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Éric Ciotti, président de l’Union des droites pour la République, député des Alpes-Maritimes et maire de Nice, répond aux questions de Laurence Ferrari.
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00:00La grande interview Europe 1 C News, Laurence Ferrari.
00:04Et notre invité ce matin dans la grande interview sur C News et sur Europe 1, c'est Eric Ciotti.
00:08Bonjour à vous, bienvenue.
00:09Président de l'UDR et maire de Nice.
00:11Pour vous, la République a vacillé le week-end dernier, Eric Ciotti.
00:15Est-ce que les mesures annoncées par le Premier ministre Sébastien Lecornu,
00:18qui sont les grands moyens, dispositifs policiers renforcés,
00:21militaires de la force sentinelle déployés, hélicoptères dans le ciel pour patrouiller,
00:25est-ce que ça peut permettre de ramener le calme samedi ?
00:28Est-ce qu'il n'est pas déjà trop tard ?
00:29En tout cas, je l'espère, nous verrons bien.
00:32Ce qui est sûr, et c'est la première remarque,
00:34c'est que les mesures qui avaient été prises samedi dernier
00:37n'étaient pas proportionnées, n'étaient pas adaptées,
00:41n'étaient pas à la hauteur de la violence que l'on a connue
00:45et de l'ampleur des manifestations.
00:49Naturellement, par manque d'anticipation,
00:51mais aussi par des décisions contradictoires.
00:54Ce que nous avons payé, quelque part, c'est le en même temps macroniste.
00:59J'ai échangé avec beaucoup de policiers, avec beaucoup de préfets.
01:03Ils ont tous été déstabilisés par la prise de parole du président de la République
01:08qui leur a en gros donné des consignes relayées par M. Nunes,
01:12qui en gros n'existent pas dans le dispositif,
01:14qui n'est que le porte-parole de M. Macron,
01:17pour dire, attention, il ne faut pas de vagues.
01:22L'empathie face à des casseurs.
01:26C'est la consigne qu'avait donnée le président de la République.
01:29Donc, il y a eu moins de force.
01:31Oui, vous pensez, ça a désarmé moralement les forces de l'ordre ?
01:34Il y a eu moins de force, moins de moyens.
01:36Et puis, on a une gestion de l'ordre public qui était totalement incohérente.
01:40Totalement incohérente.
01:41Il y avait, samedi dernier,
01:44Il y avait, on dispose aujourd'hui de 170 forces mobiles,
01:50CRS ou escadrons de gendarmerie.
01:53Il y en a eu à peine 70 qui ont été mobilisés.
01:58Donc, on était à moins de la moitié des effectifs possibles.
02:02Je prends un exemple à Nice, dans ma ville.
02:04On nous a enlevé une compagnie républicaine de sécurité, la CRS,
02:09un quart d'heure avant le début de la manifestation
02:11pour la rapatrier en urgence à Marseille,
02:15désorganisation totale,
02:16alors qu'il y avait une CRS au repos
02:19à Saint-Laurent-du-Var, dans le département des Alpes-Maritimes.
02:22J'ai moi-même appelé pour dire, mais activez cette CRS.
02:26Alors, on en a fait venir une autre,
02:28mais ça veut dire que c'est de la désorganisation,
02:30c'est de l'amateurisme.
02:32Les policiers ont manqué de moyens,
02:34ont marqué de grenades, de désencerclements,
02:37ont marqué de lacrymogènes.
02:38Il fallait qu'ils aillent en urgence,
02:40chercher des munitions qui faisaient défaut,
02:42parce que, comme il y avait peu de policiers,
02:45ils ont utilisé, quelque part,
02:47pour sortir de NAS,
02:50qui les entouraient avec des casseurs ultra-violents.
02:53Donc, il y a un problème de compétence,
02:56il y a un problème de gestion du maintien de l'ordre,
02:59que l'on doit aujourd'hui dénoncer, j'espère.
03:01Donc, c'est le ministre de l'Intérieur que vous pointez du doigt, Laurent Nunez ?
