le concert.
28:53Donc je me dis, il faut qu'on continue à être positif.
28:56L'exemplarité, elle est dans la positivité.
28:58Je pense que c'est le meilleur combat contre la noirceur qui est en train de nous tomber dessus en
29:03ce moment.
29:03C'est intéressant ce pari constant de la lumière, de la joie,
29:07parce que ça emmène aussi le rap hors des sentiers battus et rebattus, hors des clichés.
29:11D'ailleurs, c'est quoi le pire cliché ?
29:14Non pas sur Marseille cette fois, mais sur le rap.
29:16Le pire cliché, c'est de croire que le rap est fermé et ghettoisé.
29:20Le rap, c'est tellement de choses.
29:21Mais c'est vrai.
29:22Même pour un jeune de quartier.
29:23En fait, chaque fois, je reviens sur le mot nuance, mais il faut avoir de la nuance.
29:27Il y a des cons un peu dans tout, et il y a du bon beaucoup plus que de cons
29:32partout.
29:33Ça vous arrive de vous mettre en colère, vous ?
29:36Oui, en général, c'est souvent chez moi.
29:39Mais pour qu'on comprenne, soprano en colère, ça donne quoi ?
29:42C'est un volume sonore très fort, ou au contraire, le silence ?
29:45Non, je commence à parler un peu fort, je commence à couper la parole, c'est un peu difficile.
29:53Par exemple, il y a tellement de sujets en ce moment qui me révoltent dans la société.
29:58La dernière fois, je parlais avec un jeune qui me disait qu'il dormait dans sa voiture pour aller à
30:02l'école.
30:03Il était étudiant, ou même qu'il me disait qu'il faisait la queue au Resto du Coeur.
30:08Il y avait d'autres personnes qui me disaient qu'il gagnait plus de 2000 euros
30:11et qu'il n'arrivait pas à tenir la fin du mois,
30:14donc qu'il était obligé de travailler au black et me demandait de faire ci, ça, ça.
30:17Il y a tellement de problèmes.
30:19Quand j'entends qu'il y a des gens qui viennent nous parler, par exemple, du vol,
30:23moi, ça, ça me révolte.
30:26Je me dis, pourquoi on perd du temps sur ce genre de sujet
30:29alors qu'il y a nos enfants qui ne sont pas en liberté ?
30:32Il y a eu le petit loup, il n'y a pas longtemps, moi, qui m'a révolté.
30:34Donc, ces petits trucs-là qui me révoltent, là, tu vois, par exemple, là, je me suis dit, calme-toi.
30:38Mais là, je vous ai vu, je suis content.
30:40Je me suis dit, bien, on redescend, je suis en train de m'énerver.
30:42Là, exactement. Est-ce que vous êtes un optimiste, soprano ?
30:45Oui.
30:46Ça, ça vous vient de votre mère. Je sais qu'elle était optimiste, vous le dites souvent.
30:49Ma mère, oui, ma mère, c'est positive attitude.
30:52Elle pouvait chanter avec Laurie.
30:53La positive attitude, je pense.
30:56Je vais demander à Laurie qu'elle me donne les droits d'auteur.
30:58Je suis sûr que c'est ma mère qui a écrit cette chanson.
31:00On l'embrasse, Laurie, au passage.
31:01Faine de bise.
31:02Quand ça n'allait pas, par exemple, quand vous étiez petit,
31:04elle avait des mantras, il paraît, votre mère.
31:05Ah oui.
31:06Et s'il y avait certains de ces mantras dans votre musique encore aujourd'hui, soprano ?
31:10J'en suis sûr qu'il y en a.
31:11Ma mère, elle ne connaît pas bien mes chansons.
31:13Je suis sûr qu'elle les connaît.
31:14Oui, elle les connaît.
31:15Elle découpe aussi les articles et qu'elle les met dans un cahier.
31:17Ça, c'est ma belle-mère.
31:18Ça, c'est ma belle-mère.
31:19Elle coupe tout, elle met les trucs.
31:21Ma mère, en fait, comme elle n'a pas été à l'école,
31:23elle n'a jamais été dans les concerts, tous ces trucs-là.
