00:00Et notre invité ce matin dans la grande interview sur CNews et sur Europe 1, c'est Éric Ciotti.
00:03Bonjour à vous, président de l'UDR et maire de Nice.
00:06Deux réunions aujourd'hui d'urgence autour de Sébastien Lecornu à Matignon pour parler des carburants
00:11et évidemment d'une part l'approvisionnement et d'autre part les prix qui ont encore atteint de nouveaux records.
00:17Les ministres doivent mettre leurs idées sur la table, toujours pas d'idées de baisse de taxes ou de TVA
00:22comme vous le demandez, alors que partout en Europe les aides augmentent.
00:25L'Allemagne a annoncé un rabais fiscal à partir du 1er octobre jusqu'à la fin de l'année.
00:30Que demandez-vous ce matin, Éric Ciotti ?
00:32Vous venez de le rappeler, nous demandons depuis très longtemps
00:37et bien avant que cette crise prenne ses proportions insupportables, invivables pour beaucoup de nos concitoyens
00:46qui ne peuvent plus se déplacer pour aller travailler ou avec de grandes difficultés,
00:50qui ne peuvent plus aller quelquefois dans des visites médicales.
00:55Un des députés de mon groupe, député de la Creuse, me parlait de confinement énergétique.
01:00Des personnes dans des territoires fragiles, des personnes aux revenus modestes,
01:06ne sortent plus, ne prennent plus leur véhicule, ne peuvent plus se dépasser.
01:10La mesure elle est simple, c'est celle que vous rappeliez à l'instant,
01:13que tous les pays animés par le bon sens sont prises, c'est baisser les taxes.
01:19Parce que de cette crise, l'État s'enrichit.
01:22Il y a une forme de raquette fiscale, puisque la TVA est assise à la fois sur la taxe fixe,
01:30sur l'énergie et également sur le prix du carburant.
01:34Donc plus le prix qui est lié pour partie bien sûr au contexte international augmente,
01:40plus les recettes fiscales augmentent.
01:43Donc la moitié sur un litre à 2,40 euros aujourd'hui de gazole,
01:49la moitié, si on ramène nous ce que nous demandons UDR-RN à l'Assemblée nationale,
01:55c'est une demande constante de Marine Le Pen et de Jordan Bardella,
02:00avec nous, baisse de la TVA de 20 à 5,5.
02:02Donc on estime que le carburant est un produit de première nécessité
02:07et qu'il mérite un taux de TVA réduit, parce qu'on ne peut pas s'en passer.
02:13Et cet effort ferait baisser de 15 à 20 centimes le prix du carburant.
02:19Mais les caisses sont vides, vous savez, avec ce type.
02:21Oui, les caisses sont vides, cette mesure bien sûr elle a un coût,
02:25nous le savons, nous l'avons chiffrée, on peut faire des économies comparables.
02:31Si on arrête de verser des prestations sociales aux étrangers dès le premier jour,
02:36allocations familiales, APL notamment, on a une somme équivalente qui pourrait être mobilisée.
02:44Donc les économies elles sont là, il faut simplement de la volonté, du courage
02:48et savoir où on fait les efforts dans le soutien aux Français, mais aussi à l'économie.
02:54Si on ne fait pas cet effort, on aura un effondrement économique,
02:58on est dans une situation qui, à bien des égards, ressemble à ce qu'on a vécu au moment du
03:03Covid.
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