03:04Il aurait dû démissionner ?
03:05C'est lui qui est dans cet ordinateur,
03:07même si, dans l'état macroniste,
03:09tout vient d'en haut, tout vient de M. Macron,
03:11et la désorganisation vient toujours de M. Macron.
03:14Bien sûr.
03:15Est-ce qu'il y a une différence pour vous
03:16entre ce qui s'est passé le week-end dernier
03:18et les émeutes qui étaient liées à la mort de Noël,
03:20ou même les émeutes des Gilets jaunes ?
03:22C'est quoi la grande différence pour vous, Éric Ciotti ?
03:24Là, on a eu une conjonction un peu de tout cela,
03:28avec, et il faudra que la commission d'enquête,
03:31les commissions d'enquête s'y attardent,
03:34mais il y a sans doute des activistes
03:37qui ont allumé la mèche,
03:40derrière l'ultra-gauche, l'extrême-gauche,
03:44leur vitrine légale qui est LFI,
03:46et les proxys clandestins violents
03:50qui relèvent quelque part du terrorisme.
03:53Je le dis, et j'ai souhaité, je crois,
03:55avoir été un des premiers à le faire,
03:57à parler de terrorisme,
03:59et on voit bien que ce qui s'est passé à Limoges
04:02est un acte de terrorisme.
04:04Quand on incendie une mairie,
04:06c'est un acte de terrorisme.
04:08Quand on menace de mort des élus,
04:11des grands patrons,
04:12c'est un acte de terrorisme,
04:15relayé par cette sphère de l'ultra-gauche,
04:18y compris médiatique.
04:19Quand Radio Nova porte un message
04:23disant sous pseudo alibi humoristique
04:28qu'il faut tuer des grands patrons,
04:30parce que c'était ça le message,
04:32en donnant l'adresse de leur domicile,
04:34eh bien c'est toute une sphère d'ultra-gauche
04:36qui a fédéré à la fois des réseaux islamistes,
04:41qui a fédéré des mouvements politiques insurrectionnels,
04:47et puis il y a eu aussi ces casseurs
04:52et ces pilleurs qui ont suivi derrière.
04:55Et on va revenir sur leur profil dans un instant.
04:57Donc vous vous dites que vous pointez du tout
04:59à la responsabilité de la France insoumise.
05:00Sébastien Lecornu l'a fait hier à l'Assemblée,
05:02dans un face-à-face avec Mathilde Panneau.
05:04Il lui a notamment demandé de dénoncer
05:06ou de condamner l'incendie de la mairie de Limoges,
05:08ce qu'elle n'a pas fait.
05:09Cela veut dire quoi ?
05:10Bien sûr, la responsabilité de la France insoumise,
05:13elle est immense.
05:15Ils sont là pour déstabiliser le pays.
05:17Mais vous savez, je m'attarderai quelques secondes
05:20sur l'hypocrisie de ceux qui nous gouvernent.
05:22Pourquoi il y a 70 députés de la France insoumise
05:25aujourd'hui à l'Assemblée nationale ?
05:26Parce que le bloc central qui va de LR
05:30aux amis de M. Lecornu
05:32se sont désistés pour les candidats
05:35du nouveau Front populaire
05:36qui était dirigé par LFI.
05:39La réalité, elle est là.
05:40Tous Beaumonde qui aujourd'hui s'insultent.
05:42Ils étaient tous ensemble aux élections
05:45alors que nous, nous avions formé
05:47avec Marine Le Pen, avec Jordan Bardella,
05:49une coalition des droites,
05:52une coalition nationale.
05:54Si nous avions gagné ces élections législatives,
05:57nous sommes très largement arrivés en tête.
05:59Mais il y a eu ce chaos parlementaire
06:02justement parce qu'il y a eu l'alliance
06:04de Renaissance, d'Horizon de M. Philippe,
06:08de LR de M. Wauquiez
06:09avec la gauche.
06:11Donc n'oublions jamais
06:13quand on entend ce discours
06:14qui se veut martial de M. Lecornu,
06:17c'est que ce discours,
06:18il ne vaut qu'avant les élections.