31:25C'est une autre culture.
31:26Mais quand moi, j'ai commencé un peu à être au-devant de la scène,
31:30elle commençait un peu à s'intéresser.
31:32Il y a une chanson qui s'appelle Hiro, qu'elle aime beaucoup.
31:34Pourquoi elle aime beaucoup cette chanson ?
31:35Parce que chaque fois, elle dit, en fait,
31:37ce que je ressens et ce que je comprends dans ta chanson,
31:40c'est que tu aurais changé les choses pour le bien.
31:42Donc, je me dis, bon, ben, ça va.
31:45En fait, elle n'a pas capté que c'est le miroir de ce qu'elle est.
31:48Ça m'intéresse, la façon dont vous composez une chanson.
31:50Là, vous parliez de Hiro.
31:52Si on prend Cosmo, par exemple, qui est une chanson que j'adore, moi,
31:56pourquoi ça marche, à votre avis ?
31:57Pourquoi elle marche, cette chanson-là ?
31:59Déjà, elle marche parce que je pense qu'il y a un refrain fort.
32:02Et je vais faire une dédicace à Zao,
32:04qui m'a fait la mélodie de ce refrain.
32:06Parce que j'avais fait tout le morceau.
32:08Je galérais, j'ai dit, ce morceau, je l'aime trop,
32:10mais je ne trouve pas un super refrain, j'appelle Zao, Zao.
32:13S'il te plaît, s'il te plaît, est-ce que ça t'inspire ?
32:16Elle me fait...
32:18Comme ça, au téléphone ?
32:20Oui, comme ça.
32:24J'ai dit, j'ai le refrain.
32:26Je commence à écrire le refrain, je le pose.
32:28Et c'est vrai que cette chanson, en fait,
32:29la force qu'il y a dans cette chanson, je pense,
32:32c'est que les gens, en fait,
32:34dès les premières notes,
32:35ils savent qu'ils vont sauter, danser, chanter,
32:38et qu'on ne va pas les juger.
32:39Ça prend combien de temps d'écrire une chanson comme ça ?
32:42C'est la chanson où je me suis pris le plus la tête
32:46sur la manière comment je l'ai posée,
32:48sur la manière où je voulais que la rythmique
32:51soit un peu comme celle de Mac le Mort,
32:53qu'on aime beaucoup, le morceau...
32:55Je ne sais pas si tu vois cette chanson.
32:57Je n'arrive jamais à le dire en anglais,
32:59je crois que c'est...
33:01Vous allez m'aider ?
33:01Non, mais vous avez fait un bout yaourt, là.
33:03Je suis le meilleur yaourteur du monde.
33:05Ah, c'est vrai ?
33:05Ah, je suis le meilleur yaourteur du monde.
33:06Faites-moi un petit truc en yaourt pour que je vois comment ça fait.
33:08Michael Jackson peut te faire un yaourt Michael Jackson ?
33:10Vas-y.
33:11Ah, non, mais Mauvais Joe, il l'en fait.
33:13Pile, pile, pile,
33:15I don't wanna pile, pile...
33:17Mais Mauvais Joe, il l'en fait, le pile, pile.
33:19Non, c'est bien, le pile, pile, c'est parfait.
33:21Comment on sait soprano quand une chanson, elle est terminée ?
33:23Moi, j'aime bien faire écouter mes chansons à mes enfants.
33:27Je regarde si, dès le départ,
33:29s'il y a une...
33:30Tu vois, un petit érictus de sourire.
33:32Oui.
33:33Ça veut dire que, ah, ils aiment bien,
33:34ou il y a un petit truc qui les a pris.
33:36Puis s'ils bougent aussi, quand même, un peu.
33:37Alors, quand ils bougent,
33:38ça, ça veut dire que c'est tout droit, comme on dit chez moi.
33:41Vous faites beaucoup la fête, vous.
33:43Mes frères et sœurs, on n'aime que se marrer.
33:47Ça veut dire qu'on passe nos journées, nos vacances,
33:49parce que je pars en vacances avec mes frères,
33:50je travaille avec mes frères.
33:52On ne fait que rigoler.
33:54C'est beau.