06:22Mais pendant l'élection,
06:24tout ce Beaumonde est uni.
06:25Et c'est pour cela qu'il faut tous les changer.
06:27J'entends Éric ce dit.
06:28Mais vous pointez aussi
06:30la responsabilité directement
06:31de la France insoumise
06:32qui jette de l'huile sur le feu.
06:33Bien sûr.
06:34Un propos.
06:35Est-ce qu'il faut aller en justice
06:36pour condamner ces propos ?
06:37C'est pour ça qu'on ne s'allie pas
06:38avec la France insoumise.
06:40On doit faire un cordon sanitaire
06:43étanche contre la France insoumise.
06:45La France insoumise,
06:46c'est une menace contre la République.
06:47Si demain, les insoumis
06:49autour de M. Mélenchon
06:50arrivent au pouvoir,
06:51on basculerait immédiatement
06:53dans un régime autoritaire,
06:55dans une forme de dictature.
06:58Et donc, on ne s'allie pas
06:59avec ces gens-là.
07:00C'est aussi cette leçon
07:02qu'il faut tirer moi,
07:03j'ai de la mémoire.
07:04Mais ne croyez-vous pas
07:05que ce chaos qui s'est installé
07:06n'est pas une stratégie en réalité
07:08qui va perler
07:09et se poursuivre jusqu'en mai 2027 ?
07:12C'est naturellement le danger.
07:14On voit bien les dessins
07:16de M. Mélenchon.
07:17C'est pour cela que face à cela,
07:19nous avons besoin d'ordre,
07:21nous avons besoin d'autorité,
07:23nous avons besoin de nations aussi.
07:25Nous avons besoin,
07:27on a vu cette jeunesse
07:29sans aucun repère,
07:31si ce n'est les repères
07:33de la violence,
07:34les codes de la violence.
07:36Il faut redonner à cette violence
07:38et notamment à celle
07:42issue de l'immigration
07:44qui était manifestement
07:45extrêmement présente
07:47dans les manifestations.
07:48Le préfet des Alpes-Maritimes,
07:50vous avez rappelé,
07:51je crois, tout à l'heure
07:52les chiffres,
07:52a indiqué
07:54que dans notre département,
07:56un tiers des interpellations
07:58des casseurs,
08:00des pilleurs,
08:00sont des étrangers.
08:02Donc là aussi,
08:03nous devons tirer
08:04toutes les conséquences
08:06en rompant avec la naïveté.
08:08Ça veut dire qu'il faut
08:09plus de nations,
08:11plus d'intégration.
08:12Quand je veux mettre
08:13les drapeaux tricolores
08:14dans les écoles,
08:15qui s'y oppose ?
08:16Le ministre de l'Éducation,
08:18macroniste.
08:19Aujourd'hui,
08:20il faut avoir
08:21à la fois ce message
08:22et il faut avoir
08:23un message
08:24d'extrême fermeté.
08:25Quand on est étranger,
08:26qu'on commet un délit,
08:28qu'on est condamné
08:29pour les émeutes,
08:32qu'on est condamné
08:32pour avoir pillé
08:33dans un magasin,
08:34eh bien,
08:35immédiatement,
08:36on doit être expulsé.
08:37Ça doit être
08:38la prison
08:39et l'avion.
08:40La majorité de ceux
08:41qui ont été arrêtés
08:41sont français.
08:42Dans les Alpes-Maritimes,
08:43on en a parlé ensemble
08:45et on y a travaillé ensemble,
08:46le préfet des Alpes-Maritimes
08:47qui a indiqué
08:48qu'il retirerait
08:49les titres de séjour
08:50aux étrangers
08:51qui sont condamnés.
08:52Maintenant,
08:54il restera
08:55à les faire quitter
08:55le territoire.
08:57Je crois que
08:57la volonté
08:58de M. Macron
08:59en la matière
08:59est assez faible.
09:01C'est pour ça
09:01qu'il faut aller très vite.
09:03J'aurais espéré,
09:04d'ailleurs,
09:05j'ouvre encore
09:05une parenthèse,
09:07mais dimanche,
09:08dans ce discours inutile,
09:09M. Macron
09:09est un sursaut d'honneur
09:11en disant
09:11qu'on ne va pas vivre
09:12six mois comme ça.
09:14On anticipe
09:15l'élection présidentielle
09:16en redonnant
09:17la parole aux Français.
09:18Vous demandez
09:18la démission
09:19d'Emmanuel Macron
09:20aujourd'hui.
09:20Je demande
09:21sa responsabilité.
09:22On va vivre
09:23six mois difficiles.
09:25On est dans
09:25un chaos financier.
09:27On est dans
09:28une crise financière
09:29qui a commencé.
09:30Ce matin,
09:31les taux d'intérêt,
09:32les OAT à 10 ans,
09:34sont quasiment
09:34à 5 points,
09:365%.
09:36C'est un coût
09:38considérable.
09:39pour nos finances publiques.
09:40On va avoir
09:41aujourd'hui
09:42une spirale,
09:43une boule de neige
09:44qui va creuser
09:45les déficits
09:46pour payer la dette,
09:48qui va alourdir la dette
09:49et à nouveau
09:49alourdir les déficits.
09:51Donc,
09:51on est dans la crise financière,
09:53dans un chaos
09:55budgétaire
09:56inédit.
09:56Dans une crise sécuritaire aussi.
10:00majeure.
10:00On est dans une crise sociale
10:02où les Français
10:03souffrent
10:04d'une baisse massive
10:05de leur pouvoir d'achat.
10:06Alors que,
10:07avant s'engager
10:08les négociations annuelles
10:10obligatoires,
10:11les NAO,
10:11pour les entreprises,
10:13pour éventuellement
10:13augmenter les salaires,
10:14parce que l'inflation
10:16est désormais
10:17de plus de 3%,
10:18on a un gouvernement
10:19qui prélève encore
10:20de l'argent
10:21sur les entreprises
10:22en supprimant
10:24les exonérations
10:24de charges.
10:25Donc,
10:25c'est de l'incohérence totale.
10:27Il faut que ces gens
10:28s'anaillent
10:29le plus vite possible.
10:30Il faut un vrai changement
10:32et c'est pour cela
10:33que j'ai souhaité
10:34cette alliance
10:34avec Marine Le Pen
10:35parce que
10:36le seul changement
10:37et je le dis,
10:39il est là.
10:40Alors,
10:40vous irez demain
10:41à Matignon
10:41pour discuter
10:42avec Sébastien Lecornu
10:44qui convoque
10:44les chefs de parti.
10:46Jordan Bardella
10:46et Marine Le Pen
10:47ne diront pas.
10:48Ils ont dit
10:48qu'ils se feraient représenter.
10:49Jean-Luc Mélenchon
10:50dit
10:51on va y aller
10:51et on va pourrir
10:52la réunion.
10:53Je cite ces mots.
10:54Et vous,
10:55Éric Sotty ?
10:55Moi,
10:56je n'irai pas
10:56parce que
10:57ces messes
10:58ne servent
10:59à pas grand-chose.
11:00J'ai l'habitude
11:01de ces discours
11:02où celui qui les tient
11:04s'écoute parler
11:05et ça s'arrête
11:06à peu près
11:06à cela.
11:07Donc,
11:08on n'est pas
11:08des alibis de communication.
11:10Un de mes députés
11:12du groupe UDR
11:13à l'Assemblée
11:14sera présent.
11:15C'est Bartholomé Lenoir
11:17d'ailleurs.
11:18Et pourquoi
11:18ce sera lui ?
11:19Parce que c'est lui
11:19qui depuis deux ans
11:21député de la Creuse
11:23alerte
11:23sur l'infiltration
11:25de l'ultra-gauche
11:26sur le plateau
11:27de Millevaches
11:28et il a été
11:29caricaturé,
11:30il a été attaqué.