33:54Vous diriez, Soprano, justement,
33:56que la joie, c'est quelque chose de politique,
33:59dans ce sens-là.
34:00Oui, oui, je sais que ça fait bisounours,
34:02mais aujourd'hui, encore plus, oui.
34:03Il y a des moments, quand même,
34:04où vous n'arrivez pas à chanter.
34:06Vous n'avez pas le cœur à ça.
34:07J'ai eu un moment,
34:08la chanson Roux est née comme ça.
34:10Oui.
34:10C'est que, quand j'ai perdu mon ami,
34:12je n'arrivais plus à écrire.
34:14Ça, c'était très, très compliqué.
34:15Je n'arrivais pas à commencer l'album.
34:17Vous parlez de Sia Style.
34:18Voilà.
34:19Quand j'ai voulu trouver l'inspiration,
34:21je me suis dit, il faut que je vide ma tête.
34:23Et cette chanson est née.
34:24Pour vider ma tête,
34:25elle n'était pas prévue pour un album.
34:26En tant qu'auditeur,
34:28en tant que fan,
34:28parce que vous êtes aussi,
34:30il y a des voix qui vous ont sauvé, vous ?
34:33Daniel Balavoine, il m'a sauvé.
34:35Je me reconnais beaucoup dans son message,
34:37dans son parcours,
34:38dans sa voix, dans ses textes.
34:40Il y a Stromae que j'aime beaucoup.
34:42À chaque fois que je le croise
34:43ou que je suis à côté de lui,
34:44je fais le mec,
34:45mais lui, il ne capte pas.
34:46En plus, je ne suis plus âgé que lui,
34:47mais je bégaye,
34:49je dis des conneries.
34:50Chaque fois, je dis, mais pourquoi j'ai dit ça ?
34:51J'ai tellement de respect pour lui
34:54par rapport à comment il a amené la musique,
34:57comment il a pu amener des sujets
34:59tellement importants
35:01avec de la positivité
35:02ou même changer les choses.
35:04Parce que sa dernière chanson
35:05sur la dépression,
35:06elle a changé les choses.
35:07Il y a des gens qui ont pris leur téléphone,
35:09qui se sont dit,
35:10je vais aller me soigner.
35:11Lui, il fait partie des gens
35:14que si j'étais adolescent,
35:15j'aurais eu un grand poster.
35:17Soprano, temps variété,
35:18je ne vais pas vous laisser partir.
35:19Je suis bien, moi.
35:21Un point, c'est tout.
35:22Parce qu'il y a donc ce piano
35:23et il y a quelque chose qui se trame.
35:24Je ne sais rien, moi.
35:25Sinon que c'est presque l'heure
35:26de la capsule temporelle de l'émission
35:28et que si ça se trouve,
35:29c'est une chanson.
35:31Restez branchés.
35:36RTL, variété,
35:37encore quelques instants
35:38avec Soprano.
35:39Vous le savez,
35:40dans cette émission,
35:40c'est l'invité qui conclut.
35:42Je lui laisse l'antenne
35:42pour un moment
35:43où il peut dire,
35:44crier, réciter,
35:45chanter,
35:46compter,
35:46sifflotter,
35:47s'y faire ce qu'il veut.
35:49Que me réserve Soprano
35:50qui est venu accompagner,
35:51vous l'entendez,
35:52d'un pianiste
35:52qui s'appelle Yannick Serri
35:54et d'un petit piano,
35:55c'est à vous.
35:57Alors, il va falloir être indulgent,
35:59j'ai écrit ça dans le train
36:00tout à l'heure.
36:01J'ai demandé à mon ami Yannick
36:03de faire un piano
36:05totalement freestyle.
36:07Voilà, c'est des puzzles de pensée.
36:10Yeah,
36:11maman,
36:12ils m'ont fait mal
36:12mais je leur souris
36:14car je me suis
36:15tellement cassé les dents
36:16qu'aujourd'hui,
36:17ma sasem,
36:18c'est ma petite souris.
36:20Dieu merci,
36:21encore en vie
36:21pour que tu me vois
36:22soigner le cœur
36:23que tu as sur la main
36:24avec ma plume
36:26en guise de bistouri.