11:32Le ministre
11:32ne lui a jamais répondu.
11:34Pourtant,
11:34il avait pointé
11:35ces réseaux
11:36d'ultra-gauche
11:37qui sont en cause
11:38dans l'incendie
11:39de la mairie de Limoges.
11:40L'homme en garde à vue
11:42fiché,
11:42il vient du plateau
11:42de Millevaches.
11:43Il vient de là.
11:43Il vient de ces réseaux
11:44que l'UDR avait dénoncés
11:46depuis deux ans
11:47et qui sont restés
11:50lettres mortes
11:51face à l'inaction
11:52du gouvernement.
11:53Eric Ciotti,
11:53vous êtes l'invité
11:54de la matinale
11:54de CNews et Europe 1.
11:55Est-ce que la réponse pénale
11:56est à la hauteur ?
11:57Hier,
11:57nous avions Gérald Darmanin,
11:58un garde des Sceaux
11:59à votre place,
11:59qui disait
12:00la réponse sera
12:01extrêmement ferme.
12:02300 personnes ont été jugées
12:04en comparaison immédiate
12:05et visiblement,
12:05il y a beaucoup plus
12:06de peines de prison
12:08avec sursis
12:08que de peines de prison ferme.
12:10On a beaucoup d'exemples
12:11sur des dizaines
12:12de condamnations.
12:13Est-ce que les juges
12:15ne tiennent aucun compte ?
12:17Ça, c'est normal,
12:17les instructions
12:18du garde des Sceaux,
12:19mais est-ce que finalement
12:20la justice
12:20ne s'inscrit pas en faux
12:23par rapport à cette volonté
12:24de fermeté affichée,
12:25en tout cas ?
12:26Je crois que la réponse pénale
12:28n'est pas adaptée.
12:29Dans une crise
12:30de cette ampleur,
12:31de cette violence
12:32qui a sidéré le pays,
12:34qui conduit
12:35à un risque
12:36d'effondrement
12:36de nos institutions,
12:38on doit avoir
12:39une réponse implacable.
12:41Moi, je crois
12:42à l'exemple,
12:43à la capacité
12:44de dissuasion
12:45de la fermeté.
12:46On a besoin
12:47de retrouver
12:48de l'autorité,
12:49de la fermeté,
12:50de l'ordre
12:51dans ce pays.
12:52C'est tout ce qui a disparu.
12:53Et il faut
12:54qu'il y ait
12:55des instructions pénales
12:56du garde des Sceaux
12:57qui arrivent au parti.
12:58Il dit les avoir données.
12:59Il faut aussi
12:59qu'il l'a dit hier.
13:00Moi, je dis,
13:01il faut que dans ces dossiers
13:02il y ait même
13:02des instructions individuelles.
13:04Quand il y a
13:05des peines
13:06avec sursis,
13:07des rappels
13:07à la loi,
13:09mais tout ça
13:09est ridicule,
13:10il faut qu'il y ait
13:10des instructions individuelles
13:12du garde des Sceaux.
13:13Il faut que les parquets
13:15fassent appel
13:17lorsqu'il y a
13:18des décisions
13:19qui sont aussi légères.
13:20Et puis...
13:21Vous voulez des peines
13:22de présence ferme
13:22pour les émeutiers,
13:23Eric Ciotti ?
13:24Moi, je pense
13:24que ça doit être la règle.
13:26Ça doit être,
13:26bien sûr,
13:27il y a l'individualisation
13:28des peines,
13:28mais ça doit être la règle.
13:30Alors, face à cela,
13:31on va nous opposer
13:32notamment la situation
13:33des mineurs.
13:33J'ai échangé
13:34avec le procureur de Nice
13:35qui a fait des audiences
13:37de comparution immédiate
13:39avec des décisions
13:40de fermeté
13:41que je salue
13:44avec une politique pénale
13:46ferme.
13:47Mais il me dit,
13:48et c'est la loi,
13:50qu'il ne peut quasiment pas
13:51y avoir d'incarcération
13:52de mineurs.
13:53Donc, on a cette problématique
13:55des mineurs
13:55parce que dans ces casseurs,
13:57dans ces pilleurs,
13:58il y a beaucoup de mineurs.
13:59Et là,
14:01c'est un problème général.
14:02On l'a vu.
14:02Quelle est la solution ?
14:03On l'a vu.
14:03Il faut supprimer
14:05l'excuse de minorité.
14:06Il faut diminuer
14:07la majorité pénale.
14:09Mais il y aura toujours
14:09plein de places en prison.
14:10Quand quelqu'un de 17 ans
14:12agresse un policier,
14:13il doit aller immédiatement
14:15à la casse-prison.
14:16Peu importe
14:17qu'il soit mineur.
14:18Après,
14:19vous avez raison,
14:20les places de prison
14:21annoncées par M. Macron
14:23n'ont jamais été construites.
14:24C'est un problème majeur.
14:26Donc, il faudra d'urgence
14:28une grande loi
14:29de programmation
14:31sur la sécurité intérieure
14:33et sur la justice
14:34parce que nos policiers
14:35comme nos magistrats,
14:37comme nos capacités carcérales
14:39manquent cruellement
14:40de moyens
14:41pour donner
14:42sur tout le quinquennat
14:43de Marine Le Pen
14:44une visibilité très forte
14:46pour réarmer l'État.
14:48Vous savez,
14:49on a divisé par deux
14:50l'effort de protection
14:51dans notre pays
14:52depuis 50 ans
14:54par rapport aux moyens
14:56qui sont déployés
14:57pour la sécurité,
14:58pour protéger les Français,
15:00pour la justice,
15:01pour juger
15:01ceux qui ne respectent pas
15:04les lois,
15:05pour assurer la défense
15:06aussi à l'extérieur
15:07parce que nous avons
15:08beaucoup de menaces
15:09extérieures
15:09alors que les menaces
15:11intérieures et extérieures
15:12ont largement augmenté.
15:15Eh bien,
15:16on a divisé par deux
15:17notre effort national.
15:18À peu près 3%
15:19de la richesse nationale
15:20sont consacrés
15:21à la sécurité,
15:22à la justice
15:23et à la défense.
15:25C'était 6%
15:26au moment
15:27où le président
15:27de la République
15:29était le général de Gaulle.
15:30Un autre temps,
15:31j'en conviens,
15:31mais quelques chiffres.
15:33Aujourd'hui,
15:34si on enlève
15:35les pensions
15:36de retraite
15:36et les salaires,
15:37le budget
15:38du ministère
15:39de l'Intérieur,
15:40c'est moins de 5 milliards
15:41d'euros
15:42pour notre police,
15:43pour notre gendarmerie,
15:45c'est-à-dire
15:46que c'est 4,
15:47quand on dépense
15:481 000 euros
15:49d'argent public,
15:50eh bien,
15:50il y en a à peine 4
15:51pour la sécurité.
15:53Voilà la réalité.
15:54On entend beaucoup
15:55de grands discours
15:55quand il y a des crises,
15:56mais il faut programmer,
15:58il faut anticiper
15:59et il faut le faire
16:00sur le moyen
16:01et le long terme.
16:02Rapidement,
16:02Éric Soutis,
16:02est-ce que vous voterez
16:03d'ailleurs le projet
16:03de budget 2027
16:04du gouvernement ?
16:05Est-ce que vous abstiendrez ?
16:06Non,
16:06je ne voterai pas
16:08ce budget.
16:09Pas de censure non plus.
16:10C'est un budget
16:10où il n'y a pas
16:12d'économie suffisante
16:13et où il n'y a encore
16:14que des réponses
16:15fiscales,
16:16d'impôts.
16:18C'est toujours
16:18la réponse
16:19identique du gouvernement.
16:21Plus d'impôts,
16:22plus de normes
16:23et jamais d'économie.
16:24Mais pas de censure
16:25pour ne pas rajouter
16:26du chaos au chaos ?