36:27J'ai grandi dans ces quartiers
36:29qu'on veut nettoyer au Karcher
36:31à l'époque où on se partageait
36:32le halal et le kasher.
36:34Aujourd'hui,
36:35il n'y a que l'air
36:36qui n'est pas cher
36:36donc pour la chair de ma chair
36:38je m'acharne sur les chartes
36:40avec la mâchoire
36:41pleine de machettes
36:42pas le choix
36:42j'aurai jamais la chance
36:44des tuches
36:45donc je fais des tubes
36:46avec ma peau
36:46couleur Jeff Debruge
36:48pour que ma touche
36:49marseillaise
36:50fasse mouche
36:51et te touche
36:51je fais tout
36:52pour que mon image
36:54ne connaisse jamais
36:54de retouche
36:56authentique comme
36:57Jul et Luch
36:57je représente
36:59ceux qu'on trouve louche
37:00au fond d'un bus
37:01sous la capuche
37:01avec les symptômes
37:03de l'enfant seul
37:03de putsch
37:04j'ai fait le serment
37:05de rester vrai
37:06pas rester pauvre
37:07rester près
37:08des valeurs
37:09que j'ai cultivées
37:10sous le porche
37:11je parle pas de Cayenne
37:12mais de Caillou
37:13celle que j'avais
37:14dans les poches
37:15quand je nageais
37:16pour sortir de la boue
37:18yes
37:19je reste debout
37:20au milieu de cette époque
37:22où les valeurs
37:22sont inversées
37:23l'époque où des cornes
37:24sont angelisées
37:25et les cerveaux
37:26où j'avais lisé
37:27où la liberté d'expression
37:29est instrumentalisée
37:30où on s'aime
37:31avec des likes
37:32monétisés
37:32là je rappe
37:33le poil hérissé
37:34j'écris
37:35le coeur qui tremble
37:36quand je pense à mes gosses
37:38à leur avenir
37:39au milieu de ces égaux atroces
37:41eh oui mon frère
37:42j'écris
37:42c'est ma manière
37:44d'arroser l'espoir
37:46yes
37:47dans le jardin
37:48d'Augustin Trappennard
37:51Soprambaba
37:52yes
37:53monsieur Yannick
37:55merci
37:55pour l'invitation
37:57oh là là
37:58mais c'est nous
37:59qui vous remerçons
38:01Soprano
38:01et Yannick Serri
38:03qui vous accompagnait
38:04pour ce morceau inédit
38:05on l'appelle comment
38:06ce morceau
38:06il a un titre ou pas ?
38:07non je sais pas
38:08comment tu veux
38:09qu'on l'appelle
38:09je sais pas
38:10ça s'appelle variété
38:11cette émission
38:11on peut l'appeler variété
38:12on va l'appeler variété
38:13on l'appelle variété
38:14la chance
38:14merci pour votre présence
38:16si chaleureuse Soprano
38:17c'est toujours un plaisir
38:18de vous recevoir
38:19je rappelle que les auditeurs
38:20peuvent dès à présent
38:21se ruer
38:22sur la billetterie
38:23de votre tournée
38:23des Stades de France
38:24le karaoké Stadium Tour
38:26qui s'annonce
38:27absolument phénoménal
38:28vous serez à Lille
38:29à Nantes
38:29à Metz
38:30au Mans
38:31à Bordeaux
38:31à Lyon
38:32à Paris bien sûr
38:32et pour finir
38:33à Marseille
38:34on y sera aussi
38:35merci à ma productrice
38:36Marie-Caroline Mandon
38:38à Oriane Leport
38:39au son
38:39Yann Lemarchand
38:40pour le montage
38:41et Manon Grandière
38:42pour la préparation
38:43de cette émission
38:43et merci à vous
38:44chers auditeurs
38:45chères auditrices
38:46de nous avoir écoutés
38:47je vous dis à très vite
38:48pour un nouvel épisode
38:49de variété
38:49un podcast disponible
38:51sur l'application RTL
38:52sur rtl.fr
38:53et toutes nos plateformes
38:55partenaires
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