16:26Moi, je ne m'interdis rien.
16:29Il y a des lignes rouges,
16:30notamment lorsqu'on veut
16:32faire les poches
16:33des retraités,
16:34des entreprises,
16:35de ceux qui travaillent.
16:36Il faut inverser
16:37la problématique
16:38dans ce pays.
16:38Il faut que ceux
16:39qui travaillent gagnent plus
16:40et il faut que ceux
16:42qui ne travaillent pas
16:44soient incités
16:44à aller vers le travail
16:46et ne soient pas payés
16:47par la solidarité nationale,
16:48ce qui est le cas aujourd'hui.
16:50Voilà.
16:50Moins d'alloc
16:51de la part de l'État
16:52et plus de moyens
16:54pour nos policiers.
16:54Vous avez évoqué
16:55votre allié Marine Le Pen
16:56dans le dernier sondage
16:57IFOP fiducial
16:58publié par Lufie Garo.
16:59Elle monte encore
17:00de deux points.
17:01Le sondage le donne
17:02aux alentours de 38%.
17:03Elle l'emporterait
17:04dans absolument
17:04tous les quatre figures.
17:06Le trophée notable,
17:07c'est l'effondrement
17:07d'Edouard Philippe
17:08et le fait que Jean-Luc Mélenchon
17:10ne bouge pas.
17:11Son socle électoral
17:12est extrêmement solide.
17:13Quelle conclusion
17:14vous en tirez ?
17:14La conclusion,
17:15c'est qu'il faut
17:15tous se rassembler
17:16autour de Marine Le Pen.
17:17Et je le dis
17:19à tous mes amis de droite.
17:20Voilà.
17:21Je leur dis...
17:22À qui ?
17:22À Bruno Rendaïot ?
17:23À David Lissard ?
17:23Je le dis à Bruno Rendaïot,
17:24à David Lissard.
17:26Leurs candidatures
17:26sont désormais
17:27des candidatures
17:28de témoignage.
17:29Ils ne peuvent pas
17:30gagner l'élection présidentielle.
17:31Ils ne peuvent pas
17:32gagner l'élection présidentielle.
17:34Donc,
17:34il faut qu'ils reviennent
17:35vers nous.
17:36Il faut qu'ils participent
17:37à cette alliance.
17:38Le moment est grave.
17:39Nous sommes
17:40comme en 1958.
17:41Tout s'effondre.
17:42Il faut redresser le pays.
17:44C'est pour ça
17:45que dès 2024,
17:46j'ai voulu cette alliance.
17:47J'ai des différences
17:48avec le Rassemblement national.
17:50Je ne viens pas
17:50de cette famille.
17:51Je viens de la famille gaulliste.
17:53Mais je pense aujourd'hui
17:54qu'il faut que les patriotes
17:56se rassemblent,
17:57s'unissent,
17:58parce que là,
17:58il est essentiel.
17:59Vous l'ont dit
17:59d'abandonner leur candidature ?
18:01Oui.
18:02Seule Marine Le Pen
18:03peut gagner
18:04l'élection présidentielle.
18:05Autrement,
18:06nous aurons
18:06une ressucée
18:08d'une gauche
18:09impuissante,
18:10immobile.
18:11Je mets M. Macron
18:12dans la gauche
18:12impuissante et immobile.
18:13Il vient de là,
18:14d'ailleurs.
18:15On aura ce pouvoir
18:16qui ne décide pas,
18:18qui a ruiné le pays
18:20économiquement,
18:21moralement,
18:22au plan sécuritaire,
18:24au plan migratoire.
18:25Donc,
18:25le moment est venu,
18:26l'urgence de la situation.
18:28Appel à ce qu'on se rassemble.
18:30Alors,
18:30je ne sais pas
18:31si les candidats
18:32écouteront cet appel,
18:33sans doute pas.
18:34J'en doute.
18:34J'en doute.
18:35Je vous fais le pari ici
18:36qu'ils ne seront pas
18:37à tout cela
18:38le moment venu.
18:39Il y aura sans doute
18:40un rassemblement
18:41de survie,
18:42une bouée de sauvetage
18:43de ce bloc central
18:44qui pourtant
18:45est en train
18:45de couler la France.
18:47Et c'est ça le piège.
18:48Je dis aux Français,
18:50ne tombez plus
18:50dans ce piège.
18:51Ils y sont tombés
18:52en 2024.
18:53On voit le chaos
18:54parlementaire.
18:54Marine Le Pen
18:56n'a jamais tendu la main
18:57à cette droite-là.
18:57Bien sûr qu'elle a tendu la main.
18:59J'en suis l'exemple.
19:00J'étais président
19:01des Républicains,
19:03le parti
19:03de la droite gaulliste.
19:05On a fait cette union
19:06avec Marine Le Pen.
19:08Quelques-uns,
19:08nous en ont empêché.
19:09M. Larcher,
19:10M. Wauquiez,
19:11M. Copé,
19:12tous les faux soyeurs
19:13de la droite française.
19:15Elle a tendu cette main.
19:16Et aujourd'hui,
19:17bien sûr,
19:18elle parle
19:18à tous les Français
19:19parce qu'elle est en situation
19:21de devenir
19:22la présidente de la République.
19:23Mais ne nous trompons pas
19:24de combat.
19:24Il n'y a pas 12 choix possibles.
19:27Il y en a deux.
19:28Soit Marine Le Pen
19:29pour redresser
19:30un pays qui sombre,
19:31soit la poursuite
19:32du chaos,
19:33du déclin
19:34et de l'effort.
19:35Il n'y a pas l'hypothèse,
19:35Jean-Luc Mélenchon,
19:36dans ce que vous nous dites
19:37ce matin,
19:37Éric Sotty.
19:38C'est naturellement
19:39l'hypothèse à éviter.
19:41C'est le danger
19:41à éviter.
19:43Une dernière question
19:44concernant CNews
19:45européen LJDD.
19:46Dans les locaux,
19:46vous le savez,
19:47ont été attaqués
19:47samedi dernier.
19:4925 personnes
19:50ont été placées
19:50en garde à vue.
19:51Il nous a confirmé
19:52le garde des SOS hier.
19:53La liberté de l'expression,
19:55la liberté de la presse
19:56n'est donc pas garantie
19:57dans notre pays ?
19:57Non,
19:58elle n'est aujourd'hui
20:00et puis j'ai l'impression
20:01que cette liberté,
20:03selon d'où elle vienne,
20:05ne reçoit pas
20:06la même protection.
20:07Voilà,
20:08il y a aujourd'hui
20:09des journaux
20:10ou des radios
20:11comme Radio Nova
20:12qui peuvent dire
20:14des ignominies
20:15à l'antenne
20:16financées par
20:17l'ultra-gauche
20:18de M. Pigasse
20:19et il n'y a aucune réaction,
20:21aucune.
20:22J'attends,
20:22j'ai saisi l'ARCOM
20:23sur ces dérives.
20:25Il y a des messages
20:28sur le service public
20:29qui sont une véritable propagande
20:31pour l'extrême-gauche,
20:32notamment sur Radio France.
20:35Ça ne préoccupe personne.
20:37Et puis,
20:37il y a des attaques
20:38contre des médias
20:40qui ont des voix
20:41différentes
20:42du concert ambiant
20:44du pouvoir
20:45et qui, eux,
20:46sont des cibles,
20:47sont des cibles
20:48des institutions
20:49et sont assez peu protégées
20:51et je le dénonce.
20:52Merci beaucoup,
20:53Éric Ciotti,
20:53d'être venu ce matin
20:54dans la matinale
20:55sur CNews et sur Europe 1.
20:56Bonne journée à vous.
20:57Merci, Éric Ciotti.
20:58Merci, Laurence Ferrari.
20:59Dans un instant,
20:59sur Europe 1,
21:00votre club culture
21:01et votre signature
21:02du mercredi,
21:03Charlotte d'Ornelas.
21:04A tout de suite.